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Messages recommandés

(modifié)

La fin des vacances se fait sentir  :P  J'ai vu deux films plutôt complexes dernièrement :
Upstream Color : Nébuleux et déstructuré, Upstream Color se contente de dialogues minimalistes, de scènes qui se tutoient, s'opposent, ou se répètent avec variations, et parvient tout de même à être beau, et fascinant. Shane Carruth est impressionnant puisqu'il en est le réalisateur, scénariste, producteur, monteur, acteur, directeur photo, et compositeur. L'approche artistique rappelle Zal Batmanglij, ainsi que des œuvres telles que The Fountain et The Tree Of Life, sans les thèmes divins. C'est plutôt cette expérience complexe et visuellement prenante ; des images douces qui expriment des idées, sur une bande-son presque expérimentale, mystique. Il y a de longues séquences dominées par les bruitages qui créent une symphonie singulière faisant écho aux situations inquiétantes que traverse ce couple central qui perd peu à peu son identité. Sophistiqué dans sa narration, et pratiquement insaisissable au premier visionnage, Upstream Color propose une expérience riche et sensationnelle, mariant parfaitement réflexion et beauté éthérée.

Coherence : Coherence est une de ces petites productions de SF qui marquent davantage par leur histoire complexe que par leur visuel. Il est vrai que les acteurs sont moyens, et certains plans sont pauvres en exposition et cadrage. Toutefois, l'ambiance étant au huis-clos, focalisée sur les comportements des personnages alors qu'une comète de passage entraîne des évènements inquiétants, c'est suffisamment fonctionnel. Coherence propose une intrigue cérébrale rappelant Triangle, avec un concept très intéressant sur les possibilités qu'il laisse entrevoir. Néanmoins, l’œuvre de James Ward Byrkit use souvent de facilités, à l'instar de persos invraisemblables, acceptant bêtement des théories d’ordre quantique, d'un finale trop abrupt, et d'une explication très ouverte. Ainsi, le film n'a rien du puzzle à reconstituer, fourmillant d'indices, et sa solution donne simplement le ton des scènes antérieures plus confuses, sans les rendre primordiales. Malgré ces écueils qui lui évitent la minutie du détail, Coherence demeure captivant dans le traitement de son mystère.

Modifié par CyberInflames
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Upstream Color, il est dans ma liste des films à voir très prochainement. Et puis j'avais adoré Primer de Shane Carruth, même si je n'avais pas tout compris aux termes scientifiques.

Coherence, je n'en avais jamais entendu parler, mais tu m'as intrigué. ^^

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Il faut que je revois Primer. J'avais été complètement perdu par toutes les explications scientifiques (et pourtant c'est le coeur de mes études ahah).

Et si tu ne l'as pas vu, tu peux aussi regarder Triangle (de Christopher Smith), qui est un film-puzzle fascinant.

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Pas DU TOUT d'accord avec toi sur ce film. Pour une fois.  :P

 

Déjà je pense que l'erreur du marketing a été de présenter le film comme une comédie qu'il (pour moi en tout cas) n'est pas.

Certes, il y a des scènes qui se veulent comiques comme celle que tu cites ou celle de l'étalon suédois... les 2 scènes ratées et inutiles du film d'ailleurs en ce qui me concerne.

Au-delà de ça, moi j'ai vu une belle chronique douce-amère sur un garcon qui essaie de trouver sa place dans la vie et surtout auprès de sa mère.

C'est clair que Guillaume est de tous les plans, mais en même temps, le pitch et la promo du film ne pouvaient laisser aucun doute : c'est un film sur SA vie. Et il n'est jamais aussi bon que quand il rentre dans les robes de chambre de sa mère. 

C'est, je trouve, une belle réussite sur l'acceptation et la tolérance. T'as simplement un coeur de pierre c'est tout. :D

 

Ouais bah c'est clairement le genre de comédie super originale dont je raffole à la base. Mais alors là, l'humour ne fonctionnait pas je trouve (au mieux on sourit) et l'exagération m'a pas mal blasé... Pareil que Cyberflammes, j'ai bien mis 45 minutes à rentrer dedans et sur 1h20 c'est moyen. Et encore, je suis rentré dedans puis ressorti du film juste après. J'ai juste apprécié ce ton dramatique de fin oui, qui est très réussit. Mais beaucoup trop vite expédié selon moi. Mais j'avais un vrai problème physique vis-à-vis de l'acteur, à en faire des tonnes il m'a complètement saoulé. J'aime pas son charisme, j'aime pas tellement sa tête et son humour ne semble pas être hyper développé non plus.

