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Derniers visionnages


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Messages recommandés

:)

 

Hier, j'ai revu The Fall (BR) :
The Fall est un film unique en son genre qui se démarque immédiatement de par son esthétique soignée à l'extrême, inculquée par le réalisateur visionnaire Tarsem Singh. Pour faire simple, chaque plan de son long-métrage pourrait constituer un tableau de toute beauté. À la fois poétique, dramatique, et grandiloquent, The Fall s'image à travers une épopée à la myriades de décors et bâtiments naturels gracieux et époustouflants, dont les personnages arborent des costumes tout aussi variés et hauts en couleurs (ce fétichisme dans les couvre-chefs...). Cette histoire est contée par un cascadeur dépressif à une petite fille pleine d'imagination, dans un hôpital des années 20, et la spontanéité et l’improvisation de la jeune actrice sont touchantes. Remarquable de par son visuel qui, en quelques sortes, rend hommage au cinéma, The Fall souffre tout de même de quelques problèmes de rythme, et d'un scénario qui manque d'impact et apparaît souvent secondaire, seulement construit pour relier les différentes toiles de Tarsem Singh, peu importe si le sens n'est plus.

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Journée assez chargée hier, puisque j'ai eu l'occasion de voir :

12 Years A Slave :
Moi qui pensais me farcir un long-métrage des plus académiques et biens pensants, j'admets m'être fourvoyé dans mon jugement. 12 Years A Slave est une œuvre de composition absolue. Il n'y a rien à y redire, tout y est orchestré à la perfection. Les prestations d'Ejiofor (Solomon Northup), Fassbender (l'esclavagiste impulsif), et Lupita Nyong'o (une esclave abusée) frôlent l'excellence, sans oublier les apparitions de Paul Dano, Brad Pitt et Cumberbatch, également très fortes. Par ailleurs, Steve McQueen emploie une réalisation contemplative merveilleuse et le film jouit d'une photographie lumineuse qui rendrait presque la sauvagerie dépeinte onirique. Une mise en scène élevée par la musique très pertinente et mesurée de Zimmer qui, si elle n'est pas mémorable, est suffisamment poignante sans larmoyer à l'excès. Le seul écueil me venant en tête est la représentation de ces douze années d'esclavage, où Solomon a été totalement séparé de sa vie civilisée, qui ne se font pas vraiment sentir dans le long-métrage. Autrement, 12 Years A Slave est véritablement un film d'exception qui, en racontant l'histoire d'un homme, raconte l'histoire de tout un pays.

American Nightmare (The Purge) :
Plutôt surpris par ce que j'estimais être un navet. Certes, rien d'exceptionnel, mais le film se montre relativement efficace à mon sens. Ce qui fonctionne, dans un premier temps, c'est le côté huis-clos, tout se passe dans la villa et le monde extérieur n'apparaît que par caméras de surveillance. Quelques passages tendus sont également bien menés, avec une bande-son de basses typique mais fonctionnelle, et le rythme est là. Ce qui marche moins, ce sont les acteurs, soit théâtraux, ou bien impassibles, les personnages avec des réactions et décisions souvent idiotes et une surenchère du "oui mais non" usante. Le film est aussi  prévisible, et le contexte posé à la va-vite, ou bien est-ce le but de trouver le tout moralement incorrect ; ce qui est d'ailleurs abordé avec le thème de purification des classes pauvres. American Nightmare demeure un Thriller correct, et une suite n'apparaît pas de trop pour davantage développer le contexte, et aborder une échelle plus large que les principes moraux d'une simple famille.

Et de revoir :
The Fountain (BR) : The Fountain est une pure claque esthétique, et visuelle. Sa photographie, à se damner, appuie magnifiquement la réalisation poétique avec ses teintes dorées sublimées par le contraste infini du noir, et un jeu d'ombres et de lumières fascinant des plus symboliques dans la compréhension de l’œuvre. Déboires de production obligent, Aronofsky a dû faire des choix artistiques qui élèvent assurément le long-métrage et lui confère cette atmosphère et âme si propre aux petits films, qu'il est impossible de retrouver dans n'importe quel gros budget. The Fountain évolue comme un tout, dont chaque pièce est en symbiose. Le visuel transcende ainsi le voyage spirituel d'un homme, entre science et mythologie Maya, contraint de faire face à la mort pour espérer vivre à jamais. Un mysticisme omniprésent qui joue avec la métaphysique et ses nombreux thèmes alors disséminés en un scénario complexe entre les trames du temps et de l'esprit, qui trouve son interprétation avec les visionnages. Et que dire de la partition somptueuse composée par Clint Mansell et le Kronos Quartet qui livrent là une des plus belles bandes-son du 7ème art. D'une romance affligée, The Fountain tisse un récit de science-fiction complet qui incite à la réflexion et inscrit définitivement Darren Aronofsky comme réalisateur visionnaire du genre.

The Raid (BR) : Difficile de se lasser de The Raid qui est, en quelques mois, devenu un monument incontournable du film d'action, et surtout du film d'art martiaux. Monument à l'image de l'immeuble rempli de sbires assoiffés de sang que l'escouade de flics indonésiens doit affronter. Hormis quelques passages plus amorphes, The Raid s'exécute au coup de sang, rythmé par les poings dans le bide et les pompes dans la gueule, les défenestrations et les décapitations à la sauvage, les os broyés et les chairs tuméfiées. La réalisation ultra-dynamique qu'impose ici Gareth Evans entraîne le spectateur dans 90 minutes de pure folie. On a rarerement vu de telles chorégraphies, et surtout avec une telle violence assénée. Si les actions sont diversifiées et mises en scènes dans autant de pièces différentes qu'il y a d'appartements dans ces quinze étages, de tapisseries aux couleurs variées et d'un mobilier illimité juste là pour faire mal, toutes se soldent avec la même issue : repeintes par le sang et jonchées de corps disloqués.

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En effet grosse journée :o ca fait longtemps que je n'ai pas enchainé une journée cinéma.

 

Pour moi ce midi Salt

 

Décidément Angelina Jolie est une de mes actrices préférées, la voila donc dans un film d'action ou elle n'a pas a rougir, sa prestation est excellente et confirme qu'elle est un vrai caméléon passant sans baisse de régime d'un Salt ou Mr and MMe Smith a un l’échange pour finir par Malefique.

Pour le reste l'action est soutenu, l'histoire quoique loin d'étre original reste bonne et fait son boulot nous divertir.

les différentes fins alternatives sont aussi sympa a voir.

