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Même avis sur Flight, du film académique assez chiant.
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Récemment vu : Le Trou Noir (2006): Il faut que je vous raconte. J'avais récupéré Le Trou Noir il y a un moment, persuadé d'être face au classique de Disney, que je n'avais pas encore vu. Ce soir-là, je décide de m'y mettre, et le film me paraissait bien conservé pour une production d'il y a trente ans. Jeu d'acteur approximatif et effets spéciaux moches, j'étais prêt à pardonner ces déboires d'un autre temps. Des personnages stéréotypés, une mise en scène inexistante, c'était pas très différent d'un film familial de l'époque. Mais, quand même, il y avait ce côté téléfilm étrange. Alors un petit tour sur IMDb après 20min et, surprise, je me rends compte qu'il y a un téléfilm du même nom, de 2006, et que c'est celui que je suis en train de regarder. Je pense que cette anecdote parle d'elle-même quant à la qualité du film. C'est ce genre de mini-production de Syfy, avec un visuel des années 80, des musiques toutes faites, un scénario grotesque et des effets ratés. Même ceux de Planète Interdite (1956) sont meilleurs. Inutile de préciser que l'heure restante a été laborieuse. Le Trou Noir (1979 - le vrai !) : Malgré ses presque 40 ans au compteur, Le Trou Noir a moins vieilli que d'autres de son époque. Disney avait effectivement mis les moyens pour réaliser quelques prouesses techniques ; peu d'effets font vraiment tâche, hormis ces robots très rigides et également très "marketing". On pense à Silent Running, mais aussi à Star Wars et un peu Star Trek par moments, pour la partie aventure à l'intérieur du Cygnus, un énorme vaisseau aux allures de cathédral qui est simplement magnifique. Il y a d'ailleurs ce ton théâtral, tout en étant plutôt sombre et angoissant (la découverte du Cygnus) de la part de Disney. D'ailleurs, le finale épate en ramenant (grossièrement) la dimension métaphysique et affichant pleinement l'influence de 2001: L'Odyssée De L'Espace. En dépit d'énormes incohérences scientifiques à chaque scène, d'acteurs de contrat, et d'un développement prévisible, Le Trou Noir perdure grâce à cette ambiance sombre et fantasque. Espérons que Kosinski la garde dans son remake, qui commence à se faire désirer. Appleseed Alpha : Quelle surprise de voir un nouveau film Appleseed sortir de nulle part, sept ans après Ex Machina, et toujours de Shinji Aramaki, le réalisateur à qui l'on doit le tout récent Albator. L’absence de promo en est d'ailleurs étonnante car ce Appleseed Alpha est visuellement à couper le souffle, et supérieur à ses précédents films. Le cel shading des deux premiers volets fait ici place à du CGI photoréaliste totalement abouti, riche en détails, naturel dans les mouvements, et avec un placement de caméra réel. Avec tous ces exosquelettes et cette Terre post-apocalyptique, on se croirait même chez Neill Blomkamp ; impressionnant de la part d'un film d'animation. Le long-métrage aurait pu l'être davantage s'il ne s'était pas contenté d'un scénario simpliste et convenu, sorte de prequel soft au premier Appleseed. Il souffre également de défauts de rythme, et un flagrant manque de dynamisme sonore, avec des pistes Electro fades. Toutefois, la technique visuelle est irréprochable et on ne peut alors qu'espérer une poursuite de franchise.
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Le 3eme est justement celui que j'ai le moins aimé... Je suis un Transformers fanboy on pourrait dire... mais le 3 ressemblait à tout sauf un Transformers... C'était bien plus axé combat "Homme contre Robots" et j'ai donc été pas mal déçu... Je voulais voir les robots s'en mettre plein la tronche... et rien... Et puis docteur Mamour dans le film... quelle bonne blague... Pour moi, T3 aurait pu avoir tous les noms sauf Transformers... Mon avis sur le film, Transformers, Age Of Extinction: Bon divertissement,pas le meilleur de la série, mais bien meilleur que le Dark Of The Moon... Il a bien remplit son contrat, j'en ai pris plein la figure, mais je trouve quand meme que ça manquait un peu de combats... J'ai apprécié également certaines pointes d'humour... Et puis le chasseur de prime, quelle claque quand meme... Maintenant, le film m'aurait déçu, j'aurai pas été voir le 5 (2 déceptions enchainées m'auraient bien refroidit)... Mais là, je ne peux que dire "vivement le 5"... A dans 2 ans M. BAY. Je te trouve un peu dur quand même de dire que le 3 ne ressemble pas à un TF. Quand je vais voir ces films, c'est aussi pour le plaisir du grand écran et des effets. Je n'avais pas un très bon souvenir du 3ème, et en le revoyant j'ai été plutôt surpris parce qu'il essayait de construire une histoire un peu plus mature (d'accord pour Dempsey). Je pense qu'il y autant d'action dans le 3 que dans les 2 précédents, des robots contre robots, et c'est plutôt bien mis en scène. Ça ne m'intéresse pas/plus de voir juste des "figurines" faire tout et n'importe quoi, et les Dinobots sont un arc totalement raté pour moi. D'où mon avis sur le 4. Cela dit, s'ils amènent bel et bien Unicron dans le 5, j'y serai aussi
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Merci, j'apprécie ton commentaire J'avais trouvé le 2ème 300 très bien mis en scène sur les batailles, reprenant différemment la patte visuelle de Snyder. Par contre, un développement d'histoire bâclé et sans conclusion convenable, de la vulgarité dans les dialogues assez ridicule, et une 3D bien laide sauf sur les ralentis. Mais j'achèterai quand même le blu-ray
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Non mais ça c'est l'argument facile "le but de ce film c'est pas de réfléchir". T'as une marge entre faire un scénario simple (Gravity par exemple), et faire un scénario de merde pseudo-complexe avec des retournements toutes les 10 minutes. TF 4 c'est un peu ça. J'ai revu le 3 il y a peu, et l'histoire était bien mieux gérée, mais là aussi il y avait des éléments inutiles rajoutés pour donner un peu plus de matière. Et puis, désolé, mais les scènes d'action n'ont absolument rien d'original comparé aux 3 précédents où on pouvait être sûr de prendre une claque. J'ai noté 4 scènes sympas. Le gros ralenti sur l'autoroute ou 'Bee saute par dessus le pont (du déjà-vu quand même, surtout qu'on nous fait le coup 2 ou 3 fois dans TF4), l'arrivée de Lockdown qu'on a dans la BA, une séquence de 'Bee avec un Dinobot, et une séquence du combat final contre Lockdown. Et ça sur 2h45, c'est très pauvre quand on sait que TF3 avait un climax d'une heure très bien mené.
