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Derniers films vus au cinéma


flavsam
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Persos les films français ne me dérangent pas du tout. A partir du moment où ils sont bons, je vois pas pourquoi certains les rejettent parce que c'est français. On fait de très bons films maintenant, principalement des bons drames ou des thrillers. Les comédies populaires c'est sur que c'est bien naze... Mais bon, chaque pays a son lot de comédies populaires minables de toute façon  ^_^

 

Ouaip, Canet réalisateur j'adore aussi (Sauf Blood Ties, mais lui-même avoue que son film est mauvais, et qu'il s'est un peu emballé après Les Petits Mouchoirs). En acteur ça dépend vraiment des rôles, mais des rôles comme dans La Prochaine fois je viserais le coeur, ça lui va bien je trouve. Il était dans L'Homme qu'on aimait trop cette année aussi, avec un rôle de psychopathe/tueur également.

 

Bref, tu m'as donné envie de voir le film en tout cas. Je suis curieux de voir le résultat.

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Vu Magic in the Moonlight hier soir.

Un Woody Allen plein de charme, avec toujours son lot de personnages intriguants et charmeurs. Vraiment très sympa quoi. Mais ça devient un peu l'usine à gaz chez Allen je trouve, ses films sont et seront toujours excellents mais il enchaine tellement, que les films deviennent tous un peu dans la même veine. Celui-là est bourré de charme, bien drôle et est très bien écrit (même si on devine vite certaines choses...) mais il n'est ni marquant, ni un gros ajout dans sa carrière. On passe un super moment mais on passe finalement vite à autre chose.
Reste les décors magnifiques du Sud de la France, la musique made in Allen, le charme des années 1920, les acteurs qui se donnent à coeur joie à sortir des tirades à la Woody Allen, les situations cocasses, les personnages au caractère fort. On passe un super moment, mais pas un moment inoubliable.

Mention spéciale à Emma Stone, ça fait du bien de la voir dans une production plus petite, et de la voir utiliser son talent à bon escient. Elle a vraiment du charme cette petite ! Et Woody Allen sait vraiment mettre en valeur les charmes de ses actrices.

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  • 3 weeks later...

Vu La French hier soir (en VO  :ninja: )

Un très bon film français. Une très belle reconstitution, un casting vraiment excellent, une histoire qui tient en haleine pendant 2h, des musiques seventies bien choisies, une réalisation qui remplie la part du contrat. Pas le film de l'année mais vraiment un excellent divertissement. Le tout est vraiment dynamique et se laisse très bien suivre, on ne voit pas les 2h15 passer. Par contre il n'y a vraiment aucuns avertissements pour le film, mais il est pourtant assez violent/sanglant par moment. 

 

J'adore de plus en plus Dujardin dans des rôles dramatiques. Il a su trouver le ton pour être juste dans ses interprétations.

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Vu Astérix, Le Domaine des Dieux hier soir au cinéma en 3D.

 

Très surpris par ce nouveau Astérix. C'est frais, dynamique, l'animation est magnifique, les répliques fusent à tout-va. On ressent bien tout l'humour de Astier dans le film (ce n'est pas sans rappeler Kaamelott). Et le mélange esprit de la BD/Humour de Astier fonctionne à merveille.

L'histoire est bien prenante, et les personnages sont très drôles et très bien trouvés. Les acteurs qui prêtent leurs voix aux personnages sont très bien choisis également, avec Roger Carel en tête, qui double Astérix. La BO est aussi parfaitement dans le thème.

C'est une totale réussite je trouve. Ca change vraiment les idées en plus. La durée peut paraître courte dans un premier temps, mais s'avère finalement parfaitement calibrée. C'est franchement 1000 fois mieux de nous faire un Astérix en animation, avec une animation splendide qui plus est, que de nous faire un n-ième film "live" complètement nul.

 

La seule chose qui m'a dérangé, c'est la voix d'Obélix que je n'ai pas trouvé terrible du tout. Ca gâche un peu le plaisir, même si on s'y fait au bout d'un moment. La 3D, elle, n'apporte pas non plus grand chose au film.

 

Mais vraiment, on sent l'envie de bien faire, on sent qu'il y avait beaucoup d'idées derrière. Perso si Clichy et Astier se motivent pour un autre opus d'ici quelque temps, je signe direct.

