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CyberInflames

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Tout ce qui a été posté par CyberInflames

  1. Oui, le site principal d'Amazon est dans le Loiret, et niveau inondations, on a été bien gâté. L'accès à Amazon pour les services de distribution (colis, transporteurs) et les employés a été bloqué pendant deux jours et difficile à la reprise car la (seule) route menant au site toujours en partie sous les eaux. Par ailleurs, l'autoroute A10, rejoignant Paris, ou Bordeaux est encore fermée (depuis mardi matin) car totalement inondée et impraticable au niveau d'Orléans.
  2. CyberInflames

    Derniers visionnages

    J'avais adoré personnellement. Les révélations temporelles, la réalisation chatoyante, la musique, je m'étais laissé emporté pendant 1h30 dans cette fable atypique.
  3. Dommage de faire des trailers aussi longs. Déjà qu'on a 50 TV spots avant. Même si le film sera certainement ultra-basique, j'aimerais garder un peu de surprise du spectacle
  4. CyberInflames

    Ninja Turtles 2

    Le Krang il va me filer des cauchemars
  5. Moi ça me ramène en enfance, et ça fait longtemps qu'on a pas eu un disaster movie à base d'invasion alien digne de ce nom, j'adhère
  6. CyberInflames

    Derniers visionnages

    J'avais aussi pas mal aimé le 1er, par contre la suite
  7. CyberInflames

    Derniers visionnages

    Désolé, à ce jour c'est un des pires films que j'ai pu voir. Mise en scène laide, effets visuels arriérés, histoire à dormir debout, acteurs au plus bas, et une bande-son fade et plagiée sur du Clint Mansell.
  8. CyberInflames

    Batman/Superman

    Double post pour ce featuring très drôle (à partir de 3') :
  9. CyberInflames

    Batman/Superman

    Critique un peu plus longue que d'habitude pour Batman v Superman, car il y a quand même beaucoup à dire :
  10. CyberInflames

    Batman/Superman

    Je vais juste rebondir là-dessus pour l'instant, car je digère aussi le film et forme tranquillement un avis clair et concis. J'y suis allé hier soir, à l'Imax de Disney. Je n'ai pas vu cet écriteau. À vrai dire, quand je suis arrivé, à la dernière séance, c'était marqué "complet". Heureusement, la charmante guichetière à réussi à faire du forcing sur les réservations qui se désistaient (?) et nous obtenir deux places - chance inouïe ! après 2h30 de route. Bref, au cours du film, j'ai bien remarqué qu'il y avait un petit truc différent. Le doublage de Loïs Lane qui avait un très léger accent sur certains mots, ou bien les doubles sous-titres anglais/français sur les passages étrangers, ou encore les persos qui lisent les coupures de journal en voix off alors qu'on a le sous-titre qui s'affiche, ainsi que quelques répliques comme "Dis-moi, est-ce que tu saignes ? Ça viendra" qui étaient différentes de la BA française. En sortie de séance, toute la salle s'est vu offrir une place de dédommagement (valable 9 mois) avec cette explication de la copie québécoise. Honnêtement, je suis persuadé que 90% de la salle n'y a vu que du feu. L'accent était inaudible sur 98% du film, et il ne m'a absolument pas gâché le visionnage. Et quitte à être puriste, autant le voir en VOSTFR pour le coup
  11. CyberInflames

