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De Tout Et De Rien


Manx60
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  • 2 semaines plus tard...
  • 1 mois plus tard...

  

  

Il y a 3 heures, grandbaton a dit :

Ah ok, bah oui je te confirme, j'ai pas suffisamment de patience.

Après est-ce que c'est mon niveau de patience à moi qui est trop bas, ou les gens qui jouent un peu trop avec la patience des autres ... ? Je pose la question mais j'ai déjà mon avis... :rolleyes:

(Dans le cadre de gamins dans une classe, je dirais que, dans une certaine mesure, ça doit faire un peu parti du jeu... dans mon cas, c'est entre adultes non consentants...)

 

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Typiquement : pour ce que je mentionnais plus haut pour la classe : la future ATSEM nous a sérieusement demandé, à plusieurs reprise et avec insistance, si on ne pouvait pas se libérer de notre boulot, nous parents, pour venir s'occuper de notre fils chaque jour à 10h pendant 5 minutes...  :yes: pour un truc qui relève à 100% de la mission de l'ATSEM, au pire de la mission d'un AESH (qui est dispo sur l'établissement)

C'est la première fois que j'entends ça mais je n'ai jamais bossé en primaire.

 

Tout ce que je peux te dire c'est qu'être parent te met forcément de grosses œillères et que dans 98% des cas, le personnel enseignant sait exactement ce qu'il faut au gamin puisqu'il le voit interagir avec les autres et comment il se comporte en classe. Les 2% qui restent ce sont les personnes malveillantes ou les désintéressés qui veulent le moins de responsabilités possible, ce qui reste aussi rare dans cet environnement de vocation qu'un flic dans un meeting LFI.

 

Et pour avoir bossé cette année dans un collège communautaire avec 35 AESH (les établissements en France qui en ont autant se comptent sur une main), je peux te dire que c'est un métier essentiel mais ingrat, parfois ennuyeux et criminellement mal payé. Donc si il/elle fait bien son boulot, ne pas hésiter à le/la remercier souvent. 


En ce qui concerne la patience, je peux te donner un bel exemple que j'ai eu cette année pour te dire à quel point on prend sur nous parfois dans ce métier :

Révélation

j'étais tuteur (c'est comme un professeur principal mais avec un système différent) d'un petit garçon de sixième cette année. Il a de gros soucis pour écrire, il ne sait pas tenir un crayon et quand il se force, ça ressemble aux gribouillis de médecin que tu trouves sur une ordonnance.
Il a normalement un ordinateur pour prendre note pendant les cours mais il l'a fait tomber pendant les grandes vacances 2024. Il a fait sa rentrée en septembre dernier sans aucune fourniture. J'ai rencontré la mère dès la première semaine et elle a prétexté que ça ne servait à rien de lui donner quoi que ce soit puisqu'il ne peut pas écrire. Je lui ai demandé quand l'ordinateur serait réparé et elle m'a dit qu'elle n'avait pas l'argent pour ça puisqu'elle est célibataire et au chômage, et que la MDPH a refusé de le réparer parce que c'est le garçon qui l'a fait tomber.

 

Je l'ai rencontrée une deuxième fois en octobre avec la professeure référente et le chef d'établissement, il a été convenu qu'elle ferait réparer l'ordinateur au plus vite avec l'aide financière de l'établissement si nécessaire. Pendant ce temps là, le gamin continuait de venir en cours mais sans prendre note et en refusant la plupart du temps de travailler.

J'ai dû gérer plusieurs altercations entre lui et mes collègues, ainsi que quelques AESH à qui il avait mal parlé. C'était d'autant plus compliqué pour moi que j'étais son tuteur mais je ne l'avais pas en cours.

 

Bref on arrive au mois de février et l'ordinateur n'est toujours pas réparé, le gamin me sortait des réponses évasive à chaque fois que je lui en parlais en tutorat. Je finis par reconvoquer la mère mais elle ne répond pas aux messages et ne se présente pas au rendez-vous, donc la référente, la responsable de niveau et moi-même l'avons attendu pendant une heure pour rien.

 

Je continue de gérer des problèmes avec le gamin en cours pendant ce temps-là, je laisse même un message à la maman à ce sujet en lui disant que son comportement devient problématique. Comme par hasard, le lendemain son grand frère que j'ai en cours en quatrième me manque de respect devant toute la classe et je suis obligé de l'expulser de mon cours, chose que je n'ai fait qu'une seule autre fois de toute ma carrière.

