Aller au contenu
blusteel Blusteel
blusteel
Ajouter l'application web
Voir
Appareil non identifié
Votre appareil n'a pas pu être identifié. L'application web Blusteel est installable sur iPhone, iPad, Android, Mac (via Chrome) et Windows (via Chrome). Contactez le support si vous avez besoin d'aide pour ajouter l'application web Blusteel.

Derniers visionnages


scaz
 Share

Messages recommandés

(modifié)

 

Qu'est-ce Qu'on a fait au Bon Dieu ? :  s'enlise tout simplement dans un formalisme téléphoné et ennuyeux.

 

je trouve que c'est un peu dur comme critique pour un film qui se prend au 2eme degrés si ce n'est le 3ème! c'est un très bon divertissement (peut être pas le meilleur film comédie française ) et qui a aussi de bonne réplique.... à regarder en soirée pour se détendre dans ce monde de fou... JE LE CONSEILLE VIVEMENT

 

 

 

Cyber, je suis extrêmement étonné de ton point de vue sur Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu ? En effet je ne la comprend pas.

Au contraire j'ai trouvé que cette comédie, avec BabySitting sont une bouffée d'air frais dans un cinéma français qui peine à se refaire un nom. Ce film traite d'un sujet qui concerne tout le monde sans pour autant se prendre au sérieux.

Le bouche à oreille a très bien fonctionné pour ce film, la raison du succès...

 

Pour développer un peu plus, disons que j'ai commencé à sourire aux blagues à l'arrivée de la famille black. Avant ça, c'est le genre de vannes que je fais avec les collègues (boulot) ou camarades (cours) d'origine juive, arabe, chinoise, c'est à- dire typiquement pour déconner sur les clichés, et sans aucun esprit raciste. Donc les pseudo-querelles à table, c'est assez invraisemblable. Et le perso de Clavier est très loin d'avoir un comportement de raciste.

 

Les moments qui m'ont fait sourire

le père de Daniel avec ses expressions (famille de communistes)

la prison ("pas de problèmes de Noirs", et "Kirikou")

le curé qui se marre comme un débile

 

Donc c'est vraiment très peu pour ma part. J'ai trouvé tout le reste très forcé, et les blagues pas naturelles. Je préfère l'humour un peu plus subtil, quitte à être référencé. Mais par exemple, les dernières comédies "légères" que j'avais adorées, c'étaient Le Prénom et Starbuck.

 

@Manu-El : Je ne sais pas à partir de quel point on peut dire qu'une comédie ne se prend pas au sérieux. Dans ce cas, disons-le de toutes les dernières comédies françaises. J'ai pas trouvé Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu si différent dans son traitement. À savoir que l'histoire est vraiment anecdotique avec des personnages juste là pour faire des gags et sortir des répliques "drôles" à tour de bras, et rien de plus.

 

 

The Rover se révèle saisissant, intense et sauvage.

 

Et particulièrement chiant. Même si je suis d'accord avec 80% de ta critique, à savoir des acteurs extrêment bons, une atmosphère, une bande-son... mais au final le film ne parvient pas pour moi à maintenir l'attention. Contrairement à un film comme Only lovers left alive où l'ennui, le désespoir et la mélancholie sont brillament filmés sans pour autant perdre l'intérêt porté aux personnages. Ici, on se moque bien de ce qui peut leur arriver (et la chute ridicule n'aide pas à gagner en ampathie). Dommage car tout était réuni pour en faire un film, comme tu le dis, saisissant.

 

Je comprends totalement ton ressenti. J'ai lu plusieurs critiques dans le même genre.

Personnellement, le film m'a fait penser à un film de Winding Refn, en moins stylisé, pour sa façon de filmer du vide - il faut dire ce qui est - et de réussir à faire ressentir une multitude d'émotions sur des plans pratiquement fixes. La chute est effectivement étonante, et elle peut appraître décevante, mais je trouve qu'elle colle finalement parfaitement avec l'état d'esprit du personnage et l'analogie faite avec la société passée au travers du film.

Modifié par CyberInflames
  • J'aime 3
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

(modifié)

Sidewalk Stories de Charles Lane (1989)

Le film est un bijou, qui donne envie de se remettre au muet. Beau, poétique, drôle et émouvant.

La restauration est énorme, une totale redécouverte, le travail est impressionnant surtout quand on sait que le négatif n'était pas en super état, ce qui occasionne de rares mais visibles passages flous ou tremblants.

Niveau bonus c'est juste ce qu'il faut dont un commentaire audio très enrichissant où le réal reconnaît le caractère frontal d'une scène de nue inattendue. Il y a aussi un module de 30 minutes où Lane revient sur son film unique et également le court qui a inspiré le film. Un régal pour ceux qui seront marqué par le film.

Merci à Carlotta, pour ce superbe boulot.

Un film à voir et revoir !

post-108-0-29729500-1413587648_thumb.jpg

Modifié par Peckinpah
  • J'aime 3
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

(modifié)

Mysterious Skin

 

Comment rendre un sujet lourd et glauque aussi "léger". C'est un tour de force.

Le film traite de la pédophilie vu par les yeux des victimes.

