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Messages recommandés

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Rien de très sensationnel hier :
The Grandmaster : Entre biopic, romance d'époque et film d'arts martiaux, Wong Kar-wai a bien du mal à décider quoi faire de The Grandmaster. Il nous garnit ainsi de dialogues profondément bénins entre quelques chorégraphies époustouflantes. L’œuvre profite d'une photo incroyable qui met en exergue les intérieurs chatoyants et les extérieurs enneigés et pluvieux. La mise en scène des combats est somptueuse, au sein de décors visuellement riches. Mais en voulant esthétiser son œuvre à l'extrême, Park perd le spectateur dans des ralentis saccadés laids, et du slowmotion qui finit par rendre les combats mollassons, avec des plans sur chaque geste. Le rythme est tout aussi amorphe, avec son lot de discours d'honneur, proverbes, coutumes et croyances à la chinoise dans une histoire qui va nulle part, avec des personnages superficiels et beaucoup trop d'ellipses. Ainsi, malgré des compositions grandioses, et une réalisation superbe, The Grandmaster ennuie de son contexte maladroitement développé. Autant revoir les films de Wilson Yip.

La Chute De La Maison Blanche: La Chute De La Maison Blanche a l'air d'un bon gros film d'action à l'ancienne, mais n'a absolument aucune saveur. Fuqua nous sert un film des plus génériques, au scénario totalement improbable, rempli de bons sentiments patriotiques jusqu'à l’écœurement, ainsi que des clichés les plus idiots du genre, que ce soit sur la partie terroriste ou gouvernementale. Et puis, il suffit de voir Aaron Eckhart en Président, c'est risible, pourquoi pas Morgan Freeman tant qu'on y est... Même dans l'action, Fuqua fait dans la parodie de Bay, avec l'impression de voir un raid dans Call Of Duty. La plupart des effets spéciaux sont pauvres, et la réalisation très basique. Le film s'oriente très vite dans un esprit huis clos où Butler survit à absolument tout et dézingue du Sud-Coréen à la chaîne. Et au vu de la violence assumée et démonstrative pour une production de ce type, on penserait presque à un Punisher. Sans cela, le casting est mauvais, surtout Clive Owen, la musique pompeuse, et au bout d'une demi-heure, c'est déjà usant. À voir si Emmerich s'en sort mieux...

Haunter : Bien qu'empruntant à l'épouvante, il serait plus avisé de considérer Haunter comme un thriller surnaturel. Tout simplement parce que ce film n'est pas destiné à effrayer ; les quelques jumpscares sont grossiers, éculés, et la bande-son invite davantage au fantastique. Il y a cependant bien plus dans cette intrigue. Vincenzo Natali, à l'instar de son excellent Cube, ou même d'un Nothing, nous propulse d'emblée dans un endroit anormal, où l'étrangeté est déjà de mise, la jeune Abigail Breslin étant piégée dans une boucle temporelle. Les explications surviennent alors petit à petit, de par quelques révélations qui rendent ce long-métrage plutôt original dans le genre "maison hantée", à la façon de quelques Autres avant lui. Haunter garde toutefois une part de mystère - ce qui permet certaines facilités - et reste assez soft dans l'ensemble (digne d'un épisode de Chair de Poule). Mais Natali surprend toujours dans ses intrigues, détournant constamment les artifices usuels pour rendre son film captivant.

White House Down : On aurait pensé qu'un budget double permettrait à Emmerich de mieux s'en sortir que Fuqua. Eh bien non, c'est plus ou moins du même tenant ; parfois pire, d'autres un peu mieux. Pourtant, jusqu'à une heure de ce White House Down, ça ne passe pas trop mal ; le long-métrage est bien rythmé, la Maison-Blanche en impose intérieurement, l'attaque est crédible, et il y a cet aspect famille typique du cinéma d'Emmerich - un peu d'humour bateau, et de l'action classique. Par la suite, c'est une catastrophe, comme si tous les clichés un tant soit peu réfrénés ne pouvaient plus être contenus et étaient dégueulés une autre heure durant. L'action vire au gag (du sous-Bay), la musique devient insipide, les effets numériques sont laids, et le duo Foxx/Tatum nous rejoue L'Arme Fatale, plus occupés à faire de l'esprit qu'à rendre leurs personnages crédibles. De toute façon, Tatum fait bien trop propre sur lui - comparé au look de baroudeur de Butler - ce qui ne l'empêche pas de sauver le monde contre des complotistes bien débiles... Il y a un troisième candidat ?

Modifié par CyberInflames
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Ca y est, tu t'es enfin fait les deux chutes de la maison blanche  ;)  t'en parlait depuis un moment.
Deux films sur le même sujet qui sont sorti la même année, deux mauvais films. C'est assez dingue. Chacun est mauvais dans son genre en plus.
Fuqua nous présente un président des USA blanc, archi patriotique (à en vomir). Emmerich nous présente un président des USA black, avec des airs cool.