 

Je laisse un autre message à la mère à ce sujet et je décide d'appeler le père également, il n'est pas le responsable légal comme ils sont divorcés mais comme la mère ne répond plus...
Le père me répond, lui ; il a l'air embarrassé et il explique qu'il reste en retrait dans l'éducation de ses deux fils mais qu'il est bien conscient que son ex femme est démissionnaire et qu'elle est en train d'en faire deux cas sociaux en puissance. Il promet qu'il va en toucher un mot aux garçons le week-end suivant comme ils viennent le voir.

Curieusement, le lundi suivant la mère se ramène au collège pour faire un scandale à l'accueil en exigeant de me voir, en disant que son ex-mari lui a hurlé dessus et sur ses fils parce que j'ai menti. Heureusement le directeur passait par là et la prend à part. Elle lui dit que je la harcèle au téléphone, que je l'appelle tous les soirs et même pendant les vacances pour des "queues de cerise" (je rappelle que je lui ai laissé deux messages en trois jours mais que nous n'avions eu aucun échange depuis plusieurs mois).

Le directeur la calme, lui rappelle qu'elle devait faire réparer l'ordinateur, elle s'en va sans m'avoir vu puisque j'étais en cours.

 

Finalement j'ai un message de sa part deux semaines plus tard pour me dire qu'elle a vu deux réparateurs différents et qu'ils ne peuvent rien faire.

Je lui demande de me faire parvenir l'ordinateur par son gamin, je le donne à un voisin dans mon immeuble qui est informaticien, il s'en occupe en moins d'une semaine. Il me fait un petit prix d'ami, je donne la facture au directeur et je le laisse se débrouiller avec la mère pour le remboursement. J'attends toujours un merci de sa part.

Maintenant que le gamin à son ordinateur, je le pousse à se mettre au boulot quand il vient en tutorat avec moi deux fois par semaine, il me fait des crises, se griffe le visage en disant que je l'oppresse et que le tutorat est fait pour s'amuser (faux). Il me parle tellement mal que je le mets en retenue, la mère envoie un message le matin-même disant qu'il ne peut pas y aller (ils habitent à cinq minutes du collège). Quand je questionne son excuse en rappelant la faible distance à pied, elle me dit qu'il a un ongle incarné. 

 

En ayant eu un moi-même et m'étant fait opérer deux fois du même orteil en fin d'année 2024, je compatis et je demande au gamin de me montrer. J'avais déjà remarqué qu'il boitait un peu mais je pensais que c'était un handicap. Son orteil est purulent, sa chaussette est maculée de sang, il me dit que c'est comme ça depuis un an (je fais des rimes, quel talent).

Je préviens le directeur en disant que ça ne sert à rien que je contacte la mère car elle va m'ignorer, il la convoque le lendemain et lui dit que le gamin ne sera pas réaccepté au collège tant qu'il n'aura pas été opéré, qu'il faut qu'elle aille consulter en urgence avant qu'il perde son orteil. Il apprend dans la discussion que le grand frère a eu exactement la même chose (tiens tiens, la mère leur couperait-elle mal les ongles ?) et qu'il a été opéré il y a quelques mois.

 

Bref, c'est le début du mois de juin, le gamin reste chez lui en attendant d'être opéré, soi-disant. Je finis par le croiser un matin à l'accueil, il est en train de demander pour rentrer chez lui parce que son orteil saigne. Je lui demande ce qu'il fait là, il dit que sa mère l'a remis en cours parce qu'elle ne pouvait pas le laisser tout seul à l'appartement, mais il a trop mal et veut rentrer chez lui pour le déjeuner. Je lui demande s'il a consulté pour son orteil, il me dit qu'ils ne sont toujours pas allés à la clinique parce que sa mère n'a pas reçu ses aides et qu'elle ne peut pas payer le bus. Je me souviens alors qu'ils se vantait au mois de janvier que sa mère avait acheté un casque VR PS5 pour Noël mais je décide de me mordre la langue et de rien dire. Plus tard, quand j'en parle à une collègue, elle me fait remarquer que comme la mère est au chômage avec des enfants, elle ne paye pas le bus dans la métropole et qu'elle peut aller à la clinique quand elle veut.

