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Derniers films vus au cinéma


flavsam
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Vu La Vie d'Adèle au cinéma hier soir.

 

J'ai pu le revoir grâce à une soirée spéciale ou le film était repris. J'ai un avis plutôt mitigé... Ayant lu la BD avant de voir le film, j'ai ainsi pu comparer les deux. J'ai préféré la BD au film, l'histoire ne prend pas la même direction.

Le film en lui-même est qualitativement sublime. Les plans sont très impressionnants, l'interprétation l'est tout autant. L'histoire est très forte en émotion, et le personnage d'Adèle dégage vraiment quelque chose de très fort. On ne peut pas être indifférent à ce personnage et à cette histoire. Après je pense qu'on aime ou on déteste ce style vraiment particulier. Mais on sent vraiment que le réalisateur veut atteindre une perfection quasi maladive dans ses plans, on sent que les actrices ont été poussées à bout, pour obtenir vraiment une interprétation hors norme.

Pas grand chose à en dire sinon, si ce n'est que La Vie D'Adèle est vraiment un très très grand film, et qu'il mérite entièrement sa palme d'or. Et ça fait plaisir de voir que le film vient de notre cher cinéma français.

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  • 2 weeks later...

Vu Pride en VO hier soir.

 

Un excellent film sur la tolérance. Ce film était sélectionné dans la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.
Un film vraiment très plaisant, une belle leçon de tolérance, le tout amené sur un ton British super décalé. Les personnages sont tous atypiques, la BO est excellente, le film est rondement mené et passe super vite. Le film a peut être un côté un peu naïf/fleur bleue sur la tolérance, mais c'est un côté qui fait du bien. On se laisse emporter dans cette histoire assez spéciale.

Le choc des communautés est bien retranscrit et bien traité, et le film ne perd jamais de sa verve jusqu'au générique de fin.

Je pensais tout de même que le film était plus centré sur les miniers que sur les homosexuels, mais finalement ce n'est pas un problème du tout.

J'ai passé un super moment devant ce film. Et ça faisait plaisir de retrouver quelques acteurs vraiment excellents et trop rares comme Dominic Cooper (McNulty dans The Wire) et Andrew Scott (Moriarty dans la série Sherlock).

 

Si le sujet du film vous intéresse et que vous aimez les comédies survoltées et stylées un peu à la manière d'un Good Morning England, je vous conseille ce film  :) . Les acteurs se donnent à coeur joie.

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Vu Horns avant-hier:

Horns est l’adaptation du roman du même nom signé Joe Hill, l'alias d'auteur du fils de Stephen King. Rien que ça. Effectivement, on retrouve cet univers à la croisée des genres, et cette ambiance assez singulière et sombre, confinée à cette petite ville du Nord de l'Amérique que l'on croirait isolée du monde. Alexandre Aja, derrière la caméra, parvient à instaurer un visuel intéressant, à la fois fascinant et inquiétant, avec quelques plans inventifs qui donnent un peu de dynamisme. Dans Horns, un jeune homme est accusé du meurtre de sa petite amie - qu'il n'a pas commis - et cherche à prouver son innocence. Au gré de son périple envers et contre tous, des cornes lui poussent sur la tête pour en faire une véritable figure démoniaque. Un scénario atypique et osé, dont on pouvait attendre une prise de risque totale de la part du réalisateur français pour exploiter le thème avec une extravagance maximale. Malheureusement, à part naviguer d'un genre à l'autre (teen movie, film d'horreur, fantastique, comédie), le film ne décolle jamais. Pire, il nous le fait croire en accueillant, par moment, de superbes idées pour finalement stagner longuement par la suite.

C'est vraiment agaçant car Aja ne se limite pourtant pas au niveau de la censure, avec une réelle volonté à faire du trash et décomplexé entre références bibliques détournées, dialogues crus, drogues, et scènes violentes et sanglantes, tout en restant pieux dans son développement, favorisant seulement le côté teen movie dépravé. À chaque fois qu'un personnage ouvre la bouche, c'est pour se rapportes au sexe de façon licencieuse ; c'en devient très pénible. Il y a aussi ce ton Rock'n'Roll avec Daniel Radcliffe qui, s'il n'est pas toujours convaincant dans sa phase de dépression, a tout de même une allure badass avec ses cornes et sa veste en cuir. Et Juno Temple est aussi mimi à croquer. Et puis, c'est rempli d'excellentes musiques (Bowie, Pixies, Manson, Fever Ray...), mais on a l'impression que, justement, elles ont juste été insérées bout à bout pour forcer le ton jeune, rétro, mélancolique, rock et cool, sans vraiment tenir compte de l'image. En somme, Horns n'est pas un mauvais film, il est jonché de scènes formidables et excentriques. Il n'en reste pas moins extrêmement décevant de par son parti pris, les limites qu'il s'impose et la tournure très prévisible des événements et, pour le coup, assez fade quant aux espérances du spectateur.

