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"Jurassic Park", j'ai beau le connaître par cœur mais dès l'arrivée sur l'île avec le thème mythique de John Williams & l'apparition des premiers dinosaures, on redevient tout de suite un enfant devant ces grosses bébêtes! :wahou:

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De mon côté :

2010, L'Année Du Premier Contact : Succéder, voire supplanter, 2001 passerait presque pour une hérésie. Ce n'est heureusement pas l'intention de Peter Hyams qui, après s'être fait la main sur Outland, retourne aux abords de Jupiter pour approfondir, expliciter même, le mystère des monolithes, en adaptant la suite littéraire de Clarke. Bien entendu, il n'y a pas le mysticisme visuel, sonore, symbolique de Kubrick, ni son œil visionnaire qui rend cette suite plus vieillotte que son aînée, malgré ses seize ans d'écart. Toutefois, Hyams ne cherche pas à l'imiter - même s'il y fait référence - et conserve une curiosité cosmique de par certains plans contemplatifs superbes sur le système jovien, l'utilisation judicieuse de maquettes (a contrario des films se précipitant sur les débuts des CGI à l'époque), et les compositions synthétiques de David Shire qui parviennent à capter l'essentiel de cette ambiance fascinante et dérangeante. Vouée à être une suite inférieure, 2010 s'avère être une excellente surprise, se bâtissant sa propre identité, son rythme et ses thèmes, tout en apportant une nouvelle dimension à une œuvre culte.

Repo ! The Genetic Opera : Pour comprendre la singularité de Repo, il faut s'imaginer une comédie musicale lorgnant vers l'opéra Rock, dans la veine d'un Rocky Horror Picture Show. Comme si un groupe de Rock/Metal gothique/symphonique avait sorti un album concept sur un futur dystopique où les plus fortunés peuvent s'acheter des organes neufs à crédit, et avait décidé de le transformer en un long-métrage musical. Ainsi, le décor futuriste est sombre et technologique, entre indus et néo-gothique, mis en scène à base de filtres multicolores pour s'esthétiser à l'extrême - ce qui donne un côté comic book. On pense parfois même à l’ambiance de Southland Tales. Et, pour ce qui est de l'histoire, pratiquement toutes les lignes de dialogues sont chantées de façon lyrique, ou dans une optique un peu plus Punk/Rock. Il y a un bon rythme, les morceaux sont généralement catchy, et les acteurs ont tout de même travaillé leur voix, mais chaque scène s'éternise de façon théâtrale, et le scénario ne va pas très loin. Au moins, c'est original, un peu crade, et plutôt amusant.

Fantastic Mr. Fox : Peu importe le style auquel il s’attelle, Wes Anderson a toujours cette faculté bien particulière de transformer ses films en véritables fables modernes et poétiques, débordantes d'idées, et au rythme irrésistible. Adaptant un livre pour enfant avec des animaux anthropomorphes, Anderson opte pour un style d'animation hybride, à base de marionnettes de fourrure et stop-motion, le tout assisté par ordinateur. Le résultat est pour le moins fantastique et, avec une échelle de taille sans cesse variante, plutôt étrange. Un look qui rappelle les séries des années 70 (Aglaé et Sidonie), et donne au film une ambiance austère, aux couleurs automnales, qui respecte l'époque de publication du livre, dans le plus pur style Andersonien, notamment dans ces travellings en tous genres typiques du réalisateur. Malgré les apparences, le film n'est pas destiné qu'aux enfants ; il regorge d'ailleurs de subtilités qui ne seront comprises que par les plus âgés, notamment dans la myriades de situations burlesques et l'excellente écriture des dialogues, sur un ton résolument léger et équilibré qui se suit avec bonheur.

La Famille Bélier : La Famille Bélier réussit effectivement à être sympathique, touchant même, notamment sur deux scènes et, pour une comédie française, c'est déjà un grand pas. De là à considérer Louane comme meilleur espoir féminin, il ne faut pas exagérer. Son talent de chanteuse passe avant celui d'actrice. En l’occurrence, l'excellent François Damiens parvient, lui, à être émouvant. Est-ce bien difficile dans un film sur un handicap ? Surtout lorsque la majeure partie de l'histoire se déroule à l'écart de la surdité de cette famille, qui revient surtout pour quelques séquences drôles dans ses rapports au monde apparemment assez fidèles. Sans cela, tout ce qui concerne les relations des lycéens, cette constance à placer du sexe un peu partout, pour pas grand chose, ou encore la vulgarité excessive du professeur de musique ; c'est la collection de touts les clichés qui font sombrer le cinéma populaire français, racoleur et bien arrangeant. On retiendra les bons sentiments dans ce qui reste, tout de même, un récit sur le passage de l'âge adulte, dans un cadre atypique, mais pas primordial.

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Ce soir et pour la seconde fois : "The Great Gatsby", que j'aime le cinéma de Baz Luhrmann  :love: , ses plans, sa musique...

 

Et en BR sur un 4K 65", c'est vraiment beau !

Modifié par TheRedDevil7
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Je viens de finir "The Drop", et c'est top ! Tom Hardy est vraiment un excellent acteur !

 

Matthias Schoenaerts est aussi excellent dans son rôle.

Modifié par TheRedDevil7
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Blue Jasmine

 

Un très bon Woody Allen, beaucoup plus chargé en émotion et beaucoup plus dramatique qu'habituellement. Le personnage de Cate Blanchett est très instable, et permet à l'actrice de jouer énormément de facettes différentes. Elle y est d'ailleurs vraiment resplendissante et bouleversante, elle n'a pas volé son Oscar pour ce rôle.