C'est malgré tout un film sincère et on sent vraiment l'envie de bien faire de sa part.

Mais c'est très personnel le ressenti que j'ai eu, cette impression d'être constamment agacé par son interprétation et par ses gags.

 

Pour un film qui avait fait autant de bruit à l'époque (s'en sont suivis plusieurs Césars quand même), je suis vraiment très déçu du résultat final. J'attendais autre chose tout simplement. J'attendais une interprétation moins poussive, et un humour beaucoup plus réussit et potache. J'ai mis le film pour me détendre, et il m'a juste complètement énervé au final  ^_^  je lui donnerais certainement une deuxième chance car je n'étais pas forcément à 100% dans le film non plus, mais bon, j'ai quelques doutes que je puisse vraiment l'aimer.

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Il faut que je revois Primer. J'avais été complètement perdu par toutes les explications scientifiques (et pourtant c'est le coeur de mes études ahah).

Et si tu ne l'as pas vu, tu peux aussi regarder Triangle (de Christopher Smith), qui est un film-puzzle fascinant.

Pour Triangle, je sais pas, je l'ai vu et même si je dois avouer que c'est vraiment bien foutu, je n'en ai pas un grand souvenir.

Peut-être qu'un second visionnage s'impose. ^^

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Machete kills : acheté en solde sur amazon pour moins de 20 euros et en profitant d'une promo 3 bluray acheté = 4...

J'avais bien aimé le premier, avec des trouvailles rigolotes, bien bourrin, mais comme on aime quoi...

Le second, Machete kills, essaye la même recette mais avec moins de succès, tout simplement parce que c'est justement la même recette, et que là plus d'effet de nouveauté ou de surprise...

 

Bref, je le garde parce que steelbook, mais "Machete kills again", ça sera sans moi...

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Shock Treatment

Film vraiment étrange. Il ne fait clairement pas le poids face au Rocky Horror Picture Show, mais malgré ça il est intéressant à regarder. Je regrette d'ailleurs beaucoup qu'il n'existe pas et n'existera probablement pas en bluray vu son impopularité.

Je trouve les chansons bien moins efficaces, même si il y en a des très chouettes à écouter (genre le thème de Denton, Shock Treatment, Looking For Trade), mais ça vaut pas Time Warp, Hot Patooties, Science Fiction Double Feature, ou même Superheroes.

Au niveau du casting, ben chuis clairement pas fan de Jessica Harper à la place de Susan Sarandon niveau vocal. De Young à la place de Bostwick, c'est globalement pareil. Par contre l'alchimie entre Quinn et o'Brien est toujours aussi excellente, les personnages sont peut être un brin de brin moins intéressants mais avec leur manière de jouer ça passe vraiment tranquille.

Alors ensuite niveau décors et histoire. C'est clairement un parti pris à cause d'un gros problème technique, mais faire le film dans un seul décor ou presque dans un studio, ça donne une ambiance que je trouve pas mal plaisante et curieusement agréable. L'idée qu'en gros Denton est devenu une chaîne télé avec ses habitants qui sont en même temps acteurs et spectateurs est vraiment intéressante, dans une certaine mesure ça pourrait presque passer pour un début de brouillon du Truman Show, d'ailleurs y'a même des passages pub fichu a peu près de la même manière que Mococoa. Après j'ai quand même plus de mal à saisir le message derrière le film, comparé au Picture Show qui est bien plus clair.

Il me semble que Shock Treatment s'était rétamé la gueule à l'époque bien pire que le rocky picture show en son temps, et que sa réputation ne s'est pas forcément beaucoup plus amélioré. C'est un peu dommage, il est bien moins bon, mais son coté expérimental à cause de sa contrainte, tourner le film uniquement dans un studio rien en extérieur, fait qu'il vaut quand même le coup d'oeil.

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(modifié)

C'est un film musical en fait ?

 

Tu connais Repo: The Genetic Opera ?