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Il me rendait tellement curieux ce film, merci pour ton retour Cyber. Il donne l'impression d'être une vraie grosse bizarrerie ce film.
La BA montre clairement que le film sera décalé avec un mélange des genres, mais ça ne m'étonne pas que la sauce ne prenne pas vraiment. Rien que dans la BA, ça ne prend pas trop l'humour et le ton décalé. C'est dommage, j'avais été bon public envers son Piranha, que j'avais trouvé totalement déjanté et crash. Je l'avais vu lors d'une soirée horreur à Halloween au ciné, et je dois avouer que j'avais bien rit devant. 

Mais ce Horns semble assez limité... J'essayerais de le voir tout de même si je peux, mais je ne pense pas que j'irais au ciné le voir.

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L’Ange Exterminateur de Luis Buñuel, 1962

 

L’art d’enfermer des bourgeois

 

  Buñuel est l’un de ses cinéastes ayant eu une œuvre très prolifique, mais qui reste finalement peu connu du grand public. Il aimait choquer comme pour Un Chien Andalou (1929), son premier court-métrage ou L’Age d’Or (1930) son premier film, et était très imprégné des surréalistes qu’il a côtoyés.  L’Ange Exterminateur, son avant dernier film mexicain, regroupe tout cela en critiquant la classe bourgeoise d’une manière bien singulière.

 A Mexico, rue de la providence, dans une vaste demeure, les convives d’un dîner de la haute bourgeoisie sont invités à passer au salon. Peu après, au moment de partir, personne ne parvient à quitter la pièce alors que les portes sont pourtant grandes ouvertes. Ils en semblent empêchés par une force invisible. Parallèlement, les domestiques, qui étaient partis avant, ne peuvent plus rentrer à l’intérieur de la demeure…

 Toujours fidèle à ses principes, le cinéaste aime à reprendre ses thèmes favoris, à savoir provoquer et choquer.  C’est étrange, et sans doute qu' une seule projection ne suffira pas à comprendre le mécanisme du film. Mais tout l’art de Buñuel est présent dans cette oeuvre où il va s’en donner à cœur joie en attaquant une classe en particulier, la bourgeoisie.

A travers ce groupe de personnages, Buñuel rend la chose toute simple et l’invraisemblable réel, que ce soit par le jeu des acteurs, nous emmenant naturellement dans ce schéma tortueux et tragique, que par l’utilisation d’un humour noir qui pourra faire grincer quelques dents. Tout ce qui fait d’eux des bourgeois va s’effriter au fur et à mesure que les heures passent, des brouilles vont naître et toute leur existence va se jouer dans ce lieu clos.

  Un film très fort qui mérite d’être vu tant pour le cinéaste qui reste incontournable et pas assez exposé, que pour sa portée symbolique et sa satyre bourgeoise à la fois étonnante et déroutante.  

 

8/10

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  • 2 weeks later...

Vu Sils Maria en VO au cinéma hier soir.

 

Sélectionné en compétition au dernier festival de Cannes, Sils Maria est un film fort, une sorte de satyre hollywoodienne, qui joue énormément sur ses acteurs. Et ça fonctionne vraiment bien.

C'est un film sur le temps qui passe, sur le changement, sur l'art de la comédie tout simplement. Le film raconte l'histoire d'une actrice quinquagénaire, très connue depuis ses 18 ans grâce à une pièce de théâtre où elle jouait le rôle de Sigrid, jeune femme ambitieuse, qui poussait au suicide une femme plus mûre, Helena. 20 ans plus tard, on lui propose maintenant de jouer dans une nouvelle adaptation de cette même pièce, mais cette fois-ci de prendre le rôle d'Helena, la femme mûre. S'en suit énormément de questions et de doutes sur sa carrière, dont une sorte de non-acceptation de la vieillesse. Kristen Stewart y joue l'assistante de cette actrice.