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Quelques films plus ou moins récents pour moi : Upside Down : Je m'attendais très franchement à pire de la part d'un film qui ne semblait qu'être une amourette niaise entre Adam et Eden (!), avec l'éternelle scission des classes, et le côté SF changement de gravité juste pour faire cool. J'en suis plutôt surpris. Il possède certes un peu de tout ça, mais il a également toute une ambiance et esthétique non négligeables. Malgré cette surabondance de tons bleus et oranges qui donnent parfois des effets baveux et une image moche, il y a d'autres plans tout simplement beaux et poétiques, notamment ces points entre les deux mondes comme les montagnes inversées et les nuages concentriques. L'art du moment est mis en exergue par de très jolies musiques, souvent des morceaux de Sigur Rós ou Syd Matters totalement envoûtants. Malgré un Jim Sturgess très impliqué, et Kirsten Dunst qui au moins est jolie, le scénario n'échappe pas à quelques lourdeurs, facilités, et incohérences par rapport à son contexte expliqué noir sur blanc en début de pellicule. À côté de ça, la fin est trop abrupte pour un film plutôt soigné dans l'ensemble. Flight : Quel ennui ! Flight est un film qui ne raconte absolument rien. Pourtant, la première demi-heure est très bonne, centrée sur ce crash d'avion excellemment mis en scène. Passé cela, on subit pendant 1h30 une intrigue où tous les personnages tentent aveuglément de porter le blâme sur un homme qui n'est pas la cause de l'accident mais un héros, malgré les circonstances. Tout le monde sait qu'il n'a rien à voir avec le crash, mais ils veulent quand même tous lui faire porter le chapeau. Tout cela pour amener le thème plus sombre de la dépendance à l'alcool et de la résilience. Mais le long-métrage est tellement voulu dramatique et surfait (avec des scènes comiques hors de propos) qu'il devient trop long ; l'affaire n'est pas passionnante. D'ailleurs toute l'histoire secondaire de la fille est totalement inutile et développée pour prendre du temps d'écran ; son absence n'aurait rien changé au script. Également, ces louanges à Dieu toutes les cinq minutes qui sont d'un pénible ! Denzel Washington joue bien, mais dans un rôle très convenu et on l'a déjà vu en bien meilleure forme. Tout comme Zemeckis, en fait. Dark Skies : Je n'ai aucun problème avec ce genre d'histoires simplistes, tant qu'elles n'essaient pas d'en faire plus que ce qu'elles sont. Particulièrement de vouloir approfondir des persos creux, d'en faire une famille à problèmes juste pour le mélodrama. En plus de cela, rien de bien nouveau ; le film est très balisé. La mise en scène et le jeu d'acteur sont des plus banals dans ce genre de petite production. Même le concept qui aurait pu être un peu plus intelligent n'est qu'évènements paranormaux et questionnements répondus à la va-vite. C'est typique de tous ces films où personne ne croit à ces phénomènes surnaturels, à part le gosse, jusqu'à ce que la famille aille voir un "professionnel", et qu'il y ait une confrontation finale, doublée d'un cliffhanger classique. Faible dose d'épouvante puisqu'on retrouve toujours cette musique bourdonnante et stridente qui annonce les jumpscares. Toutefois, les apparitions des aliens sont assez frappantes et font énormément penser à Signes, tout comme pour le huis-clos qui reste ce qu'il y a de plus réussi dans Dark Skies. Chasing Ice : Chasing Ice est un documentaire retraçant le travail du très renommé photographe environnemental James Balog sur la fonte des glaciers. Son but est de prouver l'urgence du réchauffement climatique à l'appui d'images. Pour cela, sur une période de trois ans, il a installé une vingtaine de caméras pour photographier certains des plus importants glaciers du monde. Le résultat est sans équivoque. Entreprise d'une vie, le docu oscille entre les scènes aériennes impressionnantes des glaciers ou bien l'expédition en leur cœur à la recherche du meilleur cliché, et entre la détermination quotidienne de James prêt à tout pour montrer cette vérité. Si c'est vraiment sur le dernier quart d'heure, résumé de ses conférences à travers le monde, qu'on en apprend le plus, c'est parce que le film préfère laisser les clichés de la nature qui s'effrite parler d'eux-mêmes. Un beau documentaire qui se contente de faits, mais met en scène une certaine grandeur, notamment lorsque l'on prend conscience que ces monstres de glace ne pourront plus jamais être vus.
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Je suis allé voir Transformers : L'Âge De L'Extinction hier soir en "avant-première": Malgré son statut de pseudo-reboot, il me restait un peu d'espoir, ayant revu la trilogie récemment et le 3ème s'en sortant le mieux, pour ma part. "Putain, que c'est nul !", ai-je eu envie d'hurler après 2h45 d'un film interminable. Je ne sais pas comment les gars ont pu trouver cool de mettre presque 3h d'un film aussi agressif pour les sens. Si Bay ne s'amuse pas, il ne faut pas le forcer. On sent la contrainte derrière ce 4ème volet qui sort seulement autant de scènes sympas. Le réalisateur peine à se renouveler et nous ressert plus ou moins les meilleures scènes d'action de la franchise sous un angle différent, et avec un décor différent - l'excuse de la Chine. Du déjà-vu bourré d'explosions random, et souvent mal monté. Même Jablonsky est à la traîne, délaissant le thème culte (remis une fois), pour du larmoyant risible, et du rip-off complet de Zimmer, ou Junkie XL (la même chose ces derniers temps), avec des bouts de Skrillex et Imagine Dragons. Et où est cette 1h30 de plans IMAX 3D !? Une grosse déception puisqu'aucun changement de ratio alors qu'il y a, pourtant, de beaux plans à grande échelle et que la 3D est d'excellente facture. Au moins un point réussi dans cette bouillie visuelle, où tous ces nouveaux designs flashy rappellent les Power-Rangers. Je ne pensais pas être déçu de ce côté par Bay, mais de nombreux effets ne semblent pas finis et, dès que l'image en est remplie, c'est tout simplement catastrophique. On a cette impression d'un collage de figurines numériques et de cinématiques de jeux-vidéo. Tous les robots sont simplistes et crient le marketing de jouets pour gosses. Le seul ajout classe est Lockdown, même si on a parfois l'impression d'être chez Albator. Par contre, les Dinobots - pour plaire aux fans - sont particulièrement ratés et baveux. Sans parler de l'explication de leur existence dans l'histoire. Scénaristiquement, ils ont certainement atteint le plafond de la débilité, déjà en faisant un mash-up des trois précédents (découverte du Transformers, gros combats, fin du monde), avec un humour lourdingue, des persos qui hurlent tout le temps, et des dialogues d'une connerie absolue. Le film est boursoufflé, tente d'être intelligent, tout en étayant la mythologie Transformers, mais finit par se tirer lui-même des balles dans le pied avec des évènements débiles (Galvatron...), des persos aux ambitions ringardes, et un développement lourdingue et bien trop long. Côté acteurs, Tucci a une bonne gueule et tient bien son rôle, tout comme Wahlberg. Cependant, les persos sont tellement mal écrits, dans des situations invraisemblables, prévisibles, et avec des réactions illogiques que le facteur humain du film en devient très pénible. S'il devait y avoir une déception cette année, ce serait assurément celle-là. De la part d'un metteur en scène aussi professionnel que Bay dans ses blockbusters, ne pas pouvoir s'amuser un minimum devant un Transformers est simplement honteux.
