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Ouais, c'est assez hallucinant. Sans avoir les mêmes défauts, aucun des deux n'arrive à être bon
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Rien de très sensationnel hier : The Grandmaster : Entre biopic, romance d'époque et film d'arts martiaux, Wong Kar-wai a bien du mal à décider quoi faire de The Grandmaster. Il nous garnit ainsi de dialogues profondément bénins entre quelques chorégraphies époustouflantes. L’œuvre profite d'une photo incroyable qui met en exergue les intérieurs chatoyants et les extérieurs enneigés et pluvieux. La mise en scène des combats est somptueuse, au sein de décors visuellement riches. Mais en voulant esthétiser son œuvre à l'extrême, Park perd le spectateur dans des ralentis saccadés laids, et du slowmotion qui finit par rendre les combats mollassons, avec des plans sur chaque geste. Le rythme est tout aussi amorphe, avec son lot de discours d'honneur, proverbes, coutumes et croyances à la chinoise dans une histoire qui va nulle part, avec des personnages superficiels et beaucoup trop d'ellipses. Ainsi, malgré des compositions grandioses, et une réalisation superbe, The Grandmaster ennuie de son contexte maladroitement développé. Autant revoir les films de Wilson Yip. La Chute De La Maison Blanche: La Chute De La Maison Blanche a l'air d'un bon gros film d'action à l'ancienne, mais n'a absolument aucune saveur. Fuqua nous sert un film des plus génériques, au scénario totalement improbable, rempli de bons sentiments patriotiques jusqu'à l’écœurement, ainsi que des clichés les plus idiots du genre, que ce soit sur la partie terroriste ou gouvernementale. Et puis, il suffit de voir Aaron Eckhart en Président, c'est risible, pourquoi pas Morgan Freeman tant qu'on y est... Même dans l'action, Fuqua fait dans la parodie de Bay, avec l'impression de voir un raid dans Call Of Duty. La plupart des effets spéciaux sont pauvres, et la réalisation très basique. Le film s'oriente très vite dans un esprit huis clos où Butler survit à absolument tout et dézingue du Sud-Coréen à la chaîne. Et au vu de la violence assumée et démonstrative pour une production de ce type, on penserait presque à un Punisher. Sans cela, le casting est mauvais, surtout Clive Owen, la musique pompeuse, et au bout d'une demi-heure, c'est déjà usant. À voir si Emmerich s'en sort mieux... Haunter : Bien qu'empruntant à l'épouvante, il serait plus avisé de considérer Haunter comme un thriller surnaturel. Tout simplement parce que ce film n'est pas destiné à effrayer ; les quelques jumpscares sont grossiers, éculés, et la bande-son invite davantage au fantastique. Il y a cependant bien plus dans cette intrigue. Vincenzo Natali, à l'instar de son excellent Cube, ou même d'un Nothing, nous propulse d'emblée dans un endroit anormal, où l'étrangeté est déjà de mise, la jeune Abigail Breslin étant piégée dans une boucle temporelle. Les explications surviennent alors petit à petit, de par quelques révélations qui rendent ce long-métrage plutôt original dans le genre "maison hantée", à la façon de quelques Autres avant lui. Haunter garde toutefois une part de mystère - ce qui permet certaines facilités - et reste assez soft dans l'ensemble (digne d'un épisode de Chair de Poule). Mais Natali surprend toujours dans ses intrigues, détournant constamment les artifices usuels pour rendre son film captivant. White House Down : On aurait pensé qu'un budget double permettrait à Emmerich de mieux s'en sortir que Fuqua. Eh bien non, c'est plus ou moins du même tenant ; parfois pire, d'autres un peu mieux. Pourtant, jusqu'à une heure de ce White House Down, ça ne passe pas trop mal ; le long-métrage est bien rythmé, la Maison-Blanche en impose intérieurement, l'attaque est crédible, et il y a cet aspect famille typique du cinéma d'Emmerich - un peu d'humour bateau, et de l'action classique. Par la suite, c'est une catastrophe, comme si tous les clichés un tant soit peu réfrénés ne pouvaient plus être contenus et étaient dégueulés une autre heure durant. L'action vire au gag (du sous-Bay), la musique devient insipide, les effets numériques sont laids, et le duo Foxx/Tatum nous rejoue L'Arme Fatale, plus occupés à faire de l'esprit qu'à rendre leurs personnages crédibles. De toute façon, Tatum fait bien trop propre sur lui - comparé au look de baroudeur de Butler - ce qui ne l'empêche pas de sauver le monde contre des complotistes bien débiles... Il y a un troisième candidat ?