Les autres personnages sont très bien trouvés, les situations à la Woody découlent bien, le scénario est bien construit. J'ai aimé cette façon de nous plonger dans des flashbacks d'un moment à un autre, assez brutalement. Cela permet vraiment de comprendre par quoi est passé cette femme. Le personnage est très nuancé : on a pitié d'elle par moment, mais elle est notamment très égocentrique, très hautaine. On ne sait finalement jamais ou vraiment se placer, se plaçant un coup de son côté via une scène forte et brutale, pour ensuite la détester. Le personnage frôle et dépasse constamment la frontière de la rupture, la frontière de la courtoisie notamment, jusqu'au final, assez marquant.

Sinon la réalisation est, comme toujours avec Woody, très agréable. Il aime mettre en scène les choses de manière subtile, il aime s'aider des décors de la ville dans laquelle il tourne, il aime mettre une musique un peu légère (mais pas trop), avoir des acteurs charismatiques, des situations ingérables, drôles, émouvantes. Un Woody Allen quoi.

 

J'aime toujours beaucoup son cinéma, même si je trouve qu'en enchainant autant qu'il le fait, certains films sont plus banals que d'autres. Ce Blue Jasmine marque quand même une grosse différence, puisqu'il est bien plus dramatique que la moyenne des films de Woody. C'est un film finalement assez noir, même s'il comporte des touches d'humour.

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Au cous des deniers jours ; trois excellents films en leur genre, une bonne surprise, et un navet abyssal :

Strange Days : Sur fond d'escalade des violences urbaines et sociales, et de prophéties du passage au nouveau millénaire, Kathryn Bigelow nous entraîne dans un récit d'anticipation pessimiste qu'on jurerait sortir de l'imaginaire de K. Dick. Dans un futur proche pré-dystopique, où les influences cyberpunk et le rythme haletant confèrent un vrai sentiment de chaos à l'œuvre, Ralph Fiennes y incarne un ex-flic donnant dans le trafic de réalité virtuelle, et se retrouvant dans le collimateur d'un tueur qui lui envoie ses enregistrements pervers. Bénéficiant d'une réalisation bluffante, notamment pour les plans séquences subjectifs, l'intrigue se dévoile par étape, connectant différentes strates d'un scénario culminant en un climax intense. Derrière ce thriller noir de science-fiction, Bigelow étaye ainsi une critique sociale, mais aussi technologique, du fait de vivre par procuration. Strange Days est un de ces films trop peu connus mais précurseurs, et incroyablement sombre dans ses propos et thèmes majeurs, habilement mis en scène dans une réelle ambiance de fin du monde.

Paranormal Activity : Ce film, qui se vendait un peu trop comme un énième Projet Blair Witch sans saveur, est finalement un bonne surprise. Il faut dire qu'il n'a pas ce que la plupart de ces films d'esprits ont : les sempiternels même clichés. Bien sûr, il y a les critères habituels du genre, comme la manifestation crescendo, mais on passe outre les apparitions physiques de ces créatures, l'incrédulité des parents face à leurs enfants, ou le toujours très ridicule dernier acte d'exorcisme. Malgré des jump scares faciles, l'ambiance parvient à être prenante, et même le style found footage trouve un intérêt et permet une immersion rapide dans le quotidien de ce couple. Le problème des esprits est d'ailleurs abordé dès les premières minutes, sans pour autant chercher à l'expliquer au cours du long-métrage. Le mystère est de rigueur, et cette présence invisible et menaçante offre son lot de frissons, surtout lors des déambulations nocturnes dans la maison, seulement éclairées par la lampe de la caméra, et livrées aux bruits ambiants. Et la fin originelle était toute aussi excellente.

Collateral : Collateral a été un des premiers films tournés en grande partie en numérique, et ce format se ressent à travers quelques scènes à l'aspect plus "caméscope" qui offrent alors une image hybride, mais presque plus intime. Car Collateral est également un grand thriller néo-noir, signé Michael Mann, dont le style unique apporte une aura magnétique à son œuvre. Certes, on y trouve des ficelles classiques, ou des coïncidences et deus ex forcés, ainsi que des situations invraisemblables. Néanmoins, l'ambiance que le réalisateur instaure, de par ses plans nocturnes, son esthétique aux lumières stylisées, ses choix musicaux judicieux entre Lounge, Jazz et Rock, tend vers l'onirisme. La nuit qui englobe Los Angeles est alors personnifiée, fendue de part et d'autres par un taxi, pris en otage par Vincent, un tueur à gage sans pitié joué par un Tom Cruise époustouflant. Jamie Foxx lui renvoie également une prestation solide, dans des échanges verbaux intenses, et cette alchimie destructrice s'avère être une des pièces maîtresses du film, tenant en alerte jusqu'à un finale percutant.

V/H/S: Viral : D'abord six, puis cinq, et maintenant seulement quatre courts-métrages dans ce troisième opus de V/H/S. Plus ça va, moins ça dure. Et si la saga avait remonté un cap avec le 2, elle s'ébranle ici de façon affligeante. Trois courts sont diffusés à la suite, entrecoupés de scènes d'un quatrième, sans qu'il n'y ait de logique derrière. Cette trame considérée comme principale est incompréhensible, entre camion de glace, chaos urbain et scènes de vie chiantes. Le premier court est carrément kitsch et navrant, digne d'un mauvais Chair de Poule, tandis que le troisième scénario est absolument risible, avec des skaters qui dézinguent des morts mexicains à tour de bras. À vrai dire, à part la deuxième histoire, tournée par Nacho Vigalondo - qui vire malheureusement vite au bon navet de série Z, malgré sa bonne idée - les autres sont réalisées par de complets amateurs. Tout est atrocement filmé, les effets sont souvent cheap et laids, le montage est immonde, et même le style found footage est à la ramasse. Ce V/H/S Viral est tout simplement archi-naze, de ce que j'ai vu de pire dans le genre.