Que dire du film ? Très convaincant par certains côtés, moins par d'autres côtés. Le personnage de Juliette Binoche est par moment très énervant, assez égoïste, au point qu'on a du mal à le cerner. Mais globalement le réalisateur nous raconte les choses de manière très subtile, les acteurs sont très bien choisis et finalement il y a une sorte de double message : un à l'intérieur du film, et un plus extérieur, où les actrices sont un peu employées à contre sens de leur image d'actrice à Hollywood. Le tout est magnifié par les paysages magnifiques de la suisse.
Cependant je me suis un peu ennuyé au bout d'un moment, et le découpage du film en trois actes fait un peu trop scolaire à mon goût. La réalisation aurait pu être meilleure également.

Un film qui n'est pas facile à cerner, où les personnages ne sont pas tous facile à lire, qu'il faut voir plusieurs fois je pense pour apprécier l'oeuvre dans son intégralité. En tout cas, j'ai senti qu'il me manquait un petit quelque chose devant ce film, je le reverrais avec plaisir en bluray.

 

PS : après c'est peut être l'odeur de pisse dégueulasse et l'aspect vraiment pourri de la salle de ciné ou j'ai été qui ont fait que j'ai trouvé mon temps long aussi  :lol:  abusé cette odeur, c'était quasi insupportable. J'vous conseille pas le cinéville colombier de Rennes, c'est super délabré, sale, les sièges pas à l'aise du tout et les écrans sont vraiment trop petits  ^_^  j'y retournerais plus.

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Vu White Bird

 

Film qui raconte la vie d'une adolescente après la disparition soudaine et inexpliquée de sa mère (jouée par Eva Green).

 

Récemment lancé dans le cinéma de Gregg Araki depuis  que j'ai vu Mysterious Skin et Kaboom, qui sont assez originaux, colorés, débridés, hors normes. Donc ce nouveau film m'a intrigué.

 

Je n'ai vu que 3 films d'Araki avant celui-ci et je dois dire que ce dernier est déroutant quand on a vu les précédents.

Ce film-ci adopte un point de vue plus réaliste et moins fantasque que ce que j'ai déjà pu voir du réalisateur. Ok Mysterious Skin est assez réaliste, mais reste bien fantaisiste dans son approche. Cela dit ce nouveau métrage reste bien dans ses thématiques: l'adolescence débridée, les personnages légèrement tarés.

 

Visuellement, tout est nickel, c'est bien tourné, bien mis en scène, une image nette. Un ton peut-être un peu clinique par rapport aux films précédents, mais ce n'est pas pour déplaire. Seulement, on est bien loin de l'originalité, cela est peut-être dû au fait que ce soit une adaptation, je ne sais pas, je n'ai jamais lu le livre.

 

L'histoire se suit sans déplaisir, mais sans rebondissement non plus, les ficelles sont faciles, c'est plutôt lent mais pourtant on ne s'ennuie pas non plus. Le point d'ancrage du film sont les flashbacks avec Eva Green qui est tout simplement folle dans ce film, effrayante, même si son jeu n'est pas toujours juste.

 

Le dénouement final n'est pas tellement surprenant en soi, si ce n'est un petit détail qui fait tout le sel du film, avec une scène qui se veut dramatique mais qui m'a bien faire rire, pas parce que c'est ridicule, absolument pas, mais juste parce que la réaction d'un des protagonistes vaut son pesant de cacahuètes :P

 

Ce film traite un sujet similaire à Gone Girl, ce qui va surement noyer l'intérêt des gens qui se dirigeront vers le film de Fincher, ce qui n'est pas surprenant car le cinéma d'Araki n'est pas un genre qui peut plaire à tout le monde.

 

Pour une fois, Shaylene Woodley ne m'a pas insupporté, je trouve cette actrice assez vite et monoexpressive en général et ça tombe bien, le rôle qu'elle tient est exactement son autoportrait.

 

Bref, je le conseille aux gens qui ne sont pas rebuté par l'aspect des films indépendants (bien que White Brid soit finalement assez mainstream).

