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Derniers visionnages


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Messages recommandés

Hours [blu-ray] Français Paul Walker (Acteur, Interprète principal) J'ai adoré ce film avec une interprétation de Paul Walker (et du bébé) superbe.  Alors que l’ouragan Katrina frappe la Nouvelle-Orléans, un jeune père doit lutter pour la survie de son bébé prématuré dans un hôpital déserté de tous… ou presque.
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Petit retour des visionnages du week-end:

Chasing Mavericks : C'est bien beau de s'inspirer de faits réels pour, en quelque sorte, réaliser un biopic sur le surfeur Jay Moriarity, mais si c'est pour en sortir une fiction aussi niaise, autant inventer une histoire et avoir des libertés narratives. Chasing Mavericks donne clairement l'impression de regarder un téléfilm Disney Channel sur le monde du surf, avec tous les bons sentiments du monde. Un jeune garçon sans père, une mère paumée, un amour d'enfance qui l'évite, des musiques Punk/Rock, et un héros taciturne qui va lui servir de mentor en la personne de Gerard Butler, transformé en Russel Crowe pour l'occasion. Beaucoup trop long pour ce qu'il cherche à raconter, le long-métrage a bien quelques moments de drama pour contrebalancer la mièvrerie ; ils restent toutefois très faciles. Pareillement, visuellement, le film n'a aucune allure cinématographie et, hormis une ou deux grosses vagues, il ne propose rien de bien sensationnel ou, en tout cas, qui donne envie d'attraper une planche et de se jeter à l'eau.

Merantau : Deuxième film de Gareth Evans - le virtuose qui a révolutionné le film d'arts martiaux avec The Raid - Merantau met déjà en exergue la dextérité du réalisateur à filmer les chorégraphies impressionnantes d'Iko Uwais en plein combat et maîtrise du silat. On ne vas pas le cacher, le film est tout de même très long à démarrer, rempli de facilités, de clichés, de personnages fades et dialogues affligeants, ainsi qu'une bande-son un peu trop folklorique qui ramollit l'ensemble, et un montage passable. Cependant, il parvient à vite remonter la pente avec des séquences de poursuite dans Jakarta qui ne manquent pas de rappeler Ong-Bak, des éclairages intérieurs de bon goût, et surtout des affrontements qui croissent en ampleur et inventivité tout au long du film. Avec des antagonistes charismatiques, Evans accouche même d'un climax digne de rivaliser avec certaines séquences de The Raid. Plus on progresse, moins il en épargne et, nous gratifiant de quelques plans séquence efficaces, c'en devient jouissif de voir ses prémisses et des coups qui font mal aux tripes.

Grave Encounters : Un hôpital psychiatrique désaffecté... le contexte suffit déjà à faire frissonner. Alors si on y ajoute de la vision nocturne, des couloirs labyrinthiques, et des bruits lugubres, l'atmosphère devient franchement oppressante. À l'image de Les Chroniques De Tchernobyl, ce Grave Encounters joue beaucoup sur le ressenti du spectateur dans cet environnement si spécial. Et le found footage est plutôt bien géré en partant du principe d'un show TV consacré au paranormal. Il y a donc du matériel, et aussi beaucoup de pipeau. Comme d'habitude, par contre, les fantômes qui jouent à cache-cache et se manifestent de plus en plus sont insensés, les sautes de bandes vidéo dès qu'il y a un peu d'agitation sont pénibles, les bruitages extradiégétiques pour intensifier les jumpscares nuisent au concept, et les nombreuses coupes de montage cassent l'immersion. Sans cela, le film, bien que classique à l'époque des Paranormal Activity et [REC], parvient à installer une ambiance angoissante, notamment au travers des séquences d'errance solitaire qui mettent vraiment mal à l'aise.

Modifié par CyberInflames
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En ce début de semaine, c'étaient :

Grave Encounters 2 : Elle démarrait pourtant bien cette suite, notamment en mettant totalement en abyme le premier Grave Encounters. Un étudiant en cinéma remarque des évènements étranges entourant la production du film, si bien qu'il cherche à montrer que tout ce qui s'est passé dans cet hôpital psychiatrique était bien réel. En plus, ce deuxième long-métrage garde un ton satirique sur les films du genre actuels. Néanmoins, ce démarrage prometteur s'étire à n'en plus finir et, quand Grave Encounters 2 se décide enfin à entrer dans le vif du sujet, c'est pour s'orienter vers le teen movie le plus banal et enchaîner les situations grotesques. Le retour à l’asile est bref, et tout ce qui s'y passe n'est que redite du volet précédent, sans aucune ambiance angoissante. C'est juste un groupe d'ados avec tout ce qu'il faut de comportements et réactions débiles. Le petit supplément, c'est la volonté d'apporter des explications au surnaturel ; ce qui est encore plus stupide que de suivre les codes du genre.