Kon-Tiki : Thor Heyerdahl est de ces aventuriers les plus ambitieux et téméraires de son époque ; l'expédition du Kon-Tiki en est une preuve. Soixante-cinq ans après, Joachim Rønning et Espen Sandberg décident de recréer cette aventure - filmée par l'équipage pour en faire un documentaire en 1950. Ce qui marque, c'est cette photo absolument sublime, où le bleu profond (océan, yeux) scintille face aux reflets dorés (soleil, cheveux blonds). Par ailleurs, la réalisation essentiellement maritime est merveilleuse, ornée d'une jolie bande-son et de plans mémorables. On trouve tout de même quelques lenteurs, ellipses faciles, et un développement minime pour certains de ces Ryan Gosling norvégiens. Le parallèle avec Life Of Pi est inévitable, notamment pour la survie en mer et ses périples similaires, mais également pour cette dimension mystique, présente dans Kon-Tiki au travers de la puissance de la mise en scène, des phénomènes naturels aux envergures extraordinaires, ainsi que dans la foi des hommes - incommensurable, vacillante - façonnant le devenir de l'expédition.

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"Jurassic Park", j'ai beau le connaître par cœur mais dès l'arrivée sur l'île avec le thème mythique de John Williams & l'apparition des premiers dinosaures, on redevient tout de suite un enfant devant ces grosses bébêtes! :wahou:

Vivement jurassic world !

J'ai eu des frisons en regardant la BA vers la fin quand on entend les quelques notes de la musique mythique du premier film :)

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Au cous des deniers jours ; trois excellents films en leur genre, une bonne surprise, et un navet abyssal :

Strange Days : Sur fond d'escalade des violences urbaines et sociales, et de prophéties du passage au nouveau millénaire, Kathryn Bigelow nous entraîne dans un récit d'anticipation pessimiste qu'on jurerait sortir de l'imaginaire de K. Dick. Dans un futur proche pré-dystopique, où les influences cyberpunk et le rythme haletant confèrent un vrai sentiment de chaos à l'œuvre, Ralph Fiennes y incarne un ex-flic donnant dans le trafic de réalité virtuelle, et se retrouvant dans le collimateur d'un tueur qui lui envoie ses enregistrements pervers. Bénéficiant d'une réalisation bluffante, notamment pour les plans séquences subjectifs, l'intrigue se dévoile par étape, connectant différentes strates d'un scénario culminant en un climax intense. Derrière ce thriller noir de science-fiction, Bigelow étaye ainsi une critique sociale, mais aussi technologique, du fait de vivre par procuration. Strange Days est un de ces films trop peu connus mais précurseurs, et incroyablement sombre dans ses propos et thèmes majeurs, habilement mis en scène dans une réelle ambiance de fin du monde.

 

Je l'ai vu qu'une fois ce film, j'aimerais tellement qu'il sorte en Blu-Ray un jour...

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Strange Days est vraiment excellent, complexe et en avance sur son temps. Je l'ai vu il y a un moment de ça mais il m'avait vraiment fasciné.

 

 

Vu Layer Cake.

 

Difficile de savoir quoi penser de ce film de gangster. Vaughn s'essayait là à la réalisation de ce film de genre, après avoir produit pas mal de films type, dont ceux de Guy Ritchie. Il en résulte un film très stylé, très british, avec un excellent casting. Un Layer Cake est un gâteau à plusieurs couche et on comprend très vite le pourquoi du comment de ce titre. En effet, le film est vraiment compliqué, possède toujours une couche supplémentaire qui vient compléter la précédente. A un point que par moment, on se demande vraiment ou ça veut en venir. Les personnages s'ajoutent, les discussions s'ajoutent également, un plan se dessine petit à petit, plan dont on a parfois du mal à en voir le fil directeur. Ce qui rend le film un peu décousu, et un peu longuet à regarder par moment. Ce titre peut notamment être vu comme une métaphore de la société, comme une façon de commencer en bas puis de monter petit-à-petit dans le milieu comme le fait le personnage.

La réalisation, par contre, est très stylée à la manière dont Vaughn sait bien le faire. Les effets de réalisation sont très beaux et dynamiques, le jeux sur les couleurs est intéressant également et une BO aux petits oignons vient compléter le tout.

Tout les ingrédients pour un excellent film de gangster sont bels et bien là, mais pourtant le film est juste bon. J'ai un peu de mal à dire si j'ai vraiment aimé ou pas. J'ai trouvé le temps long parfois, malgré la durée du film qui ne fait que 1h40. J'ai parfois eu du mal à comprendre vers ou le film va, quel est l'intérêt de certains personnages, pourquoi on devrait s'attacher à eux... On attend tout le film que ça décolle d'un coup, mais ce n'est jamais le cas. Le film se pose pendant 1h40 et joue ses cartes tranquillement. Certains personnages, comme celui de Tom Hardy, sont relayés au second plan et sont trop discrets.

 

C'est vraiment l'histoire en elle-même, adaptée d'un bouquin si je me souviens bien, qui fait défaut au film. L'histoire n'est pas intéressante à chaque scène, n'est pas aussi bien construite qu'on aurait pu penser. Avec une réalisation made in Vaughn et une excellente histoire, on aurait eu facilement un film qui écraserait ceux de Ritchie. Mais ce n'est clairement pas le cas, Snatch et Arnaques, Crimes et Botaniques sont pour moi plus aboutis. La fin du film est "cool", même si on sent venir la chute. En définitif, un bon film de gangster, sympa à voir, même si trop décousu et pas assez rythmé.

(Je l'ai vu avec quelqu'un qui s'est ennuyé du début à la fin, et qui a cru que le film avait duré 2h30  :lol: ).

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Vu Layer Cake.