Fuqua nous rejoue la carte des terroristes étrangers. Emmerich nous rejoue la carte d'une attaque interne.

Les deux sont assez ridicules.

J'ai quand même préféré celui d'Emmerich, s'il fallait en choisir un. Rien que le président archi patriotique de Fuqua m'a complètement saoulé, les dialogues sont beaucoup trop pompeux et ridicules.

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Retour sur mes derniers visionnages :

Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde : Film d'action policier, morts-vivants, et désormais science-fiction ; le trio  Frost/Pegg/Wright regorge d'idées saugrenues pour dynamiter ces genres avec dérision. À la façon d'un L'Invasion Des Profanateurs De Sépultures, Wright met en scène un film délirant, totalement ancré dans une ambiance 80s, notamment à travers les musiques qui, entre tubes d'époque et compos originales, sont excellentes et appuient cet esprit décalé. D'un humour britannique typique, à la fois subtil et cinglant, bien loin du vulgaire forcé des prods américaines, les acteurs s'envoient les répliques savoureusement, et Simon Pegg y est génial. Dans ce délire absolu de SF, on peut parfois regretter la tournure des évènements par rapport à l'objectif premier (le "barathon"), mais Wright joue des clichés habituels et sait surenchérir par la suite. Les effet spéciaux sont par ailleurs formidables, plutôt originaux, et toujours avec ce côté déjanté et décomplexé succulent. En somme, un superbe ajout à leur trilogie Cornetto, riche en références et juste jouissif.

Cosmopolis : Cosmopolis laisse étourdi. On n'a pas forcément tout compris, mais l’œuvre de Cronenberg possède une consistance certaine, affichée lors des dialogues, à l'instar de cet échange entre Pattinson et Giamatti. Dans le confort de sa limousine, métaphore du capitalisme, un homme d'affaire pourvoit à tous ses besoins, alors que son monde s'effondre. Coupé du chaos qui règne dans la ville, il voit défiler toute une galerie de personnages qui impactent sa vie devenue incertaine. Sorte de huis clos sécuritaire, Cosmopolis créé une ambiance surréelle, de par la collaboration Howard Shore/Metric, ainsi que des scènes fantasques - tout cela pour une coupe de cheveux. Porté par un traitement cinématographique chiadé, Pattinson se montre impressionnant. Derrière cette lenteur de pellicule et une intrigue imprévisible, se tiennent des thèmes denses, libres d'interprétation. Cosmopolis est une fable contemporaine qui porte un regard cynique, dénonciateur, sur la société actuelle car, finalement, on en vient tous à vivre comme ce Packer.

Silent Hill: Revelation : Le moins que l'on puisse dire, c'est que le film ne perd pas de temps pour rentrer dans le vif du sujet. Malheureusement, à part cela, et quelques créatures plutôt bien imaginées, le reste de Silent Hill: Revelation est atroce, dans le sens atrocement nul. Le scénario est affligeant, boursoufflé de pitreries et de flashbacks construisant pauvrement l'histoire et les personnages. Tout est présenté n'importe comment, en essayant péniblement de coller les bouts. Et je n'étais pas sûr en plein visionnage - j'avais l'impression de voir un sosie en plus trendy - mais c'est bien Kit Harrington ; il a rarement joué aussi mal. Pour compenser, Sean Bean s'abaisse au même niveau, et l'actrice lead ne fait pas mieux. Les dialogues sont navrants, et on trouve des prestations (Carrie-Anne Moss et Malcolm McDowell) d'un ridicule ostentatoire, certainement le reflet d'un script tout simplement nanardesque. En outre, l'ambiance réussie du premier film ne parvient pas à être répliquée, au milieu de décors peu originaux, des jumpscares bidons, et des effets généralement laids, destinés à la 3D, mais moches quand même. Silent Hill: Revelation est ennuyeux et sans intérêt.

The Lords Of Salem : Dès l'introduction de The Lords Of Salem, on se rend compte que ce nouveau film de Rob Zombie sera des plus spéciaux. En effet, cette première séquence est à la fois totalement grotesque, mais également assez malsaine dans la durée. Rob Zombie parvient à instaurer une ambiance crasseuse à l'ancienne, par le biais de travellings lents, beaucoup de bruit de fond disgracieux et des apparitions soudaines qui font froid dans le dos. Ces atouts sont, néanmoins, contrastés par une écriture déplorable, des acteurs peu impliqués, et de nombreux clichés typiques du satanisme, ou même sur le personnage de Sheri Moon Zombie, qui n'a que son physique de fameux. Les quelques scènes sales et l'accompagnement musical mortuaire (John 5, Mozart, Bach...) imprègnent cette atmosphère lourde, bénéficiant aussi d'une imagerie travaillée, inspirée de Ken Russell, et rappelant parfois Cocteau. Pas fichu d'apporter une conclusion propice, et dérivant inéluctablement vers le kitsch, The Lords Of Salem s'avère tout de même fascinant.