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D'ailleurs j'ai pas compris le délire des adaptateurs français sur cette phrase Et puis le Jack Sparrow chez nous aussi
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Apparamment ça a assez bien marché pour faire un deuxième épisode Moi, ce week-end, ça a été : Jobs : En voulant retracer le parcours de Steve Jobs, le réalisateur effectue un travail bâclé et opportuniste. Si la société et l'homme sont étroitement liés, on a surtout l'impression de voir un historique d'Apple. Qui plus est, le film de Stern s'arrête en cours de route, à l'aube des années 2000, avant la vraie conquête d'Apple. Bien entendu, on connaît la suite de l'histoire, mais il en va de même pour ce qui est montré avant qui n'est finalement que mimétisme du personnage et mise en scène de combats de coqs. Jobs manque également d'attrait, avec un aspect téléfilm certain, et maniéré au possible entre les musiques d'époque (Dylan, Walsh), les compositions classiques (Chopin, Beethoven), et des plans introspectifs supposément artistiques mais ratés. On nous rappelle constamment l'homme visionnaire qui est prêt à tout sacrifier pour changer le monde et Ashton le joue bien, mais se piège vite dans la parodie des mimiques, plutôt que d'essayer de le comprendre. Au moins, les défauts de Jobs ne sont pas évincés ; ceux du film non plus. Effets Secondaires : Dernier film de Soderbergh en date, Effets Secondaires s'avère être un thriller sournois, qui ne manque pas de surprendre le spectateur. Pourtant peu aguicheur d'entrée de jeu, avec cette vision artistique typique de Soderbergh : une image aux filtres bleuis, jaunis, des arrière-plans flous, et bien trop d'adoucisseur. Ce qui a pour résultat un aspect très cheap, type feuilleton télévisé, avec des décors anodins. Par ailleurs, l'omnipotent Soderbergh se coltine une histoire de médicaments fade, et des interprétations passables, dont un Tatum de figuration. Si Rooney Mara et Jude Law sont plus en avant, ils ne sont pas pour autant marquants. Néanmoins, il y a ce mystère qui survient pleinement au bout d'une heure, et nous fait voir l’intrigue du film sous un œil totalement nouveau. C'est inattendu, et bien vu de la part de Soderbergh qui prend à revers les codes du genre. Toutefois, l'intérêt arrive tardivement, et ce soubresaut est bien trop vite expédié au sein d'un film qui, jusque là, manque cruellement de rythme. La Plage : La Plage est peut-être une mauvaise adaptation, cela n'empêche pas d'être vite happé par le style très vitaminé du Britannique. Le rêve que procurent ces îles thaïlandaises et leurs paysages magnifiques, il le capte avec brio. Et, comme le veut l'intrigue, derrière ce paradis sur Terre peut se cacher l'horreur. C'est ainsi que Boyle navigue facilement entre les genres, transformant cette aventure exotique en conflit sociétal, puis en cauchemar pur, tout en glissant une brève critique sur le monde. En partie drame psychologique, La Plage montrait déjà le potentiel du réalisateur à s'entourer de (jeunes) talents avec DiCaprio, Cannet, Carlyle, Swinton, Ledoyen,... Et s'il y a bien une autre chose qu'il adore, c'est la musique, dont il garnit ses œuvres d'une sélection toujours brillante - Moby, Underworld, Unkle, des choix classieux et envoûtants. En voulant détourner le genre, La Plage souffre néanmoins d'un cheminement erratique (comme le jeu de DiCaprio), et une résolution trop précipitée. Des écueils qui restent mineurs face à cette aventure idyllique. Sinister : Sinister avait tout du film d'horreur banal sur-promu : une famille qui emménage dans une demeure qui fut le théâtre de meurtres sordides, des gamins rebelles, et un expert qui veut rationaliser. C'était sans compter l'ambiance phénoménale que Scott Derrickson parvient à mettre en place, notamment à travers ces bobines en Super 8, lugubres à souhait. Le design sonore y est pour beaucoup, très malsain et parsemé de bruitages pas tranquilles, avec des bouts de morceaux d'Ulver, de Sunn O))) et d'Andréa "Aghast" Nebel qui sont vraiment flippants. Rarement une œuvre du genre n'aura eu une atmosphère sinistre aussi réussie, ne se basant pas uniquement sur les éternelles notes grinçantes et désaccordées. D'une première partie excellente, Sinister créé, à la façon de The Ring, l'horreur par l'image. La seconde moitié perd quelque peu en intensité plus le réalisateur en dévoile et retombe dans les clichés du genre. Néanmoins, malgré la prévisibilité, il offre encore de bons moments de frousse jusqu'à un finale aussi surprenant que dérangeant.