 

Difficile de savoir quoi penser de ce film de gangster. Vaughn s'essayait là à la réalisation de ce film de genre, après avoir produit pas mal de films type, dont ceux de Guy Ritchie. Il en résulte un film très stylé, très british, avec un excellent casting. Un Layer Cake est un gâteau à plusieurs couche et on comprend très vite le pourquoi du comment de ce titre. En effet, le film est vraiment compliqué, possède toujours une couche supplémentaire qui vient compléter la précédente. A un point que par moment, on se demande vraiment ou ça veut en venir. Les personnages s'ajoutent, les discussions s'ajoutent également, un plan se dessine petit à petit, plan dont on a parfois du mal à en voir le fil directeur. Ce qui rend le film un peu décousu, et un peu longuet à regarder par moment. Ce titre peut notamment être vu comme une métaphore de la société, comme une façon de commencer en bas puis de monter petit-à-petit dans le milieu comme le fait le personnage.

La réalisation, par contre, est très stylée à la manière dont Vaughn sait bien le faire. Les effets de réalisation sont très beaux et dynamiques, le jeux sur les couleurs est intéressant également et une BO aux petits oignons vient compléter le tout.

Tout les ingrédients pour un excellent film de gangster sont bels et bien là, mais pourtant le film est juste bon. J'ai un peu de mal à dire si j'ai vraiment aimé ou pas. J'ai trouvé le temps long parfois, malgré la durée du film qui ne fait que 1h40. J'ai parfois eu du mal à comprendre vers ou le film va, quel est l'intérêt de certains personnages, pourquoi on devrait s'attacher à eux... On attend tout le film que ça décolle d'un coup, mais ce n'est jamais le cas. Le film se pose pendant 1h40 et joue ses cartes tranquillement. Certains personnages, comme celui de Tom Hardy, sont relayés au second plan et sont trop discrets.

 

C'est vraiment l'histoire en elle-même, adaptée d'un bouquin si je me souviens bien, qui fait défaut au film. L'histoire n'est pas intéressante à chaque scène, n'est pas aussi bien construite qu'on aurait pu penser. Avec une réalisation made in Vaughn et une excellente histoire, on aurait eu facilement un film qui écraserait ceux de Ritchie. Mais ce n'est clairement pas le cas, Snatch et Arnaques, Crimes et Botaniques sont pour moi plus aboutis. La fin du film est "cool", même si on sent venir la chute. En définitif, un bon film de gangster, sympa à voir, même si trop décousu et pas assez rythmé.

(Je l'ai vu avec quelqu'un qui s'est ennuyé du début à la fin, et qui a cru que le film avait duré 2h30  :lol: ).

Celui-là, je l'ai vu à sa sortie il y a 10 ans.

Je me rappelle avoir beaucoup aimé, j'avais même acheté le dvd zone 1 à l'époque, mais je ne l'ai jamais revu au point de ne même plus me rappeler de l'histoire.

Le dvd prend la poussière sous une pile d'autres films que je n'ai pas revu non plus, c'est peut-être l'occasion de m'y remettre.

Je me demande même si il y a un an ou deux, je n'ai pas acheté le blu-ray pour une bouchée de pain à Noz. Si ça se trouve, il est même encore sous blister...

Modifié par magik
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Je me demande même si il y a un an ou deux, je n'ai pas acheté le blu-ray pour une bouchée de pain à Noz. Si ça se trouve, il est même encore sous blister...

 

Je l'avais trouvé la aussi, et je l'ai toujours pas ouvert. J'espère qu'il n'a pas choppé la maladie du Br  :lol:

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Peti récap des derniers jours :

Out Of The Present : Malgré son titre évocateur et sa volonté de raconter l'histoire du cosmonaute Sergeï Krikalev, bloqué pendant dix mois dans la station spatiale MIR, alors que l'URSS s'effondre, en 1991, ce documentaire est clairement décevant. Jamais il ne réussit à exploiter ce sujet, à part montrer une routine qui perdure en dépit d'un événement de cet ampleur rendu minime hors de l'échelle terrestre. Le montage est inexistant, et il n'est pas toujours évident de comprendre le contexte avec des dialogues succincts et une voix-off rare, avare en explications. La qualité vidéo est assez mauvaise comparée à un For All Mankind sorti sept ans plus tôt. On y voit le déroulement complet d'une mission, ainsi que quelques plans sympas de la Terre et de la station sur une affreuse musique Psybient. Il y a aussi deux scènes numériques moches qui refont des séquences clés de 2001 et Solaris, sans raison. Mais le docu ne s'attarde jamais sur  le cœur du sujet, soit les questionnements et réactions de Krikalev pendant le putsch (dévoilé en 5 min de film amateur), ainsi que son isolation spatiale.

Following : Ce premier film de Christopher Nolan est tout de même impressionnant, tant on sent le réalisateur complètement dédié à la construction scénaristique de son œuvre. C'est un long-métrage un peu court, puisque dépassant tout juste une heure, mais il emploie chaque minute à bon escient pour peaufiner son montage et son histoire. Comme Aronofsky à ses débuts, Nolan opte pour un film en noir et blanc, qui a un avantage de coût - on voit d'ailleurs que c'est un peu cache-misère. Toutefois, ce choix renforce l'intrigue, typiquement néo-noir, avec son ratio de 1.37, même s'il est parfois étonnant de voir des objets modernes dans un style visuel aussi obsolète. Une œuvre déjà marquée par la sournoiserie de Nolan et de son montage alambiqué, non-chronologique, entrelaçant quatre trames temporelles. La musique de David Julyan sied bien au côté mystérieux du film, fascinant même dans ses concepts de stalking, matérialisme et manipulation. Fort en surprises, Following dévoile les premiers pas d'un réalisateur très adroit pour jouer avec son spectateur intelligemment.