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La chance ! Encore quelques jours à patienter. Deux films majeurs de 2013 pour moi : Le Transperceneige (BR) : Œuvre surprise de 2013, adaptée d'une BD française loin d'être populaire, Le Transperceneige profite d'un astucieux découpage en quatre parties (+ l'excellent prologue animé sur le Blu-Ray) pour délivrer un récit de science-fiction intelligent. Sur une lutte des classes, dans un train-monde aux mille et un wagons remplissant un besoin de la société, le long-métrage alterne moments de poésie et de violence brute, grâce à la réalisation forte de Bong Joon-ho. Avec une minutie extrême du détail, il donne vie à ce huis-clos parfois étrange qui contraste avec les sublimes paysages enneigés d'une Terre post-apocalyptique. De par Chris Evans qui signe une superbe performance - mention à Swinton et Bell également - le Sud-Coréen reprend les axes du récit de Lob pour créer sa propre histoire cohérente, riche en réflexion, et même aboutir à une conclusion plus concrète, qui offre un point de vue novateur et permet de pousser davantage l'analogie avec la société. De la vraie science-fiction brillante. Gravity (BR 3D) : Instant de vérité ; l'auto-proclamé chef-d’œuvre spatial résiste-t-il au temps et à la hype ? Absolument. Il ne faut que quelques secondes à Gravity pour nous river de nouveau dans l'espace pendant 1h30, notamment grâce à ses plans séquences qui prennent aux tripes et ne font que nous immerger davantage dans cette mission cauchemardesque. Les évènements se passent alors en temps réel, ce qui permet à la 3D d'une beauté affolante de nous propulser carrément dans le film. D'une maestria insolente, Cuarón emploie la stéréoscopie comme jamais et, combinée à la photographie naturelle de Lubezki et des effets spéciaux époustouflants de réalisme, il crée un véritable ballet spatial où l'intensité ne fait que croître vers un finale majestueux. Qui plus est, Steven Price compose une bande-son sublime, en symbiose avec le moindre mouvement de la pellicule, parvenant à transmettre la beauté élégiaque et l'infini effroyable de l'espace. Le film s'oriente vers un traitement psychologique du personnage de Bullock, avec quelques thèmes plus profonds et symboliques suggérés, qui auraient peut-être gagné à être plus prononcés. Poétique, terrifiant, et subjuguant, derrière la révolution technique et visuelle, Gravity est avant tout une sublime prière cinématographique.
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Il faut que je le vois, j'aime bien Dupontel ! De mon côté: Kick-Ass 2 (BR) : Kick-Ass 2 c'est un peu l'exemple d'une suite qui perd de son charme british pour un ton plus américain. S'il garde la formule trash et débridée des superhéros réels - soit de simples gars en costume qui sont de vrais branques - Jeff Wadlow oriente également la pellicule vers une "teen comedy" globalement puérile. L'humour est gras, majoritairement en dessous de la ceinture, et sonne souvent creux. Il y a bien trop d'excès faits sur le côté ado de l'histoire, dans la simple idée de garder le ton exubérant et choquant. Heureusement, le traitement des costumes demeure fendard et rock'n'roll, tout en incorporant un revers sombre et tragique bien développé, et des clins d’œil aux comics. La portée sociologique n'ira pas beaucoup plus loin, puisque le film mise avant tout sur le fun et l'action qui est toujours joliment mise en scène, avec la musique dynamique de Jackman bien dans l'esprit des personnages. Ce Kick-Ass 2 se montre bien délirant, même s'il s'avère moins percutant que son prédécesseur. Europa Report (BR) : Les films de science-fiction à petit budget ont toujours cette atmosphère en plus qui manque souvent aux plus gros. Europa Report construit un huis-clos intéressant, rempli de bonnes idées, tout en s'inspirant de valeurs sûres comme Sunshine et For All Mankind. À l'image de ce dernier, c'est le côté found footage, avec les caméras de la mission, qui bâtit le long-métrage. Pour appuyer cet aspect vérité, les effets spéciaux sont étonnamment très bons et réalistes, que ce soit les plans du vaisseau, ou même les paysages glacés d'Europe. Néanmoins, le montage par caméras interposées fait cruellement défaut au film. Déjà parce qu'on ne s'attache jamais aux personnages, mais aussi parce que l'histoire n'est pas tout le temps chronologique, ce qui casse l'immersion. Et c'est dommage, parce que la musique bien employée continue d'appuyer sur l'atmosphère propre du petit film spatial qui tente de se la jouer 2001, mais qui se conclut en deçà de ses possibilités.
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Oui, je suis d'accord avec toi. Le propos reste minimaliste dans OGF et est assez simple à cerner, alors que VR est plutôt complexe et presqu'indéchiffrable sans les commentaires de Refn.
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Je continue avec les quelqeus blu-rays qu'il me reste à (re)voir, les dernières acquisitions quoi ^^ : Star Trek: Into Darkness (BR) : Projet de longue haleine, et surtout projet de fan, Abrams revient sur cette suite en s'éloignant du Space Opera pour un film davantage orienté Thriller politique et manipulations, le tout sur fond de Star Trek. Une approche différente, inspirée par Nolan, notamment avec l'interprétation démente de Cumberbatch en antagoniste, qui renvoie aussitôt à Ledger. L'histoire est habilement tournée et pleine de rebondissements - et deus ex machina - tout en continuant les hommages à l'originale. Toujours dans ce style rétrofuturiste savoureux, Abrams construit une mise en scène harmonieuse, organique, et renoue par moment avec cette imagerie spatiale impressionnante en donnant dans le gigantisme. Récupérant également son casting de "jeunes", la communion sur le plateau est totale et l'humour ne manque pas. Divertissant, spectaculaire et réfléchi, ce Star Trek: Into Darkness est un nouvel ajout excellent dans le reboot de la franchise version Abrams, même si mes préférences restent envers l'approche spatiale des aventures de Kirk et Spock. No Pain, No Gain (BR) : Film OVNI dans la filmographie de Michael Bay qui s'inspire de faits réels dramatiques - des bodybuildeurs kidnappant et tuant - pour en faire une comédie noire succulente. S'il change des détails pour le plaisir de la fiction, la débilité des criminels y est par contre telle quelle et effarante tant cela paraît incroyable. De ce fait, ils sont tellement cons qu'on ne s'y attache pas vraiment, mais on suit de loin leurs idées impensables. Bay s'amuse de cette histoire sordide tout en profilant la quête du rêve américain. Sa réalisation bien clinquante et dynamique, sans subtilités et plus grande que nature pour ce style de film, y fait d'ailleurs totalement écho et ajoute un certain cachet. Mark Wahlberg étonne de justesse, Dwayne Johnson est fantastique, et Anthony Mackie amène un petit plus, tout comme Tony Shalhoub. Des gros bras pas très finauds qui font que cette histoire folle semble aller parfois un peu loin dans l'exagération mais, eh, c'est ce qui c'est vraiment passé. Only God Forgives (BR) : Nicolas Winding Refn est un des artistes les plus brillants de notre époque. Artiste car il ne se contente pas de simplement mettre en scène, il pousse ici son esthétique à son paroxysme pour en faire une œuvre sensorielle. Avec ce style expérimental si particulier qu'il peaufine depuis Valhalla Rising et Drive, le Danois nous offre un film noir de vengeance, avec des plans plus métaphoriques, et un visuel absolument sublime. Dans une dominance de teintes rouges et bleues qui font de Bangkok le théâtre stylisé de scènes de violences inouïes, le long-métrage se construit dans une lenteur oppressante, malsaine, et hypnotique, à la façon d'un Kubrick. Refn récupère Gosling qui laisse ici sa place de monolithe mystique à Vithaya Pansringarm, personnage symbolique d'un thème et cœur d'un scénario, certes minimaliste en intrigue, mais exacerbé au niveau des sens. Cliff Martinez finit de parfaire l’œuvre avec des compositions aux sonorités fantasques et dérangeantes qui ne soulignent que trop bien l'étrangeté envoûtante du génie de Refn.