 

Il y a deux schémas présents dans la film, le point de vue de Neil et de Brian

Celui de Neil est quasiment présenté comme une comédie romantique entre un homme et un enfant. Cela peut paraître choquant, mais pourtant ce n'est jamais montré de façon choquante. Joseph Gordon-Levitt encore jeune débutant offre une prestation excellente, incarne la version ado/adulte de Neil. Il ne dégage aucune émotion et pourtant on éprouve une forte empathie pour son personnage.

 

Le point de vue de Brian est plus fantasque... en apparence. Celui-ci n'a aucun souvenir de ce qui lui est arrivé et est persuadé d'avoir été enlevé par des extra-terrestre. Il passe dans sa vie traumatisé, à avoir des crises, saignements de nez et part en quête de vérité pour petit à petit faire un lien avec Neil. 

 

Le film nous narre en grande partie le traumatisme vécu par ces enfants sur leur avenir, que ce soit une vie totalement à la dérive pour l'un ou la paranoïa presque totale pour l'autre.

La conclusion qu'on peut lire entre les lignes d'un des deux gamins est effrayante

car on comprend que celui-ci ne regrette pas d'avoir été abusé, mais à la limite regrette que cela se soit fini 

 

Le sujet est délicat et pourrait facilement partir dans la provocation gratuite, pourtant les scènes les plus "violentes" ne proviennent pas des scènes pédophiles...

 

C'est un véritable coup de coeur pour ma part, je n'aurais jamais pensé voir un film avec un tel sujet traité de cette façon (du moins dans sa première partie). Je n'oserais pas dire que c'est un chef d'oeuvre de façon publique car certains seconds rôles sont plutôt moyens et pas toujours bien interprétés, ainsi que quelques longueurs, mais pour moi, c'en est un.

 

Je sors de ce visionnage un étrange sentiment entre la fascination et le trouble.

 

Tout le monde ne peut pas apprécier ce genre de film qui est juste profondément humain, mais je conseille au moins une fois le visionnage.

Modifié par lafibiou
  • J'aime 5
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Ouaip, d'ailleurs Kaboom de ce réalisateur là est très bon aussi. Toujours très spécial, très osé, et plutôt expérimental comme cinéma.
Il a sorti un film cette semaine, qui a l'air très bon aussi. Mais il ne passe pas dans beaucoup d'endroits...

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Je n'ai vu que Kaboom d'Araki, mais il faut que je vois les autres.

 

Quelques films vus ce week-end :
Magic Magic : Troublant, désorientant, Magic Magic est de ces thrillers psycho-dramatiques qui parviennent à instaurer une paranoïa progressive. Ce qui va de pair avec l'ambiance malsaine et étouffante que l'on doit, notamment, au travail sonore - discordant et inquiétant - ainsi qu'à la situation isolée et menaçante de cette maison perdue sur une île chilienne. Derrière la caméra, Sebastián Silva réussit à nous déstabiliser dès les premiers échanges, à l'instar d'Alicia, coincée avec des inconnus qui jouent d'elle, dans un pays étranger où les locaux ne sont pas très rassurants. Remarquable, Juno Temple, d'habitude si pétillante, est ici maladive, abusée et névrotique. Emily Browning passe inaperçue dans une intrigue secondaire dispensable, tandis que Michael Cera devient effrayant de par son comportement imprévisible et son sourire sadique et pervers. D'une tension crescendo, Magic Magic dérange et nous perd derrière les apparences hostiles, jusqu'à l'éclat du breakdown final qui prend immanquablement aux tripes.

Babysitting : Quand une comédie se lance dans les vannes et les gags avant même que l'on ne connaisse les personnages, ça n'augure rien de très palpitant. Pendant vingt minutes, Babysitting est ce qu'il y a de plus cliché dans les comédies françaises, enquillant les répliques "comiques" lourdes et nous présentant bien tout ce qui va dégénérer et s'améliorer pour le protagoniste. Heureusement pour le long-métrage, il s'améliore quelque peu lorsqu'il passe en mode found footage. D'ailleurs, on oublie assez vite qu'il s'agit d'une caméra à la main et la poursuite des aventures s'avère étonnante, malgré un casting de jeunes sans saveur, ni très bons ; on est tout de même témoin de quelques passages franchement hilarants (Mario Kart, Là-Haut, la femme mariée, l'inspecteur...). Il y a une bonne ambiance, moins décérébrée et irresponsable que Projet X, et dans la veine de Very Bad Trip. Pour autant, Babysitting reste hautement prévisible et souvent forcé dans l'humour, mais il garde un bon dynamisme qui rend cette soirée amusante.

Outland, Loin De La Terre : Deux ans après Alien et Le Trou Noir, le film spatial d'envergure fait assurément des émules. Des décors immenses, toute une ambiance sombre et attrayante ; Peter Hyams ne parle pas d'aliens ni d'exploration intersidérale, et nous sert plutôt un western dans l'espace, avec Sean Connery en shérif de la station jupitérienne. À l'image du genre, le rythme est alors lent, au point d'accuser quelques longueurs par instant. Toutefois, faute de désert, on ne peut s'empêcher d'apprécier la richesse des décors de la station, et des effets spéciaux réussis. On pourrait y voir un avant-goût de Total Recall. Les plans larges sont d'autant plus géniaux qu'ils intensifient la situation et, avec l'aide des compositions de Goldsmith, rendent l'ambiance pesante. L'intrigue policière est plus classique et maigrement développée ; elle se conclue d'ailleurs rapidement au profit de passages d'action pauvres et de suspens bien mieux géré. Si la tension se veut palpable du fait de la lenteur du montage, Outland manque tout de même de rythme et peine à rendre ses duels palpitants.