 

Arrive l'avant-dernière semaine de juin, et ma dernière séance de tutorat avec mes élèves de sixième. Il débarque dans ma classe en boitant (toujours pas opéré) et me donne les papiers pour la sortie de fin d'année à Bellewaerde. Je lui rappelle qu'il commence à faire très chaud, qu'on va passer la journée au soleil dans le parc, et qu'il va falloir beaucoup marcher, ce qui n'est clairement pas un bon environnement pour un orteil plein de pus. Il me dit qu'il va prendre deux Doliprane avant de partir au parc et que ça va bien se passer.

Cinq jours plus tard, il descend du bus en arrivant à Bellewaerde, fait 50 m à pied et va se poser sur un banc en disant que son orteil le pique. Comme les élèves ont quartier libre tant qu'ils restent en groupe, je le laisse sur le banc avec un de ses copains et je pars faire quelques attractions. Quand je repasse à midi, ils sont toujours sur le banc en train de jouer sur leur téléphone. Je leur rappelle que le rendez-vous est à 16h30 à un endroit bien particulier et que comme il a mal, il ne doit pas partir à la dernière minute.

Arrive 16h30, on compte les élèves, il en manque trois dont les deux garçons. On les attend 20 minutes puis on décide de repartir vers l'entrée du parc en se disant qu'ils sont peut-être encore sur le banc. Bien entendu ils n'y sont pas. Je pars les chercher avec trois collègues pendant que les autres font monter les élèves dans le bus. On les retrouve en train de faire un grand huit à l'autre bout du parc.

Je lui passe un savon, je le somme de se dépêcher pour retourner au bus parce que tout le monde nous attend, il boite en se plaignant et fait des arrêts toutes les 30 secondes. Il me demande même de le porter, ce que je refuse catégoriquement, il ne le mérite pas et il fait bien trop chaud, j'ai mon T-shirt déjà trempé après l'avoir cherché dans tout le parc. On finit par arriver au bus 45 minutes après l'heure convenue. On envoie un message au collège pour dire qu'il y aura du retard, le directeur et la vie scolaire doivent alors gérer plusieurs parents mécontents. Quand on arrive enfin, beaucoup de parents viennent récupérer leurs enfants à la sortie du bus sans nous dire bonsoir ou nous remercier. Je pense pouvoir compter sur mes dix doigts les parents qui l'ont fait.

 

Ouf, c'est fini avec les gamins, c'était le dernier jour de présence pour eux, maintenant il reste les réunions de fin d'année et le brevet !
Et bien quand je me réunis finalement avec mes collègues du niveau de sixième pour faire les classes de l'année suivante, la responsable de niveau m'indique qu'elle a reçu un mail de la mère de mon tutoré qui se plaint que je l'ai laissé marcher toute la journée dans le parc et que j'ai refusé de le porter quand il avait mal...
 

Voilà en gros mon année de tuteur avec un seul élève en particulier, sachant que j'en avais 11 autres en tutorat avec chacun ses propres soucis et que j'ai également géré des problèmes avec les élèves dont je n'étais pas le tuteur mais que j'avais en classe, sans parler de tous les dossiers pour les aménagements à remplir (10 de mes 12 tutorés avaient des troubles), les corrections d'évaluation où les gamins ont écrit n'importe quoi alors que tu leur as répété la consigne cinq fois mais selon les parents c'est ta faute etc.

 

Donc oui, j'estime qu'il faut une patience surnaturelle pour ce métier et que j'ai bien mérité mon mug :sifflote: ainsi que mes vacances, n'en déplaisent aux jaloux comme @Ben Richards

 

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(modifié)

J'ai tout lu ! 🏆

 

A mais ton histoire ne me surprends pas, et quand je dis que j'en empalerai un avant d'atteindre 2 semaines, ce n'est pas une façon de parler 🙃 

Sinon pour mon cas,

Le 07/07/2025 à 16:56, Hellboy a dit :

  Tout ce que je peux te dire c'est qu'être parent te met forcément de grosses œillères et que dans 98% des cas, le personnel enseignant sait exactement ce qu'il faut au gamin puisqu'il le voit interagir avec les autres et comment il se comporte en classe. Les 2% qui restent ce sont les personnes malveillantes ou les désintéressés qui veulent le moins de responsabilités possible, ce qui reste aussi rare dans cet environnement de vocation qu'un flic dans un meeting LFI


J'en ai bien conscience et j'essaie toujours d'y penser avant de me plaindre de certains trucs...