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Trois petits films pour la route, j'ai encore pas mal de retard de 2013 auquel remédier Mall: A Day To Kill : Réalisé par Joe Hanh, de Linkin Park, dont plusieurs autres membres se sont attelés à la bande-originale, Mall: A Day To Kill est un de ces petits films qui ne paient pas de mine mais qui finissent par imposer toute une atmosphère inattendue qui rythme le long-métrage. Pour preuve, on pense beaucoup aux œuvres de James Winans, ou de Richard Kelly, l'aspect SF/fantastique relégué au profit d'une approche plus psychologique. L'acting est parfois approximatif, il y a des effets superflus, et le scénario aurait pu être davantage affiné, notamment avec ce démarrage nanardesque. Néanmoins, Hanh agence parfaitement sa mise en scène, plutôt lente, avec l'accompagnement musical, et quelques trouvailles visuelles. Ainsi, ce film annoncé comme un Elephant/Rampage dans un centre commercial devient un récit de destins croisé parcouru à travers les yeux d'un ado principal très juste. Riche d'une ambiance fascinante, Mall: A Day To Kill surprend et s'avère être un premier long-métrage réussi de la part du talentueux Mr. Hahn. Mama : En mettant en scène cette présence surnaturelle et possessive, Andrés Muschietti réalise, avec Mama, un excellent travail dans la suggestion et les jeux d'ombres, avec quelques frissons à l'appui lorsqu'elle se met en colère, et des jumpscares efficaces. Le point clé de la pellicule, c'est l'approche des fillettes aimantes et aimées de cette entité. La plus petite est carrément dérangeante de par son comportement, et l'aînée assied également une prestation solide. Il n'était par contre pas très utile d'avoir des acteurs du standing de Chastain et Coster-Waldau, tant tout repose sur le jeu des jeunes filles qui influent sur l'ambiance du long-métrage. À travers une bande-son d'épouvante réussie et quelques effets de caméra originaux et immersifs, Mama fait très bien croître la tension malgré ses quelques écueils comme ce démarrage trop révélateur, des flashbacks laids et rationalisants, et un finale qui s'éternise pour faire du fantastique. L'intention est bonne, mais à mesure que la "créature" est mise en pleine lumière, l'effroi s'estompe et le film deviendrait presque gentil. 11.6 : 11.6 a effectivement été conçu sans avoir toutes les clés de l'affaire Toni Musulin. Les zones d'ombre restent ambiguës et le réalisateur ne se risque pas à interpréter. Ce qui peut frustrer, car il n'y a finalement pas grand chose de nouveau dans ce film qu'on ne peut rapidement apprendre en un tour de toile. Cependant, Philippe Godeau ne fait pas dans le drama, ni le biopic, il met simplement en scène cette affaire. C'est tellement bien monté, avec un ton sérieux constant, évitant la comédie habituelle facile, et des musiques excellemment utilisées pour appuyer le long-métrage, qu'il serait dommage de passer à côté. Et puis, François Cluzet ; la gueule, le caractère, la prestance. Difficile de juger la véracité de l'homme, mais le personnage est parfait. Sans pour autant en faire l'apologie, sa psychologie est correctement abordée, malgré un mystère persistant. Dans quelques années on aura certainement un nouveau 11.6 sous-titré "l'histoire complète" ; en attendant, Godeau réalise un Thriller brut, qui peut sembler impersonnel, mais captive de par son approche juste et soignée.
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Je veux bien aller au cinéma juste pour les explosions, c'est ce que je fais quand je vais voir du Transformers, Battleship, Man Of Steel et compagnie. Bien sûr qu'il ne faut pas les mêmes attentes pour ce genre de film. Ce qui n'empêche pas non plus de se faire (un peu) chier quand tu sens que le film radote et ne fait plus d'effort, même sur la forme. Je suis d'accord avec toi pour les Gardiens, et je l'ai déjà souligné d'ailleurs. Ce qui ne l'absout pas non plus de tout. Sincèrement, c'est comme The Dark Knight, j'ai beau le trouver excellent et le considérer comme oeuvre marquante, par moment je lui préfère l'ambiance de Begins. Ça m'étonnerait que le film John Carter soit considéré comme culte par contre. Il a, entre autres, le défaut d'arriver bien après tout ceux que les livres ont influencé Pas que le débat me déplaise, mais je pense que j'ai fait le tour de mon point de vue sur la question Marvel
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Mouais, c'est quand même un raisonnement qui nivelle la qualité vers la médiocrité. Du genre "tant que c'est pas mal, c'est bien, pourquoi leur en demander plus ?". Justement, quand tu finis par voir éternellement le même type de film, c'est lassant. D'où la fraîcheur, en un sens, des Gardiens. Marvel/Disney ont bien compris que leur public n'était pas très exigeant (sans vouloir insulter personne ici), c'est pour ça qu'ils peuvent caser deux films par an jusqu'en 2026 en étant sûrs de toucher le pactole. Les gens qui paient pour TF4 sont les mêmes qui paient pour les Marvel. Ils vont au cinéma pour le grand spectacle, la débâcle d'effets spéciaux, l'action et l'humour. C'est la sortie "décompression" par excellence. Alors si ça plaît au grand public, tant mieux, pourquoi chercher plus ? Je pense sincèrement que si tout l'effort qu'ils mettent dans le marketing de leur MCU pour leur 2 films par an, ils le mettraient à élever un peu la qualité de leurs productions, quitte à en sortir une par an, elles seraient beaucoup plus mémorables. Combien de films du MCU resteront parmi les grands films de notre génération ? Ou rien que les grand films du genre ? Personnellement, je n'en vois pas beaucoup. Et j'ai bien aimé les Gardiens, pour ne pas qu'il y ait de malentendus, juste des petites choses à reprocher. Et c'est peu dire que je m'attendais quand même à pire Je ne suis pas d'accord avec toi sur ce coup-là par contre. Tous les ans, tu trouves d'excellents films du genre, qu'ils soient à gros budget ou des prods indépendantes. Peut-être rien de très surprenant, mais des films très bien foutus. Mes deux grosses attentes du genre sont d'ailleurs Interstellar (des plans à tomber dans la BA et des thèmes qui semblent bien travaillés) et Jupiter Ascending (du bon gros space opera original avec la patte visuelle Wachowski).