Un bon moment pop Corn

Modifié par max59
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La Petite Sirène de J. Musker et R. Clements (1989)

 

C'est pas comme si je l'avais jamais vu mais ça fait toujours plaisir de le revoir au cinéma.  :loveit:

 

  36ème long métrage Disney et quel long métrage. Celui qui, on peut le dire, à sauver Disney après des années 80 assez difficile niveau film. Et quoi de mieux que de reprendre, ce que Disney avait délaissé depuis La Belle au Bois dormant (1959), le conte de fée. Et c'est vers un auteur danois que Disney décide de se tourner, Hans Christian Andersen rendu célèbre par Le Vilain petit canard, La Princesse au petit pois ou encore La Petite fille aux allumettes. Si Disney avait déjà repris, en 1931, Le Vilain Petit Canard en court-métrage, c'est avec un autre de ses contes très connu auquel les studios vont jeter leur dévolu et qui était resté dans les cartons depuis pas mal d'années, La Petite Sirène.

  C'est vers le genre comédie musicale que Disney va se tourner avec l'aide du compositeur Alan Menken et d'Howard Ashman. De Partir là-Bas à Sous l'océan en passant par Embrasse-là, chaque chanson devient culte, surtout pour moi, et là, jackpot! Ce sera la nouvelle ligne que les studios prendront tout au long des années 90 avec les nombreux succès qu'on l'on connait. 

  Mais c'est aussi l'histoire qui change radicalement. On donne à voir quelque chose de plus moderne et moins vieillot que les Disney Princesses précédents. Ariel est une rebelle qui s'oppose à son père Le Roi Triton et qui veut décider de sa vie toute seule. Elle veut avoir des jambes et pas une queue de sirène! Ursula la méchante pieuvre sexy magnifiquement doublée par Micheline Dax (R.I.P. à elle) et Sébastien le crabe par notre Henri Salvador national (R.I.P. aussi) sont aussi excellents. 1er doublage à privilégier! Chaque personnage du film est fort, touchant comme Polochon et Le Roi Triton et a quelque chose à prouver sous l'eau et sur la terre. Un petit point négatif où je trouve dommage de ne pas avoir mis plus en avant les sœurs d'Ariel. Elle sont nombreuses et on les voit très peu finalement.

  Et enfin, visuellement, c'est beau on peut le dire. Faire un film qui se passe dans la mer avec les effets de l'eau, les bulles et citer une scène, celle de la tempête qui est magnifique.                                                                                                                                                                                                                                               

 

  Un très beau Disney qui a su remonter la pente du studio grâce à son histoire touchante, sa bande-son excellente et une technique parfaite. A l'eau maintenant!

8/10

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Hier soir je me suis "re-revu" Avengers en 3D... D'abord j'adore ce film, un des tout meilleurs Marvel pour moi, on y voit tous les super héros lutter ensemble et s'unir, un peu d'humour aussi bref excellent film pour moi... Et puis j'avais un bon prétexte, j'ai rentré la semaine dernière mon kit d'enceintes Jamo S600 HCS 3....

 

J'avais déjà du Jamo S400, mais là, c'est plus du tout la même chose... Du coup la bande son DTS HD 7.1 (française svp!!! :wahou: ) prend tout son relief et j'ai vécu le film comme je ne l'avais pas vécu les deux fois précédentes... J'ai vu des détails qu'il ne me semblait pas avoir vu, bref je me suis bien éclaté pendant plus de deux heures, et si je devais choisir un seul des Marvel parmi tout ceux sortis à ce jour, y compris même Captain America 2, ça serait sans aucun doute celui-là... :D :D :D

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Oui, Avengers retse avec Iron Man ce que Marvel a su faire de mieux.

 

Moi j'ai vu Premium Rush : C'était pas nul, mais voilà quoi... Ce sentiment quand vous venez de voir un film sympa, d'un œil distrait, parce qu'il y a des acteurs hypes (Joseph Gordon-Levitt, Michael Shannon), qu'on se demande comment ils signent dans ce genre de production, que l'histoire c'est quand même pas bien plus recherché qu'un itinéraire Google Maps ou une redite de notre Skate Or Die, ou encore Coursier, mais avec des vélos, et à l'américaine, donc forcément, ça peut qu'être de meilleur goût que nos comédies françaises, et que vous ne vous êtes pas ennuyés mais presque. Eh bien voilà, Premium Rush c'est un peu ça. Un coursier tête brûlée, un pli illégal, un flic ripoux, du développement bidon, un amour à reconquérir... mais c'est bon enfant, et les courses à vélo dans New York sont pétillantes.

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Hier, j'ai pu voir : L'Extravagant Voyage Du Jeune Et Prodigieux T.S. Spivet : Un nouveau long-métrage de Jeunet est toujours un petit évènement en soi, car le Monsieur possède une patte visuelle indéniable et totalement à part dans le cinéma français. En adaptant un livre à la construction originale, Jeunet livre une œuvre toute aussi fantastique, véritable fable contemporaine et dépaysante, dont l’innocence et la magie s'avèrent touchantes à plus d'un égard. Les deux premiers tiers (présentation et voyage) sont un sans faute, et le dernier un peu plus convenu, surtout pour la partie bureaucrate sans scrupule. Écueil mineur toutefois, face à une œuvre emportée par une réalisation astucieuse, un casting juste, l'excellente prestation du jeune Kyle Catlett, et une bande-son country et doucereuse, qui éveille l'aventurier en tout un chacun, et accompagne splendidement l'imagerie incroyable et les magnifiques paysages de l’Ouest américain. Pas vu en 3D mais, à l'instar d'Hugo Cabret, la construction des plans est tellement soignée, et la photographie riche en couleur si pertinente, que Jeunet a assurément utilisé le medium à la perfection. De quoi s’immerger un peu plus dans ce conte moderne et poétique.

et C'est La Fin : Mais... qu'est-ce... que... je viens... de... voir... ??? Comédie totalement barge naviguant entre les genres, C'est La Fin est surtout un film de toute une ribambelle de potes : James Franco, Seth Rogen, Jay Baruchel, Jonah Hill, entre autres, et quelques caméos à la cool comme Michael Cera, Emma Watson, ou Rihanna. Mise en abîme de tous ces acteurs en une version exagérée d'eux-mêmes, le film les entraîne dans un joyeux bordel apocalyptique bourré de références du cinéma, et surtout d'un excès de blagues potaches, de vannes sur les carrières de chacun, et de gags sexuels. Il est souvent très difficile de réprimer un rire franc face aux singeries à répétition de Franco, à certaines répliques qui semblent directement venir du cœur, ou bien à quelques scènes outrageusement burlesques ; et puis les effets spéciaux tiennent la route. Néanmoins, comme toutes les comédie de ce genre, les scénaristes ne savent pas se poser, et, en plus d'être foncièrement débile, beaucoup de gags sont prévisibles, plusieurs scènes juste lourdes, et à force d'être vulgaire tout le temps, le film est juste usant.