Vol 93 : Cinq ans après un des événements les plus marquants de ces vingt dernières années, Paul Greengrass retrace à l'écran l'attentat terroriste qui a changé la face du monde. Le détournement des avions du 11 septembre 2001. S'il aborde les crashs dans les tours du World Trade Center et au Pentagone, Greengrass se concentre surtout sur le vol 93, dont le détournement a été mis à mal par les passagers à son bord. Évidemment, le film est sur-dramatique ; à sa sortie, le sujet était encore sensible. Le réalisateur filme l’événement de façon assez neutre, et non-fictionnelle, que ce soit côté terroristes, passagers, tour de contrôle, militaires... Il en vient même une certaine confusion, par moment, puisqu'il n'y a personne à qui se rattacher et que le montage passe souvent d'un lieu à l'autre pour représenter la panique croissante. Et si l'on connaît l'issue tragique, rarement un film n'aura porté ses cinq dernières minutes à un climax aussi intense - à se demander s'il faut une tragédie réelle pour réussir cela, tant la plupart des œuvres de fictions échouent sur ce point.

  • J'aime 5
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Je n'ai vu que Kaboom d'Araki, mais il faut que je vois les autres.

 

Quelques films vus ce week-end :

Magic Magic : Troublant, désorientant, Magic Magic est de ces thrillers psycho-dramatiques qui parviennent à instaurer une paranoïa progressive. Ce qui va de pair avec l'ambiance malsaine et étouffante que l'on doit, notamment, au travail sonore - discordant et inquiétant - ainsi qu'à la situation isolée et menaçante de cette maison perdue sur une île chilienne. Derrière la caméra, Sebastián Silva réussit à nous déstabiliser dès les premiers échanges, à l'instar d'Alicia, coincée avec des inconnus qui jouent d'elle, dans un pays étranger où les locaux ne sont pas très rassurants. Remarquable, Juno Temple, d'habitude si pétillante, est ici maladive, abusée et névrotique. Emily Browning passe inaperçue dans une intrigue secondaire dispensable, tandis que Michael Cera devient effrayant de par son comportement imprévisible et son sourire sadique et pervers. D'une tension crescendo, Magic Magic dérange et nous perd derrière les apparences hostiles, jusqu'à l'éclat du breakdown final qui prend immanquablement aux tripes.

Babysitting : Quand une comédie se lance dans les vannes et les gags avant même que l'on ne connaisse les personnages, ça n'augure rien de très palpitant. Pendant vingt minutes, Babysitting est ce qu'il y a de plus cliché dans les comédies françaises, enquillant les répliques "comiques" lourdes et nous présentant bien tout ce qui va dégénérer et s'améliorer pour le protagoniste. Heureusement pour le long-métrage, il s'améliore quelque peu lorsqu'il passe en mode found footage. D'ailleurs, on oublie assez vite qu'il s'agit d'une caméra à la main et la poursuite des aventures s'avère étonnante, malgré un casting de jeunes sans saveur, ni très bons ; on est tout de même témoin de quelques passages franchement hilarants (Mario Kart, Là-Haut, la femme mariée, l'inspecteur...). Il y a une bonne ambiance, moins décérébrée et irresponsable que Projet X, et dans la veine de Very Bad Trip. Pour autant, Babysitting reste hautement prévisible et souvent forcé dans l'humour, mais il garde un bon dynamisme qui rend cette soirée amusante.

Outland, Loin De La Terre : Deux ans après Alien et Le Trou Noir, le film spatial d'envergure fait assurément des émules. Des décors immenses, toute une ambiance sombre et attrayante ; Peter Hyams ne parle pas d'aliens ni d'exploration intersidérale, et nous sert plutôt un western dans l'espace, avec Sean Connery en shérif de la station jupitérienne. À l'image du genre, le rythme est alors lent, au point d'accuser quelques longueurs par instant. Toutefois, faute de désert, on ne peut s'empêcher d'apprécier la richesse des décors de la station, et des effets spéciaux réussis. On pourrait y voir un avant-goût de Total Recall. Les plans larges sont d'autant plus géniaux qu'ils intensifient la situation et, avec l'aide des compositions de Goldsmith, rendent l'ambiance pesante. L'intrigue policière est plus classique et maigrement développée ; elle se conclue d'ailleurs rapidement au profit de passages d'action pauvres et de suspens bien mieux géré. Si la tension se veut palpable du fait de la lenteur du montage, Outland manque tout de même de rythme et peine à rendre ses duels palpitants.