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Trois films récemment, dont deux sorties très récentes : Zero Theorem : Terry Gilliam et la science-fiction, c'est une longue histoire d'amour infaillible. Ses univers sont incroyables et son esthétique splendide. Cela est réinjecté dans ce Zero Theorem qui donne l'impression de regarder un film de SF des années 90, au monde futuriste urbain et sombre, où le modernisme n'est que fantaisie de néons multicolores et gros gadgets plastique. Ce mélange de kitsch et technologie moderne créé un futur des plus burlesques, typique du réalisateur. Il y a aussi ce ratio d'image totalement atypique qui contribue à appuyer le ton délicieusement rétro du siècle passé - et les passages en noir et blanc bien vus. On retrouve ainsi ce ton décalé dans l'histoire et les personnages, avec un Waltz excellent en génie excentrique et une intrigue nébuleuse et étrange, jusque dans ses derniers instants. Zero Theorem est original, mais l'on passe plus de temps à apprécier les décors théâtraux et éclairages fantastiques - qui débordent d'inventivité - que de donner sens à une intrigue qui perd de son charme dès qu'elle redevient sérieuse et dramatique. Under The Skin : Rarement je n'aurai eu autant de mal à aller au bout d'un film. La quatrième tentative fut la bonne. D'une lenteur extrême, sans pour autant être contemplatif, Under The Skin est une succession de plans abstraite, où le dialogue est minimaliste. Scarlett Johansson est loin de ses productions habituelles pour un film expérimental, qui la pousse à jouer de façon inédit - placidité et absence d’émotion. Certainement pas vide de sens, le long-métrage est vide en rythme, avec un visuel parfois intéressant. Une image dépouillée, un ton morne, reflétés par le décor écossais, et quelques scènes très fortes, poisseuses et dérangeantes, qui surviennent de façon inattendue dans un film languissant, appuyées de cette bande-son Drone insidieuse dont le thème principal renforce le malaise. En connaissant le pitch, on s'ennuie. À l'inverse, c'est l'incompréhension jusqu'aux deux dernières minutes. Glazer joue l'artistique à fond, sans se soucier d'une quelconque consistance narrative, et crée d'un ensemble hypnotique, une œuvre soporifique. The Conjuring : Pour ce genre d'histoire sur les esprits démoniaques, je pense qu'il faut un minimum de croyances personnelles pour être affecté par les situations du film. Faits réels ou non, j'accroche rarement à ces longs-métrages du paranormal remplis de références chrétiennes ; la majorité des évènements surnaturels et les démons m'apparaissent très souvent burlesques. Du coup, avec The Conjuring, James Wan reprend absolument tous les éléments des films de maison hantée/possession et en fait un gros best-of. Il rajoute même une intrigue secondaire minimaliste avec la poupée (qui aura le droit à son spin-off). Que ce soient les manifestations premières, l'esprit rationnel des nouveaux habitants, l'appel aux experts, les démons rageurs qui s'excitent vers la fin, tout y est, calibré comme à l'accoutumée. On aime bien Patrick Wilson et James Wan sait y faire côté réalisation. Il y a des plans franchement excellents, des jumpscares efficaces même si faciles avec la musique, et un style rétro qui sied au contexte. Mais pas de grande surprise, ni d'effroi.
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Ah mais ce n'est pas un apriori, je suis tous allé les voir le jour J, c'est juste beaucoup d'espoir très souvent tombé à plat. Du coup je suis un peu désabusé. Pour la phase I, c'était pareil pour le 1er Cap où j'en étais sorti bien mitigé. Et Thor que je pensais être un navet m'est apparu être une bonne réussite, encore aujourd'hui après les revisionnages. Et non, je ne compare pas tout avec Avengers, mais quand tu crées un univers chronologique et qui se veut faire partie d'un même tout, tu ne peux pas juste "oublier" les films d'avant. Si la réalisation est banale, les effets sont cheap, la musique est confondante, et le ton du film est forcé avec de l'humour bienpensant/plaisant, et que je retrouve ça dans plusieurs films de la même famille, je ne peux pas en faire abstraction. Le Iron Man 3 reste une vaste blague pour ma part, les thèmes sont mauvais et le héros mal traité. Captain, l'intrigue m'a bien fait penser à une histoire de comics, juste très mal transposée à l'écran. Tu trouves le Amrin Zola génial, c'est un des pires passages du film pour moi Mais, je le dis franchement, mon estime a énormément baissé sur Marvel, qui préfèrent annoncer 50 projets que de prendre leur temps sur un film. Les making-of du premeir Iron Man sont édifiants dans le changement de mentalité du studio. Dans tout le MCU, tu as plusieurs bons films, qui sont juste bons. Aucune prise de risque. Et la phase 2 c'est ça. Je renvoie à ce que je dis plus haut sur les constituants artistiques (réal, musique, etc...). Ça paraît peut-être bien torché dans l'ensemble, personnellement ça me lasse, et je trouve ça générique désormais. Que ce soit dans le fond ou la forme, il n'y a rien de très mémorable, à part une scène ici ou là. Pour revenir sur les Gardiens, oui il y a des scènes excellentes, du fun inattendu - tout le final est très bon. Et bien sûr que Gunn adopte un ton décalé, c'est ce qui m'a en partie plu. Mais il y a quand même beaucoup de facilité dans l'humour - souvent lié à Rocket, Groot et la débilité de Drax - du fait que le film revient souvent sur ces trois-là pour assurer le rire tout public. Je ne condamne pas du tout, et je reverrai le film avec plaisir. Je suis juste pas sûr que ça garde de son panache.