 

 

Et j'ai revu The Tree Of Life (BR) : D'une grâce absolue, The Tree Of Life nous emporte dans un pur voyage des sens et de l'émotion. Rarement un film n'aura navigué entre les échelles macros et microscopiques avec une telle beauté, et un tel sentiment de complétude. Sur des compositions classiques, requiems et chorales divines, Terrence Malick conçoit une œuvre de symboles. Grandir, apprendre, échouer, réussir, mourir. L'autorité, la tendresse, la colère, la sérénité. Dieu. Des images dantesques et saisissantes du cosmos (2001, The Fountain), de notre planète et la création de la vie, son évolution, à la vie de cette famille des années 50, il instaure le questionnement de la foi, du bien et du mal, à travers la mort. D'une photographie naturelle exemplaire, accordée à la réalisation irréprochable, Malick offre des plans contemplatifs renversants. L'ensemble du casting est même parfait ; toutes les séquences de famille sonnent avec une véracité frappante. Les bêtises, la culpabilité, les réprimandes, la haine de l'autorité, l'envie de dominer. Brad Pitt excelle en figure paternelle sévère, Jessica Chastain est splendide en mère affectueuse. Ode à l'enfance, à l'humanité, et sa place accordée dans l'univers. Ode à la nature, son éternel recommencement et ses codes immuables à travers les espèces. Ode à la vie. Malick réalise là une œuvre supérieure et grandiose, incontestablement à l'épreuve du temps.

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Tres envie de le voir ce dernier Jeunet

 

Sinon pour moi Kick Ass :

 

Apres de multiples visionnages toujours aussi bon, malheureusement il rappel aussi que le second meme si pas mal est bien en dessous.

Hit Girl étant vraiment excellente

Toujours un must pour moi

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Oui, Kick-Ass, plus je le vois, plus je l'aime. Le 2 est prévu pour bientôt, pas revu depuis sa sortie en salle et j'avais bien aimé.

 

Je viens de me refaire Thor (BR) : J'ai du mal à comprendre certaines critiques envers Thor tant il est, a contrario de la plupart des Marvel, un des épisodes les plus justes de la franchise MCU. Kenneth Branagh met en place l'univers du Dieu nordique de bien belle façon. Tout d'abord à travers les effets visuels - ceux qui façonnent Asgard sont splendides (quelques écueils ici et là) - mais aussi à travers la dimension tragédienne qu'il confère au cœur du casting. L'inutilité de Natalie Portman, et l'amourette cruche qui en découle, est ainsi grandement compensée par les prestations de Chris Hemsworth - il incarne Thor et son arrogance à la perfection - et de Tom Hiddleston - un Loki d'exception, et surtout la naissance d'un antagoniste récurrent. Pour une fois, le "méchant" n'est pas anecdotique et tué à la fin du film. Même Hopkins impose en Odin. Branagh construit ses personnages, la complexité de leurs relations, et ne se repose pas que sur l'humour et le grand spectacle. C'est cette dimension humaine qui fait que Thor est si facile et plaisant à revoir.

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Forces spéciales :

Bon je pense que j'aurais du regardé celui-ci avant du sang et des larmes car la c’est très très dur de passer après ce dernier, le film et pas mal mais manque quand même de rythme, les séquences d'actions sont pas mal mais la aussi tres dur de passer après celles du sang et des larmes.

Du coup eu beaucoup de mal a me plonger réellement dedans, ca reste un bon film quand meme mais pas celui que j'attendais.

 

Il faut sauver le soldat Ryan :

La séquence d'ouverture est toujours aussi dur et impressionnante, on est réellement plonger dans ce carnage.

Les acteurs sont tous tres bon avec bien évidemment un Hanks au dessus, mention spécial a Sizemore qui complète parfaitement le Capt Miller.

Ça reste un des plus grands moments du cinéma et j'ai pris si je peux dire ainsi beaucoup de plaisir a le revoir après tant d'années.

Modifié par max59
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Vu samedi soir en Bluray "47 Ronins", acheté en Allemagne quelques heures plus tôt...

Je ne vous parlerai pas ici du steelbook, pour cela voir "steelbook allemagne"...

 

Vu les critiques mitigées reçues par le film à sa sortie en salle, je m'attendais à ne pas être emballé, mais je dois dire que du coup, le visionnage de ce bluray 3d a été une excellente surprise... L'histoire d'abord des 47 ronins a été très bien adaptée au cinéma, les décors les images sont fabuleux, le japon médiéval super bien rendu, la 3D est pas tape à l'oeil, juste ce qu'il faut, les effets spéciaux sont très bons, bref on passe un excellent moment... Les acteurs sont très bons aussi, et je ne comprends pas pourquoi ce film n'a pas eu plus de succès...

 

Petit plus pas négligeable, la bande son VF, qui n'est pas HD, tient vraiment bien la route....

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Je n'ai pas aimé 47 Ronin, le fantastique y est outrageux, Reeves ne sert à rien, l'amourrette est chiante, l'action très mal chorégraphiée, et tout est prévisible. Il n'y a que les décors qui sont jolis.

 

J'ai vu :

Transe : En 1994 Joe Ahearne propose à Danny Boyle un scénario qu'il refuse dans l'immédiat, le contraignant à se lancer dans l'aventure seul pour en sortir un téléfilm. Vingt ans plus tard, Boyle se réintéresse à l'idée et en fait un remake. Il donne alors une vraie identité visuelle à cette histoire, en jouant avec les possibilités du cinéma. Ce dont manque ce téléfilm. Bien que l'intrigue soit globalement similaire, ça reste un film noir, de vieux bandits, avec une réalisation anecdotique, une musique soporifique et peu assortie, et cet aspect du téléfilm obscur d'une chaîne quelconque du câble. Il n'y a pas, ici, de scènes de l'esprit, d’ambiguïtés de l'imaginaire, l'histoire est relativement linéaire, avec les "twists" balancés sur le tas et beaucoup de parlotte. Moins compliqué que la version de Boyle qui mélange trois trames dans un montage, mais ce dernier a donné une validité à certains points du script, malgré des ajouts dispensables. Intéressant à voir en tant que matériau de base, et le script reste plutôt travaillé pour un téléfilm.