Modifié par CyberInflames
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Rien de très sensationnel hier :

The Grandmaster : Entre biopic, romance d'époque et film d'arts martiaux, Park Chan-wook a bien du mal à décider quoi faire de The Grandmaster. Il nous garnit ainsi de dialogues profondément bénins entre quelques chorégraphies époustouflantes. L’œuvre profite d'une photo incroyable qui met en exergue les intérieurs chatoyants et les extérieurs enneigés et pluvieux. La mise en scène des combats est somptueuse, au sein de décors visuellement riches. Mais en voulant esthétiser son œuvre à l'extrême, Park perd le spectateur dans des ralentis saccadés laids, et du slowmotion qui finit par rendre les combats mollassons, avec des plans sur chaque geste. Le rythme est tout aussi amorphe, avec son lot de discours d'honneur, proverbes, coutumes et croyances à la chinoise dans une histoire qui va nulle part, avec des personnages superficiels et beaucoup trop d'ellipses. Ainsi, malgré des compositions grandioses, et une réalisation superbe, The Grandmaster ennuie de son contexte maladroitement développé. Autant revoir les films de Wilson Yip.

 

Attention, ce n'est pas Park Chan-Wook mais Wong Kar-Wai qui réalise, ce qui explique en partie l'aspect extrêmement esthétisé du film. ;)

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Rien de très sensationnel hier :

The Grandmaster : Entre biopic, romance d'époque et film d'arts martiaux, Park Chan-wook a bien du mal à décider quoi faire de The Grandmaster. Il nous garnit ainsi de dialogues profondément bénins entre quelques chorégraphies époustouflantes. L’œuvre profite d'une photo incroyable qui met en exergue les intérieurs chatoyants et les extérieurs enneigés et pluvieux. La mise en scène des combats est somptueuse, au sein de décors visuellement riches. Mais en voulant esthétiser son œuvre à l'extrême, Park perd le spectateur dans des ralentis saccadés laids, et du slowmotion qui finit par rendre les combats mollassons, avec des plans sur chaque geste. Le rythme est tout aussi amorphe, avec son lot de discours d'honneur, proverbes, coutumes et croyances à la chinoise dans une histoire qui va nulle part, avec des personnages superficiels et beaucoup trop d'ellipses. Ainsi, malgré des compositions grandioses, et une réalisation superbe, The Grandmaster ennuie de son contexte maladroitement développé. Autant revoir les films de Wilson Yip.

 

Attention, ce n'est pas Park Chan-Wook mais Wong Kar-Wai qui réalise, ce qui explique en partie l'aspect extrêmement esthétisé du film. ;)

 

je confirme !!!!!

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New York 1997

 

Un des films qui reste dans ma liste de films que je regarde si j'ai aucune idée de nouveauté à voir, dans le tas y'a aussi les blues brothers, le rocky horror picture show et Ghost in the shell entre autres. Bref autant dire que j'adore ce film et que j'ai déjà du le voir au moins 6 ou 7 fois. Bon par contre j'devrais songer a prendre le blu ray américain, apparement il est pas mal, celui de studiocanal est une vraie gerbe.

Bref en dehors de ça, l'histoire est toute basique, bien typée série B, mais l'ambiance est absolument dingue. Et visuellement malgré le faible budget tout tiens la route et le matte painting est vraiment vraiment pas dégueulasse.

La musique est vraiment très bonne, Carpenter était doué pour faire des thèmes musicaux culte car simple à retenir et efficace dans leur mélodie.

Les acteurs sont globalement bon, mais après c'est clair que Russell éclipse tout le monde, il est absolument impeccable dans le rôle de Snake (d'ailleurs si le film Metal Gear se fait réellement, c'est absolument obligé qu'il joue le rôle de Big Boss). J'adore le coté nihiliste du personnage, qui n'hésite pas à envoyer chier les gens quand ils ne sont pas réglo (le président dans '97 et en gros le monde entier dans 2013).

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Ces derniers soirs, 2 films très différents :

 

Sx Tape : bon comme prévu, c'était bien naze. Déjà, le pitch de la sex-tape dans un hôpital hanté, ça ne vendait pas du rêve, mais en plus c'est mal foutu, mal joué, avec un scénar complètement idiot et des personnages tous antipathiques.

Et puis, le fameux truc du found footage quand on a rien à dire mais qu'on veut attirer l'amateur de film d'horreur, ça va bien 5 minutes, mais ici, comme souvent, ça n'apporte absolument rien.

Bernard Rose (Paperhouse, Candyman) est tombé bien bas.  -_-

 

Prisoners : depuis le temps que je voulais le voir, celui-là. Mais comme tous les long-métrages de plus de 02h30, il me faut trouver un créneau assez grand pour m'y mettre (vu que je ne supporte pas d'arrêter un film en cours de route), ce qui fait que je repousse sans cesse des films que pourtant j'attends de voir depuis longtemps (promis, bientôt je trouverai le temps pour Le Hobbit et Avatar).