Millions : Une fable contemporaine dans le style typique de Boyle, et sur son thème de prédilection : le rapport à l'argent. On pourrait même y voir une version familiale de son Petits Meurtres Entre Amis - des enfants trouvent un sac d'argent, et leurs décisions vont entraîner moultes péripéties. Sauf qu'avec Boyle, cette simple comédie devient plus profonde, parfois même d'un sérieux déconcertant. Vue à travers l'esprit innocent et catholique du jeune Damian, l'histoire revêt alors d'épisodes fantastiques, dignes de l'imaginaire d'un enfant. La photographie colorée et pétillante de Dod Mantle personnifie très bien cet état d'esprit, tout comme la mise en scène dynamique de Boyle, ses plans en mouvement perpétuel, ses cadrages toniques, et ses extravagances entre les genres, le tout sur fond de Rock, musique orchestrale, et compos plus sensibles de John Murphy. Le réalisateur britannique revisite ainsi la comédie familiale en une réflexion mature sur l'argent, avec un humour délicieusement British ; une autre œuvre de qualité dans une filmographie riche, diversifiée et cohérente.

Le Roi Et L'Oiseau : Un des tous premiers films d'animation français, surtout si l'on considère la version de 1953. En 1980, Grimault sort cette version définitive, aux antipodes du standard Disney de l'époque. Ce long-métrage laisse le conte de fée de côté pour une aventure dénonciatrice et sociale, à la frontière du steampunk. Entre animaux qui parlent, sculptures et peintures qui s'animent à la nuit tombée, et machines futuristes, il y a une réelle créativité dans la conception de ce château farfelu, de sa ville gracieuse en surface inspirée de Venise, et de son village souterrain propre au travail et à la servitude d'un roi mégalomane et de son culte de la personnalité. Les époques et les genres se mêlent, créant une véritable fresque aux tableaux affolant d'inventivité et de détails dans l'animation et les décors. On peux regretter un manque de poésie, certainement voulu par ces couleurs plutôt ternes, et les thèmes représentés. Le ton du film est assez dur, satirique, mais se glisse astucieusement dans cette ambiance fantasque, vue différemment par les enfants, ou les plus grands.

Les Chariots De Feu : Les Chariots De Feu retrace l'histoire de deux athlètes britanniques - Eric Liddell et Harold Abrahams - qui ont brillé lors des Jeux Olympiques de 1924. Pourquoi ces deux hommes en particulier ? Il n'y a pas vraiment de raison, si ce n'est que le premier se sentait investi d'une mission divine, et le second recherchait la gloire pour mettre à bas les préjugés. Des convictions fortes, bien trop dissipées pendant la première heure du film, qui revient sur leurs jeunes années avant leur qualification, et peine à ériger leurs motivations en ligne directrice. Cette construction de background se révèle du coup assez ennuyeuse, malgré la belle interprétation des acteurs, qui se dépassent même dans la course. Évidemment, le film cherche avant tout à parler de l'homme plutôt que de leurs exploits ; ce ne sont malheureusement pas des récits sensationnels dans le milieu. Le rythme en pâtit donc, face à des séquences de course généralement superbes. Disons que la réalisation est hautement maîtrisée, et que Vangelis bénie chaque scène puissante d'une musique d'exception.

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The Voices avec Ryan "je louche" Reynolds

 

C'est... curieux, vraiment très curieux, étrange, WTF, tout ce qu'on veut. Malgré tout, je pense l'avoir apprécié. C'est assez décalé comme truc.  :huh:

J'ai bien kiffé le chat sinon  :lol:

 

Va me falloir quelques jours pour savoir si j'aime vraiment au point de prendre le joli steelbook qui va pointer le bout de son nez s'il est glossy.

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3d-etrange_creature_du_lac_noir_br.0.jpg

 

Une équipe de scientifiques, partie en expédition en Amazonie, capture et drogue une étrange « créature » amphibie. Celle-ci s’éprend de leur assistante et la kidnappe. Le chef d’équipe entreprend alors une véritable croisade pour secourir la jeune femme et renvoyer la créature dans les profondeurs abyssales du lac…

 

Une découverte, je connaissais seulement de nom ce classique des films de monstres made in Universal, j'ai bain aimé l'ambiance désuète qui se dégage de cette œuvre.

J'ai été surpris par les scènes sous-marines où l'action reste toujours visible, chapeau pour un film de 1954. :o

J'aime bien aussi le costume du monstre, pour l'époque, c'est quand même recherché & bien réalisé, c'est sûr qu'aujourd'hui, ça peut sembler vraiment kitch mais ça m'a nullement gêné pour apprécier à sa juste valeur ce film. ;)

Techniquement, l'image s'en sort vraiment pas mal même si tous les plans ne sont pas du même niveau mais dans l'ensemble, on peut saluer le travail d'Universal qui permet de visionner ce classique dans les meilleures conditions possibles & la VO 2.0 DTS-HD MA met bien en avant la musique, surtout lors des apparitions du monstre. ;)

Modifié par Dark Vador
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WHIPLASH

 

Perso, certainement dans le top 10 des meilleurs films 2014. 

Il m'a fait vibrer (voir même ému lors du dernier quart d'heure), du à une intensité rarement égalé dans le domaine.

Un duel entre le maître/élève, mélangeant la force du travail, la sueur et le sang, et en le répétant, un final dantesque !

Les acteurs sont époustouflant, le "vilain" est extraordinaire dans son rôle de maître implacable..

L'élève va au bout de lui-même, voir au-delà, une prestation de haute volée !

C'est du très très très très grand cinéma, rarement vu dans son genre ......

Bref, une vrai pépite, qui a le droit d'avoir "son" steelbook à la hauteur (et c'est le cas !)