Le Territoire Des Loups (The Grey) : Le Territoire Des Loups débute et se conclut à la perfection. Baignées par un environnement enneigé, un aspect introspectif prononcé souligné d'une bande-son onirique, et une mise en scène contemplative qui nous perd dans l'émotion du moment ; je n'ai vraiment aucun reproche sur ces parties. En plus, Liam Neeson s'abandonne à son rôle d'âme errante et délivre une prestation forte et juste. Le corps du film est plus inégal par contre. Un avion d'ouvriers reclus se crashe dans l'immensité blanche de l'Alaska et donne lieu à un survival contre des loups et la morsure de la Nature. C'est plutôt bien traité, et le paysage fait souvent son effet. Mais les attaques des loups opportunes et l'évolution classique des personnages cassent l'atmosphère générale du long-métrage. En dépit de la volonté de creuser un peu les psychologies, et de quelques morts joliment mises en scènes, Le Territoire Des Loups prend pas mal de sentiers convenus, alors qu'il aurait gagné à totalement s'abandonner à son atmosphère poétique et profonde.

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Vu A Bord du Darjeeling Limited hier soir.

 

Déjà j'ai eu la surprise d'avoir le choix de visionner un court métrage (ou pas) avant le début du film. Le court métrage était précédé de la mention "première partie du film". Je ne savais pas que Wes Anderson avait fait un court métrage de 13 minutes à propos du film.

Pour ceux que ça intéresse :

on y voit Jack à l'hôtel en France, et Nathalie Portman qui le rejoint. En fait tout du long du film on entend parler de l'ex de Jack, on entend une référence à Paris et tout ça, sans jamais vraiment voir Portman (elle doit faire une apparition de 5 secondes dans le film). Du coup le court métrage est franchement sympa et permet de comprendre un peu quelle relation Jack entretient avec sa "copine". D'ailleurs c'est l'occasion de voir Nathalie Portman nue 

:greg:  !

 

Comme à son habitude, Wes Anderson propose un film poétique, plein de charme, avec des décors toujours aussi pittoresques et des personnages toujours aussi atypiques... Ce voyage initiatique de trois frères paumés est vraiment touchant, drôle, poétique, cruel... J'ai franchement bien aimé le propos du film et certaines scènes sont vraiment ultra réussies. La musique est très légère et correspond parfaitement au film. Cependant le film a quelques longueurs malgrès tout, on sent passer les 1h30 (et pourtant c'est court).

En conclusion : un film qui fait  du bien, qui dépayse, qui permet de voir trois excellents acteurs jouer à merveille, qui permet de suivre un voyage initiatique dans lequel on se laisse entrainer... Mais vraiment pas le meilleur Anderson, le film souffre d'un petit manque de rythme qui rend le tout assez lent par moment. Mais je suis très content d'avoir enfin pu le voir, ça reste un très très bon film. Et c'est avec plaisir que je le re-regarderais dans pas longtemps.

Modifié par flavsam
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Je dois encore m'initier au cinéma d'Anderson, on m'avait conseillé The Grand Budapest Hotel mais je n'étais finalement pas passé le voir en salles.

 

Pour ma part, je viens de voir RoboCop (2014) : Vu ce remake sans avoir regardé l'original et, comme avec Total Recall, Verhoeven a l'air de se faire encore salement piétiner pour un film action/SF qui fait le best-of de la décennie passée. Alors, soit je réfléchis trop, soit le concept de l'histoire est totalement débile. Les mecs veulent une machine humaine, mais finissent par la contrôler par logiciel, et ils sont contents. Qu'est-ce qui les empêche de mettre cet algorithme dans leurs autres machines ? À part le côté borné, l'implication de l'humain est très mal montrée. Les questions d'éthiques homme/robot sont vaguement abordées, et de la mauvaise manière, et l'issue du film est prévisible. Joel Kinnaman et Keaton jouent pas trop mal, Oldman et L. Jackson semblent s'être perdus. Les effets spéciaux sont réussis mais demeurent très classiques (Iron Man, Elysium...), tout comme les scènes d'action qui ont bien du mal à être funs, avec une réalisation passe-partout et une musique absente. Et puis l'histoire d'homme d'affaire sans scrupule et de flics corrompus, c'est d'un fade...

 

Et j'ai aussi revu le bon Trance (BR) : Danny Boyle est un metteur en scène hors pair et le prouve encore une fois avec Trance, où il touche à un genre différent pour mieux le transformer et surprendre. D'un simple film de casse, il en fait ainsi une romance dramatique, et un film sur l'esprit. Depuis Inception, ce contexte scénaristique et  sont redevenus prisés au cinéma. Et Trance a profité de la tendance puisque si l'intrigue se veut assez complexe dans un premier temps, on se rend vite compte qu'elle se complique juste par intérêt, et les explications entières sont finalement données sur le dernier acte. Trance reste un film prenant, qui change du film de bandit classique, avec tout son charme britannique et ses acccents trash typiques. La réalisation est esthétique, superbement harmonisée avec la bande-son envoûtante de Rick Smith. Danny Boyle et Dod Mantle expérimentent encore une fois avec la photo lumineuse, aux couleurs pétillantes et chaleureuses, et des compositions de plans variées, pour construire une œuvre résolument Pop et aérienne.

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Je dois encore m'initier au cinéma d'Anderson, on m'avait conseillé The Grand Budapest Hotel mais je n'étais finalement pas passé le voir en salles.

 

Tu devrais te lancer, c'est c'est d'une originalité folle le cinéma de Wes Anderson.

C'est parfois très accessible, parfois moins... Ca dépend de ses oeuvres.

En tout cas ses deux derniers "Moonrise Kingdom" et "Grand Budapest Hotel" sont très abordables et vraiment excellents !