Bon, pour en revenir au film plutôt que de raconter ma vie, je l'ai vraiment trouvé excellent, le scénario est très bon, et les acteurs vraiment au top (mention spéciale à Paul Dano, que j'adore).

Du coup, hâte de voir le prochain film du réalisateur, Enemy, surtout que visiblement, il ne dure pas plus d'01h30 !  :P

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Cosmopolis : Cosmopolis laisse étourdi. On n'a pas forcément tout compris, mais l’œuvre de Soderbergh possède une consistance certaine, affichée lors des dialogues, à l'instar de cet échange entre Pattinson et Giamatti. Dans le confort de sa limousine, métaphore du capitalisme, un homme d'affaire pourvoit à tous ses besoins, alors que son monde s'effondre. Coupé du chaos qui règne dans la ville, il voit défiler toute une galerie de personnages qui impactent sa vie devenue incertaine. Sorte de huis clos sécuritaire, Cosmopolis créé une ambiance surréelle, de par la collaboration Howard Shore/Metric, ainsi que des scènes fantasques - tout cela pour une coupe de cheveux. Porté par un traitement cinématographique chiadé, Pattinson se montre impressionnant. Derrière cette lenteur de pellicule et une intrigue imprévisible, se tiennent des thèmes denses, libres d'interprétation. Cosmopolis est une fable contemporaine qui porte un regard cynique, dénonciateur, sur la société actuelle car, finalement, on en vient tous à vivre comme ce Packer.

 

Cronenberg plutôt  ;)  sinon bien d'accord avec ta critique.

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La vache, j'ai du mal en ce moment ! À force de les écrire à la suite, je mélange. Merci pour cet oeil aguerri :D

 

Tu t'es fait les deux chutes de la maison blanche quasi à la suite, ça se comprend que tu sois perturbé pendant quelques jours  :lol:

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HEAT

 

Un foutu bon film, l'histoire est prenante à tout point de vue, chaque personnage est bien joué (même Val Kilmer se démerde bien c'est dire :ninja:), visuellement c'est une pépite, la ville en elle même a une telle présence que ça en fait un personnage principale à elle seule. La musique est un vrai chef d'oeuvre, même en omettant celle du bracage de banque.

 

Mais surtout punaise le tête à tête entre De Niro et Pacino, à chaque fois j'en ai des frissons, c'est foutrement bien joué, tout en subtilité, on voit le respect mutuel voire une forme étrange d'amitié entre eux rien que dans les micro expressions du visage qu'ils ont.

 

EDIT: J'oubliais un truc que j'adore dans ce film, mais auquel on ne pense pas forcément, le bruitage des armes. C'est vraiment bruyant et c'est ça que j'apprécie, j'ai vraiment pas l'impression d'objets en toc, mais de vrais outils de mort.

Modifié par JESUS
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Gravity : une grosse claque visuelle, une super 3D (je regrette de ne pas l'avoir vu au ciné, du coup) et une bande son totalement immersive.

Et puis, Sandra Bullock. En fait, c'est une vraie bonne actrice, je savais pas (j'ai pas vu son film à Oscar, The Blind Side).

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The Rocky Horror Picture Show

 

Un film culte que je connaissais de nom depuis longtemps mais que je n'ai vu que trèèèèèès récemment (dans l'année en fait mais chéplus quand exactement). Dès le premier visionnage j'ai accroché à son ambiance complètement nawak. Si t'accroche au concept ça te rebooste en moins de deux. C'est une comédie musicale, avec de la SF 50's (bordel le panneau géant de la RKO à la fin du film), du rock, du cannibalisme et de la déviance sexuelle. Franchement, comment ne pas accrocher avec une telle idée ? :ninja:

 

L'histoire en soi n'est pas extraordinaire, ça aurait pu être l'idée de départ de n'importe quel film SF des années 50 ou 60 (ce qui est de toute façon une des références suffit d'écouter le morceau d'ouverture Science Fiction Double Feature qui juste ultra référencé), ça dérape juste légèrement en cours de route. Concernant tout l'aspect sexuel du film, chuis vraiment épaté de son appel à l'ouverture d'esprit et à la tolérence, j'aurais clairement du mal à imaginé une telle volonté de nos jours, c'est assez triste.

 

Le cast est vraiment bien fichu, Susan Sarandon avait une foutue belle voix, dommage qu'elle n'ai pas fait plus de film musicaux, Patricia Quinn était vraiment vraiment belle, Curry est juste Frank'n'Furter à 200%, idem pour o'Brien en Rif Raf. Je m'étais un jour d'ailleurs amusé mentalement à imaginé le cast possible d'un éventuel remake, et autant j'avais complètement Jack Black en tête pour Eddie, autant je n'imaginais pas Rif Raf joué par quelqu'un d'autre qu'O'Brien idem pour Frank.