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Dans la semaine, j'ai revu : X-Men: First Class (BR): À la fois reboot et pseudo-prequel, ce First Class a été un succès inattendu et a permis de rafraîchir une franchise à l'agonie. Avec son contexte de guerre froide, à l'image de Watchmen, Vaughn en fait une pièce d'époque délicieuse. Casting rajeuni mais pas pour autant teen movie ; le film prend la rencontre entre Xavier et Magneto comme fil conducteur, tout en abordant des questions sociologiques via Mystique. Fassbender, McAvoy et Lawrence sont au centre du long-métrage, et assurent la relève aisément, emmenés par cette réalisation au ton oldschool, même si Vaughn reste assez sage comparé à Kick-Ass. Hormis quelques effets qui semblent pauvres (et sont pourtant les plus réalistes), le réalisateur construit une œuvre mature, reflet d'un script intelligent où le manichéisme laisse sa place à un conflit racial. Notons aussi l'excellent apport musical d'Henry Jackman, qui propose enfin des thèmes mémorables, entre épique et émotionnel. X-Men: First Class est une vraie réussite et se positionne incontestablement comme un des meilleurs films de la franchise, et de superhéros. Zero Dark Thirty (BR) : De l'intensité des interrogatoires, une demi-heure durant, qui nous entraîne aussitôt dans la sauvagerie de cette quête de justice et de vengeance, aux trente minutes de tension pesante lors de l'assaut final - parfaitement mis en scène - sur la planque de Ben Laden, Zero Dark Thirty retrace brillamment cette chasse à l'homme titanesque entreprise par la CIA. Entre ces deux parties excellentes, on suit, pendant 1h30, plus de dix années d'investigation à travers Maya - personnage partiellement fictif - qui y a consacré chaque seconde de sa vie. Le montage est exemplaire et garde un rythme captivant, entre altercations en terres arabes et dans les bureaux américains, à la recherche de l'information envers et contre tous (on pense à Homeland). Et quel casting ! Nombreuses sont les têtes connues qui délaissent leur égo au simple profit de l'histoire. Avec cette caméra à la main, et l'importance du design sonore ambiant, le film prend un côté réaliste et toujours prenant, même s'il ne laisse aucune place à l'implication émotionnel et enchaîne les faits de manière très académique. Man Of Steel (BR) : Je reviens un peu sur mon avis de l'an dernier ; comme quoi une piètre 3D et une VF simpliste peuvent altérer un film. Man Of Steel capture de belle manière l'essence d'un Superman moderne ; on a rarement vu un film "origines" aussi puissant. Avec une bonne première heure de développement au gré de flashbacks, et un démarrage sur Krypton fantastique, le long-métrage nous entraine ensuite dans des affrontements de dévastation totale, intensifiés par la grandeur des compos de Zimmer. Le relais est alors passé aux effets spéciaux et, hormis certaines séquences maladroites ou excessives, les combats sont monstrueux et dignes de Superman. Même sans ses ralentis, on reconnaît le style très opératique de Snyder et l'apport du tournage en pellicule, avec quelques scènes à la photo très froide et dramatique. Il y a bien sûr des facilités agaçantes, dont une Loïs peu utile, mais l'ensemble est très bien rythmé, Shannon (Zod) et Traue (Faora) sont phénoménaux, et Cavill EST Superman. Zack Snyder, après son superbe Watchmen, montre de nouveau son aisance à porter ces surhommes à l'écran dans un style percutant, et pose finalement des fondations solides pour la Justice League.
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Vu hier soir : Welcome To The Punch : Pourtant emmené par un casting du tonnerre, typiquement British, Welcome To The Punch peine réellement à marquer les esprits. Sous ses allures soignées, sa photo aux tons froids, et une réalisation qui rappelle les petits films scandinaves, Welcome To The Punch n'est finalement qu'un téléfilm avec quelques moyens. Histoire banale de flics et malfrats, bien malgré eux impliqués dans un complot qui les dépasse, et où le cerveau de l'histoire a des motivations abracadabrantesques. Ce long-métrage ne propose absolument rien de nouveau, et s'avère des plus prévisibles. David "The Governor" Morrissey joue très passablement ici, Andrea Riseborough fait office de figuration en fausse brunette, tandis que Mark Strong rempile sans effort pour le rôle du bad guy classique, et on a connu James McAvoy bien plus inspiré (Filth, par exemple). On peut noter quelques tentatives artistiques dans la mise en scène, mais il en faudra beaucoup plus pour nous donner envie de revoir ce film. et revu: Watchmen (BR Version Longue) : Comme The Dark Knight, Watchmen déconstruit le mythe du superhéros. Aux antipodes du film de genre, on est ici dans une intrigue politique, mais aussi un vrai film noir, où Rorschach enquête sur un tueur de masques. Adaptation extrêmement fidèle du graphic novel, cette nouvelle œuvre de Snyder nous entraîne dans des États-Unis uchroniques, en pleines années 80, à l'aube d'une troisième guerre mondiale nucléaire. Dépeinte sombre et réaliste des superhéros qui ne sont - excepté le Dr. Manhattan - que des hommes et femmes en costume, à la psychologie complexe, et qui n'hésitent pas à tuer et aident à leur façon. En trois heures, Snyder présente parfaitement ses personnages, soulignant leur point de vue par une mise en scène différente, et créé dans ce ton sombre, dramatique et parfois nihiliste, un agencement des évènements opératique. Le film est dense et manque d'émotionnel, mais possède un vrai scénario fouillé avec une divergence finale judicieuse pour garder une cohérence cinématographique. La version longue apporte même quelques ajouts appréciables. L'esthétique est léchée, dans une Amérique d'époque où les jeux de couleurs sont spectaculaires et chaque plan - et dialogue - est un hommage à la BD, mais l'action est un peu en deçà, venant du gars qui a fait 300. Les musiques (Classique ou Pop/Rock) sont toutefois bien choisies et collent à cette ambiance familière mais décalée. Incontestablement, Zack Snyder signe là un classique d'une génération, amené à être aussi culte pour le genre que le comics l'a été avant lui.