 

 

 

 

Et j'ai aussi revu le bon Trance (BR) : Danny Boyle est un metteur en scène hors pair et le prouve encore une fois avec Trance, où il touche à un genre différent pour mieux le transformer et surprendre. D'un simple film de casse, il en fait ainsi une romance dramatique, et un film sur l'esprit. Depuis Inception, ce contexte scénaristique et  sont redevenus prisés au cinéma. Et Trance a profité de la tendance puisque si l'intrigue se veut assez complexe dans un premier temps, on se rend vite compte qu'elle se complique juste par intérêt, et les explications entières sont finalement données sur le dernier acte. Trance reste un film prenant, qui change du film de bandit classique, avec tout son charme britannique et ses acccents trash typiques. La réalisation est esthétique, superbement harmonisée avec la bande-son envoûtante de Rick Smith. Danny Boyle et Dod Mantle expérimentent encore une fois avec la photo lumineuse, aux couleurs pétillantes et chaleureuses, et des compositions de plans variées, pour construire une œuvre résolument Pop et aérienne.

 

Bien d'accord avec toi pour celui-là. Vu il n'y a pas longtemps et ce fut une très bonne surprise. Enfin surprise... Venant de Boyle je m'attendais à du bon de toute façon, mais c'est vrai qu'il est vraiment bien ficelé et bien monté.

La BO est vraiment incisive.

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Petite rétrospective Transformers, revisionnés dans la semaine :

Transformers (BR) : Il en est passé des films depuis mon dernier visionnage de Transformers. Et, en dépit de tout le fun qu'il possède, le blockbuster est vraiment usant sur la durée, parce qu'il se contente de faire beaucoup de bruit. Ça hurle tout le temps, ça pète de partout, et c'est tape à l’œil pour un rien. Scénario manichéen, personnages plats, dialogues creux, et une tendance à la comédie souvent ratée, avec des gags qui volent rarement plus haut que la ceinture. Pour autant, il y a de bonnes têtes (Turturro, Duhamel, Gibson), de belles carrosseries, et un sens du spectacle assuré. Les thèmes de Jablonsky sont héroïques, Michael Bay reste très pro, malgré un montage typé clip et des plans d'exposition pas toujours utiles, et les scènes d'action sont généralement savoureuses pour le gamin qui sommeille en chacun. Des robots qui se foutent sur la gueule, dans un délire de pyrotechnie, de transformations et de ralentis impressionnants ; on ne pourra jamais reprocher au long-métrage de ne pas soigner ses effets spéciaux qui sont, encore aujourd'hui, bluffants en termes de détails et de photoréalisme. On peut difficilement en tirer grand chose d'autre.

Transformers 2 (BR) : Michael Bay est un grand gosse, et quand il bosse sur Transformers, il se lâche totalement. Au détriment du spectateur. Dans ce deuxième volet, le réalisateur devient presque une parodie de lui-même ; il se contente simplement de refaire le premier film, mais en exagérant tout et avec plus de moyens. L'intrigue déborde donc d'illogismes et de facilités pour une histoire classique, entachée une romance d'ado chiante. Les scènes de vie sont lourdes, et l'humour est plus excessif et débile que jamais. Seul Turturro s'en sort dans cette pseudo-comédie. La propagande envers l'armée américaine est constante, éclipse souvent les Transformers, sensés être au cœur du film. Bay continue de faire ses films comme il fait des clips, et sa mise en scène en contre-plongée fatigue au bout de 2h20. À l'instar du précédent volet, les effets spéciaux sont techniquement supérieurs, décuplés en détails, et les nombreux gros plans et ralentis sont un festin visuel. On a ainsi droit à des séquences d'action gargantuesques, avec des robots toujours plus gros, et une surdose d'explosions étourdissante. Un blockbuster qu'on arrive jamais à prendre au sérieux sous ses allures d'énorme spot publicitaire.

Transformers 3 (BR 3D) : Comme beaucoup de trilogies, après un premier épisode de test et un second qui pousse les manettes, le troisième film opte pour un changement de ton, plus dramatique. Plus grande échelle, mais moins bourrin. Difficile à croire, pourtant Transformers 3 propose enfin un scénario un minimum travaillé, qui traite mieux du lien entre Transformers et humains, et l'équilibre entre les deux est également mieux géré à l'écran. On constate avec plaisir que la comédie est très minoritaire, même s'il reste des défauts d'écriture (première heure fourre-tout, facilités, personnages superflus). Plus attentionné dans l'intrigue, ce volet l'est aussi au niveau sonore où Jablonsky opte pour du sentencieux, ainsi que dans la réalisation. Tourner en 3D a forcé Bay à ralentir le rythme, tout de suite moins clipesque et assourdissant. Le montage est lisible, et les plans deviennent plus intéressants, avec des caméras mieux impliquées. Cela lui permet également de construire des scènes d'action renversantes - les meilleures de la franchise - utilisant pleinement profondeur et projections, à l'instar de l'heure finale qui ne fait que croître en puissance. Indéniablement, malgré ses défauts et son brainless inhérents, personne ne réalise ces blockbusters mieux que Michael Bay.

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Hello hier ma copine et moi on s'est regarder le film Lone Survivor

Je vous le conseille c'est un tres bon film tiré d'une histoire vraie et on a mm versé une larmes (enfin plusieurs ) a la fin

Je vous le conseilles ;)

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Oui, Du Sang Et Des Larmes, on est plusieurs à avoir bien accroché !

 

J'ai vu Headhunters : Je m'étais mal renseigné, je n'avais pas remarqué qu'il s'agissait d'une comédie à l'humour noir. Encore, avec son intrigue de film de casse et de faux-semblants, façon Thriller psychologique, j'avais un peu de mal à être convaincu par ce métrage norvégien. Disons que la présentation passée, s'enchaînent des scènes d’action et de poursuite pour le moins burlesques, où Roger Brown tente de sauver sa peau et semble avoir une poisse énorme, pendant que Clas Greve (Nikolaj Coster-Waldau) le prend en chasse, avec des moyens très "sophistiqués". Les "twists" sont également grandiloquents et donnent lieu à des explications assez farfelues avec, comme tête de proue, le thème de la renommée - sorte de passe-droit total. Bizarrement, dans cette aventure suffisamment cocasse pour se soucier d'être crédible, le ton redevient plus sérieux. La réalisation est même plutôt adroite, bien que classique des films scandinaves. Et le film traite alors de manipulations, de matérialisme, de convictions qui s'effondrent, etc... En fait, ce n'était pas sensé être une comédie....