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Vu White Bird

 

L'histoire se suit sans déplaisir, mais sans rebondissement non plus, les ficelles sont faciles, c'est plutôt lent mais pourtant on ne s'ennuie pas non plus. Le point d'ancrage du film sont les flashbacks avec Eva Green qui est tout simplement folle dans ce film, effrayante, même si son jeu n'est pas toujours juste.

 

 

Elle en fait sa spécialité ces derniers temps, de jouer des personnages un peu fous ou bien de jouer les méchantes dans les blockbusters.

Ca ne lui va pas du tout je trouve, depuis quelques films elle m'énerve pas mal cette actrice. J'aime pas son air de méchante, je trouve que ça le fait pas. Elle lève toujours le menton avec un espèce de sourire sur son visage... J'ai du mal à la prendre au sérieux.

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Tu ne vas pas l'aimer dans White Bird :P

Elle joue le mépris d'une façon limite parodique...  Quand elle joue la folie, son jeu est assez proche de celui qu'elle avait dans Dark Shadows. Je ne la trouve pas toujours bonne, mais il y a une scène où je trouve que ça fait mouche.

 

Par contre, si vous vous le demandez, oui, cette fois encore elle est nue dans le film ;) (comme dans 90 % de sa filmographie). 

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Par contre, si vous vous le demandez, oui, cette fois encore elle est nue dans le film ;) (comme dans 90 % de sa filmographie). 

 

C'est à se demander si elle n'est pas engagée que pour ça parfois  :lol:

 

Je pense en effet qu'elle va pas me plaire encore dans son rôle... Pourtant je l'avais adoré dans Casino Royale à l'époque, et même dans Kingdom of Heaven je la trouvais pas mal. Mais depuis sa filmo est très très limitée  -_-  elle a fait peu de films au final à travers les années, mais elle prend souvent les mêmes rôles. Rôles pour lesquels elle n'est pas vraiment faite je trouve  ^_^  tout le temps à jouer la méchante avec son expression faciale un peu mystérieuse...

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J'ai toujours hésité à me lancer dans le cinéma de Dolan, peut-être parce qu'il était encensé par un certain Durendal :lol:

 

Ses critiques me laissent souvent perplexes... par contre celle sur Mommy était moyenne alors que le dernier Transformers l'a éclaté. ^_^

 

 

Je sors de Mommy.

Juste exceptionnel ce film. Un coup de maître. Magnifique. Bouleversant.

Je n'ai franchement pas les mots pour faire une critique de ce film.

Courez le voir et le revoir, c'est tout !

 

Mais faut poster dans la section "à conseiller" alors !!! :D

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Annabelle 

 

De ce que j'ai vu c'était vraiment archi nul, puis trop de bordel dans la salle, je suis sorti. Ca jouait uniquement sur les Jumpscares, entre deux dialogues moroses. A des années lumières de Conjuring.

 

 

 

Délivre nous du mal

Je n'attendais vraiment rien du tout de ce film qui s'avère pourtant assez surprenant. Surprenant dans le sens où on se laisse facilement happer dans l'histoire, on se laisse facilement prendre dans cette enquête. Les acteurs y sont pour beaucoup je pense : Eric Bana est un gars qui ne choisit vraiment pas bien ses rôles mais qui est malgrés tout bourré de talent. Et tout ceux qui ont vu comme moi la série Carlos, savent qu'Edgar Ramirez est aussi un acteur brillant. Donc le casting fait la force du film.
Beaucoup de sursauts dans ce film je trouve, une ambiance glauque à souhait. Ceci dit le film ne marquera pas du tout le genre, et est aussitôt oublié après l'avoir vu. Mais n'empêche que dans une soirée de l'horreur comme celle à laquelle je participais, il passait plutôt bien ce film. On se laissait bien prendre dans le film, l'ambiance était bien là, les Jumpscares étaient assez nombreux... De quoi faire planer une ambiance d'Halloween dans la salle. 

 

 

 

Massacre à la tronçonneuse (1974)

 

On comprend d'office son statue de film culte. Tout les codes du genre sont là, Tobe Hooper mettait énormément de choses en place avec ce film. C'est un pilier du genre. Ceci dit, qualitativement, le film ne m'a pas tellement impressionné. Il faut remettre le film dans son contexte d'époque pour comprendre pourquoi il est devenu un classique au fil du temps, mais ce n'est pas pour autant que je le trouve exceptionnel. Je dis vraiment rarement ça, mais je trouve qu'il a pris un sacré coup de vieux ce film. Et pourtant je trouve que des vieux films comme l'Exorciste ou Evil Dead sont indémodables.