Vol 93 : Cinq ans après un des événements les plus marquants de ces vingt dernières années, Paul Greengrass retrace à l'écran l'attentat terroriste qui a changé la face du monde. Le détournement des avions du 11 septembre 2001. S'il aborde les crashs dans les tours du World Trade Center et au Pentagone, Greengrass se concentre surtout sur le vol 93, dont le détournement a été mis à mal par les passagers à son bord. Évidemment, le film est sur-dramatique ; à sa sortie, le sujet était encore sensible. Le réalisateur filme l’événement de façon assez neutre, et non-fictionnelle, que ce soit côté terroristes, passagers, tour de contrôle, militaires... Il en vient même une certaine confusion, par moment, puisqu'il n'y a personne à qui se rattacher et que le montage passe souvent d'un lieu à l'autre pour représenter la panique croissante. Et si l'on connaît l'issue tragique, rarement un film n'aura porté ses cinq dernières minutes à un climax aussi intense - à se demander s'il faut une tragédie réelle pour réussir cela, tant la plupart des œuvres de fictions échouent sur ce point.

 

"Outland", Je l'ai vu il y a peu, je ne l'avais jamais vu, j'ai vraiment adoré l'ambiance, les décors & la présence charismatique de Sir Connery, un must de la SF pour ma part. ;)

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

D'autres films vus ce week-end (et avec les deux derniers, les prochains à voir sont déjà connus) :higreen:

Wrong Cops : Wrong Cops n'est pas la suite de Wrong, mais poursuit le style Dupieux dans sa plus grande classe. Moins absurde que ce précédent film, Wrong Cops est toutefois plus loufoque, et même plus sympa à suivre car tout tourne autour de ces flics invraisemblables, des crevures, des amochés, des passionnés... toute une galerie de personnages bien singuliers entraînés dans un semblant d'histoire qui n'est que prétexte à créer des situations délirantes. Éric Judor, borgne, est génial, ainsi que l'enflure que joue Mark Burnham, le pervers qu'est Eric Wareheim, ou encore Steve Little, en gay refoulé. Et puis, il y a cette photographie lumineuse qui rend cette absurdité plus légère sous le soleil californien. On a également une impression rétro dans l'approche qui fait que l'apparition d'une technologie moderne surprend davantage que des flics sabrant le champagne à un enterrement. Délicieusement cinglé, créant un sens dans le non-sens, et accompagné des beats addictifs du drôle d'"Oizo" qu'est Dupieux, Wrong Cops captive de par sa réalité incongrue.  

American Psycho : Derrière le voile de la comédie noire, le long-métrage de Mary Harron, à l'image du livre, entreprend de critiquer la société uniforme des années 80 en tournant au film psychologique, bardé de quelques scènes bien sanglantes. American Psycho possède ainsi une ambiance assez particulière, admirablement menée par un Christian Bale excellent, jouant à la fois l'homme d'affaire fructueux, à l'apparence soignée et irréprochable, et le psychopathe fantasmant de meurtres complètement déments, avec un calme glacial, et tout en culture. Le film ne se limite toutefois pas qu'à ce contraste du meilleur goût et l'utilise pour alimenter ses thématiques de la superficialité, l'égocentrisme, le matérialisme, ainsi que la perte d'individualité et le délire - ces deux derniers amènent d'ailleurs une lecture ambiguë de l’œuvre. Parfois excessif, avec quelques soucis de cohésion dans son ton, American Psycho, derrière ses déboires fantasques, devient un film noir dont l'esprit déjanté du protagoniste offre une expérience décalée jouissive.

Baraka : Pendant 90 minutes, Ron Fricke, une décennie après son travail sur Koyaanisqatsi, fait le tour du monde pour nous en apporter les plus beaux et rares clichés, à l'aide de ralentis et time-lapses du plus bel effet, toujours sans narration. La restauration 8K est d'une somptuosité inégalée. La définition est incroyable, les détails foisonnent, et la photographie est parfaite. Le duo de Dead Can Dance et Michael Stearns créent une ambiance quasi-mystique de leurs compos ethniques, riches en dynamique, et jouant sur les sons expérimentaux. Cependant, malgré la beauté intrinsèque des plans, l'on peut être perdu par une absence de ligne conductrice. Certes, on décèle les idées de religion, d'industrialisation et automatisation de la société, de pauvreté, de guerre, de traditions... mais sans que ces thématiques ne soient bien ficelées. Par ailleurs, Fricke montre principalement les pays d'Asie, et ceux moins aisés ; il manque alors d'une culture à laquelle se rattacher. En dépit d'être plus formel que Reggio, Baraka demeure saisissant et dépaysant ; une collection d'images fabuleuses et renversantes.

Koyaanisqatsi : Documentaire culte et avant tout sensoriel - aucune narration, musique omniprésente - Koyaanisqatsi oppose la nature sereine, sauvage, authentique - ses grands espaces uniformes - à la présence de l'homme et sa technologie, entraînant ruines et destruction - les constructions immenses et enchevêtrements de tôles garnissent désormais le paysage. L'industrialisation de masse, le mouvement perpétuel de la civilisation, l'occupation absolue de l'espace, le travail à la chaîne, le trafic incessant... Un cycle inarrêtable d'aliénation que l'on ressent pleinement à travers de longues séquences où Philip Glass donne un ton hypnotique et sentencieux au film. Entre prises de vue aériennes spectaculaires, et time-lapses effrénés, les compositions sont répétitives et s'agitent toujours plus, alors que les mouvements millimétrés de la société, où l'homme s'amuse et travaille, défilent à une vitesse folle. Les scènes en deviennent étourdissantes et envahissantes, jusqu'à ce que ce cycle perpétuel explose en plein ciel, dans l'orgueil de l'homme à vouloir s'étendre toujours plus.

