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Tout ce qui a été posté par CyberInflames
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Y a des scènes typiques d'Alien/Prometheus (la tempête de sable/débris), le casting d'Interstellar et une approche assez réaliste à la Gravity. Pourquoi pas...
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Yeap, mais ça dit bien que ça ne lit pas en région B De toute façon, il devrait être édité sous peu pour nous : Et sinon, y a quelques magouilles à faire pour le lire : http://www.amazon.co.uk/review/R2YJ6QZQDQ6O0H/ref=cm_cr_pr_perm?ie=UTF8&ASIN=B00J5LXMTG
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Quand je l'avais vu au cinéma l'an dernier, il m'avait fait bonne impression. Après, comme je l'ai dit, j'adore le perso (une passion de père en fils ) et la ferveur du moment m'a probablement fait occulter quelques défauts. J'avais trouvé les scènes d'action impeccables, et j'aimais bien le Parker de Garfield. C'était un cran au-dessus du précédent pour moi qui n'était pas si mauvais, juste redondant. Mais c'est vrai qu'à lire par la suite tous les déboires dévoilés sur le film et la prod, ça donne un petit goût amer. Donc à revoir.
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Je suis un fanboy de Spider-Man à la base j'ai hésité à mettre TASM2, mais je vais attendre de le revoir avant de l'intégrer (ou pas) à mon classement. La 10ème place s'est jouée entre Man Of Steel, Batman Begins et Les Gardiens de la Galaxie.
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Le blu-ray est que région A par contre, donc attention pour la comaptibilité. Et oui, il est sorti il y a quelques mois déjà. Je ne sais pas, par contre, comment ils se sont arrangés avec la veuve lunatique de Moebius. Paraîtrait qu'ils ont dû couper quelques présentations du story-board, ou alors ils lui ont filé un gros chèque.
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Facile : Spider-Man 2 The Dark Knight Watchmen X-Men: First Class X-Men: Days Of Future Past Iron Man Avengers Spider-Man Kick-Ass Man Of Steel
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Docteur Folamour : Je ne m'attendais pas à rire devant un film de Kubrick. Pourtant, Docteur Folamour emploie superbement humour noir et absurde pour émettre une satire de la guerre froide, la bombe nucléaire, et autre théories scientifiques de l'époque. Kubrick use vraiment de tous les angles de son sujet pour amener la dérision, à tous les fronts, et sur un rythme plutôt pêchu. Par ailleurs, la mise en scène est très propre, offrant un noir et blanc stylisé dans ses contre-plongées et jeux d'ombres sur les visages ; le tout à travers un ratio de 1.66 qui revêt presque du format Imax et rend les scènes plus grandioses, notamment cette salle de guerre, ou alors les séquences du bombardier. Mémorables, aussi, sont les acteurs. En particulier George C. Scott, et ses expressions faciales grotesques et hilarantes qui appuient le ridicule du film (malgré lui), ainsi que Peter Sellers, contraint de jouer trois personnages aux caractères bien distinctifs, qui font tout le sel de certaines scènes. Toute cette harmonie d'extravagance et de simplicité rend ainsi l’œuvre foncièrement fascinante. Jodorowsky's Dune : Ou comment le cinéma est passé à côté du plus grand film de science-fiction (planet/space opera) de tous les temps - prod. française qui plus est. Jamais on a vu un casting aussi prestigieux, que ce soit le réal (Jodorowsky), la conception artistique (Moebius, Foss, Giger), les FX (O'Bannon), les acteurs (Welles, Carradine, Dalí (!), Jagger), ou encore la musique (Pink Floyd, Magma). Le film retrace le rêve d'un homme, le dévouement extrême de Jodorowsky pour son œuvre, toujours dans une volonté artistique suprême (surréaliste, métaphysique, spirituelle). Raconté principalement par le Chilien, ce documentaire impressionnant revient sur tout le développement de Dune, avant qu'il ne soit relégué à David Lynch. On y trouve les illustrations avant-gardistes des vaisseaux, de l'architecture, ainsi que des séquences animées du story-board gargantuesque (3000 dessins). En montrant ces concepts précurseurs, repris par d'autres œuvres majeures du genre (Scott, Lucas, Cameron, Spielberg,...) malgré l'abandon du film, ce fantasme de Dune en devient passionnant, et presque frustrant. La Dernière