Aller au contenu
blusteel Blusteel
blusteel
Ajouter l'application web
Voir
Appareil non identifié
Votre appareil n'a pas pu être identifié. L'application web Blusteel est installable sur iPhone, iPad, Android, Mac (via Chrome) et Windows (via Chrome). Contactez le support si vous avez besoin d'aide pour ajouter l'application web Blusteel.

Birdman


Big Emma Mama
 Share

Messages recommandés

(modifié)

Mes places sont prises, ce soir je vais le voir en VO ! Tellement hâte  :wahou:

 

J'espère tout de même ne pas trop en attendre...

 

Personnellement, j'ai adoré ! J'ai bon espoir que toi aussi :D Je posterai ma critique demain.

 

Et j'ai ri du mec qui a emmené ses gosses en pensant que ce serait un film de super-héros -_-

Modifié par CyberInflames
  • J'aime 2
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Mon avis sur Birdman :

Je ne sais pas ce qu'ils ont ces Mexicains mais, après Cuarón et son ballet spatial, Alejandro González Iñárritu nous offre, à son tour, une œuvre entière filmée en plan séquence. Toutefois, le cinéaste n'utilise pas cette technique de façon conventionnelle. Si on devine les points de coupe qui ont permis l'assemblement de ce plan gargantuesque, l'exercice de style n'en demeure pas moins extrêmement saisissant et immersif, particulièrement grâce à la photo splendide de Lubezki qui donnerait presque un sentiment de relief. Et cette illusion d'un réalisme exacerbé n'est que davantage chamboulée lorsqu'Iñárritu esquive le facteur temps en l'espace d'un tour de pièce, octroyant une dimension fantastique à son œuvre. Par ailleurs, la bande-son signée Antonio Sánchez, entièrement percussive - parfois tribale, jazzy - supplée de quelques compositions classiques (Ravel, Tchaikovsky, Rachmaninoff...), insuffle des sonorités uniques et mémorable, et confère un réel rythme au long-métrage, créant les sensations et l'énergie propres à chaque séquence. En plus d'un design sonore extrêmement spatialisé, Iñárritu parvient alors à rester inventif, à conserver un rythme sans cesse captivant, faisant virevolter harmonieusement sa caméra tout autour du théâtre servant de point d'ancrage au film, ainsi que des personnages gravitant autour de Riggan Thomson (Michael Keaton).

Ancien acteur de blockbuster qui tente de se reconvertir au théâtre, ce dernier doit faire face aux imprévus de Broadway, ainsi qu'à cette voix intérieure de Birdman, un super-héros qu'il a interprété vingt ans auparavant, et qui ne cesse de vouloir le ramener à cette gloire d'antan. Derrière cette prémisse absurde découle une œuvre surprenante, quasi-mystique, et satirique vis-à-vis de l'état de l'industrie hollywoodienne. Ce trouble de la personnalité mène alors le film de façon jubilatoire, tout en se révélant être une véritable réflexion sur la carrière de Keaton lui-même. La dramaturgie n'est jamais trop forcée, constamment relevée de situations burlesques impeccablement écrites, les dialogues sont excellents, souvent hilarants de par leur finesse ou diatribes, d'une façon qui rappelle par moment les univers de Wes Anderson. Et, quand bien même Keaton est le moyeu du long-métrage, et se montre sensationnel dans ses convictions et sa folie illuminée, chaque autre acteur est dirigé à la perfection et profite subtilement à la richesse de l’œuvre. Emma Stone, en ex-camée exubérante et trop mignonne, Edward Norton, en acteur mégalo, pervers et imprévisible, ou encore les splendides Naomi Watts et Andrea Riseborough, aux personnalités bien distinctes. Même des rôles plus tertiaires comme celui de Zach Galifianakis, en producteur de la pièce, ou Lindsay Duncan, en critique éminente, subliment le parcours de Riggan vers sa rédemption artistique.

Toutes les séquences de Birdman s'enchaînent alors à merveille, en un réel travail d'harmonie - visuelle et sonore - unique, visant à plonger directement le spectateur au cœur d'un récit irrésistible, et de ses scènes d'anthologie. Iñárritu signe là une œuvre exceptionnelle, parfois psychédélique, mais complètement prenante et mémorable.

 

 

 

En bonus, une anecdote assez drôle sur une scène alternative :

Alejandro González Iñárritu has stated that the original ending featured a cameo of Johnny Depp in Riggans room at the theater. Instead of a Birdman 3 poster, there was a Pirates of the Caribbean 5 poster sticked to the wall, and instead of the voice of Birdman being heard out of sight, it was the voice of Jack Sparrow saying "How the f**k did we end up here, mate?".

 

Et je trouve ça assez marrant cette levée de boucliers actuelle contre les grosse productions. D'abord il y a eu Dan Gilroy (le réal de Night Call) qui en a parlé par rapport aux films indépendants, puis les aproles de Jack Black dans l'ouverture des Oscars critiquant vivement les super-héros. Et dans Birdman c'est également une des thématiques.

  • J'aime 3
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Pour ma part il passe dans deux cinéma différents de ma ville, et il a le droit à l'énorme salle du Gaumont :D c'était un moment de cinéma exceptionnel sur un écran gigantesque. Etrange qu'il soit saccagé dans certaines villes...

 

 

Vu en VO hier soir, donc (j'ai eu un empêchement avant hier ^_^ ).

 

Que dire de Birdman... Si ce n'est qu'il offre quelque chose de totalement dingue, qu'il offre un moment de cinéma unique en son genre. Chaque plan est phénoménal, la caméra virevolte autour des personnages, nous offrant des plans séquences d'une incroyable justesse. Les coupures entre les plans séquences sont visibles, mais sont d'une incroyable subtilité. Iñarritu utilise de sacrés effets pour faire ses bonds dans le temps. Il utilise tout ce qui est à sa disposition : ses acteurs, le théâtre, une ombre dans un couloir... C'est vraiment bluffant. 