C'était le troisième film de la soirée, je commençais donc à fatiguer un peu (il était 1h10 au lancement du film), mais je n'ai pas tellement réussit à rentrer dedans. il ne m'a pas foutu la frousse, il ne m'a pas tellement fait vibrer. Mais il reste tout de même des scènes vraiment marquantes, et une entrée du genre dans une nouvelle ère grâce à ce film. C'était plaisant à voir sur grand écran, même si je n'ai pas trouvé la restauration numérique du film magnifique.

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Petite séance ciné ce soir, et vu Le Labyrinthe !

 

Et franchement surpris, je m'attendais à un bon film mais avec un lissage ado vu le casting, au final c'est plus "mature" qu'il n'y paraît, et l'acteur de Teen Wolf s'en sort très bien, pas de temps mort et les effets spéciaux du labyrinthe sont vraiment bien fait !

2-3 petis bémols mais c'est du détail !

 

Je recommande  ;)

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La Règle du jeu de Jean Renoir (1939)

 

Heureux au jeu, malheureux en amour

 

  Comment un film, qui fut autant décrié à sa sortie en 1939, tant par la critique que par le public, dont les négatifs ont été remontés et même détruits, a pu devenir aujourd’hui  l’un des meilleurs films de l’histoire dans différents classements.

  Quand le Marquis de La Chesnaye décide d’inviter des mondains dans son château de la Colinière pour le week-end,  afin d’organiser une partie de chasse en Sologne, il ne s’attend pas à ce que son ami Octave, l’ami d’enfance de Christine, propose d’inviter André Jurieux, un aviateur qui avait traversé l’Atlantique par amour pour elle, mais qui est devenue la femme du marquis.

  Dans ces années 30, Renoir est déjà confirmé comme un réalisateur de talent avec des réussites tel que La Vie est à nous (1936), La Grande Illusion (1937) ou La Bête humaine (1938). Mais La Règle du jeu est sans doute le film qui a été le plus compliqué à réaliser pour le cinéaste. Dans le contexte d’une France qui allait vers un avenir incertain, Renoir prend comme scénario de son film deux pièces théâtrales, Le Mariage de Figaro et surtout Les Caprices de Marianne. Pour le choix de ses acteurs, Renoir va faire de nombreux changements : Simone Simon, Jean Gabin ou Claude Dauphin refuseront les rôles pour être remplacés  par Nora Grégor, Roland Toutain et Marcel Dalio. Entre des problèmes de casting, la dégradation de la situation en France qui pose des problèmes de tournage et la réception catastrophique du film en juillet 1939 allant jusqu’à son interdiction en septembre de la même année va démoraliser Renoir. Finalement, le film ne ressortira que 20 ans plus tard, avec un nouveau montage, et aura le succès que l’on connait aujourd’hui grâce aux jeunes réalisateurs de la Nouvelle Vague. 

  Si on met de côté l’intrigue du film qui est très conventionnel, ce qui frappe, c’est surtout la façon dont il utilise ses personnages dans les différentes séquences : tous leurs faits et gestes sont mis en avant, les personnages se croisent dans les couloirs, leurs situations sentimentales éclatent au grand jour (la présence de l’automate est à mettre en parallèle), se mêlant avec la décadence d’une classe sociale à l’aube de la 2nde Guerre Mondiale. Guerre mise en avant par la célèbre scène de la chasse aux lapins qui va montrer les personnages sous un autre jour. Avec tous ces éléments mis bout-à bout, Renoir filme ce « vaudeville » avec une caméra tout en finesse et en fluidité. Mélange des genres réussis entre gaieté, humour et drame où le théâtre tient une grande place, Jean Renoir brillant en Octave réussit un pari qui n’aura pris effet que bien des années après.

 

  Film le plus ambitieux de Jean Renoir, doit-on dire qu’il mérite sa place parmi les meilleurs films de tous les temps ? Peut-être pas complètement (scénario trop facile, des personnages pas tous parfaits) mais il a une force qui ne laissera pas indifférent. Des scènes magnifiques, comme celle du théâtre et de la danse macabre, en font un film à recommander à tous ceux qui aiment le vrai cinéma français !

