Deux films complémentaires, dans un univers stylisé et passionnant. La mythologie autour du personnage n'est pas forcément très creusée mais cela apporte beaucoup de charme et de mystère à l'ensemble. Si la suite se hisse sans trop de mal au même niveau que le premier film, les combats se font néanmoins répétitifs sur la fin. Il va falloir innover dans le dernier opus (qui s'annonce très prometteur) pour sortir du schéma lancé dès la première bagarre de la saga : désarmer, mettre au sol avec une roulade, tuer les ennemis qui arrivent, achever le type au sol d'une balle dans la tête, se relever, recommencer.
Deux blu rays top démo, et le steelbook du 2 est une beauté, il aurait juste fallu enlever les deux logos en bas mais l'absence des bandes Metropolitan est déjà un beau début...
Canet y va fort, très fort, voire trop. Ne s'épargnant aucune critique ou moquerie sur sa carrière, son physique, son infériorité face à sa femme (on l'appelle régulièrement Monsieur Cotillard...), il se met à nu dans un exercice masochiste truculent qui offre des scènes parfois hilarantes, notamment quand il invite à l'écran Yvan Attal, Alain Attal, Gilles Lelouche, Johnny Hallyday ou même Ben Foster (!) venus pour l'incendier chacun à leur manière. Le film part très vite dans tous les sens cependant, la dernière partie se muant en critique des dérives de la chirurgie esthétique ainsi que de l'artificialité du cinéma, français comme hollywoodien. On a également le droit à deux numéros musicaux inattendus mais savoureux. En ressort un film imparfait, voire bancal, dont la sincérité et la prise de risques méritent néanmoins d'être salués. Bravo à Canet et Cotillard dont le jeu très juste reste le point fort du métrage.