Primer : Dans le genre premier film qui en impose, Primer est un coup de maître de la part de Shane Carruth, ubiquiste sur sa réalisation puisqu'on le retrouve à tous les postes. Pas forcément complexe dans son scénario, Primer s'avère toutefois extrêmement dense, notamment au niveau de ses explications noyées dans un langage scientifique étourdissant. Volontairement compliqués, les dialogues servent surtout à rendre le spectateur aussi hagard que l'expérience de voyage temporelle du film trouble les protagonistes. En dépit de son budget minimal, l’œuvre de Carruth se présente comme un des films majeurs sur le sujet, principalement de par son approche brute, réaliste, de concepts difficilement imaginables qui côtoient les paradoxes temporels. Limpide mais étrange, Primer se transforme, de ses révélations finales et ses quelques questions en suspens, en un véritable puzzle filmique où les indices ont été habilement disséminés depuis le départ. Du grand art narratif qui force alors à porter un regard nouveau sur Primer, quitte à se tordre les méninges.

Wrong : Wrong a lieu dans une réalité propice à l'absurde. Ce ne devrait plus être étonnant de la part d'un cinéaste tel que Dupieux, dont le précédent film était consacré à un pneu tueur. C'est pourtant un postulat de base qu'on a tôt fait d'oublier : il n'y a pas de sens à donner aux films du réalisateur. De l'étrange dans l'étrange, Dupieux en crée comme bon lui semble. D'un côté, le quotidien normal : des horloges qui affichent 7:60, des bureaux pluvieux,... de l'autre, des détails perturbants : un palmier qui se transforme en sapin, un lièvre pour illustrer un service rapide,... Autant de situations invraisemblables perçues à différents degrés par le petit monde de Wrong, et particulièrement Dolph Springer, qui cherche avant tout à retrouver son chien disparu. Ainsi, Wrong se suit avec un malin plaisir, au fil de dialogues savoureux et d'acteurs complètement investis dans des rôles insensés, même si, foncièrement, le film n'évolue pas beaucoup. Le tout baigne dans une photo lumineuse et assez naturelle qui ne fait que rendre la bizarrerie de Wrong plus sympathique.

Time Code : Time Code, c'est quatre plans séquence d'1h30, filmés en même temps, et présentés façon 24H Chrono - quatre cases à l'écran. Avec des acteurs en improvisation totale (Skarsgård et Tripplehorn sont très bons), les caméras se croisent par instant, s'échangeant des personnages. Côté son, le réalisateur jongle entre les cases. D'un concept absolument incroyable, Mike Figgis sort un film absolument laborieux, malgré son aspect expérimental. Le montage, dans un film classique, permet d'éviter le remplissage et, ici, il y en a pléthore, en plus d'une réalisation pauvre et d'une musique kitchissime. Le film ne devient vraiment intéressant que lorsque plusieurs caméras sont au même endroit et que tout s'agite, même si ce n'est pas pratique à suivre et qu'il n'est pas rare de revenir en arrière pour être sûr d'avoir tout vu dans chaque case. La coordination de l'ensemble est effectivement extrêmement complexe, mais on sent le film expérimental tourné au mieux. Time Code reste une œuvre à voir par principe, car l'exercice filmique y est impressionnant... et c'est tout.

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Prévu que je le voie aussi celui-là.

 

Pour ma part, apparemment il divise bien les critiques : Le Parfum - Histoire D'Un Meurtrier : Ce film est empli de grâce. Celle d'une bande-son absolument merveilleuse qui s'inscrit parmi les compositions cinématographiques les plus grandioses d'une génération. Tykwer, Klimek et Heil retranscrivent ainsi toute la puissance élégiaque d'un univers singulier, vécu à travers le perso principal - joué par un Ben Wishaw fabuleux - capable de sentir toutes les odeurs du monde. La beauté des arrangements, et d'un visuel d'époque à l'esthétique riche et sombre (18e siècle), parvient alors à nous faire frémir les narines. De ce fait, l’œuvre en devient par moment malsaine, dans son imagerie, ainsi que dans sa prise de position envers le meurtrier que l'on espère voir réussir, pour notre simple satiété artistique. Car la réalisation atmosphérique offre des plans sublimes, et une osmose musicale transcendée lors d'un finale qui assume pleinement sa dimension surréaliste. Avec Le Parfum, on ne peut s’empêcher d'être conquis par les 2h30 d'une œuvre enchanteresse qui a tôt fait de nous happer dans ses senteurs divines.