Marche : Il existe plusieurs films sur la peine de mort aux États-Unis, souvent inspirés de faits réels, et majoritairement établis comme des plaidoyers contre celle-ci. Avec La Dernière Marche, Tim Robbins ne déroge pas vraiment à la règle, même si on apprécie l’approche relativement neutre dont il fait preuve. À travers le personnage de la sœur Helen Prejean, il explore la vision des deux partis, celui des familles des victimes et celui du condamné Matthew Poncelet qui, s'il n'est pas innocent, est tout de même sous le joug d'injustices sociales et juridiques. Le film est également très marqué par la foi catholique, qui semble être le seul échappatoire de Matthew. Peut-être aussi parce qu'il est tiré des écrits de la sœur Helen qui a apporté un soutien spirituel à ce prisonnier. Le duo Sean Penn/Susan Sarandon est très juste, et forcément émouvant lorsque l'on s'approche de l'issue fatidique, élevée par une musique évangélique jusque là très discrète. L’œuvre demeure néanmoins calibrée dans sa réalisation, qui manque un peu d'éclat, et très américain dans ses thèmes et son pathos. Lincoln : Le film aurait dû s'appeler "Le 13ème Amendement" tant Lincoln apparaît être un personnage secondaire dans ce long-métrage à son nom. C'est aussi extrêmement fastidieux. Spielberg sert une réalisation pompeuse, millimétrée pour les Oscars, tout comme le thème qui ravive les valeurs civiques américaines. Son œuvre est froide, sans aucune passion, ni spontanéité. Par contre, la reconstitution d'époque est très réussie et Daniel Day-Lewis est un grand acteur. Mais il y a tellement de personnages, de noms, de têtes connues, qu'on ne trouve guère figure emblématique à laquelle se rattacher. La musique de Williams est aussi inexistante, laissant encore plus sentir la longueur du film. Dans certaine scènes les persos racontent leur vie, alors que Spielberg met constamment la politique en avant ; ce n'en est que plus ennuyeux et lourd. Et puis, l'ensemble est incompréhensible si l'on n'est pas un minimum passionné de l'histoire/la politique américaine. Un reportage judicieusement récité aurait été nettement plus intéressant que toute cette dramatisation fallacieuse.
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Intéressant ! Garfield et Shanon en lead en plus
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An American Crime : An American Crime, c'est la première - ou deuxième selon l'ordre de sortie - adaptation de cette histoire malsaine qui a secoué la ville d'Indianapolis en 1965 : l'affaire de la séquestration et torture de la jeune Sylvia Likens par sa "nourrice" Gertrude Baniszewski, ses enfants, et même ceux du voisinage. The Girl Next Door traitait déjà du sujet, et même si sa retranscription était plus lâche dans les noms et les faits, elle était également plus fidèle. Dans celui-là, on a l’impression que le réalisateur hésite entre docu-fiction et interprétation purement cinématographique. Le film est raconté par l'intermédiaire de la reconstitution du procès de Gertrude, mais il y a une scène en particulier qui casse ce parti pris. Pareillement, la violence de l'histoire reste très mesurée, même si l'on a aucun mal à s'imaginer l'horreur vécue par cette ado. Le plus alarmant étant sans doute l'implication d'autant de personnes, et l'inaction d'autant d'autres. Au final, ce long-métrage ferait presque passer cette affaire pour un fait divers banal, alors qu'il s'agit d'un drame d'une rare cruauté. Samurai Commando - Mission 1549 : Le titre fait peur, le scénario aussi : un escadron de soldats retourne dans le passé sauver un régiment disparu dans cette même faille deux an plus tôt, au temps des samouraï. Sans surprise, ça nous vient du pays du Soleil-Levant, et c'est surtout une adaptation d'un manga, lui-même basé sur un film d'action japonais des années 70. Il ne faut certainement pas s'attendre à du grand cinéma. C'est le genre de longs-métrages produits en pagaille par les studios Toho, et faisant office de film de début d'après-midi par chez eux. Visuellement, ce Samurai Commando donne l'impression d'avoir été tourné il y a trente ans ; l'image est terne, et la réalisation fade. Les effets spéciaux sont cheap pour un film qui date de 2005, mais c'est typique de ce genre de production. On peut aussi parler des personnages convenus, des scènes d'action brouillonnes, et autres