 Ouep, c'est la suite du Rocky Horror Picture Show.

 

EDIT: Et nan connais pas repo

Modifié par JESUS
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"The World was yours…

 

Il y a une trentaine d’années, Brian De Palma sortait un film qui deviendrait culte, Scarface, racontant l’ascension d’un gangster cubain dans la ville de Miami jusqu’à sa chute inexorable.  

Mais oubliez ce film et remontons le temps. Pas trop loin non plus. Disons, en 1932: Période de prohibition, du pré-code au cinéma et des célèbres gangsters qui sévissait à Chicago tel Al Capone. Et oui, c'est bien du Scarface d'Howard Hawks que je vais parler. 

 

Si l’arrivée du parlant entraîne l’explosion du genre de la comédie musicale, un autre genre va profiter, pendant une courte période, de cette révolution cinématographique : le film de gangster.

En lien étroit sur ce qui se passe à l’époque (la loi contre la vente d’alcool notamment), le gangster a vite fasciné le public en tant que figure d’opposition contre les règles établies et  une alternative à la vie morose de l’époque. Celui-ci a vite fait la une des journaux, dont l’un des plus célèbres représentant, Al Capone, en tirera profit à son avantage.

 

C’est par cette faille que la Warner, dirigée à cette époque-là par Darryl F. Zanuck, décide de s’engouffrer à ce moment-là. Privilégiant les histoires plus réalistes en rapport avec les problèmes du pays, c’est évidemment par le film de gangster que le studio va s’orienter. Et le sonore est évidemment un outil important pour la réussite de ses films.C’est ainsi que sort en 1931 le premier film du studio, Le Petit César de Mervyn LeRoy, qui aura un succès immédiat auprès du public. S’enchaineront L’Ennemi Public de Wellman et évidemment Scarface (1932) de Howard Hawks. Plus d’une cinquantaine de films de ce genre rencontreront du succès pendant ces deux années.

 

 Scarface est l’un des rares films ayant posé des problèmes à cette époque. Au niveau de la censure d’abord, Hawks à du concevoir plusieurs fins à son film : l’une où Tony Camonte (le perso principal) se rendait à la police et était jugé par un tribunal, l’autre, où, après avoir supplié les policiers de lui donner une chance, fuit puis est abattu à bout portant dans la rue et la dernière, il est abattu par une bande rivale. Ensuite, critique violente de la société américaine de l’époque où  la gloire et la réussite d’un homme ne peut se faire que par le crime. Et enfin, transgression morale, religieuse et même sexuelle par rapport aux personnages du film. Des vrais enfants de chœur !  ::ange::   :gun: 

 

A travers tous ces cas, Howard Hawks apporte en 1h30 une magnifique maîtrise de son sujet à savoir, l’ascension et la chute d’un gangster, Tony Camonte dit Scarface, dans la ville de Chicago. Sa précipitation et son désir d’éliminer toute concurrence le mènera à la chute fatale. Dans le film, Hawks prouve sa parfaite maîtrise de la caméra, où chaque image est très bien réfléchie, cadrée, et le clair-obscur est parfaitement utilisé (ses fameuses croix qui annoncent la mort à venir sont l’un des symboles du film). Cette utilisation de la caméra est aussi réglée au service de personnages aussi cruels que tragiques, que ce soit dans leurs relations avec les autres mais aussi pour eux-mêmes.

 

Le réalisateur aime le mélange des genres dont la comédie, et n’hésite pas à rajouter une touche d’humour au film, à savoir le secrétaire analphabète de Tony. Sa mort, à la fois tragique et drôle, nous entraîne petit à petit au dénouement final, celui d’un homme mais aussi d’un pays.

                                                                                                         

  Pépite du film de gangster encore aujourd’hui, Scarface est l’un des films pilier de toute une génération de réalisateurs ( Scorsese, Coppola,...). Un chef d’œuvre des débuts du parlant à voir et à ne pas manquer.