  • J'aime 4
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Reçu hier et vu le soir même : Edge of tomorrow..version 3d. édition fnac.

Je ne l'avais pas vu au cinéma, mais les bandes annonces m'avaient laisser entrevoir un film intéressant, puis diverses critiques "passables" m'avaient dissuadé d'aller le voir... Je craignais donc un film pas terrible, bref la surprise fût d'autant plus grande....

D'abord le sujet principal cette boucle "spatio-temporelle" qui fait revivre la même journée presque à l'infini, revisite avec bonheur le voyage dans le temps, et en fait un film de SF qui "tient debout"... Les acteurs sont toujours convaincants, et qu'on aime ou pas Tom Cruise, force est de reconnaître qu'il a su s'imprégner de son rôle...

Enfin les effets spéciaux et la 3D, super bien faits, sans trop de "tape à l'oeil" pour la 3d, juste ce qu'il faut d'effets de projection etc, et puis la bande son VF en DTS HD master audio 7.1, identique à la VO anglaise, très bien faite, notamment dans la scène de la plage avec une spatialisation du son qui favorise aussi l'immersion dans le film...

Pour conclure je dirais un très bon film de SF, bien fait bien interprété et d'excellents effets spéciaux, bref un très bon moment à passer...

  • J'aime 5
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

(modifié)

Reçu hier et vu le soir même : Edge of tomorrow..version 3d. édition fnac.

Je ne l'avais pas vu au cinéma, mais les bandes annonces m'avaient laisser entrevoir un film intéressant, puis diverses critiques "passables" m'avaient dissuadé d'aller le voir... Je craignais donc un film pas terrible, bref la surprise fût d'autant plus grande....

D'abord le sujet principal cette boucle "spatio-temporelle" qui fait revivre la même journée presque à l'infini, revisite avec bonheur le voyage dans le temps, et en fait un film de SF qui "tient debout"... Les acteurs sont toujours convaincants, et qu'on aime ou pas Tom Cruise, force est de reconnaître qu'il a su s'imprégner de son rôle...

Enfin les effets spéciaux et la 3D, super bien faits, sans trop de "tape à l'oeil" pour la 3d, juste ce qu'il faut d'effets de projection etc, et puis la bande son VF en DTS HD master audio 7.1, identique à la VO anglaise, très bien faite, notamment dans la scène de la plage avec une spatialisation du son qui favorise aussi l'immersion dans le film...

Pour conclure je dirais un très bon film de SF, bien fait bien interprété et d'excellents effets spéciaux, bref un très bon moment à passer...

Tout a fait d'accord avec toi, dès que je l'ai reçu je me le suis matté et j ai adoré!

J ai visionné le film en 2d et c'était top! De l'action de l'humour! Nickel [emoji14]

Par contre as tu remarqué au tout début du film, on voit des extraits de journaux télévisé annonçant l'arrivée des aliens et bien sur mon bluray les sous-titres étaient bouffés à moitié... bizarre est ce un défaut du film ou du portage sur bluray? J ai eu beau changé le format d image de ma tv... j espere que ce n est pas juste mon bluray qui deconne... mais bon ça dure 2 minutes au debut du film c est pas trop genant au final

Modifié par girjul34
  • J'aime 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

 

American Psycho : Derrière le voile de la comédie noire, le long-métrage de Mary Harron, à l'image du livre, entreprend de critiquer la société uniforme des années 80 en tournant au film psychologique, bardé de quelques scènes bien sanglantes. American Psycho possède ainsi une ambiance assez particulière, admirablement menée par un Christian Bale excellent, jouant à la fois l'homme d'affaire fructueux, à l'apparence soignée et irréprochable, et le psychopathe fantasmant de meurtres complètement déments, avec un calme glacial, et tout en culture. Le film ne se limite toutefois pas qu'à ce contraste du meilleur goût et l'utilise pour alimenter ses thématiques de la superficialité, l'égocentrisme, le matérialisme, ainsi que la perte d'individualité et le délire - ces deux derniers amènent d'ailleurs une lecture ambiguë de l’œuvre. Parfois excessif, avec quelques soucis de cohésion dans son ton, American Psycho, derrière ses déboires fantasques, devient un film noir dont l'esprit déjanté du protagoniste offre une expérience décalée jouissive.

 

Film culte c'est claire.

Un film bien déjanté avec un univers bien particulier. Le réalisateur avait bien su capter toute l'ambiance du bouquin, c'était plaisant. Puis Bale est énorme dans son personnage.