effets dignes d'une bonne série B. Néanmoins, ça ne se suit pas trop mal pendant 90 minutes, et le film tente d'amener un petit peu de réflexion, au-delà de l'action bête et méchante, qui lui fait valoir la moyenne. Midnight Express : Difficile pour ce film d'avoir autant d'impact maintenant qu'en 1978. Adaptant l'histoire de William Hayes, emprisonné pour possession de haschich en Turquie, il y a cette volonté de montrer les conditions de vie barbares en prison, même si depuis, on a vu pire sur le sujet. Dans Midnight Express, on a même l’impression que William y trouve ses petites habitudes derrière ces barreaux souvent ouverts. Il plane néanmoins un certain malaise, du fait des dialogues en turc non sous-titrés qui oppressent dans l'incompréhension, et évidemment la musique de Moroder, avec un thème principal aux accords sombres et inconfortables, même si le synthé dénote avec certaines scènes. Côté réal, malgré quelques plans forts (et ce leitmotiv des portes qui se ferment), c'est assez classique. Brad Davis, par contre, honore le film d'une excellente prestation, atteignant son paroxysme dans la folie de la deuxième heure, car passé la scène d'intro, et quelques sursauts violents, on traîne un peu la patte pendant une heure avant d'atteindre le tournant fatidique du long-métrage. Le Discours D'Un Roi : C'est avant tout le récit de Roi George VI face à son complexe majeur : son bégaiement, résultant en une profonde anxiété à parler en public. Le long-métrage n'est pas pour autant académique et sur-dramatique ; on en vient même à rigoler quelques fois, grâce à cette opposition des classes entre la royauté et cet expert linguiste des bas quartiers du pays, qui ne prend pas de pincettes. Colin Firth excelle dans sa représentation du roi et Geoffrey Rush lui donne joliment le change. Le rythme du film se crée ainsi de cette relation sensible entre les deux hommes, en un temps de crise dans la famille royale. Hooper porte l'histoire par une réalisation splendide ; la caméra est gracieuse, les jeux de focales subliment les décors (abbaye, intérieurs classieux et chatoyants, papiers peints, extérieurs embrumés) tout en mettant en exergue les émotions des personnages, primordiales. Par ailleurs, la photo contemporaine magnifie cette reconstitution d'époque et lui offre un cachet authentique, qui transforme le film en un réel mouvement symphonique.
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J'en ai pas trouver un seul sur ebay ! Boh, ça va, 90 centimes (pour l'instant...) http://www.ebay.fr/itm/Marvels-The-Art-Of-The-Avengers-/261907460760?pt=LH_DefaultDomain_0&hash=item3cfae6b298
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Les gens sont betes, mais c'est tellement drôle (article en anglais, mais rien de compliqué, c'est des photos) http://birthmoviesdeath.com/2015/05/27/mad-max-fury-roads-warboys-leave-the-best-amazon-customer-reviews
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Peti récap des derniers jours : Out Of The Present : Malgré son titre évocateur et sa volonté de raconter l'histoire du cosmonaute Sergeï Krikalev, bloqué pendant dix mois dans la station spatiale MIR, alors que l'URSS s'effondre, en 1991, ce documentaire est clairement décevant. Jamais il ne réussit à exploiter ce sujet, à part montrer une routine qui perdure en dépit d'un événement de cet ampleur rendu minime hors de l'échelle terrestre. Le montage est inexistant, et il n'est pas toujours évident de comprendre le contexte avec des dialogues succincts et une voix-off rare, avare en explications. La qualité vidéo est assez mauvaise comparée à un For All Mankind sorti sept ans plus tôt. On y voit le déroulement complet d'une mission, ainsi que quelques plans sympas de la Terre et de la station sur une affreuse musique Psybient. Il y a aussi deux scènes numériques moches qui refont des séquences clés de 2001 et Solaris, sans raison. Mais le docu ne s'attarde jamais sur le cœur du sujet, soit les questionnements et réactions de Krikalev pendant le putsch (dévoilé en 5 min de film amateur), ainsi que son isolation spatiale. Following : Ce premier film de Christopher Nolan est tout de même impressionnant, tant on sent le réalisateur complètement dédié à la construction scénaristique de son œuvre. C'est un long-métrage un peu court, puisque dépassant tout juste une heure, mais il emploie chaque