 

9/10   :good:

 

PS. Une belle version restaurée pour ce film, qui avait besoin d'un bon nettoyage de l'image et du son pour apprécier tout les bruits de mitraillettes.  :lol:  

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Pompei en bluray 3d : bien que j'avais déjà vu le film au cinéma lors de sa sortie, j'ai acheté ce bluray samedi dernier. Mon  avis global sur le film en lui même n'a pas changé, ça n'est pas un grand film, mais il se laisse voir et permet de passer un bon moment. Les effets spéciaux 3D et autres sont par contre excellents, et la bande son VF DTS HD master audio est très bonne aussi, ce qui est très bon pour le côté "immersion dans le film"...

Bref ce film s'apprécie beaucoup mieux dans le salon qu'au ciné notamment avec une bonne installation...

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Mes visionnages du week-end dernier :)
The Chaser : En tant que premier film (de Na Hong-jin), The Chaser est assurément percutant. Dans l'esprit typique de ces thrillers noirs sud-coréens, le réalisateur fictionnalise le fait réel de ce tueur de femmes avec brio. Il y a cette ambiance étouffante, des petits quartiers sinueux de Séoul à la tension d'une nuit pluvieuse qui se précipite. Une atmosphère sombre et insalubre, intensifiée par les accès de violence poisseuse, et les suggestions malsaines. Comme toujours, c'est également une autre culture, et le jeu ou les réactions des personnages prêtent parfois à sourire, ajoutant un certain ton comique, à l'instar de leur manière de se remonter les bretelles. On ne peut toutefois passer outre la performance incroyable de Kim Yoon-seok, qui passe du maque avare au vengeur compatissant, et rappelle par moment le Choi Min-sik de Oldboy. Ha Jung-woo est également franchement convaincant en psychopathe. Du coup, ce thriller aux apparences simplistes finit par être totalement immersif et parfois bien dérangeant.

Code 46 : Code 46 a de quoi laisser perplexe. C'est comme s'il manquait facilement 30 minutes au film pour être véritablement développé. Car de nombreuses pistes sont démarrées sans jamais être exploitées ; les indices de backstory sont enclenchés et laissent penser à une poursuite ultérieure qui n'arrive jamais. Et puis, le long-métrage se nomme Code 46 - référence à un ensemble de lois de la génétique dans une société future (un univers à la Gattaca) - et explique ces règles en prologue, pour finalement n'aborder que le principe que furtivement par rapport au potentiel du concept. Le réalisateur donne juste l'impression d'en faire un élément secondaire dans un film futuriste banal. Par railleurs, on a un Tim Robbins mono-expressif et une Samantah Morton qui agace très vite, surtout du fait qu'elle soit aussi narratrice off ; encore une fois pour pas grand chose. Également, le film cède à la facilité des musiques légères et émouvantes pour faire passer les bons sentiments, mais une fois que les crédits tombent, l'ensemble apparaît extrêmement creux.

La Planète Sauvage : Vieux film d'animation des années 70, La Planète Sauvage est la première œuvre du cinéaste René Laloux. Secondé par Roland Topor, le long-métrage est alors constitué d'un graphisme des plus atypiques qui, combiné au rythme lent, à la particularité de l'animation, et à cette bande-son absolument fantasque et sublime d'Alain Goraguer dans un mix Electro-Jazz psyché, n'en devient que plus étrange. L'intrigue relate l'asservissement de l'Homme, relégué en tant que simple animal de compagnie sur une planète extraterrestre de géants bleus aux technologies supérieures. Difficile d'imaginer un public d'enfants devant ce film animé qui dégage assurément une ambiance fascinante, mais aussi malsaine dans la bizarrerie de ses dessins, les choix de mise en scène, et la portée des thèmes qui nécessitent une certaine réflexion. Adapté du roman de Stefan Wul, le long-métrage manque peut-être d'approfondissement dans sa petite durée d'à peine plus d'une heure ; ce qui n'empêche pas cette œuvre presque expérimentale de se faire totalement marquante.