    10 CLOVERFIELD Lane

    Avant Batman V. Superman ce soir, petit retour de 10 Cloverfield Lane : Il est difficile de parler honnêtement de 10 Cloverfield Lane sans dévoiler quelques-uns de ses points cruciaux. Disons qu'il a eu une promotion intelligente qui a pleinement joué en sa faveur. Sortir une bande-annonce de nulle part pour révéler enfin le projet au grand jour, tout en l'annonçant comme "successeur spirituel" de Cloverfield ; il y avait de quoi intriguer. Surtout que les trailers permettaient déjà d'influencer et titiller la pensée du spectateur quant aux questionnements qui maintiennent le long-métrage : qu'y a-t-il à la surface, et le personnage de John Goodman (Howard) n'a-t-il vraiment que des bonnes intentions ? Similaire à un des récits de Métal Hurlant, le pitch de départ joue plutôt bien sur l'aspect huis-clos, pendant une grande partie du film. Ainsi, Michelle se retrouve enfermée dans un bunker sous-terrain, en compagnie d'Emmett, eux deux sous le joug du plus inquiétant et imposant Howard qui leur assure que la surface est dangereuse et qu'il les a sauvés. S'installe alors une certaine tension entre les personnages. Michelle et Emmett sont contraints de le croire, mais désireux de trouver leurs propres réponses, tandis qu'Howard prend des précautions toutes particulières pour s'assurer que cette petite "famille" qu'il a rassemblée perdure à jamais. Si l'idée de départ de 10 Cloverfield Lane est efficace, notamment dans cet entretien du mystère et du malaise envers le spectateur, l'exécution se montre parfois maladroite et est révélatrice d'un scénario basique auquel se sont rajoutées diverses idées en cours de route. Cela se traduit notamment, à l'écran, par quelques longueurs, et surtout des scènes dialoguées superflues qui font que la tension malsaine du huis-clos met un peu de temps à prendre. Heureusement qu'il y a quelques passages fiévreux pour raviver la nervosité du spectateur. L'écriture des personnages n'est pas, non plus, très adroite, principalement dans leurs actions, illogiques ou caricaturales. Dans son film, Dan Trachtenberg préfère ainsi surprendre que garder une consistance. Et c'est là que le lien avec Cloverfield est sensé entrer en jeu : au moment où il nous emmène à la surface. Ce qui aurait pu être une habile histoire de suggestion pour alimenter parfaitement les questionnements qui font le ciment de l’œuvre, est finalement traité avec une grossièreté déconcertante. Quelques minutes d'action précipitées et complètement incongrues qui donnent alors l'impression d'être face à un bout de film totalement différent, digne de La Guerre des Mondes, Battle: Los Angeles ou même Skyline, et surtout bien loin d'être exclusif au monstre de 2008, comme il l'a été tant vendu. C'est donc un long-métrage chaotique qui nous est présenté, à la fois pour son ambiance par moment réussie de fin du monde, mais aussi pour sa construction hétérogène qui trimballe le spectateur entre les scènes, sous couvert de suspense.
  12. CyberInflames

    Batman/Superman

    Eh bien séance demain soir au Gaumont Disney, en Imax 3D. Le top du top pour cet affrontement de légendes
  13. CyberInflames

    Midnight Special

    Ouais, mais 22h c'est parfait pour ce film très nocturne
  14. CyberInflames

    Triple 9

    Vu hier, et même ressenti, heureusement qu'il faisait beau en sortant du ciné pour remonter le moral : Un nouveau film de John Hillcoat, ça ne se refuse pas. D'autant plus avec un casting pareil : Anthony Mackie, Clifton Collins, Jr., Chiwetel Ejiofor, Norman Reedus et Aaron Paul dans un gang de flics corrompus et anciens militaires qui s'adonnent à des casses violents, Kate Winslet et Gal Gadot en parraines de la mafia russe qui les font chanter, et enfin Woody Harrelson et Casey Affleck, respectivement chef de la police et nouvelle recrue chez les forces de l'ordre. Un film choral de gueules fortes qui n'atteint malheureusement jamais les sommets escomptés. Pour cause, ce casting hors normes parasite finalement le long-métrage tant il est maladroitement exploité et accommodé à des personnages dont le développement s'avère bien maigre. Dans un jeu d'attitudes, d'accents douteux et de dialogues bouffis, au lieu que toutes ces fortes têtes s'accordent, elles créent plutôt la disparité. Ainsi, on s'amuse de voir Reedus et Paul dans leurs rôles habituels de bras droit et paumé impulsif, Gadot reléguée en pseudo-prostituée, et on s'agace assez vite devant Harrelson qui en fait des tonnes, Affleck qui mâche littéralement ses mots - et son chewing-gum - et Winslet avec ses faux airs russes. Il y a pourtant des personnages intéressants (Ejiofor, Affleck, Mackie), mais leur écriture n'est qu'embryonnaire et le sérieux extrême que semble revêtir l’œuvre, en se pensant vraiment dure et noire, ne fait qu'intensifier cet aspect de violence superficielle et de comportements caricaturaux. L'histoire peine donc également à intéresser, vulgaire chantage d'une mafia russe qui a la ville dans sa poche sur un groupe de cambrioleurs pour récupérer des données sensibles, sans que les enjeux de chacun des partis ne soient vraiment mis en valeur. Que reste-t-il alors d'un film comme Triple 9 qui vaut en partie pour tous ces noms à l'affiche ? Quelques scènes d'action brutales et bien réalisées ; on pense notamment à ce braquage d'introduction haut en couleur, cette chasse à l'homme tendue dans un immeuble malfamé ou bien ce coup final vers lequel toutes les destinées convergent. Néanmoins, malgré tout le réalisme claquant que John Hillcoat veut apporter à son film, plusieurs scènes manquent de nerf, et de portée émotionnelle ; un comble pour un thriller aussi cru et fébrile. Dans le genre, David Ayer s'en sortait bien mieux à travers End Of Watch, tout comme Affleck avec The Town. Ce qui fait finalement que Triple 9 n'est pas ennuyeux, mais pas non plus palpitant. Car même la présence d'Atticus Ross à la bande-son peine à aviver une tension poisseuse et hypnotique au sein du long-métrage, comme il sait si bien les construire habituellement. Son travail est principalement relégué en filigrane du déroulé de l'histoire, avec quelques morceaux plus insidieux et surtout audibles lors des séquences fortes ; aucun thème marquant toutefois et, pareillement, un manque de folie musicale qui aurait pu coller au contexte sombre du long-métrage. À la réflexion, on se retrouve finalement dans le même cas que le Cartel de Ridley Scott, à savoir une œuvre techniquement propre sur elle, bien cadrée, avec des visages forts, et des scènes cinglantes au milieu d'un scénario qui s'enlise et ne passionne pas outre mesure, et aucune prise de risque. Pourtant, John Hillcoat avait assurément le bagage pour renouveler le film de casse ; il faut croire que les contextes contemporains ne lui parlent pas plus que cela.
  15. CyberInflames