Mais là ou certains sont profs et peuvent parler de ce que le personnel d'école a à subir,
Moi je suis DRH, et je peux parler de ce que certains travailleurs refusent de faire alors que ça fait pleinement partie de leur mission 🙃

 

En l'occurrence pour être cette fois très précis :

 

On parle d'une première rentrée scolaire en petite section de maternelle.
Mon fils a les reins en rade, une vessie non fonctionnelle, et un cathéter planté dans le bide qui sert à vider la vessie à heure fixe sous peine d'abimer les reins encore plus.

Il avait fait 4 mois d'hospitalisation avant ses 10 mois de vie. A 2 ans et demi il en est à >5 mois d'hospit, une demi douzaine de passages aux urgences suivi d'hospitalisations de plusieurs jours (ouais on fait pas partie de ceux qui y vont pour un rhume et qui ressortent 5h plus tard, attente comprise), tout autant d'anesthésies générales. 5 opérations chirurgicales, et un avenir qui est pas franchement optimiste...
Dis comme ça ça peut faire peur et c'est normal.

Dans les faits :
Toutes les 2h (1x/jour pour le personnel de l'école), on l'emmène aux toilettes, on prends le tuyau qui pend le long de son ventre (et donc on a rien à faire avec son intimité), on le débouche au dessus des toilettes, on attends 2-5 minutes le temps que l'urine s'écoule, on referme. Fin.
C'est aussi simple, et très ressemblant, matériellement parlant, à l'action de déboucher un Stylo Bic Crystal. 

C'est un geste techniquement complètement bidon, on ne peut plus simple. Mais c'est un geste vital, qui, s'il n'est pas fait, peut très vite déclencher au mieux une hospitalisation de 8 jours (on a le recul).
Mon fils est calme et se laisse faire.

 

C'est tout à fait normal que le personnel scolaire se pose des questions,
C'est tout à fait normal qu'ils soient craintifs vis-à-vis du geste.

C'est anormal, pour des gens payés à être au contact d'autres gens, d'être si démonstratifs sur leurs craintes. Ils devraient avoir de la retenue, et manifester que ça leur fait peur, mais que ok ils réfléchissent à la solution (alors que là, ils nous ont très clairement démontrés qu'ils réfléchissaient, tous, à la fuite)

 

Nous nous sommes déplacés désormais plusieurs fois,

nous avons tout détaillé très très précisément,

puis tout re-résumé à l'oral et à l'écrit

(pour avoir des versions longues et des tutos courts).
Nous avons montré plusieurs fois le geste sur place, de manière concrète avec notre fils.

 

Nous avons confirmé que nous serons présent à la rentrée, plusieurs matin pour faire la chose avec eux.
On est dispo par téléphone tous les jours, on peut se libérer du boulot facilement au besoin (on travaille à 15 minutes de l'école chacun). les grands-parents qui habitent à 15 minutes aussi sont retraités et ont l'habitude de le gérer. La nounou habite à 5 minute à pieds et continuera de le garder quotidiennement.

 

Il n'a absolument aucun retard quelconque, aucune pathologie particulière autre que ce besoin spécifique 5 minutes par jour à 10h00.

Il a une évolution normale, il a un quotidien normal, il est chez une assmat avec d'autres gosses et il n'y a aucune moindre petite différence entre eux et lui.

 

Bref, on s'est montré on ne peut plus rassurants, on ne peut plus transparent, et on ne peut plus à disposition...

Mais non, il a fallu nous demander si on ne pouvait pas s'engager à venir chaque jour à 10h faire nous-même le geste... 🙃

 

Il sera dans une classe de 20 gamins, avec une institutrice et une ATSEM.

L'institutrice ne peut pas laisser la classe. Elle peut en revanche gérer 20 gamins pendant 5 minutes.

Quand à l'ATSEM, elle est là pour cela. C'est ce pourquoi on la paie. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est littéralement la première ligne de sa mission.