Modifié par residentevil
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MUHjzN0.png

 

Plutôt pas mal. J'ai laissé madame choisir le film, elle qui voulait surtout le voir pour Bradley (ou comme elle l'appelle Bradlounet  -_- ) et finalement je me suis laissé entraîner par l'histoire, c'est plutôt prenant et bien écrit.

 

Ps : Ca m'a choqué de voir à quel point il fait vieux Jeremy Irons maintenant  :o

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An American Crime : An American Crime, c'est la première - ou deuxième selon l'ordre de sortie - adaptation de cette histoire malsaine qui a secoué la ville d'Indianapolis en 1965 : l'affaire de la séquestration et torture de la jeune Sylvia Likens par sa "nourrice" Gertrude Baniszewski, ses enfants, et même ceux du voisinage. The Girl Next Door traitait déjà du sujet, et même si sa retranscription était plus lâche dans les noms et les faits, elle était également plus fidèle. Dans celui-là, on a l’impression que le réalisateur hésite entre docu-fiction et interprétation purement cinématographique. Le film est raconté par l'intermédiaire de la reconstitution du procès de Gertrude, mais il y a une scène en particulier qui casse ce parti pris. Pareillement, la violence de l'histoire reste très mesurée, même si l'on a aucun mal à s'imaginer l'horreur vécue par cette ado. Le plus alarmant étant sans doute l'implication d'autant de personnes, et l'inaction d'autant d'autres. Au final, ce long-métrage ferait presque passer cette affaire pour un fait divers banal, alors qu'il s'agit d'un drame d'une rare cruauté.

Samurai Commando - Mission 1549 : Le titre fait peur, le scénario aussi : un escadron de soldats retourne dans le passé sauver un régiment disparu dans cette même faille deux an plus tôt, au temps des samouraï. Sans surprise, ça nous vient du pays du Soleil-Levant, et c'est surtout une adaptation d'un manga, lui-même basé sur un film d'action japonais des années 70. Il ne faut certainement pas s'attendre à du grand cinéma. C'est le genre de longs-métrages produits en pagaille par les studios Toho, et faisant office de film de début d'après-midi par chez eux. Visuellement, ce Samurai Commando donne l'impression d'avoir été tourné il y a trente ans ; l'image est terne, et la réalisation fade. Les effets spéciaux sont cheap pour un film qui date de 2005, mais c'est typique de ce genre de production. On peut aussi parler des personnages convenus, des scènes d'action brouillonnes, et autres effets dignes d'une bonne série B. Néanmoins, ça ne se suit pas trop mal pendant 90 minutes, et le film tente d'amener un petit peu de réflexion, au-delà de l'action bête et méchante, qui lui fait valoir la moyenne.

Midnight Express : Difficile pour ce film d'avoir autant d'impact maintenant qu'en 1978. Adaptant l'histoire de William Hayes, emprisonné pour possession de haschich en Turquie, il y a cette volonté de montrer les conditions de vie barbares en prison, même si depuis, on a vu pire sur le sujet. Dans Midnight Express, on a même l’impression que William y trouve ses petites habitudes derrière ces barreaux souvent ouverts. Il plane néanmoins un certain malaise, du fait  des dialogues en turc non sous-titrés qui oppressent dans l'incompréhension, et évidemment la musique de Moroder, avec un thème principal aux accords sombres et inconfortables, même si le synthé dénote avec certaines scènes. Côté réal, malgré quelques plans forts (et ce leitmotiv des portes qui se ferment), c'est assez classique. Brad Davis, par contre, honore le film d'une excellente prestation, atteignant son paroxysme dans la folie de la deuxième heure, car passé la scène d'intro, et quelques sursauts violents, on traîne un peu la patte pendant une heure avant d'atteindre le tournant fatidique du long-métrage.

Le Discours D'Un Roi : C'est avant tout le récit de Roi George VI face à son complexe majeur : son bégaiement, résultant en une profonde anxiété à parler en public. Le long-métrage n'est pas pour autant académique et sur-dramatique ; on en vient même à rigoler quelques fois, grâce à cette opposition des classes entre la royauté et cet expert linguiste des bas quartiers du pays, qui ne prend pas de pincettes. Colin Firth excelle dans sa représentation du roi et Geoffrey Rush lui donne joliment le change. Le rythme du film se crée ainsi de cette relation sensible entre les deux hommes, en un temps de crise dans la famille royale. Hooper porte l'histoire par une réalisation splendide ; la caméra est gracieuse, les jeux de focales subliment les décors (abbaye, intérieurs classieux et chatoyants, papiers peints, extérieurs embrumés) tout en mettant en exergue les émotions des personnages, primordiales. Par ailleurs, la photo contemporaine magnifie cette reconstitution d'époque et lui offre un cachet authentique, qui transforme le film en un réel mouvement symphonique.

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L’histoire débute en 1462. La Transylvanie vit une période de calme relatif sous le règne du prince Vlad III de Valachie et de son épouse bien-aimée Mirena. Ensemble, ils ont négocié la paix et la protection de leur peuple avec le puissant Empire ottoman dont la domination ne cesse de s’étendre en Europe de l’Est. Mais quand le sultan Mehmet II demande que 1000 jeunes hommes de Valachie, dont le propre fils de Vlad, Ingeras, soient arrachés à leur famille pour venir grossir les rangs de l’armée turque, le prince doit faire un choix : abandonner son fils au sultan, comme son père l’a fait avant lui, ou faire appel à une créature obscure pour combattre les Turcs et par là même assujettir son âme à la servitude éternelle. Vlad se rend au pic de la Dent Brisée où il rencontre un abject démon et conclut un accord faustien avec lui : il acquerra la force de 100 hommes, la rapidité d’une étoile filante et les pouvoirs nécessaires pour anéantir ses ennemis, en l’échange de quoi, il sera accablé d’une insatiable soif de sang humain. S’il parvient à y résister pendant trois jours, Vlad redeviendra lui-même, et sera à même de continuer à protéger et gouverner son peuple, mais s’il cède à la tentation, il entrera dans le monde des ténèbres pour le restant de ses jours, condamné à se nourrir de sang humain et à perdre et détruire tout ce et ceux qui lui sont chers.