Les acteurs sont tous d'une justesse exemplaire, Keaton y trouve là un rôle à sa mesure, qui n'est bien évidemment pas sans lien avec sa propre carrière à lui. C'est aussi ça qui fait la force de son interprétation. Edward Norton est aussi impressionnant que Keaton, en acteur imprévisible, talentueux, et prétentieux. Le reste du casting est tout aussi survolté, chaque personnage s'affirmant vraiment avec sa propre personnalité.

 

Le réalisateur nous propose donc un personnage tiraillé, tiraillé entre rédemption et ancienne gloire. Judicieuse est cette voix qui lui répète à longueur de temps qu'il était Birdman, qu'il est fini, pathétique, qu'il ne servira qu'à divertir les gens toute sa vie, que seul un énième film de la franchise pourrait faire de lui l'ombre qu'il était. Certaines scènes sont très métaphoriques, Iñarritu tente sans cesse des choses, et tente sans cesse d'imager la psychologie de son personnage. Le film est sans cesse tragico-comique, ne cédant jamais la place à l'un ou à l'autre. Et c'est un vrai tour de force de réussir à le faire.

Le film brasse de nombreux thèmes et nous livre une belle satire d'Hollywood. Tout démarre en fanfare dès le départ, les images étant accompagnées d'une BO, elle aussi, judicieusement calibrée. Dès le départ on est plongé dans ces longs plans séquences, où tout bouge très vite, où les percussions de la musiques viennent compléter quelque chose de déjà vraiment dingue. C'est dur à expliquer, mais l'écran s'anime comme très rarement. J'ai eu l'impression de voir l'écran qui prenait vraiment vie sous nos yeux, j'ai eu l'impression de voir des choses partout, de voir le meilleur du théâtre et du cinéma réunis, dans un mélange vraiment prodigieux. C'est un plaisir total pour les yeux, et c'est autant une démonstration technique, qu'une démonstration artistique. La photographie du film impressionne beaucoup également, jouant sans cesse avec les ombres et les endroits confinés.

 

Un film qui va énormément compter dans le cinéma, et qui marquera sans aucuns doutes le 7ème art. Iñarritu réinvente sans cesse le genre, imposant toujours des choix aussi audacieux que réussis. Le récit en lui-même est vraiment passionnant et complet, les scènes s'enchainent à merveille, nous entrainant dans un déluge artistique vraiment archi convaincant. Ce film, c'est une expérience. C'est quelque chose de finalement assez dur à décrire, assez dur à critiquer, il faut vraiment le vivre et le ressentir. Si j'ai moyen d'aller une deuxième fois le voir, c'est avec plaisir que j'irais m'enfermer dans une salle obscure, et que je verras l'écran prendre vie une seconde fois. Beaucoup de scènes sont instantanément mythiques et cultes.

Si le réalisateur avait déjà énormément convaincu par ses précédents films, là il met la barre encore plus haut. Iñarritu est bel et bien un sacré bon réalisateur, qu'il va falloir suivre de très près.

 

 

 

 

Voilà pour mon petit avis :)

 

 

Merci pour l'anecdote Cyber, ça fait plaisir. Ca aurait été franchement pas mal comme fin  :lol:

Personnellement je trouve ça tout à fait normal et prévisible cette levée de bouclier contre les grosses productions. On a quand même pris un sacrés virage ces dernières années, où le public ne se divertit plus que devant des gros blockbusters à effets spéciaux, avec de grosses têtes d'affiches. Ca ne m'étonne pas du tout que les réalisateurs qui cherchent la patte artistique, qui se démènent pour faire vibrer le 7ème art, commence à faire pas mal de remarques là-dessus... D'ailleurs Birdman est un magnifique tacle à tout les blockbusters et films de super héros. Et ça, j'ai surkiffé  :huh:

Heureusement qu'il reste encore une bonne brochette de gars comme Iñarritu, Cuaron ou autres (j'ai espoir qu'ils sont très nombreux), pour continuer à montrer que les films à gros budgets ne sont pas forcément des films sans cervelles. Personnellement je suis à fond derrière le mouvement, surtout quand je constate que pour beaucoup le cinéma c'est devenu les films de super héros uniquement.

  • J'aime 5
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

C'est vraiment dommage ! Surtout un film oscarisé. Mais au Pathé où je vais, il n'y avait que 4 séances, dans les petites salles. J'ai eu de la chance aussi, pas sûr qu'il y soit encore dans une semaine.

C'est rare mais voila un film que je ne peux attendre la sortie et cinéma pas possible donc je vais prendre l'édition US zone free et VVF d'apres LAL qui l'a testé (édition Canadienne)

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
 Share

  • En ligne récemment   0 membres

    • Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.
Connexion Inscription
Créer
nouveau contenu
Customisation
personnalisez l'apparence
Slider
Désactiver le slider
Affichage
système : le mode sombre s'active automatiquement selon les préférences de votre appareil.
auto : le mode sombre s'active automatiquement à partir de 19h et cela de façon indépendamment de votre appareil.
Système
Clair
Sombre
Auto
Couleur des membres
Reset
Réinitialiser
×
×
  • Créer...
Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience possible sur Blusteel. En cliquant sur le bouton, vous acceptez son utilisation. Vous pouvez refuser en quittant tout simplement notre site. Nous garantissons que l'usage des cookies n'est fait que pour permettre le bon fonctionnement du site et ne sera nullement utilisé à d'autres fins.
J'adoooore les cookies