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Je n'ai aimé aucun des films de la phase 2, à part ce GotG. Et Cap2 était effectivement le plus réussi jusqu'alors, mais tout juste moyen pour moi. Pour IM3, la comédie constante, le Mandarin, le traitement de Stark et son pote de 8 ans, et le finale laborieux, m'ont foncièrement ennuyé. Pour un film qui se vendait comme super sombre, et a voulu succéder à Avengers en mettant 40 armures, je n'ai pas accroché. Thor 2 est le pire du lot, chez moi. Un visuel complètement inégal, avec des FX ratés, une histoire laborieuse, le méchant le moins mémorable de Marvel, et le seul perso qu'on veut voir, au final, c'est Loki. J'ai franchement détesté au cinéma. Cap 2 commençait très fort, mieux que le 1 - que j'avais trouvé moyen - et les scènes d'action, dont l'introduction du WS, sont effectivement de haute volée. Par contre, j'ai trouvé le scénar complètement naze dans ses enjeux et ses surprises, et le finale c'était juste "on met 3 héliporteurs pour faire mieux que Avengers" et le combat Cap/Bucky sur le pont c'était quand même très ressemblant au premier film. Pas trop emballé donc. Du coup, je pensais vraiment avoir un problème avec Marvel. Mais ce GotG m'a fait du bien car dépaysant comme le dit lafibiou, et le ton rétro-futuriste, j'adore. Pour revenir sur les autres points de mon premier paragraphe : - l'humour n'est pas toujours naturel, tu sens le dialogue souvent forcé ou du genre "vous avez vu, on est drôle hein ?". Ça ne m'a pas empêché de rire quelque fois, mais certainement pas à chaque gag/punchline. Il y a des répliques/gags quand même lourdes, ou juste débiles, qui fonctionnent sur le coup mais, une fois l'effet de suprise passé, pas sûr que ça divertisse autant. C'est le côté familial de Marvel, et ça rejoint un peu ma note de fin de poste où les gens rigolaient à gorge déployée pour rien des fois, et je commençais vraiment à m'interroger - le mélodrama, tu y as cru aux backstories des persos ? Dans un film qui a un ton aussi léger et comique, faire des passages pseudo-larmoyant (avec le piano !), c'est un peu de la poudre aux yeux pour moi. Juste Rocket et Groot sur la fin qui sont chouettes.
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Joyeux anniversaire flavsam
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Vu hier soir, Les Gardiens De La Galaxie : Depuis Avengers, Marvel a la main mise sur le blockbuster super-héroïque, peu importe sa qualité. Chacune des trois étapes de la phase 2 que furent Iron Man 3, Thor 2, et Captain America 2 ont été de belles déceptions, pour ma part, et le signe d'une grosse machinerie comptant bien capitaliser sur sa recette surprise. Heureusement, Les Gardiens De La Galaxie était l'annonce d'un peu de fraîcheur dans un marasme constant aux connexions hasardeuses. Le film ne recèle pourtant pas de grosses surprises et suit les codes habituels de Marvel, notamment au niveau de l'humour omniprésent, rarement spontané et très fortement appuyé. Fonctionnel au premier visionnage, il sera certainement moins efficace par la suite. Pareillement, le mélodrama est globalement raté et plombe un long-métrage qui ne jure que par les one-liners. Et, comme à l'accoutumée, l'antagoniste (Ronan) est trop succinctement exploité, en dépit d'un Lee Pace franchement génial. Instaurant toute une galerie de personnages hauts en couleur (sens propre et figuré), James Gunn peut compter sur un casting impeccable qui suffit à les rendre attachants et crédibles. On peut citer Chris Pratt en déconneur de première, Rooker en mercenaire tenace, Karen Gillan (Nebula), Del Toro ou encore Hounsou, tous géniaux. Et, bien évidemment, le raton-laveur Rocket et l'arbre Groot qui s'insèrent parfaitement dans cet ensemble déjanté. Sans manquer de charme, Saldana et Bautista se révèlent assez secondaires. Le fait de se détacher complètement de ce qui a été fait auparavant, en créant tout un nouvel univers, permet à James Gunn d'adopter ce ton décalé extrêmement appréciable. Même s'il voit son excentricité bridée par la politique familiale du studio, son ambiance déjantée, ses décors de SF eighties, et le choix de morceaux Pop rétro, sont absolument merveilleux et offrent une identité immédiate au film. Les Gardiens De La Galaxie se pose donc en space opera richement appuyé par les effets spéciaux. Du ton enjoué du film est retranscrit un environnement galactique fourmillant de couleurs, d'imagination, dans une mise en scène résolument oldschool et au kitsch