 

Pour la partie musicale, y'a franchement pas grand chose à jeter, p'tre les chansons lors de la "naissance" de rocky que je trouve moyenne, mais autrement c'est ultra entrainant, que ça soit Science Fiction, Time Warp, Hot Patootie, rose tint my world, touch atouch a touch me et les autres.

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Non. Tu as raison.

A la base elle ne voulait pas chanter, mais c'est bien elle. Ma faute, j'ai lu ça il y a des années donc je me suis un peu mélanger les souvenirs, mais j'ai recherché et c'est bien elle ;)

Modifié par lafibiou
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Pour ma part, ce fut rien de bien marquant :

Cartel : Cartel est une œuvre froide, implacable et méthodique. On ne peut enlever à Ridley Scott son regard de cinéaste qu'il s'évertue à employer à chaque plan, délivrant ainsi de superbes compositions d'images, dans les cadrages et la photographie chirurgicale de Wolski. Mais c'est tellement mécanique, tellement terne... ponctué seulement de brefs sursauts de violence sèche. L'intrigue se meut lentement, constituée de personnages qui ne sont que coquilles vides n'ayant qu'une image à vendre. Fassbender, Pitt, Diaz, Bardem, Cruz, Dormer,... un casting haut standing pour interpréter ce monde de l'argent sale, de la luxure et la cupidité ; la nécessité est toutefois nulle. Aucun ne sort le grand jeu, les personnages sont effleurés, on se fiche de leur sort qui survient inlassablement, et de leurs motivations, parfois évoquées, après une centaine de minutes floues. Tout cela glisse sur cet enrobage lisse, également plombé de torrents de dialogues philosophiques. C'est comme si Scott faisait du Tarantino, mais d'un sérieux affolant. Et, franchement, c'est d'un triste...

The Day : The Day gagne rapidement un capital sympathie à travers les gueules d'Ashmore, Monaghan et Ashley Bell. En dehors de cela, il s'agit d'un survival post-apocalyptique - contexte flou - tout ce qu'il y a de plus banal, avec un feeling road movie déjà vu dans La Route ou Le Livre D'Eli. Un petit groupe se retrouve pris au piège dans une maison et tente de combattre les assaillants, avides de chair fraîche. L'action tient la route, Bell est plutôt bad ass, et il y a quelques effets gores gratuits. Souvent surjoué, on apprécie par contre l'optique aérienne de la bande-son, avec des percus dramatiques qui donnent de l'intensité au montage lent. La direction artistique chagrine, par contre ; cause à une photo sans cesse désaturée - au point d'avoir du noir et blanc - et irrégulière puisque la couleur est par moment plus prononcée, sans logique. Artifice cache-misère d'une petite production pour créer la désolation et rendre le sang plus poisseux, ce procédé esthétique n'est pas judicieusement exploité, donne une image trop sombre et fait même assez cliché, malgré le ton du film.

The Silent House : The Silent House a pour particularité de se dérouler en plan séquence (en vrai : un montage fluide de plans de 15 minutes), tout en mettant en scène une histoire de vieille maison hantée. En dépit de placements de caméra inventifs et impressionnants (dans les voitures), on ressent tout de même des longueurs, surtout que le scénario finit par être confus. Pourtant, il y a cette ambiance authentique, façon [REC], avec un éclairage minimaliste, un silence ambiant oppressant, des notes de piano lointaines et lugubres et cette véritable impression de temps réel. The Silent House n'est pas très différent d'un found footage, et est d'ailleurs ce vers quoi le genre devrait tendre puisqu'on a un vrai travail technique/artistique. Ce n'est pour autant pas très cinématographique ; la caméra est portée, les cadrages sont hasardeux, et il n'y a aucune virtuosité dans ce plan séquence. Le défaut étant qu'on reste constamment dans les pas de l'actrice. Toutefois, Gustavo Hernández réalise là un exercice de style, certes convenu, mais efficace de son ambiance particulière.

The Hole : Signé Joe Dante (Piranha, Gremlins), The Hole est un film d'épouvante familial, c'est-à-dire un simple film fantastique pour les plus grands, qui traîne à la fois du côté d'un récit de Chair De Poule et d'un épisode de La Quatrième Dimension. Une histoire banale d'une famille qui déménage, des gamins pas contents, et l'apparition d'évènements surnaturels et malveillants dans cette nouvelle maison qui a un trou sans fond dans sa cave. Cet élément permet justement de garder l'intérêt du spectateur, le réalisateur prenant soin de ne pas tout dévoiler trop rapidement et laissant également entrevoir plusieurs pistes d'explication. Finalement, les conclusions ne sont pas mirobolantes, déjà-vues même, mais Dante propose diverses péripéties sympathiques. Petit budget oblige, les effets numériques sont maladroits - on sent le forcing pour la 3D - et plusieurs scènes d'approfondissement apparaissent superflues pour un long-métrage de 90 minutes. Destiné à un public jeune, The Hole rempli néanmoins le contrat, tout en rappelant ces vieilles séries du genre.