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Prévu que je le voie aussi celui-là.

Pour ma part, apparemment il divise bien les critiques : Le Parfum - Histoire D'Un Meurtrier : Ce film est empli de grâce. Celle d'une bande-son absolument merveilleuse qui s'inscrit parmi les compositions cinématographiques les plus grandioses d'une génération. Tykwer, Klimek et Heil retranscrivent ainsi toute la puissance élégiaque d'un univers singulier, vécu à travers le perso principal - joué par un Ben Wishaw fabuleux - capable de sentir toutes les odeurs du monde. La beauté des arrangements, et d'un visuel d'époque à l'esthétique riche et sombre (18e siècle), parvient alors à nous faire frémir les narines. De ce fait, l’œuvre en devient par moment malsaine, dans son imagerie, ainsi que dans sa prise de position envers le meurtrier que l'on espère voir réussir, pour notre simple satiété artistique. Car la réalisation atmosphérique offre des plans sublimes, et une osmose musicale transcendée lors d'un finale qui assume pleinement sa dimension surréaliste. Avec Le Parfum, on ne peut s’empêcher d'être conquis par les 2h30 d'une œuvre enchanteresse qui a tôt fait de nous happer dans ses senteurs divines.

Bon souvenir de film surtout la dernière scène du film!.... je n'en dirai pas plus! [emoji57]
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Vu Alabama Monroe.

 

Un film extraordinaire. Peu de films réussissent à faire passer l'émotion aussi subtilement. Les moments ou les émotions sont passées à travers la musique sont juste incroyables. On les ressent vraiment, on est vraiment touché par le style.
L'histoire est très dure, et le film met vraiment le spectateur KO lorsque le générique apparaît, mais il en reste vraiment excellent. Ca faisait vraiment très longtemps que je n'avais pas vu un drame de cette trempe. La BO est extraordinaire, et parfaitement utilisée dans le film. Le cinéma Belge se fait assez rare, mais là c'est du grand art. Un film qui m'a énormément touché, ému, fait vibrer... Une vraie perle dans le genre. Jamais dans le pathos malgré des ficelles qui auraient pu facilement l'être, Alabama Monroe est vraiment un film à ne pas louper, pour les amateurs de drame.

Je vais vraiment aller jeter un oeil sur La Merditude des Choses du même réalisateur, car ses qualités de réalisations sont indéniables. Je suis curieux de voir le reste des ses oeuvres.

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C'est marrant, j'ai tenu un bon moment le blu-ray dans mes mains ce matin à Cultura, en me disant qu'il faudrait vraiment que je le voie, vu tout le bien que j'en avais entendu.

Je vais peut-être retourner le prendre dans la semaine, du coup. ^^

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Unstoppable : je dois dire que j'ai été agréablement surpris, grand fan de Denzel, j'ai mis une éternité a voir celui-ci n'étant vraiment pas attiré, la tension est bien présente (meme si on devine vite la fin), un duo d'acteurs qui fonctionne bien meme si les prestations ne rentreront pas dans les annales.

Bref un bon moment passé.

 

Match retour : le duel de deux dinosaures un film avec pas mal de clin d’œil, De Niro et Stalonne s'amuse, de l'humour, de l’autodérision, j'ai franchement accroché a ce duel au sommet (meme si on ne peut s’empêcher de penser a ce duel avec 20 ans de moins pour les acteurs), j'ai passé un agréable moment.

 

The Grandmaster : On y voit une partie de la vie de Ip Man maitre de Bruce Lee, les chorégraphies sont a tombés, les duels sont filmés avec talent et l'histoire m'a bien tenue en haleine.