 

8/10

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Pas d'interstellar encore pour moi (séances complètes... -_- ) mais un deuxième visionnage de Mommy à la place.

Que dire... Si ce n'est que c'était encore mieux que de le voir la première fois. Un film vraiment bouleversant et terriblement original. C'est une des grosses pépites de cette année 2014, vraiment à voir sur grand écran.

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Pas d'interstellar encore pour moi (séances complètes... -_- ) mais un deuxième visionnage de Mommy à la place.

Que dire... Si ce n'est que c'était encore mieux que de le voir la première fois. Un film vraiment bouleversant et terriblement original. C'est une des grosses pépites de cette année 2014, vraiment à voir sur grand écran.

 

Copieur ! :P

 

Moi j'ai RDV lundi pour un 3ème (et dernier) visionnage... :blush:  :love:

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Pas d'interstellar encore pour moi (séances complètes... -_- ) mais un deuxième visionnage de Mommy à la place.

Que dire... Si ce n'est que c'était encore mieux que de le voir la première fois. Un film vraiment bouleversant et terriblement original. C'est une des grosses pépites de cette année 2014, vraiment à voir sur grand écran.

 

Copieur ! :P

 

Moi j'ai RDV lundi pour un 3ème (et dernier) visionnage... :blush:  :love:

 

 

J'avoue !  :P  j'étais avec ma copine, elle ne l'avait pas vu et Interstellar était complet alors c'était un super second choix  ^_^

 

En tout cas les émotions sont toujours là, tout comme au premier visionnage ! Je n'aime pas tellement voir des films plusieurs fois au cinéma, mais celui-là passe vraiment à merveille. J'irais pas une troisième fois t'inquiète pas  :P bien que... J'irais bien avec toi le revoir  :lol:  mais bon on habite pas tellement à côté  ^_^

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La prochaine fois je viserai le coeur - je ne sais pas si je le conseillerais car il a un aspect très "film français" (qui rebute beaucoup de monde ici).

Pour autant, le film n'en est pas inintéressant. On suit donc Canet dans le rôle d'un serial killer qui ramasse des auto-stoppeuses pour finir par les tuer en leur tirant dessus. Aussi simple que ça, sauf que le serial killer est également gendarme et qu'il enquête donc sur ses propres crimes. Le film n'est ni dans l'empathie, ni dans le jugement, et revêt un aspect quasi documentaire dans la manière de suivre ce gendarme dans ses errements. 

Un gros bémol cependant et ça rejoint ma première phrase, le film est franchement moche. C'est sans doute voulu, le film se passant durant l'hiver 78 dans l'Oise. Donc tout est forcément moche, grisâtre, pluvieux, brumeux et vieillot. Quel cliché ! Un parti pris qui m'a derangé car la réalisation est vraiment très bonne (certains meurtres sont mis en scène de manière originale), mais la photo gâche vraiment ce plaisir. J'ose même pas imaginé ce qu'un tel thriller aurait donné entre les mains (au hasard) d'un Fincher.

À noter, une performance glaçante de Canet, qui est dans un rôle parfait pour casser son physique de gendre idéal. Il fait franchement peur dans la dualité qu'il incarne. 

Edited by joubou57
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Disons que dans la veine des thrillers français, il est vraiment très bon dans sa manière de raconter et de filmer. L'originalité de l'histoire (un gendarme qui enquête sur ses propres meurtres) aide beaucoup, bien que ce soit tiré de faits réels. Le film aurait pas été si moche (ça fait limite téléfilm par moment quand même), j'aurais été vraiment super emballé. C'est un "dommage" au final. Du coup, autant le voir tranquillement j'ai soi oui. ^_^

 

Quant à Canet, j'avais pas particulièrement d'antiphatie ni même de sympathie pour lui en tant qu'acteur avant ce film (sauf en tant que réal où j'ai vraiment beaucoup aimé ses 3 réalisations françaises), mais il m'a surpris en bien dans ce rôle-là. Du coup, je regrette un peu d'avoir loupé le dernier Téchiné où il avait également un rôle ambigu. Je trouve que ça lui va mieux ce contraste entre un physique très propret et un caractère pas toujours très bien sous tout rapport. :)

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