 

Laborieux voilà ce que fut ce visionnage où j'ai lutté pour ne pas m'endormir tellement il ne se passe rien, à part vers les 20 derniers minutes où l'on a droit à un peu d'action grâce au pouvoir de Dracula & encore, je m'attendais à une meilleure utilisation de ces derniers...

Les atermoiements de Luke Evans finissent par agacer, il incarne un Dracula bien fade & sans "profondeur" :sourcils: & on est jamais emporté par les enjeux de son destin, on s'en fout au final qu'il gagne ou qu'il perd!

Un film vite vu, vite oublié...

Techniquement, l'image moyenne, manque de profondeur de champ voire même du flou par moment, par contre, bon point pour la VO 5.1 DTS-HD MA, elle fait largement le job. ;)

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Bagdad, de nous jours. Le sergent-chef James, spécialiste du déminage en zone de combat, prend la tête d’une unité d’hommes ultra-entraînés au désamorçage d’explosifs. Mais ses méthodes surprennent deux de ses soldats, lorsqu’il les précipite dans un jeu mortel de guerilla urbaine, sans se soucier de leur sécurité. James se comporte comme si la mort ne lui faisait pas peur. La ville plonge dans le chaos. Ses subordonnés tentent de raisonner James, grisé par le danger. Sa vraie nature se révèle alors, et ses hommes en seront marqués à jamais…

 

Première fois que je le voyais, je comprends mieux toutes les bonnes éloges qu'a ce film & j'en reviens pas que ça soit une femme qu'il l'ait réalisé car il est vachement couillu! :o

Le maître mot tout au long du film est "tension", du fait du sujet abordé, du contexte, du corps spécialisé que l'on suit mais aussi du fait du personnage de Jeremy Renner, toujours sur la corde raide, une vraie tête brûlée qui se shoot à l'adrénaline!

Le casting est vraiment bon, Jeremy Renner jouant l'un des ses meilleurs rôles & Anthony Mackie, (Falcon dans les productions Marvel :wahou: ) ayant un très bon rôle aussi. ;)

J'ai adoré la réalisation avec cette caméra toujours en mouvement, au cœur de l'action, donnant un côté quasi documentaire à cette production. :good:

Techniquement, un top démo, l'image possède des couleurs vives & une définition chirurgicale & la VO 5.1 DTS-HD MA est dantesque, chaque explosion nous donnant l'envie de se planquer derrière le canapé! :wahou::rock:

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Docteur Folamour : Je ne m'attendais pas à rire devant un film de Kubrick. Pourtant, Docteur Folamour emploie superbement humour noir et absurde pour émettre une satire de la guerre froide, la bombe nucléaire, et autre théories scientifiques de l'époque. Kubrick use vraiment de tous les angles de son sujet pour amener la dérision, à tous les fronts, et sur un rythme plutôt pêchu. Par ailleurs, la mise en scène est très propre, offrant un noir et blanc stylisé dans ses contre-plongées et jeux d'ombres sur les visages ; le tout à travers un ratio de 1.66 qui revêt presque du format Imax et rend les scènes plus grandioses, notamment cette salle de guerre, ou alors les séquences du bombardier. Mémorables, aussi, sont les acteurs. En particulier George C. Scott, et ses expressions faciales grotesques et hilarantes qui appuient le ridicule du film (malgré lui), ainsi que Peter Sellers, contraint de jouer trois personnages aux caractères bien distinctifs, qui font tout le sel de certaines scènes. Toute cette harmonie d'extravagance et de simplicité rend ainsi l’œuvre foncièrement fascinante.  

Jodorowsky's Dune : Ou comment le cinéma est passé à côté du plus grand film de science-fiction (planet/space opera) de tous les temps - prod. française qui plus est. Jamais on a vu un casting aussi prestigieux, que ce soit le réal (Jodorowsky), la conception artistique (Moebius, Foss, Giger), les FX (O'Bannon), les acteurs (Welles, Carradine, Dalí (!), Jagger), ou encore la musique (Pink Floyd, Magma). Le film retrace le rêve d'un homme, le dévouement extrême de Jodorowsky pour son œuvre, toujours dans une volonté artistique suprême (surréaliste, métaphysique, spirituelle). Raconté principalement par le Chilien, ce documentaire impressionnant revient sur tout le développement de Dune, avant qu'il ne soit relégué à David Lynch. On y trouve les illustrations avant-gardistes des vaisseaux, de l'architecture, ainsi que des séquences animées du story-board gargantuesque (3000 dessins). En montrant ces concepts précurseurs, repris par d'autres œuvres majeures du genre (Scott, Lucas, Cameron, Spielberg,...) malgré l'abandon du film, ce fantasme de Dune en devient passionnant, et presque frustrant.

La Dernière Marche : Il existe plusieurs films sur la peine de mort aux États-Unis, souvent inspirés de faits réels, et majoritairement établis comme des plaidoyers contre celle-ci. Avec La Dernière Marche, Tim Robbins ne déroge pas vraiment à la règle, même si on apprécie l’approche relativement neutre dont il fait preuve. À travers le personnage de la sœur Helen Prejean, il explore la vision des deux partis, celui des familles des victimes et celui du condamné Matthew Poncelet qui, s'il n'est pas innocent, est tout de même sous le joug d'injustices sociales et juridiques. Le film est également très marqué par la foi catholique, qui semble être le seul échappatoire de Matthew. Peut-être aussi parce qu'il est tiré des écrits de la sœur Helen qui a apporté un soutien spirituel à ce prisonnier. Le duo Sean Penn/Susan Sarandon est très juste, et forcément émouvant lorsque l'on s'approche de l'issue fatidique, élevée par une musique évangélique jusque là très discrète. L’œuvre demeure néanmoins calibrée dans sa réalisation, qui manque un peu d'éclat, et très américain dans ses thèmes et son pathos.