minute à bon escient pour peaufiner son montage et son histoire. Comme Aronofsky à ses débuts, Nolan opte pour un film en noir et blanc, qui a un avantage de coût - on voit d'ailleurs que c'est un peu cache-misère. Toutefois, ce choix renforce l'intrigue, typiquement néo-noir, avec son ratio de 1.37, même s'il est parfois étonnant de voir des objets modernes dans un style visuel aussi obsolète. Une œuvre déjà marquée par la sournoiserie de Nolan et de son montage alambiqué, non-chronologique, entrelaçant quatre trames temporelles. La musique de David Julyan sied bien au côté mystérieux du film, fascinant même dans ses concepts de stalking, matérialisme et manipulation. Fort en surprises, Following dévoile les premiers pas d'un réalisateur très adroit pour jouer avec son spectateur intelligemment. Millions : Une fable contemporaine dans le style typique de Boyle, et sur son thème de prédilection : le rapport à l'argent. On pourrait même y voir une version familiale de son Petits Meurtres Entre Amis - des enfants trouvent un sac d'argent, et leurs décisions vont entraîner moultes péripéties. Sauf qu'avec Boyle, cette simple comédie devient plus profonde, parfois même d'un sérieux déconcertant. Vue à travers l'esprit innocent et catholique du jeune Damian, l'histoire revêt alors d'épisodes fantastiques, dignes de l'imaginaire d'un enfant. La photographie colorée et pétillante de Dod Mantle personnifie très bien cet état d'esprit, tout comme la mise en scène dynamique de Boyle, ses plans en mouvement perpétuel, ses cadrages toniques, et ses extravagances entre les genres, le tout sur fond de Rock, musique orchestrale, et compos plus sensibles de John Murphy. Le réalisateur britannique revisite ainsi la comédie familiale en une réflexion mature sur l'argent, avec un humour délicieusement British ; une autre œuvre de qualité dans une filmographie riche, diversifiée et cohérente. Le Roi Et L'Oiseau : Un des tous premiers films d'animation français, surtout si l'on considère la version de 1953. En 1980, Grimault sort cette version définitive, aux antipodes du standard Disney de l'époque. Ce long-métrage laisse le conte de fée de côté pour une aventure dénonciatrice et sociale, à la frontière du steampunk. Entre animaux qui parlent, sculptures et peintures qui s'animent à la nuit tombée, et machines futuristes, il y a une réelle créativité dans la conception de ce château farfelu, de sa ville gracieuse en surface inspirée de Venise, et de son village souterrain propre au travail et à la servitude d'un roi mégalomane et de son culte de la personnalité. Les époques et les genres se mêlent, créant une véritable fresque aux tableaux affolant d'inventivité et de détails dans l'animation et les décors. On peux regretter un manque de poésie, certainement voulu par ces couleurs plutôt ternes, et les thèmes représentés. Le ton du film est assez dur, satirique, mais se glisse astucieusement dans cette ambiance fantasque, vue différemment par les enfants, ou les plus grands. Les Chariots De Feu : Les Chariots De Feu retrace l'histoire de deux athlètes britanniques - Eric Liddell et Harold Abrahams - qui ont brillé lors des Jeux Olympiques de 1924. Pourquoi ces deux hommes en particulier ? Il n'y a pas vraiment de raison, si ce n'est que le premier se sentait investi d'une mission divine, et le second recherchait la gloire pour mettre à bas les préjugés. Des convictions fortes, bien trop dissipées pendant la première heure du film, qui revient sur leurs jeunes années avant leur qualification, et peine à ériger leurs motivations en ligne directrice. Cette construction de background se révèle du coup assez ennuyeuse, malgré la belle interprétation des acteurs, qui se dépassent même dans la course. Évidemment, le film cherche avant tout à parler de l'homme plutôt que de leurs exploits ; ce ne sont malheureusement pas des récits sensationnels dans le milieu. Le rythme en pâtit donc, face à des séquences de course généralement superbes. Disons que la réalisation est hautement maîtrisée, et que Vangelis bénie chaque scène puissante d'une musique d'exception.
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Merci pour les retours
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Ce délire ! En même temps, c'est lui qui disait qu'il avait conçu son film pour qu'il puisse être compris même sans sous-titres.