    Midnight Special

    Ah oui, j'avais pas lu la page précédente
  16. CyberInflames

    Midnight Special

    J'ai pas compris l'allusion ... ? Mais je ne savais même pas qu'il passait par Sundance d'ailleurs.
  17. CyberInflames

    Midnight Special

    Gros coup de coeur, vu hier soir : Il peut sembler étrange de voir Jeff Nichols s'attaquer à de la science-fiction, mais c'est sans compter la richesse intimiste que ce cinéaste talentueux parvient à inculquer à chacune de ses œuvres. Midnigth Special devient alors, à ce jour, son magnum opus, cumulant toute la force symbolique de ses précédents films. À mille lieues de la démonstration technique et visuelle, Nichols livre un récit de science-fiction touchant et atmosphérique. Un retour hommage à celle qui rythmait les années 80, avec des références à Spielberg (Rencontres du Troisième Type et Disparition, notamment), Cameron (Abyss), ou encore le cinéma de Carpenter. Un genre désormais devenu marché de niche des productions indie, tandis que les blockbusters à plusieurs centaines de millions de dollars enfoncent des portes ouvertes à grand coup de CGI, néanmoins sans jamais posséder cette "âme" si propre aux plus petits budgets. Celle que Midnight Special arbore pendant près de deux heures pour complètement nous subjuguer. Car si l'on y voit des influences oldschool, le style du réalisateur demeure contemporain et sa mise en scène urbaine, ambiancée par la superbe bande-son de David Wingo, tantôt poétique ou bien plus électrique, nous fait penser au Looper de Rian Johnson, à du Jamin Winans, ou plus particulièrement aux œuvres de Richard Kelly, toutes aussi empruntes de ce cachet rétro et d'un mystère omniprésent. Jouant d'effets spéciaux minimalistes et de suggestion, Jeff Nichols ne relâche jamais sa prise sur l'attention du spectateur. L'embarquant dès les premières minutes dans un road movie haletant, les intentions et identités des personnages ne sont dévoilées qu'au compte-goutte, et de façon non exhaustive. C'est surtout ce lien familial qui mène l'histoire, celui d'un enfant aux capacités surnaturelles - parfois même effrayantes - et d'un père prêt à tout sacrifier pour le protéger, à la fois du gouvernement à leurs trousses, mais aussi d'une étranges secte qui voit en l'enfant le messie d'un nouveau monde. Schéma classique du genre. C'est pourquoi Jeff Nichols ne s'épanche pas dessus et s'intéresse beaucoup plus à l'évolution de ses personnages, tout en distillant habilement le mystère qui les entoure. Michael Shannon, Joel Edgerton et Kirsten Dunst effacent leur image de stars de blockbusters et réussissent à trouver le juste équilibre émotionnel pour donner toute la consistance nécessaire au film. À leurs côtés, le tout jeune Jaeden Lieberher ne démérite pas non plus dans son rôle d'enfant salvateur, à qui incomberait presque le destin du monde. C'est une fresque sensible, dans laquelle la captation anamorphique aide à garder ce cadre brut et intimiste, tout en donnant l'envergure nécessaire aux éléments extraordinaires, qui émerveillent alors littéralement. Inventif et loin d'être avare en séquences surprenantes, Midnight Special respecte l'intelligence de son spectateur et se garde de lui apporter toutes les réponses sur quelques-uns des points centraux de l'histoire, lui offrant plutôt une superbe fable de science-fiction qui renoue astucieusement avec l'émerveillement propice au genre.
  18. Merci de ton retour, en tant que connaisseur du réalisateur. Ça rajoute un peu plus de perspective à mon ressenti
  19. Désolé, je ne connaissais pas du tout ce réalisateur. Sinon, je ne dis pas que c'est un mauvais film, je suis persuadé qu'il a été fait avec les meilleures intentions du monde, et un gros travail a été réalisé de la part de toutes les personnes impliquées. Il est juste destiné à un public particulier, et je n'en fais malheureusement pas partie.