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Enormément d'humour dans le film.

Et ça vise aussi bien les grands que les petits. C'est très bien fait  :) .

 

Faut pas non plus s'attendre à un Astérix qui va tout révolutionner hein (je voudrais pas trop faire mousser le film non plus  :lol: ), mais il m'a vraiment totalement convaincu en tout cas.

 

Totalement d'accord !

Pour ma part vu en 2D et c'était très bien comme ça.

Les images un peu lisses des bandes-annonces me laissaient penser que l'animation allait être médiocre et pourtant il en est rien.

Je te rejoins aussi sur le scenario et l'humour du film, vraiment bien fichus. Et surtout, après les 2 derniers films live qu'on a dû se taper, ça fait du bien de voir que notre Asterix n'est pas mort. :P

Je le recommande aussi !

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  • 2 weeks later...

Blanche-Neige et les sept nains (Snow White and the Seven Dwarfs), de David Hand et Walt Disney (1937)

 

Miroir, mon beau miroir, qui a connu le succès grâce à moi ?

 

  Il était une fois une princesse qui s’appelait Blanche-Neige et dont sa mère, la Reine, la jalousait terriblement pour sa beauté parfaite. Un jour, elle décida d’engager un garde-chasse pour la tuer. La suite, vous la connaissez certainement, car c’est ici que tout a commencé.  Devenu maintenant l’une des œuvres phares du 7ème art, c’est le premier long-métrage d’animation sonore et en couleur.

 La genèse du film, commencée en 1934, sera un véritable chantier pour les studios Disney durant 3 ans avec l’embauche de près de 800 personnes et un budget qui explose (près d’1 500 000$). Véritable prise de risque pour Walt Disney qui subit les railleries d’Hollywood, il tient et à la première du 21 décembre 1937, c’est la consécration pour ce film qui devient le plus gros succès américain depuis les débuts du cinéma.  A la 11ème cérémonie des oscars en 1939, on lui offre l’Oscar d’honneur considérant le film comme étant « une innovation cinématographique significative qui a charmé des millions de gens et inauguré un nouveau terrain de divertissement pour le dessin animé ».

  Aujourd’hui encore, Blanche Neige reste le plus gros succès des studios Disney, ou tout a été mis en place pour nous transporter dans ce monde merveilleux. La musique de Leigh Harline et Paul J. Smith s’accorde parfaitement avec des chansons devenues célèbres : de Je souhaite  à Un jour mon prince viendra en passant par le mythique Heigh-Ho  avec l’adorable Simplet. Les personnages d’ailleurs, magnifiquement dessinés, Blanche-Neige en tête, mais qui nous fait regretter le peu de considération fait au Prince relégué au rang de caméo, d’une B-N coincé dans son époque avec ses avis tous faits sur le rôle des femmes mais qui est heureusement estompé par la drôlerie des 7 nains  (Timide mon préféré :blush: ), la rage de la Reine qui, transformé en Sorcière, n’en n’est que plus affreuse et vile. Les décors somptueux  de Samuel Armstrong de style européen sont parfaitement en adéquation avec les sentiments des personnages. La séquence de la forêt est sans doute la plus belle du film avec de belles scènes comiques malgré un scénario qui manque de dynamisme. Enfin, le doublage. 3 doublages existant pour le film (1938, 1962 et 2001), je garde celui que j’ai découvert en cassette, de 1962, avec une Lucie Dolène excellente en Blanche-Neige, coup de cœur pour la Reine doublée par Claude Gensac qui rend magnifiquement son côté femme fatale et inquiétant et la Sorcière, incarnée brillamment par Marie Francey. Celui, hélas, de 2001, a perdu beaucoup en charme : La Reine et la Sorcière sont fades et B-N est insupportable à la parole. Heureusement que le chant de Rachel Pignot passe mieux.

 

  Grand film d’animation qu’on ne trouvera évidemment plus trop en phase avec l’époque d’aujourd’hui, mais qui restera gravé, tel les grands contes de fées écrits d'un Grimm ou d'un Perrault, dans la mémoire de millions d’enfants pour toujours. Merci Walt Disney :hello: .   7/10

Edited by Naolonlon
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  • 3 weeks later...

Vu Une Nouvelle Amie.