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Mes visionnages du week-end dernier :)

The Chaser : En tant que premier film (de Na Hong-jin), The Chaser est assurément percutant. Dans l'esprit typique de ces thrillers noirs sud-coréens, le réalisateur fictionnalise le fait réel de ce tueur de femmes avec brio. Il y a cette ambiance étouffante, des petits quartiers sinueux de Séoul à la tension d'une nuit pluvieuse qui se précipite. Une atmosphère sombre et insalubre, intensifiée par les accès de violence poisseuse, et les suggestions malsaines. Comme toujours, c'est également une autre culture, et le jeu ou les réactions des personnages prêtent parfois à sourire, ajoutant un certain ton comique, à l'instar de leur manière de se remonter les bretelles. On ne peut toutefois passer outre la performance incroyable de Kim Yoon-seok, qui passe du maque avare au vengeur compatissant, et rappelle par moment le Choi Min-sik de Oldboy. Ha Jung-woo est également franchement convaincant en psychopathe. Du coup, ce thriller aux apparences simplistes finit par être totalement immersif et parfois bien dérangeant.

 

Tout simplement excellent ce film. Il commence à y avoir pas mal de films policiers coréens de ce calibre là. De la violence vraiment poisseuse, une ambiance glauque, des excellents scénarios, des acteurs super crédibles. The Chaser fait parti des films qui m'ont totalement bluffé de A à Z.

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Vu le week-end dernier "Noah 3d", oui je dis bien Noah car il s'agît du film en 3d édition steelbook allemande...

 

Signalons d'abord la bande son française en dolby digital 5.1 de très bonne qualité. Ensuite l'image superbe, volontairement sombre, notamment dans la période qui précède le déluge, mais qui permet de profiter d'une palette de noir impressionnante (redoutable pour les écrans sensibles au clouding...)... Les effets spéciaux ensuite, auxquels la 3D donne un volume fantastisque, je pense à l'entrée dans l'arche des oiseaux par exemple, mais aussi à la magnifique séquence de la  "création du monde"...

L'interprétation de Russel Crow est très très juste et crédible, ainsi que celle des autres acteurs dont Emma Watson (Hermione d'Harry Potter)...

 

Bref une très belle fresque, dont nous connaissons tous le déroulement et l'histoire, magnifiquement bien traitée par la réalisation... Je me le reverrai d'ici quelques temps avec plaisir, histoire de voir les détails que nous ratons tous au premier visionnage...

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j'avais été assez déçu par ce Noé. Je trouvais qu'Aronofsky n'arrivait pas trop à se poser entre le récit biblique et son interprétation personnelle. Et puis j'avais trouvé le final très niais :lol:

 

Mes derniers visionnages, c'étaient :

Livide : Le duo Alexandre Bustillo/Julien Maury est garant du bon goût en matière d'horreur depuis le très sanglant À L'Intérieur. Sur Livide, on retrouve leur professionnalisme dans la mise en scène efficace et carrée. L'ambiance visuelle est réussie, avec de très belles compositions dans les décors (la bâtisse, les landes, les falaises...), et de nombreuses scènes visant le malsain ou l'épouvante joliment travaillées. Malheureusement, on les croirait toutes empruntées à des genres de films d'horreur différents, comme si Livide en faisait une anthologie, reliant le tout par une narration de peu de sens. C'en est un écueil considérable, également miné par des acteurs franchement moyens et dont les personnages accumulent les clichés. À noter l'apparition totalement inutile de Béatrice Dalle. On peut relever la bande-son, bien pensée et atmosphérique, mais à force d'être omniprésente pour appuyer l'étrangeté, elle en finit par être agaçante de gimmicks, tout comme cette tentative constante de vouloir surpasser À L'Intérieur avec des scènes gores exagérées.

The Secret : Heureusement qu'il y a cette dernière demi-heure qui permet à The Secret de se faire un peu plus valoir car, pendant près d'une heure, le pauvre Pascal Laugier semble complètement perdu, en essayant d'appliquer sa vision de cinéaste sur une production américaine formatée. Par endroit, il parvient à rendre son long-métrage intéressant, notamment au gré de sursauts scénaristiques inattendus, et d'un point de vue vraiment évolutif qui fait soupeser la question du bien et du mal. Néanmoins, l'ensemble demeure souvent bancal, à l'instar de cette intrigue plutôt neutre, et pas toujours très sensée dans ses explications sur la disparition des enfants. Par ailleurs, Jessica Biel peine à retenir l'attention, tandis que le contexte narratif de la petite ville miséreuse et paumée du fin fond de l'Amérique est très caricatural. Il faut aussi souligner que The Secret n'a rien d'un film d'horreur et s'engage davantage sur la voie du thriller qui se suit tout de même sans trop de mal - au moins une fois, pour avoir les réponses.