  20. Vu The Assassin hier : Fortement nommé et primé au festival de Cannes de 2015, j'attendais The Assassin avec une certaine curiosité, piquée au vif par une bande-annonce sublime et des éloges salivantes sur la place de ce long-métrage chino-taïwanais dans le genre des films d'arts martiaux aux chorégraphies impressionnantes. Malheureusement, le consensus général du retour public résume très bien ma pensée tout au long du visionnage : c'est beau, voire splendide dans la composition picturale, mais qu'est-ce que c'est ennuyeux ! À cela, de nombreuses raisons. La principale étant certainement l'empreinte importante de la culture chinoise, ses traditions et son symbolisme à travers le film. L'histoire se déroule au VIIIe siècle et traite de dynasties corrompues et d'assassins ninja, avec tout un étalage de liens familiaux. Sauf que, pour le spectateur occasionnel peu spécialisé sur le genre, tout cet ensemble apparaît très vite abscons. Il devient alors bien difficile de s'impliquer émotionnellement dans le long-métrage, qui plus est quand il est présenté avec autant de froideur. La situation est succinctement présentée et les personnages, même supposément principaux, n'ont que rarement un temps d'écran et de développement acceptable pour que l'on éprouve de l'empathie à leur égard, ni même que l'on se rappelle vraiment leur identité et leur but dans l'histoire. Film académique artistique de rigueur, The Assassin préfère effectivement assommer son public de longs plans sur la nature, des cadrages larges sans action, ou autres postures de caméras interminables, plutôt que de révéler le dessein de ses personnages de façon intelligible. Et inutile de compter sur les quelques affrontements au sabre qui surviennent aussi vite qu'ils disparaissent et ne suffisent clairement pas à en faire un film d'arts martiaux. Surtout que, même si les chorégraphies sont justes et efficaces, la mise en scène autour de ces brefs moments dynamiques n'a rien de mémorable. Il s'ensuit alors un rythme léthargique, où les plans sont posés mais où les sujets semblent absents. Par ailleurs, le montage du long-métrage a de quoi laisser dubitatif. La majorité des scènes s'enchaînent en paraissant ne pas être terminées. The Assassin devient alors une collection de saynètes plastiques mais fades mises bout à bout pour tenter de raconter une histoire. Il est vrai que la mise en scène générale est époustouflante, même si l'on peut se questionner sur l'intérêt de quelques changements de ratio (plan en 1.85 dans un film en 1.37), ou de couleurs : sublime palette monochromatique d'introduction qui laisse place à une image colorisée toute aussi ravissante. La photographie est donc à saluer, tant les paysages pittoresques, les intérieurs chatoyants, les costumes luxueux et autres compositions scéniques ont l'air de tableaux d'une sensibilité déconcertante. Ce genre de plans, on a le temps de les contempler tant ils alimentent le film sans être très parlant ; et les dialogues sont également bien rares. C'est plutôt la musique, ou la bande-sonore qui prend une place auditive prépondérante à coup, principalement, de chants de cigales incessants et quelques percussions folkloriques et cordes pincées cinglantes sensées absorber le spectateur dans une atmosphère de solitude hypnotique et oppressante. Si The Assassin jouit d'une direction artistique atypique et clairement supérieure, il semble ne pas en profiter pour complètement subjuguer le public, et préfère plutôt s'enfoncer dans un cinéma de niche éprouvant, où seuls les plus aguerris et connaisseurs de la culture dépeinte parviendront à y trouver matière à s'émerveiller.
  21. CyberInflames

