Vu White Bird
Film qui raconte la vie d'une adolescente après la disparition soudaine et inexpliquée de sa mère (jouée par Eva Green).
Récemment lancé dans le cinéma de Gregg Araki depuis que j'ai vu Mysterious Skin et Kaboom, qui sont assez originaux, colorés, débridés, hors normes. Donc ce nouveau film m'a intrigué.
Je n'ai vu que 3 films d'Araki avant celui-ci et je dois dire que ce dernier est déroutant quand on a vu les précédents.
Ce film-ci adopte un point de vue plus réaliste et moins fantasque que ce que j'ai déjà pu voir du réalisateur. Ok Mysterious Skin est assez réaliste, mais reste bien fantaisiste dans son approche. Cela dit ce nouveau métrage reste bien dans ses thématiques: l'adolescence débridée, les personnages légèrement tarés.
Visuellement, tout est nickel, c'est bien tourné, bien mis en scène, une image nette. Un ton peut-être un peu clinique par rapport aux films précédents, mais ce n'est pas pour déplaire. Seulement, on est bien loin de l'originalité, cela est peut-être dû au fait que ce soit une adaptation, je ne sais pas, je n'ai jamais lu le livre.
L'histoire se suit sans déplaisir, mais sans rebondissement non plus, les ficelles sont faciles, c'est plutôt lent mais pourtant on ne s'ennuie pas non plus. Le point d'ancrage du film sont les flashbacks avec Eva Green qui est tout simplement folle dans ce film, effrayante, même si son jeu n'est pas toujours juste.
Le dénouement final n'est pas tellement surprenant en soi, si ce n'est un petit détail qui fait tout le sel du film, avec une scène qui se veut dramatique mais qui m'a bien faire rire, pas parce que c'est ridicule, absolument pas, mais juste parce que la réaction d'un des protagonistes vaut son pesant de cacahuètes
Ce film traite un sujet similaire à Gone Girl, ce qui va surement noyer l'intérêt des gens qui se dirigeront vers le film de Fincher, ce qui n'est pas surprenant car le cinéma d'Araki n'est pas un genre qui peut plaire à tout le monde.
Pour une fois, Shaylene Woodley ne m'a pas insupporté, je trouve cette actrice assez vite et monoexpressive en général et ça tombe bien, le rôle qu'elle tient est exactement son autoportrait.
Bref, je le conseille aux gens qui ne sont pas rebuté par l'aspect des films indépendants (bien que White Brid soit finalement assez mainstream).