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Colis Privé a toujours fonctionné comme ça.
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Deux valeurs sûres hier, de grands moments d'émotion aussi Wall-E (BR) : Dieu que ce film d'animation est grandiose ! Derrière son petit robot obsolète qui n'est pas sans rappeler E.T., Wall-E propose une réelle réflexion d'anticipation qui ne se perd pas avec le temps. Loin des simples gags à répétition, Pixar puise dans des valeurs sûres du cinéma de science-fiction (Silent Running, 2001) et les utilise avec brio. Il n'y a pas, ici, d'animaux ou d'objets qui parlent, ou d'humains en première ligne, seulement des robots, dans un contexte réaliste. Avec toutes leurs mimiques et leurs bruitages, ces personnages technologiques sont rapidement très attachants, et la romance qui est développée s'avère cent fois plus touchante que n'importe quelle autre du cinéma de divertissement. Très réussi visuellement dans sa dépeinte du futur, le long-métrage repose avant tout sur des thèmes forts. La science-fiction en animation, c'est plutôt rare, et l'univers est ici grandiose, à la fois dystopique et satiriquement utopique. Derrière sa critique évidente de la société, Wall-E reste toute de même foncièrement optimiste et offre ainsi une histoire poétique, drôle, émouvante et captivante. Le meilleur film de Pixar, et un chef-d’œuvre de l'animation. Warrior (BR) : Warrior avait tout du film de castagne classique, avec son tournoi d'arts martiaux et son champion. Il n'en est rien. Gavin O'Connor privilégie ici la dramatisation et le développement de ses personnages. Deux frères aux antipodes, un père alcoolique qu'ils détestent, et des combats en tant qu'exutoires de leur malheur, avec une prime à la clé qui leur permettrait de continuer à vivre. Une histoire incroyable et viscérale qui se tisse pendant plus d'une heure pour finalement exploser à un point inattendu. Si le développement s'avère aussi poignant, c'est de par l'excellente prestation de Nick Nolte, un Joel Edgerton parfait sur le tapis où ses émotions sont à vifs, et Tom Hardy qui est juste magistral. L'adrénaline et la tension emmagasinée se déversent donc dans cette dernière heure, sur des choix musicaux justes qui appuient l'émotion, et une mise en scène d'exception. Chaque combat donne l'impression d'un match final de n'importe quel film du genre ; on a rarement vu une réalisation aussi poignante et tendue. Au plus près des chairs, à travers les mailles de la cage, on ressent chaque coup, chaque prise, avec les tripes, et Warrior finit littéralement par mettre K.O.
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Trois sorties plus ou moins récentes hier : Wolf Creek 2 : Je l'ai attendue cette suite, pas que le premier était exceptionnel (je lui ai préféré Solitaire, le film suivant de McLean), mais il possédait son charme. L'Australie donne vraiment un cadre particulier, avec son lot de beaux paysages, la musique acoustique adéquate, et une photographie ensoleillée. Mais pour le reste c'est du gore pour le plaisir, et surtout un déroulement de slasher plutôt basique. Les décisions des personnages/proies sont souvent débiles, face à Mick/le tueur qui rempile et se montre excellent, même s'il en fait des tonnes. Parfois l'ambiance est très bonne, d'autres elle est totalement bidon et éculée. Avec une bonne dose d'humour noir, Wolf Creek 2 enchaîne toutes les scènes classiques du genre, jouant des fois avec les codes, mais proposant tellement de péripéties que le film semble interminable. À noter qu'il a également le mérite d'être instructif, et c'est pas tous les jours que vous peaufinerez vos connaissances sur l'Australie devant un long-métrage aussi sadique. La Belle Et La Bête : C'est assez surprenant de voir apparaître cette adaptation française au milieu du reboot Disney en films live sombres et matures. Un projet risqué mais Christophe Gans s'en sort relativement bien et a déjà sur montrer son talent par le passé pour les histoires fantastiques. Visuellement remarquable et audacieux, pour un film français, et avec des choix de réalisation judicieux, cette version de La Belle Et La Bête nous promène entre une France du début du 19è siècle et un château empli de magie. Les décors sont magnifiques et fourmillent de détails et de couleurs, tout comme les costumes - superbes - et la reconstitution d'époque. Certains effets sont plus pauvres et tirent vers le jeu vidéo, mais rien de très dérangeant tant l'histoire est plutôt bien contée, pleine de magie et de poésie et cohérente, avec ses propres modifications scénaristiques - on est loin de la version Disney - et une musique assez en accord. Le seul gros bémol vient des acteurs qui sont incapables de jouer et récitent leurs dialogues sans conviction ni spontanéité. Sans cela Gans délivre une œuvre honorable et subtilement féérique. La Vie D'Adèle : Je ne vais pas tergiverser sur ce film ; tout le monde en a entendu parler et sait de quoi il parle. J'ai beaucoup aimé le caractère naturel du long-métrage surtout par la spontanéité et l'improvisation des actrices. Au moins les dialogues sonnent vrai même si Seydoux finit par surjouer et je trouve Adèle vulgaire comme fille. Les scènes de vie comme les réactions de l'entourage sont également bien écrites. Du genre de scènes que j'aurais aimé voir dans Le Secret De Brokeback Mountain. Ce qui fâche, néanmoins, c'est la durée. Si les trois heures se suivent avec légèreté, il y a un nombre incalculable de scènes inutiles, comme toutes les discussions bobo-snobinardes sur l'art, ou les scènes de sexe à rallonge qui en deviennent grossières et gênantes. Et la dernière heure est digne des feux de l'amour. On aimerait également dire à Kechiche de se reculer par moments pour donner une vision d'espace. Ainsi que des indications de temps, car Adèle passe de lycéenne à institutrice sans que l'on voit grand chose changer dans sa vie. Un très bon film de recherche et d'acceptation identitaire/sexuelle en somme, où l'on vit vraiment avec les actrices, mais qui en fait vraiment trop et ne sait pas quand s'arrêter.