Révélation

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Quand un gamin *normal* demande à aller aux toilettes pendant la classe, elle l'accompagne. Donc elle gère seul un gamin à part pendant que l'institutrice gère seule les 24 autres...
Bah là c'est pareil.

 

L'ATSEM après avoir montré sa crainte, puis après avoir eu toutes nos explications rassurantes, et avoir vu 2 fois le geste, à dit, devant témoins, dont nous, la directrice de l'école, et un membre de l'académie : "je ne veux pas le faire".
En tant que DRH, et pour avoir lu la mission d'une ATSEM, j'analyse ça comme un refus caractérisé et volontaire d'exécuter une partie de sa mission (inutile d'aller plus loin dans la description des conséquences que cela peut avoir dans le privé... ce n'est pas le privé *tousse tousse*).

Ici ça passe comme une lettre à la poste, notre fils est handicapé, et nous mettons le personnel dans une situation inconfortable...

(je peux vous garantir qu'on s'est comporté comme des crèmes et qu'on s'est platement excusé plusieurs fois de la situation*)
* discours de façade qui ne change rien à ma détermination, quitte à ce que j'égratigne au passage les carrières des personnes impliquées... question de loi inclusion... toussa toussa... 

 

L'ATSEM étant donc démissionnaire (c'est un constat hein, dites pas que je juge) les regards se sont tournés vers l'AESH présente dans l'établissement pour les besoins de deux autres enfants.

Je précise à ce stade que, comme tu le mentionnes, j'ai perso une certaine admiration pour les institutrices, les atsem, les aesh, et tout le personnel d'écoles. Et principalement pour ceux en charge d'enfants en difficultés. J'ai pleinement conscience de l'ampleur de la tache et de la charge que c'est. Et je serai incapable d'en faire de même... mais... comme tu le dis... c'est un métier vocation. J'entends pas par là qu'elle doivent accepter des conditions ou des rémunérations ridicules... mais qu'à un moment donné elles ont choisi en connaissance de cause ce à quoi elles allaient être confrontés. 
Tu deviens pas chauffeur routier si tu sais pas passer une vitesse ou si tu supportes pas la conduite des gens... cqfd

(et ça rejoint mon astérisque plus haut : si il faut aider celles qui sont réfractaires à faire leur boulot à se réorienter, je serai à dispo) 

 

Bref, l'AESH est invitée à se positionner, on refait tout le film. On remontre tout.
Et rebelotte, elle se met très en retrait, invoque beaucoup de craintes. Demande si elle à le choix d'accepter ou non (comprendre que l'idée du refus est un des premiers trucs qui lui vient à l'esprit. Devant nous).
Ce à quoi une personne de l'académie présent à la réunion réponds que oui, elle a le droit et le choix. Mais que notre fils, loi inclusion oblige, serait scolarisé à la rentrée, bénéficierai d'un accompagnement pour le geste, et qu'il n'y aura qu'un unique AESH sur l'établissement (comprendre donc, qu'elle serait muté ailleurs et que quelqu'un d'autre, pret à prendre les 3 gamins en charge, serait placé ici).
Là dessus, l'ATSEM qui à manifesté son refus se lève de sa chaise et dit "mais c'est du chantage au poste ! Mme ... est attaché à l'établissement, ça se passe très bien avec elle"

Lunaire,

Alors là, on a légèrement perdu patience, et on à gentiment mais peut-être un peu sèchement rappelé qu'on était en train de débattre de la santé de notre fils, et d'un geste vital...

 

Tout le monde est d'un coup devenu tout mielleux,
Et l'AESH a dit qu'elle prenait 2 jours pour réfléchir.
5 jours plus tard on a été notifié de son acceptation... (pour garder son poste, pas par empathie)

bah-merci.gif

 

Voilà voilà...  

 

T'inquiètes on a prévu de continuer à être extrêmement polis, reconnaissants, à disposition.... patients... Même avec l'ATSEM.

 

Epilogue :
Ah d'ailleurs, puisque tout ceci est parti de la patience que l'on peut avoir envers les autres :

C'est en passant du temps aux Urgences, (*tousse tousse*) que tu comprends d'où vient le terme Patient dans le médical.

Ah on aurait à en raconter aussi là-dessus, mais c'est une autre histoire.

*

Modifié par grandbaton
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