Cela me donne encore plus envie de découvrir Ip Man

Modifié par max59
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X-MEN dofp

l image et le son top mais si toujours pas de piste HD

et pour le film

le meilleur de la saga XMen l'histoire est complexe mais on arrive a suivre beaucoup de références aux autres épisodes

et rien que la scène du Pentagone justifie le visinnage

vivement la suite

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Un peu juste au niveau du temps libre ces dernières semaines. J'ai néanmoins pu voir un film qui m'avait particulièrement intrigué dès ses premières images, et à raison. Il s'agit de Beyond The Black Rainbow : Œuvre expérimentale et atypique, Beyond The Black Rainbow se complaît dans la lenteur et le mutisme pour instaurer une ambiance esthétique fascinante. Tutoyant un moment le trip stellaire de 2001, l'influence de Kubrick reste toute aussi palpable sur l'ensemble des travellings, le réalisateur lorgnant également du côté de THX 1138, Begotten, ou encore Enter The Void. Malgré son budget limité, Panos Cosmatos parvient à construire une œuvre à l'ampleur inattendue, et visuellement marquante, dont le grain très prononcé et les filtres de couleurs jouent à tisser cette ambiance surréaliste, de paire avec une bande-son vrombissante et dissonante des plus hypnotiques. Michael Rogers, en scientifique transcendé, est absolument génial et offre un personnage d'envergure pour maintenir la cohésion du film. Car, si on peut lui reprocher ses dernières minutes bâclées, son corps métaphysique obscur, ses éléments esthétiques forts et son ambiance de SF sublime en font une œuvre que l'on se plaira à revoir, au moins pour l'expérience singulière qu'elle nous fait ressentir.

Modifié par CyberInflames
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Pour ma part : Délivre nous du mal!

 

Un film qui parle encore de surnaturel, exorcisme etc... tiré d'une histoire "vrai"d'un flic de New York avec Eric Bana (Hulk).

 

Je l'ai mis avec l'idée que ça ne doit pas être terrible, que tout était dans la bande annonce et... bien j'ai été drôlement surpris. Attention on est loin de The Conjuring ou de L'Exorciste mais frisson garantie. 

 

Synopsis:

 

La violence et la noirceur, le sergent Ralph Sarchie connaît bien. Flic dans le Bronx, il est chaque jour témoin du pire de la nature humaine. Ce qu’il endure a même fini par affecter sa relation avec sa femme, Jen, et leur petite fille, Christina. Pourtant, rien ne l’avait préparé à l’affaire que lui et son partenaire Butler vont découvrir. Dépassé, Sarchie va devoir s’allier à un prêtre renégat dont la foi a souvent vacillé, qui tente de le convaincre que les horribles événements qui se multiplient sont liés à des possessions démoniaques… Ensemble, le policier et le prêtre accumulent les preuves que le Mal est à l’œuvre, et Sarchie est forcé de remettre en cause tout ce en quoi il a toujours cru pour combattre les puissances occultes qui menacent la ville et sa famille…

 

 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=212263.html

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J'ai eu le temps de regarder pas mal de films récents ce week-end :
Qu'est-ce Qu'on a fait au Bon Dieu ? : C'est ça le film qui a fait s'esclaffer 12 millions de Français ? À l'instar de Bienvenue Chez Les Ch'tis en son temps, il semble y avoir eu un véritable effet de masse, et médiatique, pour que le long-métrage de Philippe de Chauveron soit considéré à ce point. Car il faut vraiment être peu exigeant pour apprécier ce genre de comédie qui n'est que succession de sketchs, sans une véritable once d'histoire, accumulant les blagues et gags sur les clichés du racisme, et se vautrant très souvent sous couvert de vouloir faire de l'humour noir. Les échanges verbaux sont improbables, et les acteurs surjouent constamment. On note tout de même quelques saynètes franchement drôles, au milieu d'une comédie forcée et bien trop gentille, mais rien qu'il fasse bon se rappeler, ni même utiliser comme référence socio-politique. En voulant brosser tout le monde dans le sens du poil, Qu'est-ce Qu'on a Fait au Bon Dieu ? s'enlise tout simplement dans un formalisme téléphoné et ennuyeux.