 

Et revu;

Triangle (BR) : Je pensais m'être préparé cette fois, c'était sans compter la vraie maestria scénaristique de Triangle ; œuvre aux multiples interprétations et à l'ambiance mystérieuse superbe, qui prouve encore une fois le génie dont recèlent les films indépendants. Avec son casting minimaliste mais juste, et son contexte océanique superbement rendu par la photographie lumineuse, le long-métrage navigue progressivement de terrains connus à un développement surprenant et redoutable. Porté par la bande-son envoûtante de Christian Henson, le film se pare alors d'une atmosphère étrange, onirique et oppressante, qui recouvre peu à peu le rythme progressif et captivant. Même la myriade d'indices contenus dans les dialogues et les plans ne suffisent pas à appréhender du premier coup l'ensemble du long-métrage. Car, derrière sa mise en scène soignée, Christopher Smith agence là une intrigue complexe, minutieusement réfléchie et sensée, où il faut se tordre les méninges encore et encore pour espérer saisir toute l'intelligence du scénario. C'est ce qui rend Triangle si fort et remarquable.

Tron: Legacy (BR 3D) : J'adore l'esthétique de ce film, la sobriété et l'élégance de son univers, cette alliance de néons oranges, bleus, blancs contrastant avec des noirs miroitants ou plus mats et satinés. Que ce soit dans les costumes en cuir, l'architecture et les véhicules ultra-modernes, ou les décors somptueux, Tron: Legacy est visuellement époustouflant dans cette réinvention du film d'origine. La 3D est d'ailleurs intelligemment utilisée, intensifiant l'immersion des nombreux plans IMAX, et habillant joliment les séquences d'action. Tout comme le casting (Bridges, Hedlund, Wilde, Sheen), l'histoire est maitrisée même si elle reste conventionnelle et n'exploite pas assez ses thèmes métaphysiques sous-jacents. Si Tron révolutionnait le CGI, c'est ici le rajeunissement numérique de Jeff Bridges qui est une petite prouesse, et donne un antagoniste charismatique qui n'hésite pas à foncer dans le tas. Et là où Tron: Legacy brille définitivement, c'est à travers la superbe bande-son de Daft Punk, en osmose totale avec le film et son contexte virtuel que Kosinski a su parfaitement mettre en scène.

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Vu un truc bien naze hier soir : Crawlspace : Quand on n'a pas d'idées, on ne fait pas de la science-fiction. Sans originalité aucune Crawlspace, de son statut de toute petite production, préfère ne pas prendre de risque et aguicher le spectateur avec les concepts qui fonctionnent. Huis-clos, militaires, expériences top secrètes, créatures démoniaques... et un mystère peu convaincant. Si on n'est pas dans l'espace, on pense inévitablement à Alien, et puis à tout le reste qui a rarement su innover. J'ai eu l’impression de voir un épisode de Metal Hurlant, version longue, et avec tous ses attributs. Une mise en scène parfois intéressante mais souvent cheap, des acteurs qui ne savent vraiment pas jouer (la gueule des soldats, les scientifiques...), un rythme d'autant plus soporifique, et une intrigue totalement bidon. Les points qui auraient pu être les plus valables sont ceux abordés vite faits, au profit de péripéties absolument ennuyeuses. Sans parler de ce finale qui fait de la psychologie d'un personnage dont on se fout, et se montre méchamment interminable, surtout pour ce qu'il apporte au film.

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  • 2 semaines plus tard...

J'ai profité de la réception du steel italien de "300" pour revoir ce film dans l'attente de la sortie de "300, la naissance d'un empire", car ca faisait un bon moment que je ne l'avais pas vu...

 

Que dire sinon que ce film est toujours aussi fabuleux et n'a pas vieilli, le traitement de l'image apporte une touche indéniable, les acteurs sont bons, les valeurs de courage et de sacrifice sont portées au summum...

 

J'attends donc "la naissance d'un empire" avec impatience, ne l'ayant pas vu au ciné...

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J'étais au Hellfest pendant le week-end, d'où mon absence. Et comme je suis en vacances pour le moment, c'est l'occasion de faire péter les longs-métrages.

J'ai donc vu :
After The Dark : After The Dark est un de ces petits films qui semble proposer une histoire originale et qui peut réussir à convaincre de part son ambiance. Effectivement, son scénario peu commun rappelle partiellement La Vague, avec un professeur de philo qui décide de s'adonner à quelques expériences de pensée avec ses élèves. Ces intellects développés nous entraînent donc dans des scénarios post-apocalyptiques où le problème est de réussir à survivre pour renouveler la race humaine. L'idée de départ est vraiment intéressante, malheureusement le long-métrage ne la développe jamais de la meilleure des façons et, si le film intrigue de par son développement, il se révèle finalement très creux et sans intérêt pour un finale bien en dessous des espérances. Qui plus est, les acteurs jouent comme ils peuvent, et ce n'est pas faute d'avoir James D'Arcy pour mener la barque. Le seul élément que je retiendrai, c'est la bande-son co-composée par Jonathan Davis de Korn et qui s'avère assez envoûtante. Le film, lui, est plus oubliable.  

La Grande Aventure Lego : Regarder La Grande Aventure Lego, ce n'est pas comme regarder un film d'animation pour enfants classique, c'est surtout l'impression d'être face à une version Lego du C'Est La Fin de Rodgen. Tout y est exubérant, complètement fou, et le scénario bouffe à tous les râteliers avec cette masse d'idées populaires, et tous ces héros cultes rassemblés dans une quête abracadabrantesque entre les univers aussi décalés que pittoresques. Un véritable spectacle comique aux gags assez recherchés, même s'il est avant tout destiné aux plus jeunes et que le long-métrage frôle souvent l'excès dans des fresques sans véritable cohérence. Il y a, par contre, d'excellentes idées vers la fin, où l'on sort du simple film d'animation. L'animation en elle-même est absolument géniale et donne clairement l'impression d'un film en stop-motion où toutes les articulations de ces petits personnages et briques de constructions sont respectées, ainsi qu'un rendu du plastique (parfois usé) plus vrai que nature. Si après ça les ventes de Lego n'explosent pas...