assumé. Gunn nous offre ainsi de très beaux plans, jusque dans le climax, même si beaucoup sont à destination de l'exploitation 3D. On peut tout de même reprocher un enchaînement trop rapide des évènements, au démarrage, ainsi qu'un montage vraiment très brouillon lors de l'action, et les compositions de Tyler Bates d'une pauvreté et banalité navrantes. Hormis cela, l’œuvre de James Gunn est excellemment rythmée, parsemée de références, et jamais on ne désespère de pouvoir voir la scène post-crédit - pur fan service pour les connaisseurs. Si Les Gardiens De La Galaxie s'impose comme un des meilleurs Marvel, de son ambiance unique, il rappelle aussi que c'est dans les formules inattendues (Iron Man, Avengers) que le studio excelle, avant de les saccager au profit de sa machinerie. Note à part: Par contre, j'ai l'impression que les distributeurs n'avaient aucune confiance dans le projet parce que d'habitude les Marvel bénéficie de la plus grande salle du ciné, et là c'était vraiment une petite. Et du public que j'avais, j'ai le sentiment que Marvel est devenue la franchise des gros beaufs qui s'esclaffent pour un rien. Et ne connaissent rien en dehors de ce MCU parce que j'ai bien ri au post-credit où aucun n'a compris le clin d'oeil (alors que c'était marqué juste après) et ils étaient tous à sortir
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Natali est vraiment resté moyen après Cube. Toujours de bonnes idées de base, mais un développement souvent très maladroit. Nothing et Splice étaient particulièrement étranges. Je vais essayer de regarder ce Haunter.
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Le casting est correct. Shailene Woodley s'en sort bien dans son rôle de "pête-sec". Theo James également, mais j'ai trouvé Kate Winslet plutôt en dessous de ses performances habituelles. Cependant, c'est tout à fait correct malgré tout. Le film est un divertissement qui n'aura pas la même ampleur qu'Hunger Games, je trouve le côté oppression politique bien plus marqué dans HG que dans Divergente. Le point faible pour moi reste la musique. Ellie Goulding est une chanteuse que j'affectionne particulièrement, mais je trouve que sa chanson ne colle pas avec le film et en gâche les séquences où on peut l'entendre. D'ailleurs, je trouve que des chansons avec paroles ne collent pas avec des films de ce genre, hormis peut-être pour le générique de fin. Oui, on est d'accord. Ce n'est pas non plus une révélation. Mais je m'attendais à tellement pire dans ce genre de littérature pour ado adaptée au ciné qui pulule depuis un temps. Par contre, j'avais lu les Hunger Games avant le film, et j'avais trouvé le premier film HG passable. J'ai préféré ce premier Divergente en guise d'intro de franchise.
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Hier c'était journée spéciale films douteux de 2014 : Divergente : Je ne saurai parler de l'adaptation de l’œuvre littéraire, que je n'ai pas lue, et qui ressemble assurément à d'autres mais, en tant que film de science-fiction pour/avec ados, Divergente se pose comme un des plus réussis de ces dernières années. Ce, grâce à une amourette qui ne nous est pas imposée niaisement pendant les deux heures, et n'est pas le centre du long-métrage. Les jeunes acteurs (Shailene Woodley, Theo James) sont totalement convaincants, et on retrouve avec plaisir Jay Courtney et Kate Winslet en antagonistes. Par ailleurs, Neil Burger sait parfaitement rendre compte de cet univers dystopique avec des plans larges saisissants sur ce Chicago du futur. Notons également les morceaux de Goulding, Woodkid, M83 et autres artistes Pop qui s'insèrent joliment dans le travail de Junkie XL et offrent un long-métrage qui possède du style. Quant au scénario, il est bien rythmé, dynamique et les ficelles sont plutôt bien dissimulées. Malgré les facilités et une science-fiction simpliste, Divergente se suit agréablement et j'irai, cette fois-ci, voir la suite avec plaisir. Need For Speed : Alors que Need For Speed pouvait briller en adoptant une approche différente de Fast & Furious, cette adaptation libre du jeu vidéo s'avère beaucoup trop longue. Au bout de 45 minutes, l'essentiel a été montré, entre vieux muscle cars dans des ruelles sombres et hypercars sur autoroutes et au milieu de paysages verdoyants. Les 1h30 suivantes n'apportent pas grand chose de plus, si ce n'est la course finale de dix minutes, réussie, bien que prévisible en tous points. On apprécie le travail sonore des bruitages urbains et mécaniques