    Derniers visionnages

    J'avais adoré aussi ! Et j'étais pas trop partant pour le voir au ciné quand il était sorti, mais je m'étais laissé tenter. Du coup j'ai envie de voir les autres films de Jonze maintenant
  22. Moi je suis très content de l'oscar d'Ex_Machina pour les meilleurs SFX, surtout en comparant son budget au reste des nommés.
  23. CyberInflames

    The Revenant

    Retour sur The Revenant vu hier après-midi : Après avoir fait sensation, l'an dernier, avec l'imprévisible mais artistiquement accompli Birdman, Alejandro González Iñárritu est bien décidé à asséner une nouvelle grande leçon de cinéma à travers The Revenant. Prenant toute la richesse esthétique et ambiancée qui rythmait Birdman, le réalisateur mexicain la décuple ici en une ode spirituelle de l'âme humaine vengeresse, dans un western mystique aux confins du monde. D'expérience cinématographique, il est clairement question. C'en devient même une expérience sensorielle tant l’œuvre parvient à happer le spectateur au cœur de ses paysages sauvages enneigés et à en lui faire ressentir leur rudesse. Cela grâce à une mise en scène exceptionnelle où Iñárritu enchaîne les plans séquence, et confère une grâce rare à sa caméra qui suit alors l'épopée de résurrection de son protagoniste avec une intimité troublante. Cette proximité n'en est que plus exacerbée par la photographie somptueuse d'Emmanuel Lubezki, entièrement en lumière naturelle, qui ne fait que magnifier et rendre plus inéluctable chacun des plans du long-métrage. Avec de nombreuses séquences spirituelles, contemplatives sur la nature (les plans larges sont à tomber), ponctuées de voix off mystiques, il n'est pas anodin de penser au cinéma de Tarkovsky, ou encore celui de Malick - brillants architectes du genre qu'Iñárritu tente ici d'égaler, sans toutefois éviter quelques faux pas. Effectivement, malgré la beauté brute et sensible du film, il n'est pas exempt de quelques longueurs - en 2h30 - notamment lors du cheminement continu de Hugh Glass (DiCaprio) pour assouvir sa vengeance, accompagné de métaphores visuelles qui n'ont pas toujours l'impact escompté. Par contre, le design sonore pallie amplement à ces quelques faiblesses en créant une expérience totalement immersive de par la bande-son splendide Ryuichi Sakamoto et Alva Noto, et leur thème récurrent à la fois empli de grâce via les cordes frottés, mais tout aussi menaçant de par la présence de la basse. C'est une présence musicale d'abord discrète, puis de plus en plus intense, à mesure que Glass, laissé pour mort, s'accroche à regagner les bribes de vie qui le conduiront à assouvir son dessein rancunier. Par ailleurs, comme pour Birdman, l'expérimentation sur les bruitages ambiants confère une atmosphère unique au long-métrage, jouant sur la spatialisation, leur amplification ou bien les transportant entre différentes scènes. C'est toute une harmonie sonore subjuguante qui est façonnée et confronte le spectateur au voyage spirituel que brave Hugh Glass, dans l'abnégation de ce que son enveloppe corporelle endure. Car il en subit des séquences bestiales et de violence inouïe - amplifiée par le ton désolé de la mise en scène - dont cette fameuse attaque de grizzli à l'origine de son état. Et bien que les conditions de tournages ont été infernales, parmi les plus difficiles que DiCaprio a vécues, sa prestation dans The Revenant n'est pas pour autant le magnum opus de sa carrière. L'acteur est pourtant exceptionnel, mutique une grande partie du film et devant donc livrer son jeu par ses expressions faciales ou sa gestuelle ; on l'a rarement vu aussi dévasté. Il manque toutefois un petit quelque chose derrière les grognements perpétuels pour vraiment transcender son jeu. En comparaison, la présence plus minime de Tom Hardy est toute aussi marquante tant l'acteur habite son rôle d'antagoniste impitoyable. Le reste du casting compose également admirablement dans ce western artistique, où se chamboule une multitude d'émotions. Œuvre assurément maîtresse dans la carrière d'Iñárritu, The Revenant est un film intense et viscéral, mais aussi propice à l'introspection, où la poésie de la nature n'a d'écho que sa violence, et celle de l'homme qui la parcourt.
  24. CyberInflames