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Au cous des deniers jours ; trois excellents films en leur genre, une bonne surprise, et un navet abyssal : Strange Days : Sur fond d'escalade des violences urbaines et sociales, et de prophéties du passage au nouveau millénaire, Kathryn Bigelow nous entraîne dans un récit d'anticipation pessimiste qu'on jurerait sortir de l'imaginaire de K. Dick. Dans un futur proche pré-dystopique, où les influences cyberpunk et le rythme haletant confèrent un vrai sentiment de chaos à l'œuvre, Ralph Fiennes y incarne un ex-flic donnant dans le trafic de réalité virtuelle, et se retrouvant dans le collimateur d'un tueur qui lui envoie ses enregistrements pervers. Bénéficiant d'une réalisation bluffante, notamment pour les plans séquences subjectifs, l'intrigue se dévoile par étape, connectant différentes strates d'un scénario culminant en un climax intense. Derrière ce thriller noir de science-fiction, Bigelow étaye ainsi une critique sociale, mais aussi technologique, du fait de vivre par procuration. Strange Days est un de ces films trop peu connus mais précurseurs, et incroyablement sombre dans ses propos et thèmes majeurs, habilement mis en scène dans une réelle ambiance de fin du monde. Paranormal Activity : Ce film, qui se vendait un peu trop comme un énième Projet Blair Witch sans saveur, est finalement un bonne surprise. Il faut dire qu'il n'a pas ce que la plupart de ces films d'esprits ont : les sempiternels même clichés. Bien sûr, il y a les critères habituels du genre, comme la manifestation crescendo, mais on passe outre les apparitions physiques de ces créatures, l'incrédulité des parents face à leurs enfants, ou le toujours très ridicule dernier acte d'exorcisme. Malgré des jump scares faciles, l'ambiance parvient à être prenante, et même le style found footage trouve un intérêt et permet une immersion rapide dans le quotidien de ce couple. Le problème des esprits est d'ailleurs abordé dès les premières minutes, sans pour autant chercher à l'expliquer au cours du long-métrage. Le mystère est de rigueur, et cette présence invisible et menaçante offre son lot de frissons, surtout lors des déambulations nocturnes dans la maison, seulement éclairées par la lampe de la caméra, et livrées aux bruits ambiants. Et la fin originelle était toute aussi excellente. Collateral : Collateral a été un des premiers films tournés en grande partie en numérique, et ce format se ressent à travers quelques scènes à l'aspect plus "caméscope" qui offrent alors une image hybride, mais presque plus intime. Car Collateral est également un grand thriller néo-noir, signé Michael Mann, dont le style unique apporte une aura magnétique à son œuvre. Certes, on y trouve des ficelles classiques, ou des coïncidences et deus ex forcés, ainsi que des situations invraisemblables. Néanmoins, l'ambiance que le réalisateur instaure, de par ses plans nocturnes, son esthétique aux lumières stylisées, ses choix musicaux judicieux entre Lounge, Jazz et Rock, tend vers l'onirisme. La nuit qui englobe Los Angeles est alors personnifiée, fendue de part et d'autres par un taxi, pris en otage par Vincent, un tueur à gage sans pitié joué par un Tom Cruise époustouflant. Jamie Foxx lui renvoie également une prestation solide, dans des échanges verbaux intenses, et cette alchimie destructrice s'avère être une des pièces maîtresses du film, tenant en alerte jusqu'à un finale percutant. V/H/S: Viral : D'abord six, puis cinq, et maintenant seulement quatre courts-métrages dans ce troisième opus de V/H/S. Plus ça va, moins ça dure. Et si la saga avait remonté un cap avec le 2, elle s'ébranle ici de façon affligeante. Trois courts sont diffusés à la suite, entrecoupés de scènes d'un quatrième, sans qu'il n'y ait de logique derrière. Cette trame considérée comme principale est incompréhensible, entre camion de glace, chaos urbain et scènes de vie chiantes. Le premier court est carrément kitsch et navrant, digne d'un mauvais Chair de Poule, tandis que le troisième scénario est absolument risible, avec des skaters qui dézinguent des morts mexicains à tour de bras. À vrai dire, à part la deuxième histoire, tournée par Nacho Vigalondo - qui vire malheureusement vite au bon navet de série Z, malgré sa bonne idée - les autres sont réalisées par de complets amateurs. Tout est atrocement filmé, les effets sont souvent cheap et laids, le montage est immonde, et même le style found footage est à la ramasse. Ce V/H/S Viral est tout simplement archi-naze, de ce que j'ai vu de pire dans le genre. Kon-Tiki : Thor Heyerdahl est de ces aventuriers les plus ambitieux et téméraires de son époque ; l'expédition du Kon-Tiki en est une preuve. Soixante-cinq ans après, Joachim Rønning et Espen Sandberg décident de recréer cette aventure - filmée par l'équipage pour en faire un documentaire en 1950. Ce qui marque, c'est cette photo absolument sublime, où le bleu profond (océan, yeux) scintille face aux reflets dorés (soleil, cheveux blonds). Par ailleurs, la réalisation essentiellement maritime est merveilleuse, ornée d'une jolie bande-son et de plans mémorables. On trouve tout de même quelques lenteurs, ellipses faciles, et un développement minime pour certains de ces Ryan Gosling norvégiens. Le parallèle avec Life Of Pi est inévitable, notamment pour la survie en mer et ses périples similaires, mais également pour cette dimension mystique, présente dans Kon-Tiki au travers de la puissance de la mise en scène, des phénomènes naturels aux envergures extraordinaires, ainsi que dans la foi des hommes - incommensurable, vacillante - façonnant le devenir de l'expédition.