The Signal : William Eubank semble obsédé par le thème de l'amour. Déjà au cœur de son précédent film, Love, il le réutilise de nouveau dans The Signal pour influer sur les choix rationnels humains. Le tout bien évidemment entrelacé dans un récit de science-fiction finement torché, comme il sait les faire ; et qui tourne, encore une fois, un peu court. The Signal possède pourtant moult idées géniales, retranscrites au travers d'une maîtrise visuelle irréprochable, tant au niveau des cadrages intimistes que des effets spéciaux inventifs, passant du road movie au film fantastique à la Chronicle, puis gagnant en ampleur pour une histoire de SF plus vaste. L'ambiance est bonne, le mystère est également bien tenu, avec quelques révélations abruptes joliment amenées, mais il y a tout de même beaucoup d'enrobage stylistique pour donner plus de corps que ce que le film ne peut endosser une fois la surprise initiale passée. Comme dans Love, les idées sont lâchées sans que le réalisateur ne prenne la peine de les exploiter au mieux, derrière le charme du film indépendant.

Maléfique : Contrairement à Blanche-Neige et le Chasseur, qui revisitait le récit de façon sombre, ce Maléfique raconte l'histoire de La Belle Au Bois Dormant sous un tout autre point de vue. Ainsi, la fée Maléfique devient le personnage principal, et est totalement approfondie, au point d'avoir de l'empathie pour elle, tandis que les humains deviennent les ennemis (Copley est loin de signer son meilleur rôle). Angelina Jolie est sublime, absolument envoûtante, et incarne cette fée à la perfection. On apprécie son parcours moral qui laisse poindre l'émotion de façon inattendue. En dépit d'être axé sur la "méchante", le long-métrage reste donc familial. Le réalisateur, qui a travaillé sur la direction artistique d'Avatar et Oz, s'adonne d'ailleurs à une surabondance de scènes visuelles des Landes enchantées et autres créatures magiques, plus pour la démonstration technique que l'histoire. Malgré des persos secondaires fades, et un finale digne de Beowulf, cette nouvelle mouture n'en demeure pas moins une bonne surprise, rafraîchissante, et qui ne manquera pas d'émerveiller les plus jeunes.

The Rover : L'outback australien n'aura jamais été aussi aride, désert et dangereux depuis Mad Max. Dans un futur proche où l'économie s'est effondrée, seules les informations ont de la valeur, et la poudre parle souvent plus que les gens, aux gueules de baroudeurs crasseuses et amochées. Sec, violent, tendu, The Rover ne prend aucun détour et assène un coup de réalisation brute dans un monde terne où l'homme vaut moins qu'un animal. Guy Pearse est incroyable en homme taiseux et sans concession, tandis que Pattinson dévoile de nouveau toute l'étendue de son talent dans un rôle étonnant et fort. Très atmosphérique, The Rover construit son ambiance désolée sur une bande-son discordante, qui met à la fois mal à l'aise et appuie justement la décadence de la vie, ombre d'elle-même. Les longs face-à-face et scènes contemplatives n'ont que plus d'intérêt, entraînant chacun une évolution ou découverte tendue du caractère des personnages. Entre western contemporain et road movie post-apocalyptique, The Rover se révèle saisissant, intense et sauvage.

I, Frankenstein : Jamais je n'ai été aussi désemparé devant un blockbuster raté, nanar involontaire ou autre film niais insupportable, pas même Pompéi, ni Twilight 2, Piranha 3DD, After Earth, 47 Ronin ou bien d'autres ; et je n'ai pas encore vu Battlefield Earth. Il y a toujours un petit truc, rien qu'une scène, un tantinet meilleure que le reste. Mais I, Frankenstein était absolument navrant d'un bout à l'autre. Ce pseudo-hybride de Legion, Underworld et Van Helsing n'est que dialogues horripilants, effets spéciaux arriérés, chorégraphies insipides, plans numériques laids, réalisation grossière, montage désastreux, esthétique bleutée dépassée, et histoire extrêmement stupide et manichéenne. Comment c'est possible de tomber aussi bas pour Bill Nighy et Aaron Eckhart ? Honteux. Plus décevant encore, le duo Klimek/Heil qui, après des bandes-son divines (Le Parfum, Cloud Atlas), signe là des composition boursouflées et vides, osant même pomper affreusement The Fountain de Clint Mansell. Il n'en fallait pas moins pour rendre I, Frankenstein plus misérable.