Pas du tout aimé ce nouveau film de François Ozon. Je n'ai pas accroché à grand chose... La mise en scène est pourtant originale dans un premier temps, avant de s'embourber dans quelque chose de plus classique. Je n'ai pas du tout aimé le mélange drame/humour avec d'une part avec le deuil, et d'autre part humour avec Duris, qui est très mal mixé. Je trouvais ça très malsain les gens qui rigolaient de bon coeur dans la salle pour des petits trucs tout bêtes, alors que ce qui se dégageait de la scène était dérangeant et très triste au final.

J'ai trouvé les scènes très répétitives, assez clichées à certains endroits, et j'ai surtout trouvé que Duris en faisait des caisses. Par moment c'est impressionnant, mais à d'autres moments c'est totalement pompeux.
J'ai trouvé l'histoire très malsaine et dérangeante globalement. Les diverses apparitions/rêves de Claire lorgne autour de choses que je n'ai pas aimé. Le point final du film ne me plaît pas du tout non plus. J'ai l'impression de voir un réalisateur qui veut absolument faire du bruit avec son film.

 

Ca tourne en rond, c'est assez interminable... J'ai trouvé mon temps long. Il y a de l'idée dans le film, il y a une très belle réalisation, mais certains points ne m'ont absolument pas plus. Au point de me sortir totalement du film.

Le coup de l'accident est archi attendu à la fin, avec l'sms "Je suis femme" envoyé une seconde avant d'être percuté.
Le coup du réveil de Duris uniquement quand il est habillé en femme est hyper attendu et ça en devient très pompeux... Surtout que Claire chante la chanson de la boite de nuit qu'on avait entendu plus tôt.

Les personnages sont globalement très clichés, que ce soit celui de Personnaz ou de Duris.

Je n'ai pas aimé les doubles/triples intrigues que Ozon veut mettre en place. Claire est perdue : elle s'imagine Virginia comme sa nouvelle amie, comme sa nouvelle Laura, tout en fantasmant sur elle, sur David notamment, tout en s'imaginant que David et Gilles se touchent sous la douche à un moment... Ca va trop loin, c'est mal amené, malsain.

Et le fin mot de l'histoire est tout aussi malsain je trouve, dans le sens où elle convoite finalement tout ce qu'avait son amie Laura.  Je ne sais pas, il y a quelque chose là-dedans que je n'ai pas du tout aimé. On oublie Laura, et on se concentre trop sur David qui cherche à devenir la Victoria qu'il a toujours été. Je sais bien que c'est pour "faire son deuil" que ce déclic arrive, mais on en parle trop peu.
Sans parler de la scène où David habille Laura, morte sur la table à la morgue... Non vraiment, je n'accroche pas du tout.

 

Chercher des histoires "malsaines", où qui vont super loin juste pour le plaisir de le faire, ça ne me touche pas du tout.

J'ai préféré d'autres films sur le sujet.

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Chercher des histoires "malsaines", où qui vont super loin juste pour le plaisir de le faire, ça ne me touche pas du tout.

J'ai préféré d'autres films sur le sujet.

 

Ces premiers films n'étaient que ça quasiment (Gouttes d'eau, les Amants Criminels...).

C'est justement ça que j'ai aimé dans ce film, un retour au source où ses films étaient bien malsains, chose qu'il avait un peu perdu de vue ces dernières années. Après je comprends que ça reste très spécial comme cinéma et que ça peut pas convaincre à chaque fois. ^_^

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Ouais c'est son style ! Mais je t'avoue que je devais aller voir "Whiplash" et que je me suis retrouvé finalement devant un film comme celui-là, assez malsain et dérangeant... Je crois que ça a joué aussi, ça m'a très vite gonflé du coup :D

Je pense que d'une part il ne me plaira jamais vraiment, mais d'autre part j'étais pas préparé à passer un moment comme ça au ciné ^^

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  • 2 weeks later...

Vu White God au cinéma hier soir, en VO.

 

Un film vraiment vraiment impressionnant et dingue ! Le principe est super original, et les 20 dernières minutes sont vraiment bluffantes. Il y a un travail titanesque tout autour des chiens, on se demande vraiment comment ils ont réussit tout ça. Le tout est saupoudré d'une réalisation vraiment super jolie, avec des plans qui restent en tête à la fin du film. Tout se met en place doucement, mais l'ennui n'est jamais présent devant ce film.