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Les artbooks, ça vaut le coup ? Ca ne me dit trop rien d'investir dedans. Par contre les Comics qui servent de préquel, ça me semble hyper intéressant ! Ça dépend des personnes. Pour les films qui m'ont plu et avec un univers bien SF avec pas mal de designs particuliers, j'aime bien avoir les bouquins avec les variations de concepts, les idées, les illustrations de scènes qui auraient pu finir dans le film, etc... Pour Mad Max, y a tellement de détails que ça peut etre bien sympa.
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Il faut vraiment que j'achète l'artbook de Mad Max: Fury Road. Et la collection de dessins d'artistes inspirés par l'univers. Et les comics qui servent de prequel sur Immortan Joe, Nux, Furiosa et Max. Ça en fait des bouquins
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Peut-etre avant d'aller revoir Mad Max la semaine pro. Mais pas sur
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Quel abruti ce type : Toujours des arguments niveau zéro et une mauvais foi totale pour essayer de comprendre l'univers du film. Et à côté ça chiale de bonheur devant Lucy
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Dernières acquisitions : autres (amaray, collector etc...)
CyberInflames a répondu à un sujet de scaz dans Les dernières acquisitions
À défaut de racheter le nouveau steelbook de 2001, j'ai opté pour cette édition collector DVD, parce qu'elle est cool et qu'il y a la BO (+ livret et sénitype) que je comptais acheter tôt ou tard : Descriptif détaillé et photo sur ce site (qui m'a donné envie de débourser une dizaine d'euros (neuf sous cello) pour l'avoir) : http://www.leblogdefanaworld.fr/le-pouvoir-aux-fans-2001-lodyssee-de-lespace-collector-dvd-par-will/ -
Oui, idem. Ça fait penser à Life Of Pi, Lovely Bones, Avatar, Pirates des Caraïbes.... mais ça a l'air joli tout plein, et puis y a Hugh Jackman et Rooney Mara
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Petite erreur de lien Bride
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De mon côté : 2010, L'Année Du Premier Contact : Succéder, voire supplanter, 2001 passerait presque pour une hérésie. Ce n'est heureusement pas l'intention de Peter Hyams qui, après s'être fait la main sur Outland, retourne aux abords de Jupiter pour approfondir, expliciter même, le mystère des monolithes, en adaptant la suite littéraire de Clarke. Bien entendu, il n'y a pas le mysticisme visuel, sonore, symbolique de Kubrick, ni son œil visionnaire qui rend cette suite plus vieillotte que son aînée, malgré ses seize ans d'écart. Toutefois, Hyams ne cherche pas à l'imiter - même s'il y fait référence - et conserve une curiosité cosmique de par certains plans contemplatifs superbes sur le système jovien, l'utilisation judicieuse de maquettes (a contrario des films se précipitant sur les débuts des CGI à l'époque), et les compositions synthétiques de David Shire qui parviennent à capter l'essentiel de cette ambiance fascinante et dérangeante. Vouée à être une suite inférieure, 2010 s'avère être une excellente surprise, se bâtissant sa propre identité, son rythme et ses thèmes, tout en apportant une nouvelle dimension à une œuvre culte. Repo ! The Genetic Opera : Pour comprendre la singularité de Repo, il faut s'imaginer une comédie musicale lorgnant vers l'opéra Rock, dans la veine d'un Rocky Horror Picture Show. Comme si un groupe de Rock/Metal gothique/symphonique avait sorti un album concept sur un futur dystopique où les plus fortunés peuvent s'acheter des organes neufs à crédit, et avait décidé de le transformer en un long-métrage musical. Ainsi, le décor futuriste est sombre et technologique, entre indus et néo-gothique, mis en scène à base de filtres multicolores pour s'esthétiser à l'extrême - ce qui donne un côté comic book. On pense parfois même à l’ambiance de Southland Tales. Et, pour ce qui est de l'histoire, pratiquement toutes les lignes de dialogues sont chantées de façon lyrique, ou dans une optique un peu plus Punk/Rock. Il y a un bon rythme, les morceaux sont généralement catchy, et les acteurs ont tout de même travaillé leur voix, mais chaque scène s'éternise de façon théâtrale, et le scénario ne va pas très loin. Au moins, c'est original, un peu crade, et plutôt amusant. Fantastic Mr. Fox : Peu