The Grand Budapest Hotel : Je dois avouer que je découvre le cinéma de Wes Anderson avec ce The Grand Budapest Hotel, et ce fut une expérience splendide. Il fait définitivement parti de ces cinéastes comme Jeunet, Gondry, Jonze, qui créent de vrais contes contemporains, avec une poésie visuelle reconnaissable entre milles. Jouant avec les ratios selon les époques, la prédominance du 1.37 pour les années 30 offre une composition des plans délicieuse. La mise en scène d'Anderson y est savoureuse, avec une photographie et des jeux de couleurs absolument ravissants. Tout autant que Ralph Fiennes et Adrian Brody qui jouent de manière exquise, au sein d'un casting qui n'en est pas moins brillant (Dafoe, Amalric, Ronan,...). Le long-métrage jouit d'un rythme excellemment équilibré, avec un ton théâtral et burlesque particulièrement bien agencé à l'ensemble de l'histoire où Anderson regorge d'inventivités, et enchaîne les situations comiques originales et dialogues réfléchis, au gré d'une bande-son géniallissime. Beau, léger, innocent et enchanteur, Anderson donne vie à tout un univers singulier que l'on se plaît à arpenter.

 

Le Voyage Extraordinaire (BR) : Le Voyage Extraordinaire est le documentaire consacrée à la restauration gargantuesque entreprise pour sauver et faire renaître l’œuvre de Méliès, mais pas que. En effet, ce documentaire d'une heure propose tout d'abord une mise en contexte sur la vie de metteur en scène de Méliès, son talent visionnaire, sa grande réussite qu'a été Le Voyage Dans La Lune, le bouleversement cinématographique qui s'ensuivit, et la fin de sa carrière. Avec des images d'archives succulentes, des extraits d'autres courts de Méliès tout aussi surprenants, des interviews intéressantes, et des explications précises et complètes sur les techniques utilisées et l'évolution de l'industrie, le documentaire s'adresse à tout amateur de cinéma. Les dernières vingt minutes portent donc sur l'aventure de la restauration couleur qui s'est étalée sur une dizaine d'année, de la photographie minutieuse des milliers d'images de la pellicule d'origine en sale état, à la recolorisation numérique des images importées des versions Noir & Blanc pour reconstituer le puzzle. Un travail titanesque et d'une patience infinie, entrepris par de véritables amoureux du cinéma.

Et revu :
Valhalla Rising (BR) : Nicolas Winding Refn est assurément un cinéaste de génie, au style visuel bien particulier. Valhalla Rising est certainement son œuvre la plus expérimentale, également vendue comme ce qu'elle n'est pas, c'est-à-dire un film d'action à l'époque des Vikings. De Vikings, oui, il en est question. D'action, bien moins. Il y a seulement quelques sursauts d'ultra-violence qui viennent pimenter une mise en scène extrêmement lente à la façon d'un Kubrick. D'ailleurs, Nicolas avoue que son film est en grande partie inspiré de 2001: L'Odyssée de l'Espace et de la science-fiction que du métrage d'époque. Pas facile à voir, mais on finit par le deviner au vu de la multitude de plans tous plus symboliques les uns que les autres, de la portée métaphysique et spirituel de l'ensemble (puisant dans des concepts religieux), et de la teneur contemplative générale qui rend justice aux merveilleux paysages écossais et au travail de contrastes sur la photographie. Le design sonore et les dialogues minimalistes jouent aussi sur le mysticisme de l’œuvre et son caractère hypnotique, accentué par la présence monolithique de Mads Mikkelsen, nous entraîne dans un conte surréaliste très particulier.

Le Voyage Dans La Lune (BR) : Quand on note une œuvre comme Le Voyage Dans La Lune, on est à mille lieues de la valeur qualitative. En tant qu'amateur prononcé de science-fiction, ou même simple cinéphile, ce court-métrage de Méliès est une œuvre culte, sans discussion. S'inspirant des récits de Jules Verne, le cinéaste français réalise là le premier film de science-fiction et met en exergue toute son inventivité et ses talents pour les trucages, soit les premiers effets spéciaux du cinéma. Une révolution pure et simple pour l'époque et le début du vrai cinéma. C'est aussi assez amusant de constater que le film n'est finalement qu'un enchaînement non-continu (coupures caméra) de scènes de théâtres, avec son lot de décors et installation gigantesques, d'accessoires, de costumes, etc... la caméra reste fixe. Le Blu-ray propose la version restaurée qui est incroyable en terme de qualité, et accompagnée d'une bande-son signée par Air plutôt concordante, même si un peu trop envahissante par endroit. Il y a toutefois la possibilité de voir la version Noir & Blanc avec musique d'orchestre, piano et/ou boniments. Un régal pour tout cinéphile.
 

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Trois sorties plus ou moins récentes hier :

Wolf Creek 2 : Je l'ai attendue cette suite, pas que le premier était exceptionnel (je lui ai préféré Solitaire, le film suivant de McLean), mais il possédait son charme. L'Australie donne vraiment un cadre particulier, avec son lot de beaux paysages, la musique acoustique adéquate, et une photographie ensoleillée. Mais pour le reste c'est du gore pour le plaisir, et surtout un déroulement de slasher plutôt basique. Les décisions des personnages/proies sont souvent débiles, face à Mick/le tueur qui rempile et se montre excellent, même s'il en fait des tonnes. Parfois l'ambiance est très bonne, d'autres elle est totalement bidon et éculée. Avec une bonne dose d'humour noir, Wolf Creek 2 enchaîne toutes les scènes classiques du genre, jouant des fois avec les codes, mais proposant tellement de péripéties que le film semble interminable. À noter qu'il a également le mérite d'être instructif, et c'est pas tous les jours que vous peaufinerez vos connaissances sur l'Australie devant un long-métrage aussi sadique.

La Belle Et La Bête : C'est assez surprenant de voir apparaître cette adaptation française au milieu du reboot Disney en films live sombres et matures. Un projet risqué mais Christophe Gans s'en sort relativement bien et a déjà sur montrer son talent par le passé pour les histoires fantastiques. Visuellement remarquable et audacieux, pour un film français, et avec des choix de réalisation judicieux, cette version de La Belle Et La Bête nous promène entre une France du début du 19è siècle et un château empli de magie. Les décors sont magnifiques et fourmillent de détails et de couleurs, tout comme les costumes - superbes - et la reconstitution d'époque. Certains effets sont plus pauvres et tirent vers le jeu vidéo, mais rien de très dérangeant tant l'histoire est plutôt bien contée, pleine de magie et de poésie et cohérente, avec ses propres modifications scénaristiques - on est loin de la version Disney - et une musique assez en accord. Le seul gros bémol vient des acteurs qui sont incapables de jouer et récitent leurs dialogues sans conviction ni spontanéité. Sans cela Gans délivre une œuvre honorable et subtilement féérique.