Tout est artisanal, sans effets numériques, et pourtant vraiment très impressionnant. Tout ces chiens qui dévalent à toute vitesse, laissant entrevoir leur musculature et leur air déterminé... J'évite de trop en dire, mais c'est vraiment saisissant.

Les chiens sont vraiment des acteurs à part entière dans ce film, et le projet aurait vraiment pu virer au ridicule rapidement. Mais c'est tout le contraire qu'il se passe : l'atmosphère réaliste, l'attachement pour le(s) chien(s), le fait qu'ils aient vraiment des personnalités, la violence crasseuse, les personnages assez charismatiques, la musique qui vient compléter l'ambiance, la photographie... Le tout donne vraiment quelque chose de très très bon. Ca surprend beaucoup et c'est vraiment un film à voir. 

 

A savoir que le film a reçu le prix "Un certains Regard" au dernier festival de Cannes. Et honnêtement, ce n'est vraiment pas volé !  ^_^

Ce petit film Hongrois impressionne beaucoup.

 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas du tout et qui veulent un petit aperçu sur les chiens (ça me donne des frissons rien que de revoir ça :P ) :

 

https://www.youtube.com/watch?v=oCEBAGFWEUo&spfreload=10

Edited by flavsam
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  • 3 weeks later...

Retour sur It Follows, qui a tout de même un peu trop de hype, même s'il est bon :

 

David Robert Mitchell sait y faire, et s'assure de happer le spectateur dans son œuvre dès les premières minutes. Pour cela, la bande-son se transforme en personnage à part entière de ce film d'horreur, rappelant les expérimentations sonores de John Carpenter, mais aussi les plus récents films d'Adam Wingard ou le remake de Maniac, baignés de nappes SynthPop fantasques, ou encore les distorsions insidieuses d'Under The Skin. Une bande-son d'exception, qui donnera certainement plus de frisson que le long-métrage en lui-même. En prime, la mise en scène est ultra-soignée et impose avec force ses travellings et plans séquence angoissants, renforcés par une superbe photographie de couleurs et géométries. Il y a cette ambiance étrange qui se crée, de cette caméra constamment centrée sur ces adolescents, cadrés avec douceur et empathie, dans une époque jamais indiquée mais au feeling rétro des années 70-80. On ne peut s'empêcher d'y trouver un certain charme, un petit air des Goonies, mais surtout d'un Donnie Darko, avec cette atmosphère presque fantastique, envoûtante et unique.

Dans cette banlieue américaine mystérieuse, Mitchell défie alors son spectateur de remarquer l'élément dérangeant dans ses compositions visuelles, tandis que la pellicule devient plus anxiogène, à l'approche d'une menace presque invisible qui avance inlassablement sous des formes effrayantes. Sauf que le réalisateur joue trop longtemps avec son public, sans forcément le récompenser. De ces séquences progressives, on attend, ou plutôt on espère, la véritable montée en puissance angoissante jusqu'à un finale marquant. Et, outre des scènes superflues, on a beau apprécier le travail esthétique, les suggestions de présence, Mitchell finit par se répéter, tombant dans des "affrontements" décevants rien que dans le principe, et des jump scares faciles. Il reste des séquences oppressantes et de tension réussies, notamment de par le travail sonore remarquable, et cette atmosphère irréelle étouffante, mais le bouleversement espéré ne survient pas. Le réalisateur poursuit son œuvre monotonement, laissant sa mythologie proliférer sans trop d'effort. Devant It Follows, le spectateur est finalement trop libre, essayant d'interpréter, de rapprocher certaines métaphores trop évidentes, tout en étant bloqué dans un slasher simplement stylisé.

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  • 2 weeks later...

vu : la nuit au musée 3

 

bien sur avec la marmaille, et bien franchement je me suis régalé, humour émotion un bon petit moment avec les gosses

même si ben stiller n'est pas mon acteur fétiche son rôle de veilleur de nuit lui va bien

et comment ne pas être toucher de revoir robin et mikey

 

et bon effet spéciaux, des guest star qui passaient par là , et pourquoi pas un coffret steel........................