importe le style auquel il s’attelle, Wes Anderson a toujours cette faculté bien particulière de transformer ses films en véritables fables modernes et poétiques, débordantes d'idées, et au rythme irrésistible. Adaptant un livre pour enfant avec des animaux anthropomorphes, Anderson opte pour un style d'animation hybride, à base de marionnettes de fourrure et stop-motion, le tout assisté par ordinateur. Le résultat est pour le moins fantastique et, avec une échelle de taille sans cesse variante, plutôt étrange. Un look qui rappelle les séries des années 70 (Aglaé et Sidonie), et donne au film une ambiance austère, aux couleurs automnales, qui respecte l'époque de publication du livre, dans le plus pur style Andersonien, notamment dans ces travellings en tous genres typiques du réalisateur. Malgré les apparences, le film n'est pas destiné qu'aux enfants ; il regorge d'ailleurs de subtilités qui ne seront comprises que par les plus âgés, notamment dans la myriades de situations burlesques et l'excellente écriture des dialogues, sur un ton résolument léger et équilibré qui se suit avec bonheur. La Famille Bélier : La Famille Bélier réussit effectivement à être sympathique, touchant même, notamment sur deux scènes et, pour une comédie française, c'est déjà un grand pas. De là à considérer Louane comme meilleur espoir féminin, il ne faut pas exagérer. Son talent de chanteuse passe avant celui d'actrice. En l’occurrence, l'excellent François Damiens parvient, lui, à être émouvant. Est-ce bien difficile dans un film sur un handicap ? Surtout lorsque la majeure partie de l'histoire se déroule à l'écart de la surdité de cette famille, qui revient surtout pour quelques séquences drôles dans ses rapports au monde apparemment assez fidèles. Sans cela, tout ce qui concerne les relations des lycéens, cette constance à placer du sexe un peu partout, pour pas grand chose, ou encore la vulgarité excessive du professeur de musique ; c'est la collection de touts les clichés qui font sombrer le cinéma populaire français, racoleur et bien arrangeant. On retiendra les bons sentiments dans ce qui reste, tout de même, un récit sur le passage de l'âge adulte, dans un cadre atypique, mais pas primordial.
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Il y aura sûrement une version longue, et peut-être plus graphique. Miller est quand même passé de 5h sur son montage initial à 2h de film.
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Bizarre, pas de problème particulier avec le doubleur de Hoult de mon côté. ^^ Sinon j'ai écrit une petite critique (un peu plus longue que d'habitude), même si tout a foncièrement déjà été dit dans les retours à chaud de chacun De la volonté d'un metteur en scène à l'imagination et l'optimisme débordants, est assurément née la nouvelle référence du cinéma d'action. Après quinze années de réflexion et de maturité, George Miller conçoit, avec Mad Max : Fury Road, la course-poursuite la plus dantesque et hallucinée du 7ème Art. Les scènes qui ont fait le nerf de sa saga sont ici décuplées pour rendre les deux heures de film totalement démentes. Et, contrairement à ces blockbusters qui alternent action pure (pour exhiber leurs SFX) et (trop) longs temps morts, ce Fury Road ne s'arrête jamais, et se construit dans la déferlante nerveuse de son rythme effréné et crescendo, laissant intrigue et action évoluer de concert. De concert, il en est d'ailleurs clairement question ; il s'agit même d'un opéra post-apocalyptique grandiose. Musicalement, Tom Holkenborg (aka Junkie XL) participe indubitablement à cette ambiance furieuse, agençant ses percussions puissantes et fiévreuses à la symphonie diégétique des carcasses de métal, rythmée par les riffs électrisants d'un guitariste fou et d'un quatuor de batteurs tambourinant des hymnes tribaux sur un mur d'enceintes lancé à vive allure dans cette poursuite pharaonique. Et ce maelstrom démesuré bénéficie d'une réelle direction artistique. Chaque plan est sublime, composé à la perfection, magnifié par une photographie et un étalonnage des couleurs dignes de toiles de maîtres. Aucune seconde n'est laissée au hasard ; Miller a peaufiné chaque instant - même le plus anodin - de son œuvre pour en faire une merveille de mise en scène, de symétrie, de cadrage, et de frame rate (accélérant les scènes