L'Échelle De Jacob : L'Échelle De Jacob était certainement marquant à l'époque de sa sortie, en 1990, avant que nombre de longs-métrages aient eu tôt fait de reprendre ses mécanismes scénaristiques et son esthétique obscure. En se remettant dans le contexte, retraçant le traumatisme post-Viêt Nam de Jacob (Tim Robbins), l'intrigue devient rapidement ambiguë, entre hallucinations, amnésie et conspirations militaires, et brille alors de ses révélations accablantes, autant pour le protagoniste que pour le spectateur. La réalisation d'Adrian Lyne apparaît tout de même assez fade, mais tout est vu à travers les yeux de Jacob, si bien que sa descente dans la folie n'en est que plus frappante grâce l'imagerie de figures démentes et des quelques effets et ambiances horrifiques qui ont dû choquer les mœurs il y a treize ans de cela. Ainsi, errant entre concepts métaphysiques, religieux, et instabilité mentale, pour juger complètement de la signification de certaines scènes, L'Échelle De Jacob s'avère être une réelle torture de l'esprit.

Le Dernier Survivant : Inspiré par le roman The Quiet Earth, Le Dernier Survivant se déroule sur une Terre dépeuplée d'êtres vivants, suite à une expérience scientifique malencontreuse. Seul Zac a survécu, contraint à errer à jamais dans ce monde fantôme. On pense évidemment à Je Suis Une Légende, même si le film opte pour un ton parfois comique, avec des acteurs juste bons à faire progresser l'histoire. On peut aussi regretter que le long-métrage ne profite pas d'une approche artistique plus soignée, sous ses allures de téléfilm, car il propose un développement d'idées métaphysiques et un mystère constant qui forcent le spectateur à faire travailler son imagination, notamment à travers son finale. Comme toute œuvre de science-fiction bien construite, Le Dernier Survivant, en plus de matérialiser le fantasme de certaines personnes, lève également des questions sur la condition humaine. Un peu plus profond que la moyenne, le film garde toutefois une interprétation libre, et manque d'un peu de rythme et d'ambiance pour se faire totalement incontournable.
 

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The Normal Heart : téléfilm HBO 5 étoiles, au casting tout aussi classieux (Mark Ruffalo, Julia Roberts, Jim Parsons, Taylor Kitsch, Matt Bomer, Alfred Molina...) et réalisé par le créateur de Nip/Tuck et American Horror Story.

J'avais un peu peur car autant j'apprécie Ryan Murphy à la television, autant en version long métrage il me fait peur (cf. le très niais et indigeste Mange, Prie, Aime).

Ce film raconte le commencement de l'épidémie du "cancer gay" (aka le sida) en 81 à New-York.

Reconstitution minutieuse des décors et des costumes, le film montre avant tout un combat et les différentes manières de l'aborder : le dialogue vs. la manière forte. Porté par un casting incroyablement bon (Ruffalo et Roberts en tête qui donnent tout; ou Taylor Kitsch qui n'aura jamais été aussi juste et convaincant), ce film touche et émeut comme jamais face à l'agonie des protagonistes, décimés un par un par cette putain de maladie, que personne ne semble vouloir prendre au sérieux (forcément, tant que ça tue quelques pédés, pourquoi s'alarmer ?). Même s'il s'agit d'une fiction, certains personnages reposent sur des personnes réelles, donnant à l'ensemble un aspect presque documentaire absolument fascinant et percutant. Le tout soutenu par l'excellente BO de Cliff Martinez.

Dommage que le film n'est pas eu la chance d'une diffusion en salles, pour toucher un plus large public que les seuls abonnés d'HBO. À l'heure où l'intolérance est partout autour de nous, ça fait réfléchir.

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The Normal Heart : téléfilm HBO 5 étoiles, au casting tout aussi classieux (Mark Ruffalo, Julia Roberts, Jim Parsons, Taylor Kitsch, Matt Bomer, Alfred Molina...) et réalisé par le créateur de Nip/Tuck et American Horror Story.

J'avais un peu peur car autant j'apprécie Ryan Murphy à la television, autant en version long métrage il me fait peur (cf. le très niais et indigeste Mange, Prie, Aime).