    Steve Jobs

    J'y suis allé hier ! Pas que la vie du visionnaire d'Apple m'intéresse plus que ça - et j'ai déjà vu le Jobs avec Ashton Kutcher - mais c'est surtout la présence de Danny Boyle à la barre qui donne tout de suite du cachet au film. Véritable caméléon des genres, si l'histoire vraie a déjà fait partie de sa filmographie avec 127 Heures, on ne peut pas en dire autant du biopic académique que semble être ce Steve Jobs. Et à raison car, comme à son habitude, le cinéaste déforme le genre pour proposer un long-métrage captivant et original. De biopic, il n'est finalement guère question. C'est avant tout la personnalité de Jobs qui est au centre de la pellicule ici, faisant écho aux thèmes de prédilection de Boyle : un protagoniste imparfait, troublé, qui doit faire face à des événements extraordinaires, envers et contre tous. Sans oublier l'habituelle évolution psychologique délectable à travers chacune de ses œuvres. À la sortie du film, on n'en saura pas beaucoup plus sur la vie de l'ancien PDG d'Apple que ce qu'on a déjà pu voir jusqu'à maintenant ; par contre, son esprit perfectionniste, égocentrique et tumultueux nous sera dévoilé de fond en comble, rythmant de ce fait les différents actes du long-métrage. Riche en dialogues savoureux, intenses, et plein d'esprit, l’œuvre a cette particularité de se dérouler en trois temps, dans les minutes précédant les conférences de lancement des trois produits marquants de l'ascension de Jobs à la suprématie de la société de consommation : le Macintosh (1984), le NeXt (1988) et l'iMac (1998). Toute l'action, ou plutôt toute cette dynamique d'échange entre les personnages qui conduit à comprendre peu à peu l'ampleur du mégalomane qu'est Jobs, et quelques-unes de ses frasques du passé, a alors lieu en backstage et n'est pas sans rappeler Birdman à ce niveau, surtout dans l'ampleur théâtrale de certaines séquences fortes. C'est ainsi grâce aux performances exceptionnelles des acteurs principaux et leurs interactions vibrantes que le film parvient à briller. Certes, Michael Fassbender ne ressemble pas au défunt Jobs et son comportement ne reflète pas toujours la réalité, mais il monopolise l'écran de façon emblématique, et Kate Winslet, Jeff Daniels ou Seth Rogen ne sont jamais loin pour lui donner joliment le change et éplucher les strates de sa personnalité. Si le montage est énergique, typique de Boyle, la mise en scène et la bande-son manquent toutefois de cette énergie pétillante et colorée qu'on retrouve habituellement chez le réalisateur. Et ce n'est pas faute, côté photographie, d'avoir joué avec l'image, le grain et la captation pour les différentes époques, pour ne refléter que mieux la maturité grandissante de Steve Jobs.
  25. CyberInflames

    Derniers visionnages

    J'avais l'habitude de flooder ce topic avec mes visionnages, qui se sont extrêmement raréfiés depuis 2-3 mois à cause de semaines assez chargées entre études, boulot, quelques occupations diverses sur le temps libre, et des projets en cours de finalisation qui demandent pas mal d'investissement. Du coup j'ai pris pas mal de retard, à la fois sur les sorties cinés et blu-rays, à mon grand désarroi. J'espère rattraper tout ça assez vite. Mais je suis content de pouvoir lire vos avis qui me permettent de faire une pré-sélection et me remettent certaines sorties en tête Continuez à regarder tout plein de bons films
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