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White House Down : après le déjà fabuleux et inénarrable film de Fuqua (le splendide et émouvant La Chute de la Maison Blanche), j'ai enfin eu la joie incommensurable de visionner la dernière perle de Roland Emmerich, de retour dans le cinéma bourrin après son escapade très surprenante dans le drame historique (Anonymous).

Bon, pour être sérieux, le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas un fan du réalisateur, le seul film que j'aime est Godzilla, mais pour de mauvaises raisons. Pourtant, ça ne part pas trop mal, un bon gros blockbuster tout public, avec le père qui tente de renouer le lien avec sa fille, le bon président sympa qui porte des baskets, la femme avec qui notre héros à visiblement vécu quelque chose, qui lui en veut mais qui va forcement finir par retomber sous son charme. Manque plus que le labrador et le tableau était complet. Et puis les méchants ont des tatouages et des moustaches de méchants, les traitres sont des acteurs connus pour qu'on ne les confondent pas. Mais comme ça reste un divertissement familial, les méchants tuent uniquement des flics ou des gardes armés, y'en a pas un qui se dit que tuer un otage, ça se fait quand on est super-méchant. On a même la petite touche high-tech avec le super hacker et la gamine. Bref, tout va bien.

Et puis d'un seul coup, on ne sait pas pourquoi, ça se met à exploser dans tous les sens, les personnages font tous des trucs incohérents et deviennent pour la plupart complètements crétins, je crois même qu'il y a un missile qui a dû déchiqueter le scénario parce que ça devient n'importe quoi (le coup du drapeau à la fin, faut vraiment avoir envie d'y croire).

Bref, Emmerich et moi, ça ne passe pas. Un peu comme avec Michael Bay.

Et à la place de Jamie Foxx, je serais soulagé qu'il n'y ait pas de chien dans le scénario, parce que je n'ai jamais vu un film avec un acteur noir et un chien où les deux survivent. Et aux Etats-Unis, on ne tue pas les chiens, j'ai appris ça dans Independence Day...

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On ne pourrait être plus d'accord ! Ça partait pas mal en plus, c'est ça qui est vraiment dommage.

 

Nouvelle fournée pour moi. Je vous recommande The Imposter si vous ne l'avez pas déjà vu :

Event Horizon : Pour Paul W.S. Anderson, Event Horizon c'est son Shining dans l'espace. On pense davantage à une mixture d'Alien et Hellraiser ; cette carlingue poisseuse, oppressante, et un film qui vire au gore sanguinolent dans son dernier acte avec un homme mutilé qui n'hésite pas à tuer atrocement les membres d'équipage. Il y a effectivement des références à l’œuvre du Kubrick derrière ces thèmes de peurs, d'illusions et de folie. Au-delà de ça, j'y ai surtout vu une énorme influence du Trou Noir, les robots et la famille en moins. Le concept est similaire, de la découverte de ce vestige spatial aux mystères effroyables des confins de l'univers. Si l'ambiance fonctionne de justesse, grâce au visuel et au ton horrifique, les acteurs sont de seconde classe, et jouent des persos aux décisions irréfléchies. Le cut original étant amputé de 30 min, Event Horizon apparaît expéditif, ne laissant jamais le temps de juger l'ampleur de la situation. Il aurait aussi été appréciable qu'Anderson transcende ses idées plutôt que de se contenter d'un finale décevant.

The Imposter : Absolument incroyable. Ce documentaire est bluffant, un véritable tour de force. Il n'y a pas besoin de scénariser ou dramatiser cette histoire de Frédéric Bourdin, usurpateur d'identités dont celle de Nicholas Barclay, jeune garçon américain porté disparu. Le récit est suffisamment tragique, à la fois dans l'imposture, mais également pour cette famille qui veut à tout prix revoir son enfant. La construction du documentaire est exceptionnelle, proposant des interviews des proches et parents, ainsi que l'entretien conducteur avec Bourdin lui-même, des images d'archives, et quelques scènes de reconstitution principalement pour les plans d'exposition. La réalisation est superbe, à l'aspect auteuriste souligné par l'ambiance du Texas. Plus que tout, c'est le montage qui est ingénieux et jongle parmi tout le matériel - opposant le récit des deux partis sur un même évènement par exemple - pour qu'on dispose de tous les points de vue. En ce sens, The Imposter est sidérant, haletant, et dévoile une histoire stupéfiante qui cache bien des mystères.