Ce film raconte le commencement de l'épidémie du "cancer gay" (aka le sida) en 81 à New-York.

Reconstitution minutieuse des décors et des costumes, le film montre avant tout un combat et les différentes manières de l'aborder : le dialogue vs. la manière forte. Porté par un casting incroyablement bon (Ruffalo et Roberts en tête qui donnent tout; ou Taylor Kitsch qui n'aura jamais été aussi juste et convaincant), ce film touche et émeut comme jamais face à l'agonie des protagonistes, décimés un par un par cette putain de maladie, que personne ne semble vouloir prendre au sérieux (forcément, tant que ça tue quelques pédés, pourquoi s'alarmer ?). Même s'il s'agit d'une fiction, certains personnages reposent sur des personnes réelles, donnant à l'ensemble un aspect presque documentaire absolument fascinant et percutant. Le tout soutenu par l'excellente BO de Cliff Martinez.

Dommage que le film n'est pas eu la chance d'une diffusion en salles, pour toucher un plus large public que les seuls abonnés d'HBO. À l'heure où l'intolérance est partout autour de nous, ça fait réfléchir.

 

Je connais ce téléfilm d'HBO, je ne savais pas qu'il était déjà sorti  :P

On ne sait jamais, à la manière d'un "Liberace" (qui était aussi produit par HBO), il pourrait voir sa version téléfilm devenir une version cinéma et il pourrait sortir dans les salles obscures. Ce serait vraiment sympa en tout cas.

Le sujet m'intéressait beaucoup, plus le casting aussi (réalisateur, acteur, compositeur). Tu m'as bien donné envie de le voir !

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Je pense que Liberace a été une exception dans les sens où ce devait être un film de cinéma qu'aucun distributeur n'a voulu et repêché par HBO. Là, The Normal Heart a été directement pensé par et pour la télé. 

Mais bon, le message et la portée du film n'en sont pas moins forts pour autant. Franchement si t'as l'occase, n'hésite pas ! ;)

Modifié par joubou57
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Deux films vus hier:

Cargo : Dans ce film de science-fiction suisse, la Terre est devenue insalubre, inhabitable, et la population vit dans des stations spatiales de misère. L'utopie, c'est une planète viable du nom de Rhea. Laura embarque donc à bord d'un vaisseau cargo dans l'espoir de se payer un aller simple vers une nouvelle vie. D'emblée, Cargo affiche des concepts et une ambiance empruntés aux œuvres majeures du genre - Alien, Matrix, 2001 - ainsi qu'à des longs-métrages plus récents tels que Sunshine, Moon, ou Pandorum. Du coup, hormis quelques surprises dans la façon de présenter les évènements, le film ne se montre guère original ; qui plus est, il est long. C'est surtout l'absence de musique intéressante qui souligne de gros problèmes de rythme, avec une lenteur de narration malvenue et des rebondissements éculés. Par ailleurs, Cargo souffre également d'un casting fade et médiocre, qui donne lieu à une histoire d'amour absolument navrante. Heureusement, malgré la petitesse de la production, les effets visuels sont convenables et l'envergure spatiale apparaît plutôt soignée.

Les Rencontres D'Après Minuit : Ils ne peuvent pas tous être talentueux dans la famille. Yann Gonzalez, frère d'Anthony Gonzalez (M83), nous propose ici son premier long-métrage. Il centre son intrigue sur une partouze de personnages bien variés, chacun avec leur propre histoire qu'ils racontent tour à tour pendant 1h30, pour tenter de se donner de la matière. Le réalisateur habille ainsi son film de dialogues crus, quelques plans de nu, et des scènes fortement suggestives qui donnent encore et toujours l'impression que le cinéma "d'auteur" français est incapable de se rendre intéressant sans faire dans le sexuel. Bien entendu, Gonzalez cherche à aller au-delà en développant le tout dans un univers par moment surréaliste et fort de quelques scènes fantasques. Par ailleurs, avec son frère à la composition, il tente de donner une tournure poétique, même si l'Electro/Shoegaze d'M83 ne colle pas forcément. Mais au vu du cœur de l'histoire, de son air faussement artistique, et des tronches que tirent les acteurs, c'en devient juste pompeux et ennuyeux.

Modifié par CyberInflames
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