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J'étais au Hellfest pendant le week-end, d'où mon absence. Et comme je suis en vacances pour le moment, c'est l'occasion de faire péter les longs-métrages. J'ai donc vu : After The Dark : After The Dark est un de ces petits films qui semble proposer une histoire originale et qui peut réussir à convaincre de part son ambiance. Effectivement, son scénario peu commun rappelle partiellement La Vague, avec un professeur de philo qui décide de s'adonner à quelques expériences de pensée avec ses élèves. Ces intellects développés nous entraînent donc dans des scénarios post-apocalyptiques où le problème est de réussir à survivre pour renouveler la race humaine. L'idée de départ est vraiment intéressante, malheureusement le long-métrage ne la développe jamais de la meilleure des façons et, si le film intrigue de par son développement, il se révèle finalement très creux et sans intérêt pour un finale bien en dessous des espérances. Qui plus est, les acteurs jouent comme ils peuvent, et ce n'est pas faute d'avoir James D'Arcy pour mener la barque. Le seul élément que je retiendrai, c'est la bande-son co-composée par Jonathan Davis de Korn et qui s'avère assez envoûtante. Le film, lui, est plus oubliable. La Grande Aventure Lego : Regarder La Grande Aventure Lego, ce n'est pas comme regarder un film d'animation pour enfants classique, c'est surtout l'impression d'être face à une version Lego du C'Est La Fin de Rodgen. Tout y est exubérant, complètement fou, et le scénario bouffe à tous les râteliers avec cette masse d'idées populaires, et tous ces héros cultes rassemblés dans une quête abracadabrantesque entre les univers aussi décalés que pittoresques. Un véritable spectacle comique aux gags assez recherchés, même s'il est avant tout destiné aux plus jeunes et que le long-métrage frôle souvent l'excès dans des fresques sans véritable cohérence. Il y a, par contre, d'excellentes idées vers la fin, où l'on sort du simple film d'animation. L'animation en elle-même est absolument géniale et donne clairement l'impression d'un film en stop-motion où toutes les articulations de ces petits personnages et briques de constructions sont respectées, ainsi qu'un rendu du plastique (parfois usé) plus vrai que nature. Si après ça les ventes de Lego n'explosent pas... The Grand Budapest Hotel : Je dois avouer que je découvre le cinéma de Wes Anderson avec ce The Grand Budapest Hotel, et ce fut une expérience splendide. Il fait définitivement parti de ces cinéastes comme Jeunet, Gondry, Jonze, qui créent de vrais contes contemporains, avec une poésie visuelle reconnaissable entre milles. Jouant avec les ratios selon les époques, la prédominance du 1.37 pour les années 30 offre une composition des plans délicieuse. La mise en scène d'Anderson y est savoureuse, avec une photographie et des jeux de couleurs absolument ravissants. Tout autant que Ralph Fiennes et Adrian Brody qui jouent de manière exquise, au sein d'un casting qui n'en est pas moins brillant (Dafoe, Amalric, Ronan,...). Le long-métrage jouit d'un rythme excellemment équilibré, avec un ton théâtral et burlesque particulièrement bien agencé à l'ensemble de l'histoire où Anderson regorge d'inventivités, et enchaîne les situations comiques originales et dialogues réfléchis, au gré d'une bande-son géniallissime. Beau, léger, innocent et enchanteur, Anderson donne vie à tout un univers singulier que l'on se plaît à arpenter. Le Voyage Extraordinaire (BR) : Le Voyage Extraordinaire est le documentaire consacrée à la restauration gargantuesque entreprise pour sauver et faire renaître l’œuvre de Méliès, mais pas que. En effet, ce documentaire d'une heure propose tout d'abord une mise en contexte sur la vie de metteur en scène de Méliès, son talent visionnaire, sa grande réussite qu'a été Le Voyage Dans La Lune, le bouleversement cinématographique qui s'ensuivit, et la fin de sa carrière. Avec des images d'archives succulentes, des extraits d'autres courts de Méliès tout aussi surprenants, des interviews intéressantes, et des explications précises et complètes sur les techniques utilisées et l'évolution de l'industrie, le documentaire s'adresse à tout amateur de cinéma. Les dernières vingt minutes portent donc sur l'aventure de la restauration couleur qui s'est étalée sur une dizaine d'année, de la photographie minutieuse des milliers d'images de la pellicule d'origine en sale état, à la recolorisation numérique des images importées des versions Noir & Blanc pour reconstituer le puzzle. Un travail titanesque et d'une patience infinie, entrepris par de véritables amoureux du cinéma. Et revu : Valhalla Rising (BR) : Nicolas Winding Refn est assurément un cinéaste de génie, au style visuel bien particulier. Valhalla Rising est certainement son œuvre la plus expérimentale, également vendue comme ce qu'elle n'est pas, c'est-à-dire un film d'action à l'époque des Vikings. De Vikings, oui, il en est question. D'action, bien moins. Il y a seulement quelques sursauts d'ultra-violence qui viennent pimenter une mise en scène extrêmement lente à la façon d'un Kubrick. D'ailleurs, Nicolas avoue que son film est en grande partie inspiré de 2001: L'Odyssée de l'Espace et de la science-fiction que du métrage d'époque. Pas facile à voir, mais on finit par le deviner au vu de la multitude de plans tous plus symboliques les uns que les autres, de la portée métaphysique et spirituel de l'ensemble (puisant dans des concepts religieux), et de la teneur contemplative générale qui rend justice aux merveilleux paysages écossais et au travail de contrastes sur la photographie. Le design sonore et les dialogues minimalistes jouent aussi sur le mysticisme de l’œuvre et son caractère hypnotique, accentué par la présence monolithique de Mads Mikkelsen, nous entraîne dans un conte surréaliste très particulier. Le Voyage Dans La Lune (BR) : Quand on note une œuvre comme Le Voyage Dans La Lune, on est à mille lieues de la valeur qualitative. En tant qu'amateur prononcé de science-fiction, ou même simple cinéphile, ce court-métrage de Méliès est une œuvre culte, sans discussion. S'inspirant des récits de Jules Verne, le cinéaste français réalise là le premier film de science-fiction et met en exergue toute son inventivité et ses talents pour les trucages, soit les premiers effets spéciaux du cinéma. Une révolution pure et simple pour l'époque et le début du vrai cinéma. C'est aussi assez amusant de constater que le film n'est finalement qu'un enchaînement non-continu (coupures caméra) de scènes de théâtres, avec son lot de décors et installation gigantesques, d'accessoires, de costumes, etc... la caméra reste fixe. Le Blu-ray propose la version restaurée qui est incroyable en terme de qualité, et accompagnée d'une bande-son signée par Air plutôt concordante, même si un peu trop envahissante par endroit. Il y a toutefois la possibilité de voir la version Noir & Blanc avec musique d'orchestre, piano et/ou boniments. Un régal pour tout cinéphile.
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Vu un truc bien naze hier soir : Crawlspace : Quand on n'a pas d'idées, on ne fait pas de la science-fiction. Sans originalité aucune Crawlspace, de son statut de toute petite production, préfère ne pas prendre de risque et aguicher le spectateur avec les concepts qui fonctionnent. Huis-clos, militaires, expériences top secrètes, créatures démoniaques... et un mystère peu convaincant. Si on n'est pas dans l'espace, on pense inévitablement à Alien, et puis à tout le reste qui a rarement su innover. J'ai eu l’impression de voir un épisode de Metal Hurlant, version longue, et avec tous ses attributs. Une mise en scène parfois intéressante mais souvent cheap, des acteurs qui ne savent vraiment pas jouer (la gueule des soldats, les scientifiques...), un rythme d'autant plus soporifique, et une intrigue totalement bidon. Les points qui auraient pu être les plus valables sont ceux abordés vite faits, au profit de péripéties absolument ennuyeuses. Sans parler de ce finale qui fait de la psychologie d'un personnage dont on se fout, et se montre méchamment interminable, surtout pour ce qu'il apporte au film.