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Cette semaine j'ai vu "Les Nouveau Héros" et "La Nuit au Musée 3":

 

Pour BIG HERO 6, en 2D, un régal ce Film pour petits et grands, pour les Fans de Disney et aussi Marvel, une bonne histoire avec de l'humour de l'action et de l'émotion, un parfait mélange, vivement le steelbook Zavvi ou Fnac pour me remater ça ^^

 

Pour le 3éme Opus des aventures de Larry le gardien de nuit, en 2D toujours, et bien c'est la conclusion de cette trilogie, le scénario ne casse pas des briques mais nous tiens bien tout le long de la séance, une apparition d'un acteur très connu ma bien étonné a un moment du film, et revoir robin williams fait du bien, je le recommande pour ceux qui ont aimé le premier Opus.

 

Prochain Film => Saint Seiya !!!

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Hier, en plus de Kingsman, j'ai aussi vu Réalité :

Le mindfuck façon Dupieux, ça ne s'invente pas, c'est inné. On peut penser que c'est facile de réaliser ses films comme Quentin : écrire moult idées sympas, les monter à la suite sur la pellicule en faisant du sophisme cinématique pour que le spectateur semble y trouver une logique, accompagner le tout d'une bande-son cyclique marquant l'importance du moment, et agrémenter le tout de scènes complètement improbables mais sacrément jouissives de par leur ingéniosité. Et pourtant, il en faut du talent pour équilibrer tout cela, pour entraîner le public dans ses idées absconses. Car, même si l'on ne sait jamais vraiment où va Dupieux, si l'on a souvent l'impression que lui-même s'est perdu, on le suit sur Réalité avec une facilité déconcertante, même lorsqu'on n'y comprend plus grand chose. C'est certainement grâce à ce ton léger, qui laisse l'absurde se dérouler de façon chaleureuse, à travers une mise en scène douce, et toujours ce cadre californien qui donne une superbe photo lumineuse. Quoiqu'il en soit, on aime voyager dans ses univers qui - aussi obscurs soient-ils - s'arpentent sans mal.

Et dans Réalité, il y a aussi ce personnage central, joué par Alain Chabat, pour lequel on éprouve rapidement de l'empathie, sous ses airs de Denis Bouley (Fais Pas Ci, Fais Pas Ça) ; un cadreur qui veut faire un film incongru et doit trouver le gémissement parfait. Face à lui, Jonathan Lambert, Élodie Bouchez, mais aussi Eric Wareheim - déjà dans Wrong Cops - qui rythment tous le film savamment. Derrière ses méandres Lynchien, Dupieux met son œuvre en abîme, la garnit de nombreux clins d’œil et références justement amenés, et fait parfois se réfléchir dialogues et images. Le cinéaste déborde d'inventivité, il donne du sens au non-sens, créé la compréhension dans l’incompréhension, et rend ainsi le spectateur curieux de découvrir ses nouveaux tours, même si l'on sait pertinemment qu'il faudra s'attendre à rester dans la confusion. Contrairement à ses précédents films qui semblaient s'étirer dans leurs concepts, se dérouler sans but, Réalité surprend, se renouvelle et bluffe. Plus étrange que Rubber, plus barré que Wrong et plus drôle que Wrong Cops, mais tout aussi inclassable, Réalité voit Dupieux imposer son style dans toute sa splendeur, plutôt qu'un simple exercice de style.

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Témoin à Charge (Witness for the Prosecution) de Billy Wilder, 1957

 

  Faites entrer l’accusé!

 

  Courte nouvelle d’Agatha Christie écrite en 24 et qui fut adapter pour la scène en 1953 pour une première à Londres, son succès fut que les producteurs d’Hollywood s’y intéressèrent. Ce fut un studio indépendant, Edward Small Productions, dirigé par E. Small et A. Hornblow Jr., qui remporta la mise. Billy Wilder fut appelé en 1956 pour tourner le film, son premier film judiciaire.