Lincoln : Le film aurait dû s'appeler "Le 13ème Amendement" tant Lincoln apparaît être un personnage secondaire dans ce long-métrage à son nom. C'est aussi extrêmement fastidieux. Spielberg sert une réalisation pompeuse, millimétrée pour les Oscars, tout comme le thème qui ravive les valeurs civiques américaines. Son œuvre est froide, sans aucune passion, ni spontanéité. Par contre, la reconstitution d'époque est très réussie et Daniel Day-Lewis est un grand acteur. Mais il y a tellement de personnages, de noms, de têtes connues, qu'on ne trouve guère figure emblématique à laquelle se rattacher. La musique de Williams est aussi inexistante, laissant encore plus sentir la longueur du film. Dans certaine scènes les persos racontent leur vie, alors que Spielberg met constamment la politique en avant ; ce n'en est que plus ennuyeux et lourd. Et puis, l'ensemble est incompréhensible si l'on n'est pas un minimum passionné de l'histoire/la politique américaine. Un reportage judicieusement récité aurait été nettement plus intéressant que toute cette dramatisation fallacieuse.

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Jodorowsky's Dune : Ou comment le cinéma est passé à côté du plus grand film de science-fiction (planet/space opera) de tous les temps - prod. française qui plus est. Jamais on a vu un casting aussi prestigieux, que ce soit le réal (Jodorowsky), la conception artistique (Moebius, Foss, Giger), les FX (O'Bannon), les acteurs (Welles, Carradine, Dalí (!), Jagger), ou encore la musique (Pink Floyd, Magma). Le film retrace le rêve d'un homme, le dévouement extrême de Jodorowsky pour son œuvre, toujours dans une volonté artistique suprême (surréaliste, métaphysique, spirituelle). Raconté principalement par le Chilien, ce documentaire impressionnant revient sur tout le développement de Dune, avant qu'il ne soit relégué à David Lynch. On y trouve les illustrations avant-gardistes des vaisseaux, de l'architecture, ainsi que des séquences animées du story-board gargantuesque (3000 dessins). En montrant ces concepts précurseurs, repris par d'autres œuvres majeures du genre (Scott, Lucas, Cameron, Spielberg,...) malgré l'abandon du film, ce fantasme de Dune en devient passionnant, et presque frustrant.

Je ne savais pas qu'il était finalement sorti, j'étais resté sur le blocage du film suite à la plainte de la veuve de Moebius.

Je vais essayer de me trouver le bluray pas trop cher.

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Le blu-ray est que région A par contre, donc attention pour la comaptibilité.

 

Et oui, il est sorti il y a quelques mois déjà. Je ne sais pas, par contre, comment ils se sont arrangés avec la veuve lunatique de Moebius. Paraîtrait qu'ils ont dû couper quelques présentations du story-board, ou alors ils lui ont filé un gros chèque.

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Docteur Folamour : Je ne m'attendais pas à rire devant un film de Kubrick. Pourtant, Docteur Folamour emploie superbement humour noir et absurde pour émettre une satire de la guerre froide, la bombe nucléaire, et autre théories scientifiques de l'époque. Kubrick use vraiment de tous les angles de son sujet pour amener la dérision, à tous les fronts, et sur un rythme plutôt pêchu. Par ailleurs, la mise en scène est très propre, offrant un noir et blanc stylisé dans ses contre-plongées et jeux d'ombres sur les visages ; le tout à travers un ratio de 1.66 qui revêt presque du format Imax et rend les scènes plus grandioses, notamment cette salle de guerre, ou alors les séquences du bombardier. Mémorables, aussi, sont les acteurs. En particulier George C. Scott, et ses expressions faciales grotesques et hilarantes qui appuient le ridicule du film (malgré lui), ainsi que Peter Sellers, contraint de jouer trois personnages aux caractères bien distinctifs, qui font tout le sel de certaines scènes. Toute cette harmonie d'extravagance et de simplicité rend ainsi l’œuvre foncièrement fascinante.  

Lincoln : Le film aurait dû s'appeler "Le 13ème Amendement" tant Lincoln apparaît être un personnage secondaire dans ce long-métrage à son nom. C'est aussi extrêmement fastidieux. Spielberg sert une réalisation pompeuse, millimétrée pour les Oscars, tout comme le thème qui ravive les valeurs civiques américaines. Son œuvre est froide, sans aucune passion, ni spontanéité. Par contre, la reconstitution d'époque est très réussie et Daniel Day-Lewis est un grand acteur. Mais il y a tellement de personnages, de noms, de têtes connues, qu'on ne trouve guère figure emblématique à laquelle se rattacher. La musique de Williams est aussi inexistante, laissant encore plus sentir la longueur du film. Dans certaine scènes les persos racontent leur vie, alors que Spielberg met constamment la politique en avant ; ce n'en est que plus ennuyeux et lourd. Et puis, l'ensemble est incompréhensible si l'on n'est pas un minimum passionné de l'histoire/la politique américaine. Un reportage judicieusement récité aurait été nettement plus intéressant que toute cette dramatisation fallacieuse.

 

"Docteur Folamour" est l'un des films préférés de mon père & ton résumé m'a donné envie de le voir & celui sur "Lincoln" est exactement ce que je pense de ce film, une vraie déception de la part de Spielberg comme il y a déjà quelques temps...

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