Silent House : Silent House n'est qu'un remake américain habituel, ici de l'original uruguayen The Silent House/La Casa Muda. Au moins, il reprend l'exercice du plan séquence. La réalisation est d'ailleurs beaucoup plus propre, mieux cadrée, il y a plus d'espace et d'éclairage, et également davantage de dialogues. Néanmoins, l'ambiance n'est pas au rendez-vous ; on se retrouve devant un film formaté, à la musique faiblarde propice au jumpscare et toujours cette impression d'un found footage "propre". À vrai dire, la mise en scène ne sert pas du tout l'histoire - aux révélations forcées - et ne fait pas ressentir le facteur espace-temps du plan continu. On est tout simplement spectateur, posé dans un coin, puis dans un autre, se contentant de suivre une Elizabeth Olsen peu crédible, malgré ses efforts. Devenant extrêmement banale, la caméra n'est pas assez libre pour qu'on l'oublie et qu'on pense l'actrice seule. Sans même proposer de plans aventureux, ce montage séquence se révèle vain et le film n'en devient que plus ennuyeux.

Catfish : Dans le genre des documentaires sociaux, Catfish est bouleversant, malgré ses apparences de film amateur. Il y a un thème très fort qui se dégage de la pellicule, qu'on peut d'ailleurs rapprocher de la récente vidéo virale de Shaun Higton ; soit ces gens qui profitent de l'écran, des réseaux sociaux, pour embellir ou changer leur vie. Pas forcément dans le but de faire du mal, seulement pour pouvoir continuer à vivre, à supporter le quotidien. C'est effrayant, signe d'un esprit malade, et également profondément dramatique. Et il y a une véritable tristesse qui découle de ce Catfish. On ne blâme, on comprendrait presque, mais ce comportement est tellement malsain. Construit à la façon d'une journal vidéo, le docu suit  Nev Schulman, filmé par son frère et un ami, avec les moyens du bord (caméra DV), lors de sa romance virtuelle. On les voit se chambrer, il y a des musiques guillerettes et mélancoliques, et on peut douter de la véracité de certains moments. Mais Catfish parvient à extraire de beaux sentiments d'une situation qui n'y appelait vraiment pas.

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Superman

 

Toujours aussi bon et malgré la différence d'âge il continue d'eclipser totalement le médiocre Man Of Steel.

Christopher Reeve est toujours aussi magique, en 5 secondes avec simplement une posture différente, une intonation différente et l'air maladroit et naif il est capable de bien séparer distinctivement Clark Kent et Superman, les lunettes ne sont que pour faire décoration, le reste suffit amplement. Aucun acteur après lui n'a réussi ce tour de force que ça soit en 5 secondes ou en 10 minutes.

Malgré les SFX rudimentaire de l'époque, il était également capable de nous faire croire que l'homme peut réellement voler  je trouve ça toujours aussi dingue, et ça me fait pleurer quand je pense à MoS, une époque ou le SFX est roi, qui n'est pas capable de retranscrire la même sensation de vol, les scènes de vol de ce film étaient complètement ratées.

Le thème musicale et toute la BO du film qui est réellement une merveille à l'écoute :love:

L'histoire après n'est pas extraordinaire en soit, mais cela vient surtout que depuis à chaque adaptation de Superman on en revient toujours au même point de départ, Superman qui arrive sur Terre, l'interview par Lois Lane, les test de Luthor, etc...

Dommage que ça soit le seul bon superman au final, le 2 je ne m'en rapelle quasiment plus du tout et je n'ai pas vu le montage de richard donner, le 3 est naze (hormis l'idée intéressant des deux facettes de superman qui s'affrontent, c'est juste mal foutu), le 4 pas vu, Returns est franchement pas si mal bien l'esprit old school du premier superman, mais l'acteur principal est moyen, je comprends toujours pas son impopularité, pas assez moderne p'tre, et Man Of Steel qui est une horreur quasiment de bout en bout (montage catastrophique, shakycam de merde, SFX complètement à la ramasse complètement illisible, la musique totalement abominable, l'idée que Lois sait que Clark Kent et superman ne font qu'un complètement stupide, et carvill pas du tout au point pour clark kent mais ça dérive de ma phrase juste avant. Par contre toute la partie avant Zod vraiment pas mal, Costner impeccable en Jonathan, la réinterprétation de Krypton réellement intéressant, ils auraient fait un film juste sur la planète j'aurai adoré et Crowe est pas mal non plus en Jor El)

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Je te trouve un peu dur envers MoS qui a effectivement des défauts mais n'est pas non plus une tare. Après, le seul Superman que j'ai vu à part lui, c'est Returns :P

 

Petit résumé de mon week-end en films:

Hansel & Gretel: Witch Hunters : Il est extrêmement facile de fustiger un film tel que Hansel & Gretel: Witch Hunters. L'erreur à ne pas faire, justement, c'est de l'aborder avec sérieux. Tout indique le film ultra-décomplexé : le titre, le concept, et le réalisateur, à qui l'on doit le déjanté Dead Snow. Moins sérieux qu'un Abraham Lincoln: Chasseur De Vampires, ce Hansel & Gretel est assurément dans le même délire, garni de nombreux effets gores et scènes d'action sympas, bien que redondantes. Il y a aussi ces effets numériques précaires, et des dialogues bien série B - Famke Janssen en sorcière devrait suffire à indiquer le ton. Renner et Arterton - merci à Underworld pour le cuir dans ces tournures modernes - prennent un malin plaisir à jouer les bad ass un peu bras cassés. Évidemment, choisir la dérision n'évite pas au concept de tomber dans l'excès, notamment à cause d'une base scénaristique bien maigre. Fan service jusqu'au-boutiste et dynamique, Hansel & Gretel joue d'un humour noir certainement à même de rebuter un public trop enclin au premier degré.