 

  Sir Robarts, éminent avocat londonien, accepte de défendre Leonard Vole, accusé de meurtre. Son unique recours : la femme de l’accusé, qui lui tient lieu d’alibi. Après divers choix d’acteurs, Wilder pris Marlène Dietrich dans le rôle de la femme de l’accusé (l’origine du personnage a aidé) et l’acteur Tyron Power dans celui de l’avocat pour la modique somme de 300 000$. Ce sera d’ailleurs son dernier film puisqu’il mourra d’une crise cardiaque quelques mois après le tournage. N’oublions pas celui de l‘accusé qui a été donné à Charles Laughton, un grand ami de Wilder. La pièce s’attardant essentiellement sur le procès de Vole, Wilder ajoutera quelques intrigues supplémentaires dans le film : une dramatisation sur la maladie de Sir Robarts et la création d’un nouveau personnage celui de l’infirmière, Miss Plimsoll.

   Sans s’attendre à quelque chose d’éclatant de la part de Wilder, surtout du fait d’une configuration en huis clos, sa patte reste toujours à l’affût : des bons mots et des jeux visuels qui sont toujours les bienvenus et qui font encore mouche. Dans des décors absolument remarquables, du bureau de l’avocat à la grande salle du tribunal de l’Old Bailey reconstitué pratiquement à l’identique, l’intrigue progresse avec une qualité et une grande efficacité, jusqu’au derniers instants du film. Dans ses lieux, les personnages principaux sont aussi remarquables de justesse, d’humour et d’émotion : Tyron Power, dans sa fameuse scène du monocle de la vérité et Marlène Dietrich, dans une de ses scènes de cabaret qui en font sa légende, incarne une viennoise plus complexe qu’elle ne le laisse croire avec  son mari incarné par Charles Laughton dans toute sa splendeur. La trame d’Agatha Christie fait le reste.

 

  Considéré pour certains comme le meilleur film du genre judiciaire, Témoin à charge, nous donne plaisir à aimer les procès qui peuvent être bien ennuyeux.  Après une pause de plusieurs mois, Billy Wilder reviendra en pleine forme avec un long-métrage qui deviendra symbolique de son œuvre, Certains l’aiment chaud.  8/10   :wahou: 

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  • 4 weeks later...

Réalité, vu en VO/VF hier soir au cinéma (pas mal de passages en sous titrés Anglais pour ce film, qui possède aussi beaucoup de VF).

 

Le cinéma de Quentin Dupieux continue d'étonner et de plaire. Réalité est vraiment un film à voir. C'est un film totalement loufoque, qui emprunte à quelques références, tout en proposant quelque chose d'inédit. C'est un film complètement barré, poétique, drôle, absurde et d'une originalité débordante. Il faut bien entendu accrocher au délire du réalisateur, qui ne propose quasi jamais quelque chose de terre-à-terre, ni d'explications à ses histoires. Ici on est un peu paumé du début à la fin. Il est question d'un film dans un film, dans un film d'un film... On ne sait plus distinguer la réalité du cauchemar, ni même qui est vraiment qui. Pourtant le film fait vraiment vibrer, et les images sont saisissantes.

La réalisation est extrêmement belle, Dupieux utilise une photographie bien particulière et une musique qu'il compose. Car oui, Quentin Dupieux est avant tout musicien. Mais lorsqu'il se lance dans la réalisation, il est très artistique et créatif, et possède sont univers bien à lui.

 

C'est un film qui propose un espèce de trip, comme si le spectateur était son l'emprise d'une drogue. On ne sait plus trop quoi distinguer, quoi croire, quoi penser. Chaque scène se lie avec celle d'avant, tout en s'ouvrant sur autre chose, tout en étant dans une autre scène d'un film... C'est barré, mais totalement saisissant.
Dupieux sait ce qu'est son produit, et ne s'amuse pas non plus à faire perdurer la chose : la durée du film (1h27) est parfaitement calibrée. 

Alain Chabat y trouve là un excellent rôle, un de ses meilleurs tout simplement. Personnellement j'ai été ultra convaincu par ce film, que je prendrais plaisir à voir et à revoir. C'était un super moment.

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Gilda de Charles Vidor (1946)

 

  Le jeu de l’amour caché…

 

  Si Gilda est devenu une des références du film noir ce n’est ni pour son réalisateur Charles Vidor (sans aucun doute la confusion des noms de réalisateurs) ni pour ses acteurs. Celle sur qui tout tourne, la vraie star du film, c’est Rita Hayworth. Une femme fatale ? Non. LA femme fatale.