Aux Yeux Des Vivants : Quel plaisir, suite au très médiocre Livide, de retrouver le duo Bustillo/Maury sur un style plus viscéral, proche du home invasion sanglant qui a fait leur succès sur À L'Intérieur. Sans toutefois atteindre le même niveau, Aux Yeux Des Vivants s'avère être un film d'horreur efficace, en dépit d'être terriblement conventionnel. On apprécie particulièrement l'approche Goonies, au travers d'enfants crédibles qui nous permettent de rapidement rentrer dans l'histoire, avant qu'elle ne vire à l'effroi lorsqu'ils tombent sur un boogeyman. C'est d'ailleurs dommage que l'intrigue ne creuse pas davantage de ce côté alors que le film s'ouvre tout de même dessus. Pareillement, il y a un certain contraste entre la volonté, pendant un temps, de garder le mystère et rester suggestif pour, finalement, rendre le film bien gore et explicite. Ainsi, même si Bustillo et Maury reviennent à une mise en scène trash efficace, et réussissent quelques moments d'épouvantes, Aux Yeux Des Vivants demeure assez inégal et éphémère.

Scenic Route : Deux amis tombent en panne sur une route peu fréquentée du désert californien, à cent bornes de la ville la plus proche. De là, le film profite assurément de son cadre pittoresque, avec quelques beaux plans larges, mais pas de dépaysement d'isolation à la 127 Heures puisque les plans rapprochés sont plus classiques. Il y a, en effet, peu de contemplation pour beaucoup de dialogues, et pas grand chose d'intéressant à dire. Scenic Route commence par disserter sur les choix de vie et regrets de deux personnages que l'on n'apprécie pas spécialement, puis s'engage sur une une partie plus délirante qui vire souvent au comique, pour se conclure de façon discutable. Josh Duhamel et Dan Fogler font leur boulot mais ne proposent pas de grande prestation malgré les enjeux dramatiques de la situation. Par ailleurs, leurs querelles deviennent ennuyeuses et typiques de n'importe quel film américain. Le long-métrage apparaît assez facile, avec un section survival maladroitement traitée, un développement léger, et une conclusion ambiguë pour tenter de relever l'intérêt.

Modifié par CyberInflames
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The Rover se révèle saisissant, intense et sauvage.

 

Et particulièrement chiant. Même si je suis d'accord avec 80% de ta critique, à savoir des acteurs extrêment bons, une atmosphère, une bande-son... mais au final le film ne parvient pas pour moi à maintenir l'attention. Contrairement à un film comme Only lovers left alive où l'ennui, le désespoir et la mélancholie sont brillament filmés sans pour autant perdre l'intérêt porté aux personnages. Ici, on se moque bien de ce qui peut leur arriver (et la chute ridicule n'aide pas à gagner en ampathie). Dommage car tout était réuni pour en faire un film, comme tu le dis, saisissant.

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Qu'est-ce Qu'on a fait au Bon Dieu ? :  s'enlise tout simplement dans un formalisme téléphoné et ennuyeux.

 

je trouve que c'est un peu dur comme critique pour un film qui se prend au 2eme degrés si ce n'est le 3ème! c'est un très bon divertissement (peut être pas le meilleur film comédie française ) et qui a aussi de bonne réplique.... à regarder en soirée pour se détendre dans ce monde de fou... JE LE CONSEILLE VIVEMENT

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Cyber, je suis extrêmement étonné de ton point de vue sur Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu ? En effet je ne la comprend pas.

Au contraire j'ai trouvé que cette comédie, avec BabySitting sont une bouffée d'air frais dans un cinéma français qui peine à se refaire un nom. Ce film traite d'un sujet qui concerne tout le monde sans pour autant se prendre au sérieux.

Le bouche à oreille a très bien fonctionné pour ce film, la raison du succès...

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Nan mais en même temps pour la comédie de beauf, elle est resté genre 30 semaines à l'affiche, pas étonnant qu'il y ai autant de monde qui soient allé le voir.

 

Perso les trois derniers films français qui m'ont fait rire, c'té les deux OSS 117 et Mission Cléopatre et plus vieux ben ça doit bien être les Pierre Richard et les De Funès, plus la Cité de la Peur et la Classe Américaine.

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Moi, je suis à peu près d'accord avec CyberInflames sur Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu ?

J'ai été pas mal affligé par cette succession de gags que j'ai trouvé forcés (même si tout n'est pas à jeter), et heureusement que dans une salle de cinéma, le rire est communicatif, parce qu'en Blu-Ray, je crois que j'aurais été encore plus sévère...

Mais je peux comprendre que ça plaise, quasiment toutes mes connaissances l'ont vu (parfois plusieurs fois :oh:  ) et adoré. Même mes parents l'ont vu au cinéma, eux qui n'y étaient pas retourné depuis Over the Top, le Bras de Fer en 1985...

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