qui rappelle le jeu. Par contre, la réalisation sur le bitume apparaît redondante et manque de vigueur ; elle n'est sauvée que par une photo colorée qui souligne les paysages et carrosseries. Néanmoins, le film s'enlise dans une intrigue pénible, aux péripéties inutiles, et aurait gagné à opter pour un ton plus dramatique. Seul Aaron Paul possède un tant soit peu de charisme, et Cooper a la bonne tête du pourri. Les autres acteurs sont superficiels, dans un énième film de belles voitures qui mangent l'asphalte. Pompéi : Quand on n'a rien à raconter, on n'invente pas une histoire d'amour minable pour la coller dans le contexte du Vésuve, en l'an 79, et faire passer le volcan pour un simple spectacle de dernière demi-heure. Même ce moment de climax est entrecoupé de scènes ringardes. La seule différence entre Pompéi et un film de The Asylum, ce sont les effets spéciaux de meilleure qualité, la plupart du temps. Le long-métrage est tellement bourré d'images de synthèses - surtout pour les décors - qu'il n'est finalement pas plus valable que n'importe quelle série télévisée sur la Rome Antique. À vrai dire, Paul W. S. Anderson nous ressert 2012 à cette époque, avec une mise en scène pauvre, et un Jon Snow qui se prend pour Maximus et Spartacus. De toute façon, il suffit de voir Kiefer Sutherland deux minutes pour comprendre l'étendue du désastre. C'est sale, et les choix de Clinton Shorter sont également décevants, plaçant des compos ampoulées et de l'épique bas de gamme pour n'importe quelle scène. Dommage qu'on n'aborde jamais le volcan, ça aurait pu être intéressant. Transcendance : Première réalisation de Wally Pfister, Transcendance est un long-métrage fastidieux, où l'ennui prend très vite le pas sur le potentiel de son intrigue. Extrêmement maladroit, le film gaspille ses deux heures en un flagrant manque de dynamisme - Mychael Danna nous endormirait presque - qui ne fait que mettre en évidence la fadeur de l'histoire. Pfister ne se privant pas de dégommer les réals de blockbusters, on pouvait s'attendre à une direction artistique un peu plus soignée. Or, la mise en scène est vraiment banale, même si elle essaie parfois d'être belle, et il y a de gros soucis d'éclairage et de focales. Le film souffre également d'une direction d'acteurs pauvre, jouant des persos plats dans une histoire qui ne passe pas loin du navet. À cause de son sérieux constant, la voie prise avec la nanotechnologie n'est que plus grotesque, déviant totalement du thème de l'intelligence artificielle - merveilleusement traité dans Her. En dépit d'idées prometteuses, Transcendance s'effondre dans un récit idiot et inintéressant ; pas sûr que Pfister rempile de sitôt.
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Vu Killer Joe : Imprévisible, ce Killer Joe évolue dans une ambiance de film noir, tout en usant d'un humour du même tenant. À première vue, on pense être face à une œuvre sérieuse, ce genre de production qui met l'emphase sur le Sud américain miséreux, filmé comme il y a trente ans et pleine de mélodrama crasseux. Sauf que, rapidement, les scènes tendent au burlesque et le parti pris de comique noir se dessine, rendant l'atmosphère parfois malsaine du fait de l’ambiguïté humoristique accompagnant la violence crue et très démonstrative. Entre ces films anglais de petites frappes aux plans saugrenus et le grandiloquent d'un Tarantino à la violence débridée, si Killer Joe est à ce point déjanté, c'est aussi grâce à la performance de McConaughey qui entamait là son tournant vers des personnages plus complexes. Plein de principes et d'une sauvagerie froide, il confronte une famille de paumés excellemment interprétée par Hirsh, Temple, Haden Church et Gershon. Des personnages qui trouvent leur apothéose dans une dernière demi-heure absolument folle.
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Ouaip, c'est affolant comme The Raid a changé la donne pour ce genre de films.
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J'avais même pas fait gaffe
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En ce moment, t'as le don pour enchainer les navets
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Pas encore vu Under The Skin, mais je suis d'accord en ce qui concerne ses choix. Sauf que Don Jon c'était un rôle très plat quand même.
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J'avais également posté un avis exactement de la même trempe. McAvoy est brillant, et le ton malsain et totalement décalé du film est génial.