 

  Fabriquée par la machine hollywoodienne et avant tout par son père, Rita passera de danseuse à figurante à Hollywood, où elle deviendra icône publicitaire grâce à son mari Orson Welles pour La Dame de Shanghai. Ce sera aussi le cas du patron de la Columbia, Harry Cohn qui la changera physiquement et donnera ce rôle de Gilda pour elle seule. Un rôle qui lui collera à la peau jusqu’à sa mort.

  A Bueno Aires, Johnny Farell est un américain qui gagne sa vie en trichant, mais un soir il se fait agressé par l’une de ses victimes, un homme vient subitement à son aide et lui propose de se rendre dans une maison de jeu. Là-bas, Johnny se rendra compte que cet inconnu, prénommé Ballin Munson est le patron du casino caché. Ce dernier engage Johnny qui lui a persuadé de son utilité. L’amitié et la confiance grandissante entre les deux hommes, ils signent un pacte de confiance : il n’y aura jamais personne entre eux et le jeu. Jusqu’au jour où Mundson ramène d’un voyage la belle Gilda …

  Gilda est la femme que tous les hommes désirent. D’une rare beauté, de ses jambes à sa magnifique chevelure en rajoutant l’érotisme de ses gestes, elle ne laisse personne indifférent. Mais est-elle pour autant le personnage principal du film ? N’apparaissant que 20 minutes après, elle créée un triangle amoureux en s’opposant au couple d’homme incarné par Glenn Ford (Johnny Farell) et George Mac Ready (Ballin Munson).  Car oui, caché derrière ce film, il y a les contraintes du Code Hays et certains de ses sous-entendus. L’homosexualité et le sexe en sont des points importants.  Charles Vidor, réussit à faire passer tout ça magnifiquement à l’écran tel la scène mythique de  « Put the blame on mame »  ou Gilda enlève son gant dans son célèbre strip-tease. Jouant avec les jeux d’ombre et de lumière dans une photographie sublime, les personnages s’aiment, se déchirent  sous les regards des hommes et de la femme dans l’enfer du jeu.

 

  Malgré un scénario qui demeure assez mince, le film à surtout permit de mettre à jour Rita Hayworth, la figure féminine éternelle d’un film qui l’est devenu par la force des choses.     7/10

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  • 1 month later...

Une Belle Fin en VO.

 

Une très bonne comédie dramatique, avec un sujet très original. Il est ici question de John May, un petit fonctionnaire tranquille, qui fait un travail vraiment particulier puisqu'il est chargé de retrouver les proches de personnes qui meurent, si la famille du défunt n'est pas connue. Il s'immisce dans la vie de ces derniers, en allant chez eux récupérer des objets divers et variés, qui lui permet de faire des beaux discours au enterrements ou éventuellement de retrouver des proches. John est quelqu'un de très méticuleux, et fait tout avec un grand soin, même lorsque la famille des défunts est introuvable. Il se retrouve alors souvent seul aux enterrements d'inconnus, inconnus qui ne le sont plus tout à fait pour lui, une fois qu'il a appris à connaître leurs vies et qu'il a passé du temps devant leurs photos. Car John est seul dans sa vie, vivant dans son petit appartement, mangeant la même chose à chaque repas.

 

Voici donc à peu près le sujet du film. Eddie Marsan est très très touchant dans ce rôle, qui lui va à merveille. Le mélange entre comédie et dramaturgie est très subtil, on est sans cesse balancé entre les deux. On sourit, on s'attriste. La vie de ce personnage est chamboulée le jour ou il reçoit le dossier d'un mort, qui n'est d'autre que son voisin. On voit alors tout le cheminement, tout les aspects de son travail. Ce que ça implique, comment ça peut marquer les gens qui font ce genre de travail, comment les souvenirs d'un mort continuent d'exister à travers les gens rencontrés à travers leur vie...

Le personnage évolue beaucoup entre le début et la fin, les situations qui s'en suivent sont très agréables, très belles, parfois drôles. La musique est un des gros points forts du film, les thèmes sont vraiment sublimes. Que dire d'autre ? Le film n'a pas la prétention d'être un grand film, c'est un film fait avec envie et justesse, qu'il est très facile d'apprécier. On passe un très beau moment devant ces, à peine, 1h30 de film. La fin est très originale.

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