simples et ralentissant les plus complexes). Avec cet environnement désertique post-apocalyptique, aux couleurs parfois vidéoludiques - que n'auraient pas renié Ang Lee, ou Zack Snyder - Mad Max : Fury Road est un festin visuel, filmé avec une rare maestria, que ce soit dans les plans larges à tomber, ou au cœur même de l'action chaotique, toujours admirablement compréhensible. Cette mise en scène irréprochable permet une conversion 3D parfaite, à la profondeur phénoménale (des étendues sableuses à perte de vue, l'impression d'être passager de ces bolides en guerre,...) et à la netteté vivifiante. Même avec ce montage dynamique hallucinant pendant des trentaines de minutes, on ne peut déplorer aucun flou, ni crosstalk, ou autre artefact inhérent à la stéréoscopie, qui vient gâcher cette incroyable sauvagerie visuelle. À l'heure où les blockbusters numériques - souvent de piètre qualité sous couvert de faire du spectaculaire - tentent de s'imposer comme la norme du divertissement, Miller use d'effets spéciaux pratiques, et crée un ballet acrobatique d'une virtuosité incomparable. Dans ce Mad Max, il n'y a pas de destruction mondiale, mais tout y est réel (enfin, à 90%) et viscéral ; les lois de la physiques sont tangibles, les explosions ébouriffantes, et les cascades spectaculaires. Le réalisateur australien parvient à capter la beauté intrinsèque à toute cette ferveur haletante. Malgré une action omniprésente, on se prend d'empathie pour ces personnages qui veulent juste survivre, et doivent rester forts. Il n'y a pas d'amourette, ni de faux sentiments, les dialogues sont minimalistes, et l'image parle d'elle-même. Pour autant, chaque phrase n'est pas un one-liner, et l'humour - parfois bien noir - sait être présent et opportun. Les acteurs sont totalement investis et mis à rude épreuve, à l'instar du War Boy illuminé qu'interprète Nicholas Hoult. Max n'est finalement pas le personnage principal, en dépit d'un Tom Hardy très juste en animal solitaire coriace, mystérieux, mais toujours humain dans le fond. Il se retrouve simplement entraîné dans cette chevauchée infernale, menée par Furiosa, sous les traits d'une Charlize Theron impressionnante de hargne et de charisme. Même les persos secondaires apparaissent travaillés et variés dans leur comportement (Immortan Joe, Rictus Erectus). Car George Miller ne se contente pas de revenir à son univers d'il y a trente ans ; il le réinvente, l'enrichit à l'extrême et le transcende de créativité. Le monde, dans Mad Max, a changé. La civilisation a régressé, dominée par des bandes de barbares endoctrinées qui se battent pour l'eau, le pétrole, et autres convoitises insolites. Chaque ruine du passé sert de fondement à ce nouveau mode de vie. En ce sens, les accessoires, costumes et designs, la récupération de vestiges métalliques dérivés de leur emploi originel - tout est bon pour faire un arme, renforcer un véhicule ou raccommoder un infirme - ou même les principes de ces civilisations, leurs traditions et croyances, ou la novlangue de ce futur primitif (mention à la VF pour avoir su en rendre les nuances si délicieuses), abondent d'une richesse de détails. C'est une nouvelle mythologie méticuleuse et complète, poussée à son paroxysme. Après tout, le réalisateur a participé à façonner ce post-apocalypse froid et désolé au cinéma. Dans la même franchise, il revient désormais à contre-courant, avec une vision novatrice du genre, désormais coloré et à la beauté sans équivoque, mais tout de même déjanté et suintant une violence impitoyable. Ce Mad Max : Fury Road, c'est un cinéma d'action opulent et déchaîné comme l'on en a rarement vécu. Le film regorge d'énergie, et se révèle bien plus épique et féroce que ses bandes-annonces. C'est un tour de force rafraîchissant dans un genre qui n'était devenu que blagues potaches et effets numériques bien souvent plus excessifs que crédibles. Ce long-métrage revient à l'essence du film d'action, s'assumant tel qu'il est, prenant la dégénérescence de la civilisation humaine comme leitmotiv, et ne prétendant pas philosopher sur des thèmes qui dépassent son format. George Miller réinvente tous ces/ses codes, dans un univers post-apocalyptique fourmillant d'inventivité et d'originalité, résolument spectaculaire, Rock’n’roll et jouissif, et assène ainsi une sacrée leçon de cinéma.