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Je vais t'aider. Ce qui ne marche pas avec cette phrase, c'est que le principe scientifique est faux, surtout que les capacités soient déclenchées par une drogue, et que tout le film essaie de rationnaliser avec des explications scientifiques sur le cerveau pour être réaliste/crédible. On aurait présenté Lucy comme une personne normale qui acquiert des "super-pouvoirs", sans vouloir expliquer le fond des choses avec de la science de pacotille, ça aurait été déjà beaucoup plus fonctionnel. J'y suis allé hier soir, et voilà mon avis : Luc Besson est un réalisateur ambitieux, et a toujours voulu faire du cinéma américain en France. Néanmoins, entaché d'un scénario médiocre, il fait de Lucy de la science-fiction pour ménagères. La mise en scène n'est pas très originale, le montage rapide, et peu de plans ont une portée cinématographique. Pire, avec la nature de l'intrigue, on a souvent l'impression de regarder un téléfilm. Pourtant, Lucy s'en tire plutôt bien côté effets spéciaux, en particulier sur deux scènes visuellement inattendues qui fonctionnent surtout grâce à la musique élégiaque. C'est moins concluant sur les scènes d'action plus basiques que Besson se contente d'enchaîner car elles lui semblent cools, et la sur-utilisation du CGI lors du climax final. Portant le film, Scarlett Johansson interprète efficacement la femme fatale ; on apprécie ses mimiques sous le poids de ses capacités. Mais son jeu tourne en rond, et jamais on n'éprouve d'empathie pour Lucy qui n'est qu'un personnage qui fait le show, avec de piètres tentatives d'approfondissement. Freeman s'enfonce carrément dans le rôle du scientifique, et Choi Min-sik voit son charisme restreint en un stéréotype. Difficile de leur en vouloir, au vu de l'écriture extrêmement pauvre du script. Besson a récupéré moult idées de science-fiction, parmi les classiques du genre, et les a toutes forcées dans son long-métrage. Bardé d'explications faussement philosophiques, il veut rendre crédible cette histoire en partant d'un concept de base incongru. La science-fiction se doit tout de même d'avoir des principes réalistes et, à mesure que le scénario évolue et qu'on fait l'effort d'accepter ses nouvelles lubies, Lucy sort des situations encore plus grotesques. Il faut déjà trente minutes pour poser l'histoire de trafiquants chinois, trente autres pour avoir une scène visuellement recherchée après de l'action surhumaine simpliste, et attendre le finale où Lucy devient un tout autre film, pseudo-métaphysique. L'œuvre de Besson n'est pas homogène dans son développement, et mériterait d'évincer plusieurs de ses parties pour être un tant soit peu potable. Dans l'état actuel, rien n'est à sa place, et le spectateur est simplement pris pour un débile. Par ailleurs, le sous-texte de Besson, ersatz de The Tree Of Life, Baraka, Samsara et 2001, avec son lot de plans animaliers et cosmiques, est des plus pédants. Pauvrement moralisateur, Lucy n'incite jamais à la réflexion, en dépit de tous les efforts prétentieux du Monsieur, et n'est qu'un film boursoufflé, incohérent et insipide.
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Sans non plus en faire des louanges, ton retour positif fait également plaisir à lire. Même constat pour Brolin qui finalement se choppe vraiment la gueule qu'il faut dans le film. C'est le développement de fin qui m'a surpris. Et puis la violence outrancière qui n'est effectivement pas de coutume d'une production US, et dont on aurait pu craindre un film beaucoup plus aseptisé.
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Mes derniers visionnages étaient : L'Homme Qui Rétrécit : Les grandes œuvres de science-fiction sont intemporelles. L'Homme Qui Rétrécit le prouve du haut de ses 67 ans car, en dépit de son noir et blanc et son ratio carré, il délivre encore toutes les promesses d'un film majeur du genre. L'agencement de l'histoire, entre l'aventure miniature et le rétrécissement mystérieux, est parfaitement mené, avec un développement final inattendu et à la portée métaphysique magnifique. Incroyable, le long-métrage l'est tout autant dans ses effets effets spéciaux. S'ils accusent un peu les signes du temps, surtout pour l'intégration de la personne minuscule de Scott sur les plans larges, l'ensemble des décors filmés de son point de vue et le rendu visuel de tout son environnement à taille macro sont absolument exceptionnels. D'ailleurs, cette lutte frissonnante contre la tarentule est assurément un moment d’anthologie du 7ème art. Très bien rythmé, fort d'une superbe réflexion, et artistiquement supérieur au vu de son époque, ce classique de la SF garde toute sa splendeur et émerveille de par son inventivité. You're Next : You're Next affiche la couleur d'emblée : la pellicule sera rouge sang, et ne compte pas faire dans la dentelle. C'est ainsi qu'Adam Wingard a l'intention de donner de l'intérêt à un scénario des plus conventionnels, et prévisible à chaque tournant. Mais on dirait qu'il s'en amuse, que c'est justement ce qu'il cherche pour mieux montrer qu'il est encore possible de briller dans les sentiers battus. Cela, il y parvient grâce à une mise en scène habile et percutante. Le cadre est soigné, les plans sont très carrés, et toutes les morts sont spectaculaires, tout en étant sauvages et originales, avec des effets gores réussis. Ne se contentant pas d'un simple film graphique, Wingard sait aussi bâtir sont ambiance, en nous présentant des personnages aux gueules sympathiques, et des "intrus" aux masques d'animaux, à la fois flippants et théâtraux. On pense d'ailleurs à The Strangers. La musique est parfaite, oppressante, avec un thème principal entêtant et une piste Pop/Rock qui confère un superbe ton décalé à ce You're Next, grosse tuerie délectable d'un bout à l'autre.
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C'est le Fuqua qui a fait un des "Maison Blanche" ?