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Oui, Du Sang Et Des Larmes, on est plusieurs à avoir bien accroché ! J'ai vu Headhunters : Je m'étais mal renseigné, je n'avais pas remarqué qu'il s'agissait d'une comédie à l'humour noir. Encore, avec son intrigue de film de casse et de faux-semblants, façon Thriller psychologique, j'avais un peu de mal à être convaincu par ce métrage norvégien. Disons que la présentation passée, s'enchaînent des scènes d’action et de poursuite pour le moins burlesques, où Roger Brown tente de sauver sa peau et semble avoir une poisse énorme, pendant que Clas Greve (Nikolaj Coster-Waldau) le prend en chasse, avec des moyens très "sophistiqués". Les "twists" sont également grandiloquents et donnent lieu à des explications assez farfelues avec, comme tête de proue, le thème de la renommée - sorte de passe-droit total. Bizarrement, dans cette aventure suffisamment cocasse pour se soucier d'être crédible, le ton redevient plus sérieux. La réalisation est même plutôt adroite, bien que classique des films scandinaves. Et le film traite alors de manipulations, de matérialisme, de convictions qui s'effondrent, etc... En fait, ce n'était pas sensé être une comédie.... Et revu; Triangle (BR) : Je pensais m'être préparé cette fois, c'était sans compter la vraie maestria scénaristique de Triangle ; œuvre aux multiples interprétations et à l'ambiance mystérieuse superbe, qui prouve encore une fois le génie dont recèlent les films indépendants. Avec son casting minimaliste mais juste, et son contexte océanique superbement rendu par la photographie lumineuse, le long-métrage navigue progressivement de terrains connus à un développement surprenant et redoutable. Porté par la bande-son envoûtante de Christian Henson, le film se pare alors d'une atmosphère étrange, onirique et oppressante, qui recouvre peu à peu le rythme progressif et captivant. Même la myriade d'indices contenus dans les dialogues et les plans ne suffisent pas à appréhender du premier coup l'ensemble du long-métrage. Car, derrière sa mise en scène soignée, Christopher Smith agence là une intrigue complexe, minutieusement réfléchie et sensée, où il faut se tordre les méninges encore et encore pour espérer saisir toute l'intelligence du scénario. C'est ce qui rend Triangle si fort et remarquable. Tron: Legacy (BR 3D) : J'adore l'esthétique de ce film, la sobriété et l'élégance de son univers, cette alliance de néons oranges, bleus, blancs contrastant avec des noirs miroitants ou plus mats et satinés. Que ce soit dans les costumes en cuir, l'architecture et les véhicules ultra-modernes, ou les décors somptueux, Tron: Legacy est visuellement époustouflant dans cette réinvention du film d'origine. La 3D est d'ailleurs intelligemment utilisée, intensifiant l'immersion des nombreux plans IMAX, et habillant joliment les séquences d'action. Tout comme le casting (Bridges, Hedlund, Wilde, Sheen), l'histoire est maitrisée même si elle reste conventionnelle et n'exploite pas assez ses thèmes métaphysiques sous-jacents. Si Tron révolutionnait le CGI, c'est ici le rajeunissement numérique de Jeff Bridges qui est une petite prouesse, et donne un antagoniste charismatique qui n'hésite pas à foncer dans le tas. Et là où Tron: Legacy brille définitivement, c'est à travers la superbe bande-son de Daft Punk, en osmose totale avec le film et son contexte virtuel que Kosinski a su parfaitement mettre en scène.
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Personnellement, j'ai du mal à croire que ça fonctionne. Pendant des décennies ils ne font rien à part Batman et Superman, et d'un coup ils se mettent à pondre 3 films par an, avec des héros inconnus. Ils auraient pas dû prendre Shazam et Sandman Enfin, Warner Bros ont toujours plein de projets, mais c'est quand même un des studios les plus frileux/prudents, et avec eux les projets ont toujours plusieurs années de délais. Ils lancent que s'ils ont déjà le bagage commercial sur la franchise derrière, sinon ils repoussent pour essayer de bâtir la hype.
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Petite rétrospective Transformers, revisionnés dans la semaine : Transformers (BR) : Il en est passé des films depuis mon dernier visionnage de Transformers. Et, en dépit de tout le fun qu'il possède, le blockbuster est vraiment usant sur la durée, parce qu'il se contente de faire beaucoup de bruit. Ça hurle tout le temps, ça pète de partout, et c'est tape à l’œil pour un rien. Scénario manichéen, personnages plats, dialogues creux, et une tendance à la comédie souvent ratée, avec des gags qui volent rarement plus haut que la ceinture. Pour autant, il y a de bonnes têtes (Turturro, Duhamel, Gibson), de belles carrosseries, et un sens du spectacle assuré. Les thèmes de Jablonsky sont héroïques, Michael Bay reste très pro, malgré un montage typé clip et des plans d'exposition pas toujours utiles, et les scènes d'action sont généralement savoureuses pour le gamin qui sommeille en chacun. Des robots qui se foutent sur la gueule, dans un délire de pyrotechnie, de transformations et de ralentis impressionnants ; on ne pourra jamais reprocher au long-métrage de ne pas soigner ses effets spéciaux qui sont, encore aujourd'hui, bluffants en termes de détails et de photoréalisme. On peut difficilement en tirer grand chose d'autre. Transformers 2 (BR) : Michael Bay est un grand gosse, et quand il bosse sur Transformers, il se lâche totalement. Au détriment du spectateur. Dans ce deuxième volet, le réalisateur devient presque une parodie de lui-même ; il se contente simplement de refaire le premier film, mais en exagérant tout et avec plus de moyens. L'intrigue déborde donc d'illogismes et de facilités pour une histoire classique, entachée une romance d'ado chiante. Les scènes de vie sont lourdes, et l'humour est plus excessif et débile que jamais. Seul Turturro s'en sort dans cette pseudo-comédie. La propagande envers l'armée américaine est constante, éclipse souvent les Transformers, sensés être au cœur du film. Bay continue de faire ses films comme il fait des clips, et sa mise en scène en contre-plongée fatigue au bout de 2h20. À l'instar du précédent volet, les effets spéciaux sont techniquement supérieurs, décuplés en détails, et les nombreux gros plans et ralentis sont un festin visuel. On a ainsi droit à des séquences d'action gargantuesques, avec des robots toujours plus gros, et une surdose d'explosions étourdissante. Un blockbuster qu'on arrive jamais à prendre au sérieux sous ses allures d'énorme spot publicitaire. Transformers 3 (BR 3D) : Comme beaucoup de trilogies, après un premier épisode de test et un second qui pousse les manettes, le troisième film opte pour un changement de ton, plus dramatique. Plus grande échelle, mais moins bourrin. Difficile à croire, pourtant Transformers 3 propose enfin un scénario un minimum travaillé, qui traite mieux du lien entre Transformers et humains, et l'équilibre entre les deux est également mieux géré à l'écran. On constate avec plaisir que la comédie est très minoritaire, même s'il reste des défauts d'écriture (première heure fourre-tout, facilités, personnages superflus). Plus attentionné dans l'intrigue, ce volet l'est aussi au niveau sonore où Jablonsky opte pour du sentencieux, ainsi que dans la réalisation. Tourner en 3D a forcé Bay à ralentir le rythme, tout de suite moins clipesque et assourdissant. Le montage est lisible, et les plans deviennent plus intéressants, avec des caméras mieux impliquées. Cela lui permet également de construire des scènes d'action renversantes - les meilleures de la franchise - utilisant pleinement profondeur et projections, à l'instar de l'heure finale qui ne fait que croître en puissance. Indéniablement, malgré ses défauts et son brainless inhérents, personne ne réalise ces blockbusters mieux que Michael Bay.