La Vie D'Adèle : Je ne vais pas tergiverser sur ce film ; tout le monde en a entendu parler et sait de quoi il parle. J'ai beaucoup aimé le caractère naturel du long-métrage surtout par la spontanéité et l'improvisation des actrices. Au moins les dialogues sonnent vrai même si Seydoux finit par surjouer et je trouve Adèle vulgaire comme fille. Les scènes de vie comme les réactions de l'entourage sont également bien écrites. Du genre de scènes que j'aurais aimé voir dans Le Secret De Brokeback Mountain. Ce qui fâche, néanmoins, c'est la durée. Si les trois heures se suivent avec légèreté, il y a un nombre incalculable de scènes inutiles, comme toutes les discussions bobo-snobinardes sur l'art, ou les scènes de sexe à rallonge qui en deviennent grossières et gênantes. Et la dernière heure est digne des feux de l'amour. On aimerait également dire à Kechiche de se reculer par moments pour donner une vision d'espace. Ainsi que des indications de temps, car Adèle passe de lycéenne à institutrice sans que l'on voit grand chose changer dans sa vie. Un très bon film de recherche et d'acceptation identitaire/sexuelle en somme, où l'on vit vraiment avec les actrices, mais qui en fait vraiment trop et ne sait pas quand s'arrêter.

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Deux valeurs sûres hier, de grands moments d'émotion aussi ^_^

 

Wall-E (BR) : Dieu que ce film d'animation est grandiose ! Derrière son petit robot obsolète qui n'est pas sans rappeler E.T., Wall-E propose une réelle réflexion d'anticipation qui ne se perd pas avec le temps. Loin des simples gags à répétition, Pixar puise dans des valeurs sûres du cinéma de science-fiction (Silent Running, 2001) et les utilise avec brio. Il n'y a pas, ici, d'animaux ou d'objets qui parlent, ou d'humains en première ligne, seulement des robots, dans un contexte réaliste. Avec toutes leurs mimiques et leurs bruitages, ces personnages technologiques sont rapidement très attachants, et la romance qui est développée s'avère cent fois plus touchante que n'importe quelle autre du cinéma de divertissement. Très réussi visuellement dans sa dépeinte du futur, le long-métrage repose avant tout sur des thèmes forts. La science-fiction en animation, c'est plutôt rare, et l'univers est ici grandiose, à la fois dystopique et satiriquement utopique. Derrière sa critique évidente de la société, Wall-E reste toute de même foncièrement optimiste et offre ainsi une histoire poétique, drôle, émouvante et captivante. Le meilleur film de Pixar, et un chef-d’œuvre de l'animation.

Warrior (BR) : Warrior avait tout du film de castagne classique, avec son tournoi d'arts martiaux et son champion. Il n'en est rien. Gavin O'Connor privilégie ici la dramatisation et le développement de ses personnages. Deux frères aux antipodes, un père alcoolique qu'ils détestent, et des combats en tant qu'exutoires de leur malheur, avec une prime à la clé qui leur permettrait de continuer à vivre. Une histoire incroyable et viscérale qui se tisse pendant plus d'une heure pour finalement exploser à un point inattendu. Si le développement s'avère aussi poignant, c'est de par l'excellente prestation de Nick Nolte, un Joel Edgerton parfait sur le tapis où ses émotions sont à vifs, et Tom Hardy qui est juste magistral. L'adrénaline et la tension emmagasinée se déversent donc dans cette dernière heure, sur des choix musicaux justes qui appuient l'émotion, et une mise en scène d'exception. Chaque combat donne l'impression d'un match final de n'importe quel film du genre ; on a rarement vu une réalisation aussi poignante et tendue. Au plus près des chairs, à travers les mailles de la cage, on ressent chaque coup, chaque prise, avec les tripes, et Warrior finit littéralement par mettre K.O.

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Vu hier soir :

Welcome To The Punch : Pourtant emmené par un casting du tonnerre, typiquement British, Welcome To The Punch peine réellement à marquer les esprits. Sous ses allures soignées, sa photo aux tons froids, et une réalisation qui rappelle les petits films scandinaves, Welcome To The Punch n'est finalement qu'un téléfilm avec quelques moyens. Histoire banale de flics et malfrats, bien malgré eux impliqués dans un complot qui les dépasse, et où le cerveau de l'histoire a des motivations abracadabrantesques. Ce long-métrage ne propose absolument rien de nouveau, et s'avère des plus prévisibles. David "The Governor" Morrissey joue très passablement ici, Andrea Riseborough fait office de figuration en fausse brunette, tandis que Mark Strong rempile sans effort pour le rôle du bad guy classique, et on a connu James McAvoy bien plus inspiré (Filth, par exemple). On peut noter quelques tentatives artistiques dans la mise en scène, mais il en faudra beaucoup plus pour nous donner envie de revoir ce film.

 

et revu:

Watchmen (BR Version Longue) : Comme The Dark Knight, Watchmen déconstruit le mythe du superhéros. Aux antipodes du film de genre, on est ici dans une intrigue politique, mais aussi un vrai film noir, où Rorschach enquête sur un tueur de masques. Adaptation extrêmement fidèle du graphic novel, cette nouvelle œuvre de Snyder nous entraîne dans des États-Unis uchroniques, en pleines années 80, à l'aube d'une troisième guerre mondiale nucléaire. Dépeinte sombre et réaliste des superhéros qui ne sont - excepté le Dr. Manhattan - que des hommes et femmes en costume, à la psychologie complexe, et qui n'hésitent pas à tuer et aident à leur façon. En trois heures, Snyder présente parfaitement ses personnages, soulignant leur point de vue par une mise en scène différente, et créé dans ce ton sombre, dramatique et parfois nihiliste, un agencement des évènements opératique. Le film est dense et manque d'émotionnel, mais possède un vrai scénario fouillé avec une divergence finale judicieuse pour garder une cohérence cinématographique. La version longue apporte même quelques ajouts appréciables. L'esthétique est léchée, dans une Amérique d'époque où les jeux de couleurs sont spectaculaires et chaque plan - et dialogue - est un hommage à la BD, mais l'action est un peu en deçà, venant du gars qui a fait 300. Les musiques (Classique ou Pop/Rock) sont toutefois bien choisies et collent à cette ambiance familière mais décalée. Incontestablement, Zack Snyder signe là un classique d'une génération, amené à être aussi culte pour le genre que le comics l'a été avant lui.

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