  • J'aime 2
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

(modifié)

 

 

American Psycho : Derrière le voile de la comédie noire, le long-métrage de Mary Harron, à l'image du livre, entreprend de critiquer la société uniforme des années 80 en tournant au film psychologique, bardé de quelques scènes bien sanglantes. American Psycho possède ainsi une ambiance assez particulière, admirablement menée par un Christian Bale excellent, jouant à la fois l'homme d'affaire fructueux, à l'apparence soignée et irréprochable, et le psychopathe fantasmant de meurtres complètement déments, avec un calme glacial, et tout en culture. Le film ne se limite toutefois pas qu'à ce contraste du meilleur goût et l'utilise pour alimenter ses thématiques de la superficialité, l'égocentrisme, le matérialisme, ainsi que la perte d'individualité et le délire - ces deux derniers amènent d'ailleurs une lecture ambiguë de l’œuvre. Parfois excessif, avec quelques soucis de cohésion dans son ton, American Psycho, derrière ses déboires fantasques, devient un film noir dont l'esprit déjanté du protagoniste offre une expérience décalée jouissive.

 

Film culte c'est claire.

Un film bien déjanté avec un univers bien particulier. Le réalisateur avait bien su capter toute l'ambiance du bouquin, c'était plaisant. Puis Bale est énorme dans son personnage.

 

De toute façon, Bale est toujours excellent! B)

Modifié par Dark Vador
  • J'aime 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Reçu hier et vu le soir même : Edge of tomorrow..version 3d. édition fnac.

Je ne l'avais pas vu au cinéma, mais les bandes annonces m'avaient laisser entrevoir un film intéressant, puis diverses critiques "passables" m'avaient dissuadé d'aller le voir... Je craignais donc un film pas terrible, bref la surprise fût d'autant plus grande....

D'abord le sujet principal cette boucle "spatio-temporelle" qui fait revivre la même journée presque à l'infini, revisite avec bonheur le voyage dans le temps, et en fait un film de SF qui "tient debout"... Les acteurs sont toujours convaincants, et qu'on aime ou pas Tom Cruise, force est de reconnaître qu'il a su s'imprégner de son rôle...

Enfin les effets spéciaux et la 3D, super bien faits, sans trop de "tape à l'oeil" pour la 3d, juste ce qu'il faut d'effets de projection etc, et puis la bande son VF en DTS HD master audio 7.1, identique à la VO anglaise, très bien faite, notamment dans la scène de la plage avec une spatialisation du son qui favorise aussi l'immersion dans le film...

Pour conclure je dirais un très bon film de SF, bien fait bien interprété et d'excellents effets spéciaux, bref un très bon moment à passer...

Tout a fait d'accord avec toi, dès que je l'ai reçu je me le suis matté et j ai adoré!

J ai visionné le film en 2d et c'était top! De l'action de l'humour! Nickel [emoji14]

Par contre as tu remarqué au tout début du film, on voit des extraits de journaux télévisé annonçant l'arrivée des aliens et bien sur mon bluray les sous-titres étaient bouffés à moitié... bizarre est ce un défaut du film ou du portage sur bluray? J ai eu beau changé le format d image de ma tv... j espere que ce n est pas juste mon bluray qui deconne... mais bon ça dure 2 minutes au debut du film c est pas trop genant au final

Personne pour me donner son avis?? [emoji39]
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Reçu hier et vu le soir même : Edge of tomorrow..version 3d. édition fnac.

Je ne l'avais pas vu au cinéma, mais les bandes annonces m'avaient laisser entrevoir un film intéressant, puis diverses critiques "passables" m'avaient dissuadé d'aller le voir... Je craignais donc un film pas terrible, bref la surprise fût d'autant plus grande....

D'abord le sujet principal cette boucle "spatio-temporelle" qui fait revivre la même journée presque à l'infini, revisite avec bonheur le voyage dans le temps, et en fait un film de SF qui "tient debout"... Les acteurs sont toujours convaincants, et qu'on aime ou pas Tom Cruise, force est de reconnaître qu'il a su s'imprégner de son rôle...

Enfin les effets spéciaux et la 3D, super bien faits, sans trop de "tape à l'oeil" pour la 3d, juste ce qu'il faut d'effets de projection etc, et puis la bande son VF en DTS HD master audio 7.1, identique à la VO anglaise, très bien faite, notamment dans la scène de la plage avec une spatialisation du son qui favorise aussi l'immersion dans le film...

Pour conclure je dirais un très bon film de SF, bien fait bien interprété et d'excellents effets spéciaux, bref un très bon moment à passer...

Tout a fait d'accord avec toi, dès que je l'ai reçu je me le suis matté et j ai adoré!

J ai visionné le film en 2d et c'était top! De l'action de l'humour! Nickel [emoji14]

Par contre as tu remarqué au tout début du film, on voit des extraits de journaux télévisé annonçant l'arrivée des aliens et bien sur mon bluray les sous-titres étaient bouffés à moitié... bizarre est ce un défaut du film ou du portage sur bluray? J ai eu beau changé le format d image de ma tv... j espere que ce n est pas juste mon bluray qui deconne... mais bon ça dure 2 minutes au debut du film c est pas trop genant au final

Personne pour me donner son avis?? [emoji39]
Bon bein en farfouillant un peu je pense avoir trouvé ma réponse... sur le site bluray.com...

Sur la fiche du steel, dans l'onglet specifications il y a marqué " aspect ratio 2.35:1" et juste en dessous "original aspect ratio 2.39:1"!.....