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Je dois encore m'initier au cinéma d'Anderson, on m'avait conseillé The Grand Budapest Hotel mais je n'étais finalement pas passé le voir en salles. Pour ma part, je viens de voir RoboCop (2014) : Vu ce remake sans avoir regardé l'original et, comme avec Total Recall, Verhoeven a l'air de se faire encore salement piétiner pour un film action/SF qui fait le best-of de la décennie passée. Alors, soit je réfléchis trop, soit le concept de l'histoire est totalement débile. Les mecs veulent une machine humaine, mais finissent par la contrôler par logiciel, et ils sont contents. Qu'est-ce qui les empêche de mettre cet algorithme dans leurs autres machines ? À part le côté borné, l'implication de l'humain est très mal montrée. Les questions d'éthiques homme/robot sont vaguement abordées, et de la mauvaise manière, et l'issue du film est prévisible. Joel Kinnaman et Keaton jouent pas trop mal, Oldman et L. Jackson semblent s'être perdus. Les effets spéciaux sont réussis mais demeurent très classiques (Iron Man, Elysium...), tout comme les scènes d'action qui ont bien du mal à être funs, avec une réalisation passe-partout et une musique absente. Et puis l'histoire d'homme d'affaire sans scrupule et de flics corrompus, c'est d'un fade... Et j'ai aussi revu le bon Trance (BR) : Danny Boyle est un metteur en scène hors pair et le prouve encore une fois avec Trance, où il touche à un genre différent pour mieux le transformer et surprendre. D'un simple film de casse, il en fait ainsi une romance dramatique, et un film sur l'esprit. Depuis Inception, ce contexte scénaristique et sont redevenus prisés au cinéma. Et Trance a profité de la tendance puisque si l'intrigue se veut assez complexe dans un premier temps, on se rend vite compte qu'elle se complique juste par intérêt, et les explications entières sont finalement données sur le dernier acte. Trance reste un film prenant, qui change du film de bandit classique, avec tout son charme britannique et ses acccents trash typiques. La réalisation est esthétique, superbement harmonisée avec la bande-son envoûtante de Rick Smith. Danny Boyle et Dod Mantle expérimentent encore une fois avec la photo lumineuse, aux couleurs pétillantes et chaleureuses, et des compositions de plans variées, pour construire une œuvre résolument Pop et aérienne.
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Je n'ai pas aimé 47 Ronin, le fantastique y est outrageux, Reeves ne sert à rien, l'amourrette est chiante, l'action très mal chorégraphiée, et tout est prévisible. Il n'y a que les décors qui sont jolis. J'ai vu : Transe : En 1994 Joe Ahearne propose à Danny Boyle un scénario qu'il refuse dans l'immédiat, le contraignant à se lancer dans l'aventure seul pour en sortir un téléfilm. Vingt ans plus tard, Boyle se réintéresse à l'idée et en fait un remake. Il donne alors une vraie identité visuelle à cette histoire, en jouant avec les possibilités du cinéma. Ce dont manque ce téléfilm. Bien que l'intrigue soit globalement similaire, ça reste un film noir, de vieux bandits, avec une réalisation anecdotique, une musique soporifique et peu assortie, et cet aspect du téléfilm obscur d'une chaîne quelconque du câble. Il n'y a pas, ici, de scènes de l'esprit, d’ambiguïtés de l'imaginaire, l'histoire est relativement linéaire, avec les "twists" balancés sur le tas et beaucoup de parlotte. Moins compliqué que la version de Boyle qui mélange trois trames dans un montage, mais ce dernier a donné une validité à certains points du script, malgré des ajouts dispensables. Intéressant à voir en tant que matériau de base, et le script reste plutôt travaillé pour un téléfilm. Le Territoire Des Loups (The Grey) : Le Territoire Des Loups débute et se conclut à la perfection. Baignées par un environnement enneigé, un aspect introspectif prononcé souligné d'une bande-son onirique, et une mise en scène contemplative qui nous perd dans l'émotion du moment ; je n'ai vraiment aucun reproche sur ces parties. En plus, Liam Neeson s'abandonne à son rôle d'âme errante et délivre une prestation forte et juste. Le corps du film est plus inégal par contre. Un avion d'ouvriers reclus se crashe dans l'immensité blanche de l'Alaska et donne lieu à un survival contre des loups et la morsure de la Nature. C'est plutôt bien traité, et le paysage fait souvent son effet. Mais les attaques des loups opportunes et l'évolution classique des personnages cassent l'atmosphère générale du long-métrage. En dépit de la volonté de creuser un peu les psychologies, et de quelques morts joliment mises en scènes, Le Territoire Des Loups prend pas mal de sentiers convenus, alors qu'il aurait gagné à totalement s'abandonner à son atmosphère poétique et profonde.
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Non, pas de 3D cette fois. Déjà car il s'agit d'une post-conversion, et comme le film est plus dans un style brut et orienté action que le X-Men ou Spider-Man 2 par exemple qui restaient assez esthétiques, je ne voyais pas du tout l'intérêt. J'ai également lu quelques retours avant sur le fait que la 3D rendait les scènes nocturnes du film illisibles. Donc j'ai fait l'impasse, j'étais même assez surpris d'apprendre qu'il était diffusé en 3D, pour te dire.
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Oui, Kick-Ass, plus je le vois, plus je l'aime. Le 2 est prévu pour bientôt, pas revu depuis sa sortie en salle et j'avais bien aimé. Je viens de me refaire Thor (BR) : J'ai du mal à comprendre certaines critiques envers Thor tant il est, a contrario de la plupart des Marvel, un des épisodes les plus justes de la franchise MCU. Kenneth Branagh met en place l'univers du Dieu nordique de bien belle façon. Tout d'abord à travers les effets visuels - ceux qui façonnent Asgard sont splendides (quelques écueils ici et là) - mais aussi à travers la dimension tragédienne qu'il confère au cœur du casting. L'inutilité de Natalie Portman, et l'amourette cruche qui en découle, est ainsi grandement compensée par les prestations de Chris Hemsworth - il incarne Thor et son arrogance à la perfection - et de Tom Hiddleston - un Loki d'exception, et surtout la naissance d'un antagoniste récurrent. Pour une fois, le "méchant" n'est pas anecdotique et tué à la fin du film. Même Hopkins impose en Odin. Branagh construit ses personnages, la complexité de leurs relations, et ne se repose pas que sur l'humour et le grand spectacle. C'est cette dimension humaine qui fait que Thor est si facile et plaisant à revoir.