Sound Of My Voice : Sur les traces de K-Pax et The Man From Earth, Sound Of My Voice met en scène un personnage - Maggie - qui prétend venir du futur, et devient alors leader d'un groupuscule, vu comme une secte par les deux protagonistes voulant documenter cette supercherie. Thriller psychologique dans toute sa splendeur, Sound Of My Voice se démarque instantanément par son ambiance doucereuse. Loin de l'oppression d'un rythme crescendo, le long-métrage reste calme, nous immergeant de longs moments dans ce sous-sol de culte, où les certitudes vacillent en compagnie de l'envoûtante Brit Marling. Manipulation de l'esprit exténué, ou vérité inconcevable reniée par celui-ci ? Sound Of My Voice sème le doute, au gré de subterfuges convenus. Zal Batmanglij suggère beaucoup, sur un thème solide, en enchaînant les scènes vagues, et contradictoires. Forçant l'ambiguïté, il évite délibérément d'offrir des éléments de réponse cohérents, et dessert pleinement la validité de son œuvre. De son aveu, lui-même ne sait pas comment l'interpréter.

The East : Suite à son Sound Of My Voice plutôt fascinant, Batmanglij rempile pour The East, de nouveau avec Brit Marling, actrice et co-scénariste du film. Sa patte est reconnaissable ; il y a cette composante atmosphérique dans sa façon de capter l'histoire, de la dérouler. Avant d'être un thriller classique, The East accorde une place prépondérante aux personnages, et à leurs interactions, jusqu'à en délivrer de longs plans envoûtants. Batmanglij possède également cette approche authentique, dans sa mise en scène, qui rend son œuvre vraiment magnétique. Comme tout récit d'agent infiltré - dans une organisation écolo-terroriste - il y a quelques facilités et prévisibilités sur l'évolution des personnages (Alexander Skarsgård est magique en gourou christique), mais l’oppression parvient à doucement se faire ressentir. Le récit est plutôt habile, malgré quelques longueurs anodines, et la bande-son est sensible, sans manquer d’impact, ni de tension. The East est le résultat d'une nouvelle collaboration fructueuse entre Batmanglij et Marling, et impressionne par sa maîtrise.

Flight To Mars : Flight To Mars date de 1951, avec tout ce que cela implique de magie du carton-pâte. Néanmoins, il ne possède aucunement le charme de l'époque. Tourné en cinq jours, il reprend des décors du médiocre Rocketship X-M, des costumes du bien meilleur Destination...Lune! - tous deux sortis en 1950 - et nous ressert la même histoire, avec quelques références à Aelita. Un voyage en fusée vers Mars, où l'équipage découvre une civilisation humaine intelligente. Monté à la va-vite, avec des raccords chaotiques, les plans sont ennuyeux de parlotte, les maquettes grossières, les matte paintings affreux (la Terre grise), et il y a une absence, même d'intentions, de réalisme scientifique. En un temps où le fantasme de la planète Rouge habitée était courant, la tournure de l'histoire est amusante ; en tout cas, les Martiennes sont très sexy dans leurs jupettes. Son contexte cinématographique pousse à le considérer comme "classique de la SF", pourtant Flight To Mars n'impressionne jamais, cause à des prédécesseurs déjà trop visionnaires.

Fear X : Premier film international du génial Nicolas Winding Refn, Fear X est déjà pourvu, même si de façon moindre, des tics esthétiques du Danois. Les scènes sont longues, hypnotiques et pesantes, entrecoupées d'inserts symboliques et artistiques. C'est tout particulièrement la dernièrement demi-heure qui y pourvoit le plus, en une confrontation étouffante entre les protagonistes. John Tuturro est bluffant en mari veuf cherchant obsessivement des réponses sur le meurtre mystérieux de sa femme. Il porte le film d'un jeu d'acteur intense et brillant. D'un rythme lent, de personnages forts, et de quelques plans séquence efficaces, le réalisateur construit un thriller psychologique, aux errances étranges, qui ne manque pas de rappeler Kubrick. Et Brian Eno et J. Peter Schwalm lui offrent la bande-son adéquate avec des pièces ambiantes lourdes. Parfois obscur, sans apporter toutes les réponses, Fear X évolue et fait ressentir l'émotion et les pensées de son personnage central, et imprègne alors le spectateur d'une ambiance surréaliste.

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