Lorsque que l'on va sur la fiche de l'amaray aucune réduction vraiment bizarre.......[emoji53] [emoji53] [emoji53]

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Je ne connaissais que Smiley Face de ce réalisateur, mais je vais tester Kaboom ;)

 

 

Je n'ai vu que Kaboom d'Araki, mais il faut que je vois les autres.

 

Vous n'avez jamais vu The Doom Generation ??

Allez-y les gars, c'est un bon exemple de ce que faisait Araki avant d'être aimé par la critique "mainstream" (depuis Mysterious Skin).

Vous me direz, hein !  :higreen:

  • J'aime 2
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

(modifié)

St Vincent

 

J'ai vu le film via Netflix, j'ignore complètement quand et si il sortira en salle en France.

Un excellent film même si l'idée de base est très classique (le p'tit gars martyrisé qui se lie d'amitié contre toute attente avec le vieux misanthrope du quartier).

Niveau casting c'est plutôt chouette l'acteur qui joue l'enfant le fait de manière très juste, c'est très agréable de voir un enfant qui joue correctement, Melissa McCarthy pour une fois se démerde bien, Naomi Watts pareil elle joue pas mal du tout, mais celui qui vole carrément au dessus du lot et ce qui est logique vu que c'est le rôle principal, c'est clairement Bill Murray. Carrément crédible en vieux con****, complètement pété par la vie, même si j'ai capté immédiatement le pourquoi de Sunnyside, c'était amené d'une belle manière et il est également très très crédible dans la "seconde partie" du film.

Modifié par JESUS
  • J'aime 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Only Lovers Left Alive

 

Un excellent Jarmusch. Un film très lent mais très mélancolique et poétique. La manière d'aborder le vampirisme est super originale, et sert au final à faire passer des messages plus subtiles sur l'hommes et sur l'amour.
Dès les premières images, on est dans l'ambiance du film : la caméra virevolte au-dessus des personnages, les décors sont très esthétiques et la musique extrêmement envoutante. Après, le film enchaine les plans de manière vraiment magistrale et Jarmusch nous fait passer ses messages de société avec brio. Le duo d'acteurs en tête du film est vraiment judicieusement choisi. Tom Hiddleston est plus charismatique que jamais dans son rôle de vampire mélancolique et suicidaire, et Tilda Swinton est comme à son habitude magnifique. Le mélange des deux acteurs fonctionne vraiment à merveille. Un casting qui vient se compléter avec l'excellente Mia Wasikowka, qui enchaine vraiment les rôles marquants. Quant au reste, c'est un énorme plaisir à la fois visuel et audio... Il n'y a plus qu'à se laisser bercer par l'histoire de ces personnages.
Au final Jarmusch nous livre un film très intimiste, qui pourrait vraiment s'apparenter à son oeuvre ultime.

  • J'aime 4
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

J'ai prévu de le voir du coup.

Dernièrement, je me suis fait :

Bleeder : Second film de Nicolas Winding Refn, Bleeder succède à Pusher, en lui réempruntant quelques-uns de ces acteurs pour une histoire de potes, montée comme un film de petites frappes. Au lieu de la drogue et des dettes, il y a une femme enceinte, le boulot, les soirées entre amis, les rencontres amoureuses... le tout dans le plus pur charme danois qui laisse croître une spirale de rage et de violence à mesure que la vie si tranquille du futur papa s'effondre. Si Refn était nettement moins stylisé qu'il l'est maintenant, et filmait un peu à la volée dans les quartiers de sa ville natale, il nous sert tout de même pas mal de plans séquence ; rien d'artistique, mais un naturel captivant. Les dialogues sont spontanés, avec pas mal de silences qui appuient la véracité de l'instant, surtout du côté du personnage de Mads Mikkelsen, un introverti touchant, obsédé par le cinéma, qui tente maladroitement de séduire une jeune femme. Cette histoire secondaire est juste superbe et offre un contraste fascinant, à la fois en ton et en rythme, avec le goût du sang qui contamine peu à peu la pellicule.

V/H/S : V/H/S est une anthologie de cinq courts-métrages, avec un sixième les englobant et servant de prétexte au visionnage des cassettes, même si ce semblant d'intrigue tourne vite à la farce. Il y a pourtant quelques bonnes idées au travers de ces petits films. On retiendra surtout cette tendance graphique avec pas mal de tripaille et d'effets gores, et une combinaison jumpscare/tension qui fonctionne. Néanmoins, l'ensemble n'a aucun sens et est un calvaire à suivre, car tout est en caméra à la main ; c'est généralement mal filmé, illisible dès qu'il y a du mouvement, et la qualité est bien médiocre. Par ailleurs, rien de très original entre la soirée étudiante qui vire à l'horreur, le couple en escapade qui se fait agresser, le groupe de jeunes parti camper façon Vendredi 13, et la conversation Skype avec du Paranormal Activity dedans. Malgré leur durée réduite, tous parviennent à perdre leur temps à filmer des broutilles pour finalement s'achever dans la précipitation. Seul le dernier court - le rite démoniaque - tire son épingle du jeu. Dans le même ordre d'idée, Sinister est nettement meilleur.

V/H/S 2 : V/H/S 2 poursuit sur la même structure que son prédécesseur : deux enquêteurs arrivent dans une maison où ils trouvent diverses cassettes. Un récit peu palpitant (même si toujours mieux géré que sur le premier) qui sert de lien à l'enchaînement des quatre courts-métrages. Là, par contre, c'est du tout bon, très largement supérieur à ceux de V/H/S. Les prises de vue sont plus agréables, plus originales (prothèse oculaire, GoPro sur un zombie...) et les quatre histoires, bien que classiques (esprits, aliens, secte, zombies), sont franchement efficaces, extrêmement gores, et possèdent de bonnes ambiances frissonnantes. Évidemment, la cohérence est minimale, mais on l'oublie devant le magnifique court de trente minutes de Gareth Evans, un délire choc qu'on aurait plutôt attribué à Adam Wingard, se contentant des fantômes, tandis que le réalisateur de Blair Witch se fait les dents sur les infectés. Qui plus est, aucune perte de temps cette fois, on rentre directement dans le trash ou l'ambiance, ce qui fait de V/H/S 2 une excellente anthologie pour tout aficionado du genre.

  • J'aime 5
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Je rajoute trois autres films :

Les Naufragés De L'Espace : Et dire que certains ont trouvé 2001: L'Odyssée de l'Espace lent... Les Naufragés de l'Espace, lui, est soporifique. Un an après le chef-d'œuvre de Kubrick, et quelques mois suivant les pas de Neil Armstrong sur la Lune, John Sturges renvoie des hommes dans l'espace, mais davantage sur le ton du polar que de la science-fiction. Effectivement, son film a une approche réaliste et scientifique, autant dans les technologies d'actualité que dans l'envergure très fade du long-métrage. Car si les trois hommes bloqués en orbite terrestre au retour de mission pouvaient donner lieu à d'intenses scènes de contemplation et d’effondrement psychologique, on passe finalement beaucoup plus de temps sur Terre à essayer de leur trouver une solution. Par ailleurs, à une réalisation toute banale, et des effets spéciaux pas terribles, s'ajoute un rythme léthargique qui n'est que plus accentué par l'absence totale de bande-son. Il n'est alors que plus délicat de prendre part au film qui se révèle tout bonnement ennuyeux, gâchant certainement la possibilité de devenir une référence.

Renaissance : Petit bijou "Made in France", Renaissance explore un Paris futuriste dans un enchevêtrement somptueux de contrastes de pur noir et blanc, sur une animation 3D du plus bel effet. Entre Sin City et Deus Ex, le style visuel du film marque la rétine tant le travail d'animation est riche, soigné et propose quelques plans brillants à l'allure photo-réaliste grâce aux jeux de lumière minutieux et au rendu fluide du motion capture sur les acteurs. Cette esthétique renforce sans conteste les traits des personnages et l'ambiance noire de la ville ; ce qui sied totalement à l’œuvre de Christian Volckman. Car on en vient à suivre une enquête policière sombre, sur fond de science-fiction, à l'intrigue intéressante même si le rythme s'avère un peu mou par endroits, avec une bande-son qui a du mal à se démarquer. Finalement, on apprécie davantage les prouesses techniques à travers les effets de styles, les scènes d'action, les plans d'exposition, qu'on a de l'empathie pour les personnages car l'univers de Volckman est captivant et s'accorde avec le ton mature et anxiogène de Renaissance.

Powaqqatsi : Contrairement à Koyaanisqatsi, Godfrey Reggio ne se focalise plus sur les États-Unis mais sur les pays du tiers monde et les pays sous-développés (Népal, Kenya, Brésil, Égypte, Inde, Israël...). Toujours sans narration, le documentaire se scinde en deux parties, avec la première se concentrant sur les pays traditionnels (travail, culture, société), essentiellement hors du monde technologique. L'autre moitié voit se dessiner, dans des pays voisins, l'expansion de l'industrialisation (immeubles, pollution, militarisation). Ainsi, Philip Glass passe de compositions aux tons ethniques joyeux, où les hommes vivent vraiment ensemble, à des musiques plus solennelles, où la société devient morne, zombifiée, et les écarts de richesse se créent. S'il reflète son titre, dans le sens où l'industrialisation et l'exploitation de ces pays pauvres les tuent à petit feu au profit d'une minorité et d'étrangers, Powaqqatsi s'avère nettement moins fort, par l'image, que son aîné, accumulant certains plans à la signification obscure et des séquences qui s'éternisent, sans être marquantes.

  • J'aime 3
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
 Share

  • En ligne récemment   0 membres

    • Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.
Connexion Inscription
Créer
nouveau contenu
Customisation
personnalisez l'apparence
Slider
Désactiver le slider
Affichage
système : le mode sombre s'active automatiquement selon les préférences de votre appareil.
auto : le mode sombre s'active automatiquement à partir de 19h et cela de façon indépendamment de votre appareil.
Système
Clair
Sombre
Auto
Couleur des membres
Reset
Réinitialiser
×
×
  • Créer...
Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience possible sur Blusteel. En cliquant sur le bouton, vous acceptez son utilisation. Vous pouvez refuser en quittant tout simplement notre site. Nous garantissons que l'usage des cookies n'est fait que pour permettre le bon fonctionnement du site et ne sera nullement utilisé à d'autres fins.
J'adoooore les cookies